Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris

Proposée par : Alexandra de Leal
Paris
3 place Saint Germain des Prés - 75005
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Une des plus anciennes églises de Paris. Sa fondation remonterait au VIe siècle. Elle fut l'église de la très importante abbaye de Saint Germain des Prés qui occupait pratiquement tout le quartier. Après bien des vicissitudes, elle reste, sur la rive gauche un point de repère essentiel un lieu de rencontre, de recueillement, de prière. Sa découverte de témoignages historiques qui attestent de son rayonnement. Entrez, elle vient de faire l'objet d'une exemplaire campagne de restauration, vous allez découvrir son histoire. Arrêtez vous devant les témoignages de foi des générations qui s'y sont succédées. C'est un lieu ou souffle l'esprit.10e - 11e- 2e moitié 12e - 17e siècle

En l’an 543…

En l’an 543… Childebert 1°, fils de Sainte Clothilde et de Clovis premier roi chrétien français fonde en 543 une basilique. Elle accueille deux reliques qu’il rapporte de sa guerre contre les Wisigoths en Espagne : la tunique de Saint Vincent de Saragosse et un fragment de la Vraie Croix.

Il choisit à l ‘extérieur de la ville, un monticule abrité des crues de la Seine, où se trouvait, autrefois - selon la légende - un temple romain dédié à la déesse Isis.

En forme de croix grecque la basilique ‘Sainte Croix-Saint Vincent‘ , était réputée pour sa beauté et la richesse de ses décors de marbre, de mosaïques, de bronze, on l’appelait « la dorée ». Elle devint rapidement la nécropole des rois mérovingiens.

Germain, l’évêque de Paris (illustration) qui avait supervisé la construction se fit à son tour enterrer à proximité de la basilique (à l’emplacement actuel de la chapelle Saint Symphorien). De très nombreux miracles eurent lieu sur sa tombe. En 754, ses reliques sont solennellement levées de terre et placées dans le corps de l'église, en présence du roi Pépin-le-Bref. Il était alors accompagné de Charlemagne, âgé de 7 ans.

La basilique devient abbatiale (église d’une abbaye) et prend alors le nom de Saint Germain auquel on accola le terme ‘des prés’ pour rappeler sa situation extérieure à la ville.

L’abbaye soutenue par Charlemagne (qui impose à tous les monastères de respecter la règle de Saint Benoît), est alors un des plus importants centres intellectuels de l‘empire. Plus d’une centaine de moines y vivent, prient et travaillent.

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Les invasions normandes

Un siècle plus tard, à la fin du premier millénaire, les invasions normandes remontent la Seine et assiègent, à trois reprises Paris. L’abbaye et son église sont utilisées comme camp arrière par les normands qui en chassent les moines, la pillent et l’incendient…

Tout est détruit, il ne reste plus que les fondations du transept et les petites colonnes de marbre vert visibles, en haut tout au fond de l’église.

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A l’aube de l’an Mil

A l’aube de l’an Mil, tout est à refaire.

En 990 l’abbé Morard se met au travail et reconstruit l’abbatiale sur les fondations de la basilique initiale.

Il en agrandit le plan vers l’ouest avec la nef, ses colonnes et ses chapiteaux à l’endroit précisément où vous êtes assis. L’ensemble est couvert d’une charpente en bois aujourd’hui disparue. Il ajoute trois clochers dont celui qui subsiste au-dessus du portail par lequel vous êtes entré.

Il intègre l’oratoire extérieur Saint Symphorien ou était enterré l’évêque Saint Germain, à droite en entrant dans l’église. Il installe les bâtiments du couvent le long de l’abbatiale sur le nord (côté Seine)....

Il réorganise enfin totalement l’abbaye pour l’adapter aux nouvelles règles de la vie monastique qui imposent la rigueur, le silence et le travail.

Un petit bourg apparaît au sud de l’église. Les pèlerins de plus en plus nombreux peuvent y faire halte mais Paris est encore loin, et l’on reste dans les « prés ».

C’est la renaissance pour l’abbaye en pleine époque romane.

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XIIe siècle

Deux siècles plus tard, l’église est trop petite. On est en pleine gothique, un style nouveau qui fait entrer la lumière. Le chœur roman est démoli pour faire place au sanctuaire gothique actuel avec déambulatoire et chapelles rayonnantes.

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XIIIe siècle

Au 13ème siècle de nouveaux bâtiments sont construits pour les moines de l’abbaye : cloître, réfectoire, dortoirs… Un chef d’œuvre gothique voit le jour dans la nouvelle enceinte de l’abbaye : une chapelle dédiée à la Vierge.

Tous ces bâtiments ont aujourd’hui disparu.

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XIVe siècle

Au 14ème siècle : un fossé est creusé, alimenté par les eaux de la Seine pour protéger l’abbaye et une foire importante s’installe à proximité de l’abbaye, bientôt englobée par la cité.

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La Renaissance

En pleine Renaissance, en 1586, le cardinal abbé Charles de Bourbon construit un nouveau palais abbatial en brique et en pierre. Il existe toujours. On le découvrira à l'extérieur.

C’est lui qui accueille Henri IV qui du clocher de l’abbaye observe, au loin, Paris qui attend ce nouveau roi …. Catholique.

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XVIIe et XVIIIe siècle

Le 17ème et le 18eme siècle. En 1631, un nouvel ordre de moines bénédictins s’installe à Saint Germain des Prés : la congrégation de Saint-Maur.

Ses membres : les Mauristes, font de Saint-Germain-des-Prés leur abbaye-mère et l’un des plus grands centres intellectuels en Europe.
Avec eux, l’abbaye rayonne alors dans tout le monde connu.

On y consacre un évêque pour le Canada.

Un roi de Pologne, puis un Prince allemand en deviennent les abbés.

Les intellectuels se retrouvent à l’abbaye, sa bibliothèque est l’une des plus importantes de l’occident.

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La Révolution française.

A partir de 1789, la révolution française supprime les communautés monastiques et ferme l’église. Saint Germain est condamnée, les manuscrits sont dispersés, les tombes royales sont détruites.

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Une raffinerie de salpêtre fonctionne dans l'église et l'armée y installe une réserve de charbon et une fonderie de canons de fusils. Une centaine de prêtres sont massacrés sur le parvis.
 En août 1794, douze tonnes de poudres y explosent l’abbaye est détruite.

In extremis les paroissiens se mobilisent et sauvent l’église de la destruction.

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Le XIXe siècle

Au tout début du 19éme siècle, le percement de nouvelles rues dans le quartier efface les ultimes restes de l’abbaye dont la chapelle de la Vierge. Après avoir envisagé la destruction complète de l’église fortement dégradée au cours de cette période, la décision est prise de la restaurer et de lui redonner son lustre d’antan. La campagne menée par Victor Hugo a porté ses fruits. Deux architectes Godde et Baltard sont chargés des travaux. Les deux tours - clochers nord et sud sont arasées. De nombreux chapiteaux de la nef sont remplacés. Flandrin peint les fresques de la nef et du chœur. Les murs, les voutes, les plafonds, les chapiteaux sont recouverts d’une polychromie dans le goût du 19° siècle et aujourd’hui encore omniprésente. Quelques pierres ont cependant échappé aux pinceaux des restaurateurs du XIX°…. Cherchez les bien… derrière le chœur, dans les petites chapelles rayonnantes par exemple.

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Le XXe siècle

AuXXe siècle les restaurations se poursuivent avec les grilles d’entrée et du chœur et la chapelle Saint Symphorien

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Le XXIe siècle

Au printemps 2012, le chœur a fait l’objet d’un réaménagement complet. Le nouvel autel est un bloc rectangulaire de marbre de Sarancolin des Pyrénées. Dans une cavité repose une relique de Saint Germain Evêque.

EN 2016, une tres importante campagne de restauration est lancée pour redonner à l'intérieur de l'église tout son lustre.

Une souscription reste ouverte notamment pour 'Adopter une étoile' (voir chapitre Participer).

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D’un des plus hauts lieux de la culture chrétienne en occident il ne reste plus aujourd’hui que cette église, une des plus anciennes de Paris, son palais abbatial… et la réputation universelle de Saint Germain des Prés, quartier de l’intelligence et de la culture.

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L'intérieur

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Le clocher porche

Vous venez de passer sous le clocher–porche. Le portail d’entrée est surmonté d’un tympan, sur le linteau se déroule la Cène, le dernier repas du Christ avec ses apôtres,

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Le plan

L’église Saint Germain des Prés est construite sur un plan dit « en croix latine », c’est le plan le plus classique des édifices religieux. La tradition veut que ce plan évoque le Christ sur la Croix. Comme pratiquement toutes les églises d’Occident, l’église Saint Germain des Prés est tournée vers l’orient - ou l’est - (d’où le terme orienté).

Ainsi en entrant dans l’église vous regardez vers le soleil levant signe du jour qui renaît et de la résurrection du Christ.

« Puis j'ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de dévaster la terre et la mer : « Ne dévastez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Apocalypse de Saint Jean – 7,2

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Le narthex

L’espace, où vous êtes, entre le portail et le « corps » de l’église lui –même, est le narthex.

C’est une sorte de vestibule, où se trouve le bénitier et son eau bénite avec laquelle les chrétiens se signent - font le signe de la croix - en entrant dans l’église.

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La nef

Devant vous se déroule la nef centrale séparée des bas-côtés à gauche et à droite par une rangée de colonnes surmontées de chapiteaux.

L’espace perpendiculaire à la nef, entre chaque colonne est une travée. Il y a à Saint Germain des Prés 5 travées dans la nef.

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Sur la droite de la nef est située la chaire, d’où les prêtres autrefois prêchaient.

L’autel où se déroule le culte de la messe est situé à la croisée des transepts. C’est le cœur de l’église.

Les transepts Nord et Sud sont respectivement à gauche et à droite de l’autel.

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Derrière l’autel le chœur est de forme arrondie, il est bordé de colonnes surmontées de chapiteaux, qui le séparent du déambulatoire.

Autour du déambulatoire, s’ouvrent en arc de cercle les chapelles rayonnantes.

En levant les yeux, vous pouvez voir la nef en ogives, les fenêtres hautes et les vitraux qui éclairent l’église.

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Revenons sur nos pas, à l’entrée de l’église, sous le clocher pour découvrir une des partie les plus anciennes de l’église : La Chapelle Saint Symphorien

En l’an 576, Germain, évêque de Paris, est inhumé sous le portique de la basilique construite par Childebert.

Jusqu’à Dagobert, des rois et des reines mérovingiens seront inhumés à ses côtés. On attribue alors à l’évêque Germain de très nombreux miracles.

Deux siècles plus tard l’Eglise en fait un saint et transfère son corps à l’intérieur de la basilique, sous les yeux de Charlemagne, enfant.

En 1020, lors de l’important programme de reconstruction de la basilique une chapelle est construite à l’emplacement de la première sépulture de Saint Germain : la chapelle Saint Symphorien.

Lors de la révolution française plus de cent prêtres et moines y ont été enfermés avant d’être massacrés sur la place actuelle.

En 1992, la chapelle et ses fresques de l’an mil sont restaurées.

Pierre Buraglio, artiste renommé, est choisi pour redonner vie et sens à ces pierres millénaires. Il intervient dans un esprit minimaliste et fortement symbolique qui contraste avec les vagues de restauration du XIX° siècle.

Une dalle y rappelle, désormais, la première sépulture de Germain Evêque de Paris.

Un an plus tard la chapelle était bénie par Monseigneur Jean-Marie Lustiger.

La chapelle n’est pas toujours ouverte, renseignez vous à l’accueil. On peut cependant apercevoir l’intérieur à travers la grille qui en ferme l’accès.

Vous pourrez, à l’issue de votre visite découvrir le chemin de croix que Pierre Buraglio a conçu pour la chapelle.
Revenons maintenant à l’intérieur de l’église.

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Les grilles

Avant d’entrer dans la nef de l’église, vous traversez des Grilles métalliques faisant office de portes.

Elles ont été posées en 1958 pour le 14eme° centenaire de l’abbaye et sont de Raymond Subes, un artiste qui se fit connaître dès la période Art Déco.

Elles marquent le passage de l’extérieur vers le lieu saint. Symboliquement elles isolent l’espace sans le fermer au regard.

A l’autre extrémité de l’église, vous verrez tout à l’heure, d’autres grilles de Raymond Subes .

Elles isolent le chœur de l’église séparant ainsi le Sanctuaire, le Saint des Saints et l’espace des prêtres et des clercs de celui des fidèles qui circulent dans le déambulatoire.

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La visite de l'intérieur

Mais revenons en l’an mil. Les invasions normandes n’ont laissé que des ruines sur lesquelles l’abbé Morard reconstruit l’abbaye – aujourd’hui disparue- et l’église que nous allons maintenant découvrir.

Commençons la visite par votre droite (le bas côté sud) et découvrons la plus extraordinaire collection de chapiteaux romans de l’an mil.

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Les chapiteaux

Les chapiteaux, un des ornements essentiels de l’édifice roman, sont un héritage de l’architecture antique.
A Saint Germain des Prés ils sont nombreux et variés. Certains sont des copies du 198éme siècle d’originaux conservés au Musée de Cluny à Paris.

A l’image des vitraux, les chapiteaux enseignaient les grands moments de la Bible à une population souvent illettrée.

Certains sont très parlants comme Adam et Eve chassés du paradis que nous verrons tout à l’heure, mais beaucoup présentent des scènes mystérieuses pour nous : des animaux plus ou moins terrifiants, des personnages difficilement identifiables.

Il est vrai que les chrétiens du Moyen-âge avaient un imaginaire peuplé de visions fantastiques ou infernales.

Beaucoup ont un décor de feuillages entrelacés, de palmettes épanouies inspirées du décor des chapiteaux corinthiens. Dans l’iconographie chrétienne ces chapiteaux pourraient évoquer le Paradis et sa végétation luxuriante.

Comme les piliers, les murs et les voutes, la plupart des chapiteaux est recouverte d’un décor polychrome. Il date des restaurations du 19éme siècle et était censé restituer les couleurs de l’époque romane. Ces peintures sont en réalité fort éloignées des nuances du Moyen-Age et elles sont irréversibles.

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Daniel dans la fosse aux lions

Le chapiteau de la première colonne sur votre gauche illustre une scène de l’Ancien testament : Daniel dans la fosse aux lions.

Daniel est habillé en dignitaire. Il tient dans sa main gauche l’insigne de sa fonction et dans sa main droite la palme des martyrs. Il est debout au milieu des énormes fauves qui se détournent de lui. Au II° siècle avant Jésus Christ, Daniel, dignitaire hébreux fut jeté dans la fosse aux lions car il avait été surpris priant Dieu ce que le Roi Darius avait formellement interdit.

Après une nuit dans la fosse Daniel en ressortit indemne.

Il avait eu foi en son Dieu, les lions ne l’avaient pas dévoré.
Alors le roi écrivit à tous les peuples : « … on doit craindre et vénérer le Dieu de Daniel, car il est le Dieu vivant, il demeure éternellement ; son règne ne sera pas détruit, sa souveraineté n'aura pas de fin. Il délivre et il sauve, il accomplit des signes et des prodiges, au ciel et sur la terre, lui qui a sauvé Daniel de la griffe des lions. » Livre de Daniel- ch. 6/27-28

Ce chapiteau évoque pour les fidèles de l’An Mil comme pour ceux d’aujourd’hui, la force de la Foi et la croyance en la Résurrection.

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Adam et Eve

Sur la même colonne en la contournant on découvre l’un des épisodes les plus connus de l’Ancien testament : Adam et Eve chassés du Paradis.

Il est tiré du Livre de la Genèse, premier livre de la Bible qui raconte la création du monde. Tentés par le Démon, caché sous l’apparence du serpent, Adam et Eve mangent, malgré l’interdit de Dieu, le fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal.

Ils découvrent alors leur nudité.

Dieu les chasse du paradis, condamne Eve à enfanter dans la douleur et Adam à travailler pour se nourrir.

La végétation de feuillages abondants (comme sur les chapiteaux à décor de feuillages) rappelle le paradis. Eve y cueille le fruit, Adam cache sa nudité, des animaux tentent de le dévorer.

Après avoir évoqué, dans le chapiteau précédent, la force que donne la Foi et l’espérance en la résurrection, les moines ont choisi ici de rappeler ici la faute originelle qui a chassé l’homme et la femme du Paradis.

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Le christ en majesté

Trois colonnes plus loin, sur la gauche, en face de l’ancienne porte d’accès des laïcs au sommet de la colonne : le Christ dans une mandorle ou Christ de l’apocalypse.

Une mandorle est une figure en forme d’amande. Il y a plus de 3000 ans, pour les Hébreux, l’amandier était le symbole de l’immortalité du Dieu. Premier arbre à fleurir au printemps, l’amandier a aussi été associé à la régénération et à la vie nouvelle.

Ici le Christ trône en majesté dans une mandorle.

Il tient d’une main un livre et de l’autre (moins visible) une hostie.

Des anges aux ailes éployées l’accompagnent sur les différentes faces des chapiteaux.Deux personnages semblent écartés l’un de l’autre par la présence du Christ.

Ce chapiteau correspond presque mots à mot à la description faite dans l’évangile de Saint Mathieu du Jugement dernier (chapitre 25, verset 31-32) :

« Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres… ».

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Les fresques de Flandrin

Contournez les chaises et revenez dans la nef centrale pour découvrir, tout en haut une collection de fresques. Le dessus des voutes est occupé par une série de fresques peintes par Hyppolite Flandrin lors de la restauration de l’église au 19° siècle. Le chantier dura près de 25 ans. Comme les artistes de l’An Mil sur les chapiteaux romans, Flandrin tente par l’image de raconter la Bible aux fidèles. – Ces fresques évoquent alternativement l’Ancien et le Nouveau Testament. Tout en haut, sous le ciel étoilé de la nef, se déroule de part et d’autre un cortège de figures de l’Ancien Testament : d’Adam et Eve à Saint Jean Baptiste.

Au dessous et s’adaptant à la forme cintrée entre chaque colonne les scènes se lisent par pair.

A chaque scène du nouveau Testament -à gauche- correspond - à droite- une scène de l’Ancien Testament qui annonce celui-ci.

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La Nativité et Adam et Eve chassés du Paradis

Arrêtons nous sur deux d’entre elles : la Nativité et Adam et Eve chassés du Paradis. Elles sont en face de vous, en tournant le dos aux chapiteaux que l’on vient de voir et en regardant en direction de l’orgue.

Le mot nativité (du latin nativitas) signifie « naissance ». Pour les chrétiens, le terme désigne principalement la naissance à Bethléem de Jésus-Christ. La date de cette naissance marque l'année origine du calendrier grégorien, qui fait aujourd'hui référence dans la majeure partie du monde. A gauche la Vierge est allongée, la tête reposant sur son avant-bras. L’enfant Jésus emmailloté est couché devant elle. A gauche Joseph est assis. A droite trois personnages sont debout. La scène est à la fois empreinte de majesté et d’humanité.

A droite, au regard de cette scène Adam et Eve se dressent cachant leur nudité face à Dieu le Père.

Les deux scènes se répondent : La virginité de la Vierge s’oppose au péché de chair d’Adam et Eve.

Adam et Eve sont la création de l’Homme par Dieu. Jésus, enfanté par la Vierge est le fils de Dieu fait homme.

Jésus vient sur terre pour sauver les hommes, par sa naissance il rétablit la filiation de l’Homme avec Dieu. Par le baptême, il efface le péché originel.

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Le chœur et le chevet

Avant de poursuivre la visite asseyez vous quelques instants pour observer, devant vous le chœur et le chevet de l’église… Ils ont depuis l’an mil fait l’objet de beaucoup d’aménagements.

150 ans après l’an mil et les reconstructions de l’abbé Morard, l’abbaye se développe.Son église abbatiale devient trop petite. A cette époque, le 12ème siècle la France se couvre d’échafaudages, l’architecture gothique bât son plein.

Hugues III, abbé de Saint Germain lance un nouveau grand chantier. Dans l’esprit du gothique il faire entrer la lumière dans le chœur ; il agrandit essentiellement le chevet (la partie qui est devant vous, derrière l’autel lorsque vous le regardez).

La forme initiale de l’édifice est respectée, on ajoute un chevet gothique (il est devant vous) à la nef romane (elle est derrière vous) qui est conservée.

Le nouveau chœur – devant vous - plus grand est désormais entouré d’un ample déambulatoire facilitant la circulation des pèlerins. Ce déambulatoire distribue des chapelles rayonnantes, pourvues d’autels et abritant les reliques.
Construit sur trois niveaux, le nouveau chœur largement éclairé par les fenêtres hautes sous comble est couvert par des voutes en ogives.

Il intègre des éléments de la basilique du 6ème siècle : les petites colonnes de marbre vert que vous apercevez à mi hauteur, au fond de l’église tout autour du chevet.

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Le chœur et le chevet, comme la nef étaient colorés mais d’une manière fort différente, plus nuancée et moins opaque que celle que vous voyez aujourd’hui qui date du XIX°.

Juste devant vous, au centre de l’église, se trouve l’autel. C’est précisément à cet endroit que depuis près de 1500 ans les prêtres officient, c’est là qu’ils célèbrent l’eucharistie, qu’ils disent la messe.

Depuis le 12ème siècle, ce chœur, a connu de très nombreuses transformations pour intégrer les progrès de l’architecture et surtout prendre en compte l’évolution des rites catholiques.

Le nouvel autel a été inauguré en 2012. Sa sobriété contraste avec les restaurations du 19° siècle.

Il retrouve la simplicité et la sobriété de l’architecture du début du moyen âge.

Approchez vous maintenant, à votre droite, du déambulatoire, (l’allée devant vous en laissant l’autel à gauche) nous allons y rencontrer quelques uns des gens de Saint Germain des Prés....

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Les 'gens' de Saint Germain des Prés

Pourquoi les intellectuels sont-ils si nombreux, encore, à se réunir aux alentours de Saint Germain des Près ? Pourquoi tous les étrangers du monde viennent-ils « visiter » Saint Germain des Près

Les parisiens qui y ont leurs habitudes aussi bien que les touristes de passage pensent vivre à proximité de Saint Germain des Près un moment à la fois à la fois cosmopolite et intellectuel.

Faut-il faire attribuer cette ambiance à la présence des Mauristes à Saint Germain des Prés ? Ils s’y installent en 1631. Ils firent de Saint Germain des Prés leur maison mère.
Les Mauristes entretiennent des relations avec les savants de l’Europe entière. L’Europe entière vient à Saint Germain des Prés.

Plusieurs monuments ou plaques gravées aujourd’hui encore conservés dans l’église témoignent de cette attraction de l’abbaye pour les intellectuels et les étrangers.

Au fil de notre visite nous allons successivement en découvrir quelques uns.

Commençons par cet ‘élégant’ monument funéraire à l’extrémité du transept.

Deux allégories de la Fidélité et de la Piété soutiennent chacune les portraits des deux défunts : Olivier (mort en 1644) et Louis de Castellan (mort en 1669) deux grands militaires au service du Roi morts au combat. Ce monument commémorant leurs faits d’armes est l’œuvre du célèbre sculpteur Girardon. Jusqu'à la révolution française deux squelettes retenaient, de part et d’autre, au dessus du monument, un rideau, donnant à l’ensemble une atmosphère théâtrale complètement disparue.

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Un évêque au Québec

Engagez vous maintenant dans le déambulatoire qui contourne le chœur. Tout de suite à votre gauche, après la grille regardez ce petit bas relief coloré. Il date des années 20.

Il représente François de Montmorency-Laval consacré évêque dans cette église en 1658.

Si le nom du prélat évoque la grande noblesse, il fut en réalité un véritable aventurier, parti en Nouvelle France, évangéliser les terres encore très mal connues du futur Canada.

Il est mort à Québec en 1708.

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Un écossais au service du Roi

Un peu plus loin, à votre droite, dans la petite chapelle Sainte Thérèse … regardez l’étonnant gisant de James Douglas. Il a l’air plus vif que mort !

Il observe amusé son grand père qui repose, l’oreille attentive de l’autre côté du chœur.

De part et d’autre du chœur, le petit fils James et le grand père William se font face. Réunis après leur mort, dans l’église Saint Germain des Prés, la présence de ces deux écossais à Saint Germain des Prés se justifie par leurs liens avec la France.

Sir William Douglas, écossais, était descendant du Roi James I°. Après un séjour en France il revint dans son pays, mais converti au catholicisme, il fut déshérité. Sa courte vie fut marquée par de nombreux faits d’armes, quelques trahisons et emprisonnements et beaucoup de tracas liés à sa conversion.
Il s’exila définitivement à Paris en 1609, où il mourut en 1611.

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Des intellectuels français

Dans la chapelle suivante, la chapelle Saint Benoît, toujours sur votre droite, trois plaques funéraires honorent la mémoire de trois grands intellectuels français du 17ème siècle :

. Dom Jean Mabillon, moine de Saint Maur, historien, auteur d’un discours sur la méthode et fondateur de la Diplomatique, son buste est au centre de la chapelle, . Dom Bernard de Montfaucon, moine de Saint Maur de Saint Germain des Prés lui aussi, fondateur de l’archéologie, . René Descartes, mathématicien, philosophe et physicien français dont les ossements reposent ici depuis le 19ème siècle.

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un peu plus loin, sur votre droite...

Asseyez vous sur l’une des chaises du déambulatoire, sur votre gauche, quelques minutes et laissez vous séduire par le sourire de cette statue de Marie qui porte Jésus, son enfant…

Cette statue de pierre a été découverte il y a quelques années lors de travaux exécutés dans le sous-sol parisien de la toute proche place Fürstenberg. C’est une Vierge à l’enfant, inachevée. Le sculpteur a probablement fendu malencontreusement la pierre avec son ciseau. Il a alors selon la coutume enfoui les morceaux de la statue brisée.

Comme la Vierge au trumeau de Notre Dame de Paris, cette Vierge de Saint Germain des Prés est vêtue d’une robe collante et ceinturée, aux manches également ajustées. Sur ses épaules repose un manteau souple, elle est coiffée d’un petit voile court sur lequel est posé une couronne.

La Vierge se penche vers l’Enfant avec grâce et souplesse. Sa position est marquée par les plis tournants du manteau qui forme un mouvement ascendant vers les deux visages, guidant subtilement notre regard vers ce ravissant échange de tendresse entre la mère et l’enfant. Image idéale et universelle d’une mère et de son enfant.

Marie, en grec Mariam, en araméen Maryam, en hébreu Myriam en arabe Maryam, fille juive de Judée, est la mère de Jésus de Nazareth. Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place spéciale à Marie, qu'elles appellent Sainte Vierge, Notre Dame (plus souvent chez les catholiques) ou Mère de Dieu (plus souvent chez les orthodoxes). Elle est l'objet d'une dévotion particulière.

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Le visage et la place de Marie, la mère de Jésus sont indissociables de l'histoire du christianisme depuis les origines. Appuyés sur les évangiles et sur les premiers conciles, les chrétiens reconnaissent à la Vierge Marie le titre de Mère de Dieu. Cela parce qu'elle est la mère de Jésus et que Jésus est Dieu. Pour la tradition catholique, elle est, non seulement figure et modèle des croyants mais elle est aussi pleinement associée à la gloire de son fils, Jésus le ressuscité. Préservée du péché, élevée dans la lumière, elle intercède auprès de Dieu tout en étant proche de l'humanité.

Visage de tendresse, d'amour et de miséricorde, elle ne cesse de conduire vers Jésus.

Les catholiques prient beaucoup Marie, avec une prière d’une grande simplicité :

« Je vous salue, Marie pleine de grâces ; 
 le Seigneur est avec vous. 
 Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, 
le fruit de vos entrailles, est béni. 
 Sainte Marie, Mère de Dieu, 
priez pour nous pauvres pécheurs, 
 maintenant et à l'heure de notre mort »

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L'orgue

Continuez dans le déambulatoire. Vous arrivez dans l'axe de la nef.REtournez vous pour découvrir l’orgue de Saint Germain des Prés particulièrement spectaculaire depuis cet endroit du déambulatoire dans l’axe de la nef.

Saint Germain des Prés possédait sous l’ancien régime un orgue construit au XIV° siècle. Cet orgue fut déplacé afin d’être protégé des tourmentes anticléricales pendant la révolution. Après la révolution ce même orgue fut ré installé dans l’église parisienne Saint Eustache, il brûla au XIX° siècle.

Lors des grands travaux du XIX° siècle à Saint Germain des Prés, Godde, l’architecte implanta l’orgue actuel sur la tribune exécutée par Baltard (1869). C’est toujours cet orgue qui est en place. Restauré en 1973 il comporte 4 claviers et 56 jeux dont 19 récents datent de 1973.

De nombreux concerts sont donnés sur cet orgue, renseignez vous à l’entrée de l’église.

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Saint Germain

Poursuivons la visite et découvrons d’autres personnalités qui ont contribué à l’histoire de cette église .

La chapelle suivante, sur votre droite est celle de Saint Germain, l’évêque de Paris qui donna son nom définitif à cette église au 6° siècle. Sa statue, de 1961, est l’œuvre d’une artiste américaine qui vivait à Paris à la fin du XX° siècle : Muriel Pulitzer.

Germain de Paris, également appelé Germain d'Autun est le fondateur de la toute première église à cet emplacement. Germain était à l'époque mérovingienne, évêque de Paris, sous le règne de Childebert Ier. Le 13 décembre 558, l'église alors dénommée Saint-Vincent - Sainte Croix fut achevée et consacrée par Germain, le jour même où le roi Childebert mourrait. Germain lui meurt à 80 ans en 576 et est enterré près du porche de l’église, à l’emplacement actuel de la chapelle Saint Symphorien.

Les nombreux miracles qui lui furent attribués le firent canoniser et, en présence de Charlemagne, ces restes furent transférés dans le chœur même de l’église qui porte depuis son nom.

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - L'intérieur

Nicolas Boileau

Deux chapelles plus loin, une plaque funéraire rappelle que c’est ici que repose Nicolas Boileau.

Nicolas Boileau est un écrivain poète et critique français mort en 1711. Une plaque de marbre noir évoque, en latin, ses qualités d’homme de lettres ainsi que la translation de ses cendres, en 1819, après les temps troublés de la Révolution Française. On peut penser que la tradition de culture de cette église est à l’origine de l’inhumation de Boileau ici.

On lui doit quelques bons conseils, tirés de l’Art Poétique :

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.

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Le grand père écossais

Dans la chapelle suivante, la chapelle Saint Joseph, trône « serein et attentif » le gisant de William Douglas, le grand père de James enterré de l’autre côté du chœur. Approchez vous, regardez de près le travail du sculpteur. On pense que c’est Michel Bourdin l’ainé, alors que le gisant de son petit fils serait l’œuvre de Michel Bourdin le jeune, fils du premier. Sa maitrise est étonnante, il réussit à rendre son modèle très présent, très attentif à son environnement.

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Un Roi polonais... baroque

En poursuivant dans le déambulatoire on arrive dans la grande chapelle de Saint François Xavier, jésuite missionnaire en Orient au XVI° siècle dont la statue domine la chapelle.

Mais ce que l’on remarque surtout c’est l’étonnant mausolée de Jean Casimir, roi de Pologne …

Comme beaucoup de rois, Jean Casimir de Pologne (mort en 1669), eut une vie très mouvementée. Il se maria deux fois. Il abdiqua deux fois, fut emprisonné longtemps et enfin ,lassé des difficultés de sa vie de roi, abdiqua définitivement. En 1668 il quitta son pays pour devenir abbé commendataire de Saint Germain des Prés. Il mourut en 1672. Le monument conserve le cœur du roi polonais

Le style baroque souffle en cette fin du XVII° siècle sur l’Europe. Charles Lebrun qui a dessiné le monument et les frères Marsy qui ont taillé l’œuvre ont fait leur choix : le style baroque s’adapte avec bonheur au personnage royal.

Sous un large drapé qui s’entrouvre, le roi est agenouillé vêtu de ses habits ecclésiastiques. Il tend vers le maître-autel sa couronne et son sceptre. A ses pieds gisent les trophées de sa vie. L’ombre et la lumière jouent sur la sculpture accentuant les aspects dramatiques, fastueux et riches.

C’est baroque….

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Les 'Mays'

Engagez vous maintenant dans le bas coté de l’église, à votre droite en regardant l’entrée. Vous allez découvrir quatre tableaux de grande taille d’inspiration biblique. Trois sont des ‘May, une appellation qui remonte au 17ème siècle.

De 1630 à 1708, tous les 1° Mai, des tableaux de très grande taille, pour la plupart illustrant un épisode des Actes des Apôtres, furent offerts par la riche confrérie des Orfèvres, à la cathédrale Notre Dame de Paris. Ils furent appelés les « Mays ».

Cette tradition fut reprise au XVIII° siècle à Saint Germain des Prés. Dix grandes peintures furent réalisées entre 1716 et 1720 par des peintres en vue, souvent membres de l’Académie. Ce furent les « Mays de Saint Germain des Prés ». Les toiles étaient exposées dans la nef pendant le mois de Mai, attirant dans les murs de Saint Germain des Prés le « Tout-Paris » de l’époque.

Deux de ces Mays de Saint Germain des Prés sont encore là, ils datent de 1718 ...

« Le baptême de l’eunuque de la reine Candace » par Nicolas Bertin représente le baptême de l’eunuque. L’eunuque lit le livre du prophète Isaïe. L’apôtre Philippe l’aide à interpréter les paroles prophétiques et le baptise. (illustration)

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La mort punitive de Saphire

« La mort punitive de Saphire » par Sébastien Leclerc, évoque l’apôtre Pierre accusant de mensonge par avarice Saphire qui tombe morte à ses pieds.

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Les chapiteaux ...

En continuant votre parcours arrêtez vous devant les chapiteaux... chacun illustre un épisode de l'Ancien ou du Nouveau testament...

Remontez le bas côté jusqu’à l’avant dernier pilier sur votre droite. Nous sommes presque en dessous de la fresque de Flandrin sur la Nativité, ce chapiteau traite le même thème avec Une Crèche surprenante :

Le Christ adulte est entouré d’un âne bondissant et d’un bœuf souriant, alors que Saint Joseph est abrité sous une arcature.

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Au moment où vous allez sortir de l’église, arrêtez vous quelques instants sur le destin extraordinaire de cet édifice.

Connaissez vous beaucoup d’église qui ont partagé leur nom avec un faubourg, un boulevard, une station de métro, des cafés, des bars, des hôtels, des magasins de vêtement, des librairies, des agences bancaires, un cinéma, un marché, des cabinets médicaux, une pharmacie, une boutique de réfection de matelas, des agences immobilières et une période dans l’histoire culturelle de notre pays ?

Aujourd’hui, près de 1500 ans après sa fondation elle est le cœur d’une paroisse vivante, ouverte et accueillante.

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - Un mot du curé

Cette paroisse, en effet n’est pas seulement la “paroisse des paroissiens”. Elle est le signe très visible des chrétiens dans la ville, elle veut être la paroisse de son quartier de ceux qui y vivent et de ceux qui y travaillent … Elle est aussi, pendant le temps de leur visite, celle de ces milliers de touristes qui tout au long de l’année franchissent la porte de son célèbre “clocher-porche”.

L’église et l’abbaye de Saint Germain des Prés ont été pendant des siècles au cœur des réseaux intellectuels et des courants de pensée. Cette tradition se poursuit, avec les artistes du quartier, la littérature, la musique, avec les étudiants et leurs les aumôneries que la paroisse héberge : ceux de la Sorbonne et des Grandes Ecoles du centre de Paris, d’Assas, de Jussieu, de Censier et des Beaux-Arts ! Elle est aussi la maison de l’association qui réunit toutes les aumôneries étudiantes de Paris.

Le site internet de la paroisse présente l’ensemble de ses activités. Vous trouverez son adresse dans la liste des contacts. Durant l’année scolaire des messes sont dites tous les jours de la semaine, retrouvez les horaires dans les infos pratiques de l’application.

Vous êtes les bienvenus.

C’est ici que se termine la visite intérieure de l ‘église.

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - Un mot du curé

La suite de la visite...

Pour poursuivre la visite par l’extérieur, il vous faut à ressortir de l’église en passant sous le porche de la tour clocher par lequel vous êtes entrés.

Au passage, regardez sur votre gauche si la chapelle Saint Symphorien est ouverte, prenez dans ce cas quelques minutes pour la visiter et découvrir les créations contemporaines de Pierre Buraglio dont nous parlions au tout début de la visite.

Si l’accueil est ouvert, à droite en sortant, entrez, vous y trouverez les ouvrages qui nous ont aidé à vous accompagner, des cartes postales, des souvenirs et des cadeaux. Chacun de vos achats, chacune de vos offrandes nous aideront à restaurer l’église pour toujours mieux y accueillir ceux que la Providence nous envoie.

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - Un mot du curé

La chapelle

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - La chapelle Saint Symphorien / le chemin de Croix

En l’an 576, Germain, évêque de Paris, est inhumé sous le portique de la basilique construite par Childebert.

Jusqu’à Dagobert, des rois et des reines mérovingiens seront inhumés à ses côtés. On attribue alors à l’évêque Germain de très nombreux miracles.

Deux siècles plus tard l’Eglise en fait un saint et transfère son corps à l’intérieur de la basilique, sous les yeux de Charlemagne, enfant.

En 1020, lors de l’important programme de reconstruction de la basilique une chapelle est construite à l’emplacement de la première sépulture de Saint Germain : la chapelle Saint Symphorien.

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - La chapelle Saint Symphorien / le chemin de Croix

Lors de la révolution française plus de cent prêtres et moines y ont été enfermés avant d’être massacrés sur la place actuelle.

En 1992, la chapelle et ses fresques de l’an mil sont restaurées.

Pierre Buraglio, artiste renommé, est choisi pour redonner vie et sens à ces pierres millénaires. Il intervient dans un esprit minimaliste et fortement symbolique qui contraste avec les vagues de restauration du XIX° siècle.

Une dalle y rappelle, désormais, la première sépulture de Germain Evêque de Paris.

Un an plus tard la chapelle était bénie par Monseigneur Jean-Marie Lustiger.

La chapelle n’est pas toujours ouverte, renseignez vous à l’accueil. On peut cependant apercevoir l’intérieur à travers la grille qui en ferme l’accès.

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - La chapelle Saint Symphorien / le chemin de Croix

Le chemin de Croix

Asseyez vous, ici sur un banc, dans la Chapelle Saint Symphorien, la plus ancienne et la plus contemporaine partie de Saint Germain des Prés.

Tout autour de la chapelle,en 14 stations, un chemin de Croix rappelle la Passion du Christ.

Il est illustré des céramiques que Pierre Buraglio a créées pour la Chapelle Saint Symphorien en 1993.

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - La chapelle Saint Symphorien / le chemin de Croix

Les stations du chemin de croix.

PREMIÈRE STATION : 
Jésus est condamné à mort DEUXIÈME STATION : 
Jésus est chargé de la Croix TROISIÈME STATION
 : Jésus tombe pour la première fois QUATRIÈME STATION : 
Jésus rencontre sa Mère CINQUIÈME STATION
 : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa Croix SIXIEME STATION : Véronique essuie le visage de Jésus

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - La chapelle Saint Symphorien / le chemin de Croix

SEPTIÈME STATION
 : Jésus tombe pour la deuxième fois HUITIÈME STATION
 : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem NEUVIÈME STATION : 
Jésus tombe pour la troisième fois DIXIÈME STATION
 : Jésus est dépouillé de ses vêtements ONZIÈME STATION
 : Jésus est cloué sur la Croix DOUZIÈME STATION
 : Jésus meurt sur la Croix TREIZIÈME STATION
 : Jésus est descendu de la Croix et confié à sa mère QUATORZIÈME STATION : 
Jésus est mis au tombeau

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - La chapelle Saint Symphorien / le chemin de Croix

Au cœur de son quartier

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - L'extérieur

Le porche et le clocher

Le porche sous lequel vous venez de passer, pour sortir de l’église, date de 1170. Il a beaucoup changé depuis cette époque.

La gravure que vous voyez sur l’écran date du XVIIIe siècle montre «huit statues colonne » représentant probablement des rois mérovingiens. Elles ont été abattues lors de la révolution française, et remplacées au XIX° par les colonnes actuelles.

Les chapiteaux datent eux du XI° siècle.

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La Cêne

Le linteau représente la Cène.

La Cène (terme issu du latin cena : repas du soir) est le nom donné par les chrétiens au dernier repas que Jésus-Christ prit avec les douze apôtres le soir du Jeudi saint, la veille de sa crucifixion , et trois jours avant sa résurrection.

Après y avoir mangé la Pâque avec eux, il institua l'Eucharistie en disant : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ».
L'Eucharistie (en grec « action de grâce ») est un des sacrements chrétiens. Elle occupe à ce titre une place centrale dans la doctrine et la vie religieuse et est associée à la célébration liturgique principale du culte chrétien : la messe.

Là aussi tous les visages ont été martelés.

Les portes en bois, avec leurs prophètes en console, pourraient dater du début du XVe siècle. On pense que le tympan (partie en arc, verticale et à l’extérieur du portail) comportait une sculpture de la Vierge. Les moines bénédictins avaient pour elle une dévotion particulière. Tous ces éléments font de ce portail une véritable introduction théologique à la vie de l'Eglise.

Avancez maintenant sur la place Saint Germain prenez du recul pour découvrir le clocher.

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Le clocher

Dominant la place, la tour clocher construite aux environs de l’an Mil est carrée. Ses angles sont fortement marqués par des contreforts. Sa partie haute en retrait est ajourée d’arcatures romanes (des petites arcades), et de colonnettes jumelées.

Le son des cloches s’échappe par les arcatures, le toit pointu sert d’abat-son.

Colossale la tour clocher marque l’entrée de l’église.

Dès sa construction les chrétiens pouvaient reconnaître de loin ce clocher, appel à la prière, symbole de cette abbaye.

Dominante comme un donjon, elle était signe de puissance et de protection.

Haute comme une tour de guet, elle a permis à Henri IV en 1589 d’examiner la situation de la ville, avant d’y entrer.

Aujourd’hui ce symbole chrétien demeure un signe important dans la géographie parisienne, symbole d’un quartier qui allie tradition et beauté, mémoire et connaissance.

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La place Saint Germain

La place Saint Germain des Près présente pratiquement l’aspect qu’elle acquit au XIX° siècle. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, l’abbaye Saint Germain des Prés s’est développée au Nord de l’église, jusqu’à l’actuelle rue Jacob, en direction de la Seine. Lorsque vous regardez le clocher, l’Abbaye occupait tout le quartier situé à gauche

L’incendie du monastère de 1794 durant la révolution française et la démolition des bâtiments en ruines au début du 19° siècle effacèrent totalement l’abbaye, à l’exception de l’église et du palais abbatial.

En 1866, sous Napoléon III, les grands travaux menés dans Paris par le préfet Haussmann créèrent le boulevard Saint Germain qui transperça et transforma le quartier. L’aspect actuel de la place Saint Germain des Prés date de cette époque là.

Grâce à l’intervention des riverains, qui voulaient protéger la place et l’église, la rue de Rennes (grande rue, à votre droite qui remonte jusqu’à la Tour Montparnasse) ne traversa pas le boulevard Saint Germain. C’est pourquoi la rue de Rennes débouche à ce carrefour sur l’étroite rue Bonaparte. C’est pourquoi aussi elle commence au numéro 41. Les numéros antérieurs auraient été attribués aux bâtiments qui auraient été construits dans le prolongement de la rue de Rennes jusqu’à la Seine.

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Entre Prométhée et Diderot...

La place Saint Germain des Près est composite, elle raconte assez bien l’histoire de ce quartier.

Dès le début du XX° siècle, cette place est le rendez-vous des artistes et des intellectuels : Boris Vian, Jean- Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Juliette Gréco dressent encore leurs ombres sur les trottoirs de Saint Germain des Prés. Ce goût pour les lettres et les arts est il une survivance de la présence des mauristes à Saint Germain des Prés ?

C’est peut être la question que se pose depuis 1998, face au clocher, de l’autre côté de la place la statue de Zadkine : Prométhée apportant le feu aux hommes (symbole ce la connaissance),ou, de l’autre côté du Boulevard Saint Germain,… un Diderot, pensif … vous l’apercevrez lorsqu’après avoir fait le tour de l’église vous reviendrez sur le Boulevard Saint Germain…

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Le square

A l’angle Nord de l’église, à gauche lorsque vous regardez le clocher depuis la place, un petit jardin clos, le square Laurent Prache - du nom d’un député de la Seine au XIX° siècle - rappelle, toutes proportions gardées, l’ancien jardin du cloître de Saint Germain des Prés.

Sur le pourtour du jardin et le mur de l’église on remarque des arcatures gothiques, souvenir émouvant de la chapelle de la Vierge, construite par Pierre de Montreuil au XIII° considérée comme un chef d’œuvre gothique. Grenier à grain durant la Révolution Française, cette chapelle subit un grave incendie à la fin du XVIII° siècle et fut définitivement démolie en 1804, lors des travaux de percement de la rue de l’Abbaye.

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La rue de l'Abbaye

Sortons du square et prenons ensemble à droite la rue de l’abbaye qui porte bien son nom puisqu’elle traverse les espaces où avant la révolution les moines mauristes travaillaient et priaient. Longeons là, de préférence sur le trottoir de gauche – le long des boutiques de luxe – pour observer l’église, ses contreforts puis le palais abbatial.

Le bâtiment le plus important de la rue est le palais abbatial au numéro 3. Avec l’église Saint Germain des Prés c’est le seul bâtiment subsistant de l’ancienne riche et grande abbaye de Saint Germain des Prés. Il s’agit d’un grand bâtiment, de pierres et de briques, restauré en 1977. Le palais abbatial fut construit lors de deux chantiers successifs : en 1586 par le Cardinal de Bourbon et en 1691 par le Cardinal Egon de Fürstenberg, tous deux abbés commendataires de Saint Germain des Prés.

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Retour Boulevard Saint Germain avec Diderot

Contournez l'église par la droite...vous arrivez Boulevard Saint Germain.

Regardez en face de vous de l’autre côté du Boulevard, sous les arbres, un des grands esprits du XVIII° s’interroge en contemplant l’église, c’est Diderot un des pères de l’Encyclopédie.

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Longez l'église, remontez quelques pas sur le boulevard et entrez dans cet autre petit square adossé à l’église…

Curieux square, coincé entre les murs du chœur de Saint Germain des Prés et le boulevard Saint Germain, ancien cimetière des moines, il forme une bande étroite reliquat de la construction du boulevard au 19ème siècle. Le square permet d’avoir un peu de recul et de pouvoir ainsi admirer l’élévation du chœur gothique du XII° siècle. Les fenêtres hautes sont élégamment ourlées d’un bandeau en dents de scie.

De minces colonnettes surmontées d’un chapiteau les séparent, allégeant le décor. De massifs contreforts soutiennent la partie haute du chœur et le ceinturent.

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Quelques rares promeneurs viennent y trouver un calme relatif et s’étonnent du décor.

A l’Est, un grand portique de céramique arbore le nom de Sèvres entre les dates 1753 – date de la création de la Manufacture - et 1900. Ce grand portique avait été construit pour y orner le pavillon de la Manufacture de Sèvres à l’Exposition Universelle de 1900.

Dans le même square, une plaque de verre évoque le supplice de très jeunes enfants du quartier, juifs déportés de 1942 à 1944, morts à Auschwitz. L’épitaphe est belle : « Passant lis leur nom, ta mémoire est leur unique sépulture ».

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Le vignoble...

Avancez tout au fond du square, à gauche, juste derrière le chevet de l’église... depuis l’an 2000 poussent des plants de vigne apportés de Juliénas en Beaujolais, c’est le clos Saint Joseph.

Une vigne symbolique qui permet à quelques épicuriens du quartier de tenir, chaque année, les Chapitres amusants de la Confrérie Saint Juliénas des Prés !

Ce petit carré de vigne symbolique nous rappelle que la vigne poussait ici autrefois et que les moines comme dans toutes les abbayes produisaient leur vin pour célébrer l’eucharistie.

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Poursuivons sur le trottoir pour revenir sur la place Saint Germain des Prés.

A gauche de l’autre côté du Boulevard, place du Québec vous apercevez, au ras du sol une fontaine formée de grandes plaques de bronze. C’est l’œuvre récente de Charles Daudelin, artiste québécois.

Un cadeau fait par le Québec à la France en 1982

Cette fontaine évoque la vie qui revient, le Saint Laurent qui au printemps brise les glaces pour rejaillir, pour les québécois c’est « L’Embâcle»

Et si c’était une autre vision de la résurrection…

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Après une série de 4 campagnes d'adoption démarrées en décembre 2015, qui ont permis de récolter près de 350 000 €, vous êtes encore nombreux à nous demander comment continuer à soutenir la rénovation de l'église Saint-Germain-des-Prés.

C'est pourquoi nous sommes heureux de vous inviter à rejoindre aujourd'hui la communauté des mécènes de Saint-Germain-des-Prés qui vous permettra de faire un don en ligne, entièrement versé au Fonds de dotation pour le rayonnement de l'église Saint-Germain-des-Prés.

Ce fonds a pour seule mission de recueillir avec vous des dons destinés à la rénovation, à la restauration et au nettoyage de tout l'intérieur de l'église.

Abbatiale Saint Germain des Prés- Paris - Participer à la restauraton

Adoptez une étoile

Le Fonds de dotation pour le Rayonnement de l'église Saint-Germain-des-Prés vous propose d'adopter et de dédier l'une des étoiles peintes de l'une de ses nefs.

Nous vous invitons tous à lever les yeux vers sa voûte : elle est constellée d’étoiles… choisissez la vôtre !

En réalisant un don de 100 euros, vous pourrez choisir votre étoile et la dédier à la personne de votre choix !

Levez les yeux vers la voûte … choisissez la vôtre ICI

Faites briller votre générosité en participation à cette exceptionnelle restauration collective !

Le cas de l’église Saint-Germain des Prés est un exemple exceptionnel en France : l’ensemble des travaux a en effet été financé grâce au mécénat sur des financements strictement privés, provenant d’entreprises et de particuliers. Cet ambitieux chantier de restauration en plusieurs phases sera déployé jusqu’en 2021.

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Restauration du grand décor XIXe

A la mort d’Hippolyte Flandrin, l’architecte Victor Baltard choisit le peintre Sébastien Cornu pour réaliser le décor du bras nord du transept de l’église. S’inscrivant dans les registres décoratifs mis au point par Alexandre Denuelle, Sébastien Cornu reprend pour la paroi ouest la composition élaborée par Flandrin dans la nef.

faire un don pour cette restauration

illustration en attente, merci

Parrainez un tableau de l'église Saint-Germain-des-Prés

Parrainez l'un des tableaux d'Hippolyte Flandrin qui ornent les murs de l'église et soutenez la restauration de ces oeuvres uniques !

faire un don pour cette restauration

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Le lion de Marc

Pour la décoration du chœur conduite entre 1846 et 1848, l’architecte Victor Baltard charge une nouvelle fois les peintres Alexandre Denuelle et Hippolyte Flandrin, déjà intervenus au Sanctuaire, de réaliser les peintures murales de la chapelle des apôtres.

Suivant le principe de composition déjà établi, les artistes associent au fond doré la technique de peinture à la cire et mêlent les scènes historiées aux motifs ornementaux.

Ainsi le symbole des évangélistes, s’inscrit en médaillon au milieu des rinceaux.

Avec un don de 2 500 €, vous parrainez la restauration de la représentation de l’apôte ou de l’évangéliste de votre choix... mais vous pouvez donner moins....

Je fais un don.

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L'aigle de Saint Jean

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Visite

Toute l'année lundi et dimanche 9h-20h. mardi au samedi 8h30 - 20h Entrée libre Visites guidées :Jours de visite : Mardi, jeudi et 3ème dimanche du mois à 15h Lieu de rencontre : sous l'orgueVous souhaitez une réservation pour un groupe, merci de contacter l'accueil (visite possible en anglais) Téléphone : 01 55 42 81 18Accueil handicapé (prévenir : 01 55 42 81 18)Accès : Métro - Saint-Germain-des-Prés Bus - 39, 58, 63, 70, 86, 87, 95, 96

Contact

Paroisse Saint Germain des Prés 3, place Saint-Germain-des-Prés - 75006 Paris / 01 .55 .42 .81 .18secrétariat@eglise-sgp.orgPour recevoir la feuille paroissiale cliquer sur le site à « Newsletter » www.eglise-saintgermaindespres.fr
Office du tourisme de Paris
Sources : Paroisse Saint Germain des Prés Wikipedia Les textes sont extraits de cette première application dédiée à Saint Germain des Prés Catherine Menegaux pour la première édition de Saint Germain des les Prés - L'application - Magnificapps 2014 - plus disponible
Crédits : WIKI : Zairon, Pierre Poschadel, Diliff, Quoique, Agnès Pinet (Paroisse Saint Germain des Prés) Comméon Abb Nest Hoo LBR