Abbaye de Sylvanes – Aveyron

Sylvanes
Le Bourg - 12360
Fondée par Pons de l'Héras, un brigand repenti, la communauté de Sylvanès se rattacha à l'ordre de Cîteaux en 1136. Après un siècle et demi de rayonnement, l'Abbaye de Sylvanès sombra dans une longue période de décadence. La tourmente révolutionnaire la laissa à l'abandon.Classée monument historique en 1854, l'abbaye fut rachetée par la commune de Sylvanès en 1970 grâce au soutien du Conseil Général de l'Aveyron.Depuis 1975, elle connaît une renaissance exceptionnelle grâce à l'action dynamique de l'association des Amis de l'Abbaye de Sylvanès présidée et dirigée par le Père André Gouzes et Michel Wolkowitsky.Aujourd'hui, la visite du lieu permet de découvrir et comprendre les remarquables proportions de l'église abbatiale, de visiter la Salle du Chapitre et l'ancien Scriptorium des moines, de déambuler sous la galerie du Cloître.Point fort du tourisme culturel et labellisée Grands Site de Midi-Pyrénées depuis 2009, l'Abbaye de Sylvanès est devenue aujourd'hui un Centre de renommée internationale qui propose d'importantes rencontres culturelles, spirituelles et musicales dans un cadre exceptionnel, au coeur du Parc naturel régional des Grands Causses.L'église abbatiale, joyau de l'art cistercien à l'acoustique exceptionnelle accueille, depuis 1978 en juillet et août, un Festival international de Musiques Sacrées ? Musiques du Monde.Le monument, ouvert à la visite, dispose d'une hôtellerie.
source Wikipedia - merci

Fondation - XIIe siècle

Sylvanès est primitivement un monastère établi par Pons de Léras autour de 1120 près de la source thermale des Bains de Sylvanès. Seigneur du castrum de Léras, qui contrôlait le Pas de l’Escalette et l’accès méridional au causse du Larzac, et profitant de ce point stratégique, Pons de Léras est décrit comme un seigneur brigand, violent et avide.Vers 1115-11175, il se tourne vers la religion et fait pénitence de ses crimes. Il expie publiquement ses méfaits et vend aux enchères la totalité de ses biens afin de rembourser chaque personne volée et faire amende honorable.Avec six compagnons, il quitte par la suite ses terres et sa famille pour se rendre en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Il profite de ce voyage initiatique pour demander conseil auprès des communautés de religieux établies le long de la Via Tolosana avant de retraverser les Pyrénées par la Via Turonensis, remontant jusqu’à Saintes pour ensuite prendre la direction du Mont Saint-Michel. Les sept pèlerins partis de Saint-Guilhem-le-Désert visitent ainsi les grands centres de vénération des reliques que sont Saint-Martin de Tours, Saint-Martial de Limoges et Saint-Léonard de Noblat, se constituant au fil de leur voyage une vision complète de la chrétienté occidentale. Sur les conseils des clercs rencontrés lors d'un pèlerinage à Saint Jacques, Pons de Léras choisit une région aux vallées profondes, parsemée de cours d’eau, couverte de bois et propice au recueillement afin d’installer une communauté érémitique.Le mas de Théron, où Pons de Léras et ses compagnons bâtissent une église rudimentaire et quelques cabanes rustiques, les cellae, est un lieu fréquenté et connu pour ses sources.Aux antipodes des opulences du monachisme clunisien, ils choisissent un christianisme au caractère profondément humain, qui se traduit par le secours et l’hospitalité donnés aux indigents.La communauté, rejointe par des laïcs, gagne rapidement en renom auprès des religieux locaux et de la population.En 1136, le monastère est érigé en abbaye et signe définitivement son rattachement à l’ordre de Cîteaux.illustration : Saint Benoit expliquant la règle
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La nouvelle abbaye

Vers 1150 une nouvelle politique se met en place. L’abbé Guiraud (1144-1161) décide d’édifier un nouveau monastère, distant d’environ trois cent mètres du premier emplacement. Cette construction nouvelle répond au modèle cistercien et permet de suivre la Règle au plus près.illustration règle de Saint BenoîtLes périodes de construction les plus importantes coïncident avec l’époque matériellement la plus florissante de l’abbaye. Les fortes dépenses destinées au bâti, qui se situent entre 1159 et 1168, correspondent ainsi aux parties les plus soignées de l’édifice, telles que le chevet et le transept, bâtis d’un seul élan. Pour des raisons pratiques, et sans doute économiques, le plan initial ne put cependant être exactement respecté. Des solutions plus économiques exigeant reprises, raccords et remplois, marquent les élévations postérieures...
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Le déclin - XIIIe siècle

Le premier tiers du XIIIe siècle est suivi d’une longue période de déclin. Dans le même temps, la fin de l’indépendance du Midi et le rattachement définitif du comté de Toulouse en 1271 placent l’abbaye, économiquement affaiblie, sous la protection royale.La Guerre de Cent ans accélère considérablement le déclin de l’abbaye.La paix de Brétigny de 1360 fait du Rouergue, pour une décennie, une possession anglaise. L’insécurité, les difficultés économiques liées au départ des paysans puis aux grandes épidémies de peste qui déciment près de la moitié de la population, amoindrissent irrémédiablement le rayonnement de l’abbaye.Le cas de Sylvanès est un exemple parmi de nombreux autres du déclin de l’ordre cistercien, après une croissance rapide au XIIe siècle et un rayonnement spirituel au XIIIe siècle.Les peintures murales de la sacristie, datées du XIVe siècle, sont signes de ce relâchement de la vie spirituelle des moines de Sylvanès.Dès la fin du XVe siècle, l’abbaye est placée sous l’autorité d’un abbé commendataire. Les guerres de Religion qui émaillent le XVIe siècle n’épargnent pas la région.Le retour à la paix en 1593 permet un certain redressement de l’abbaye et la tenue d’importants travaux, au prix d’entorses à la Règle.Des cellules individuelles et l’appartement du prieur remplacent le dortoir des moines, vaste et en partie inoccupé. Une bibliothèque et des meubles plus luxueux s’ajoutent aux stucs et gypseries qui embellissent la chambre du prieur et la salle capitulaire, devenue salle de réception, dérogeant largement à la Règle cistercienne.Malgré un temporel (ensemble de propriétés) toujours vaste, qui permet aux moines de percevoir rentes et prélèvements directs en plus des droits seigneuriaux et la dîme, l’abbaye ne cesse de s’endetter. La perception de la moitié des revenues de celle-ci par un abbé commendataire, non astreint à la vie religieuse et qui ne réside plus sur place depuis longtemps, n’y est sans doute pas étrangère. Toujours est-il qu’à la veille de la Révolution Française, l’abbaye de Sylvanès ne compte plus que quatre religieux.illustration : Charles V négociateur de la Paix de Brétigny
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La révolution

En 1790, l’abbaye est saisie, le premier étage de la galerie Est du cloître, l’abbatiale et un arpent de jardin devenant biens municipaux.Le reste de l’ensemble conventuel est vendu comme bien national avant d’être progressivement abattu à partir de 1815 par les différents propriétaires.Les pierres sont revendues et les lieux sont transformés en exploitation agricole. (illustration plus de la moitié du cloître a disparu).L'église est épargnée, et retrouve dès 1801 une activité d'église paroissiale.En 1834, l’abbatiale « et les restes de l’abbaye » sont inscrits au titre des Monuments Historiques, bien que leur classement ne soit effectif qu’en 1862.La toiture de la nef, qui montre des signes de faiblesse dès 1800, est alors restaurée, mais deux ans plus tard c’est la première travée du cloître au sortir de l’église qui s’effondre, sans être rebâtie dans le respect de son style d’origine.
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La renaissance

Bien que classée monument historique en 1834 par Prosper Mérimée, l'Abbaye garde sa fonction agricole jusqu'en 1970, date à laquelle la commune de Sylvanès la rachète.Au début des années 1970, le frère dominicain André Gouzes et Michel Wolkowitsky redécouvrent l'Abbaye avec notamment sa nef à l’acoustique exceptionnelle.Ils créent une association et les travaux de rénovation débutent en 1979.L'Abbaye, outre ses fonctions religieuses, se découvre une nouvelle vocation : celle de centre culturel international.Aujourd'hui l'Abbaye de Sylvanès est un point fort du tourisme culturel dans le Sud-Aveyron et Grand Site de Midi-Pyrénées.
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sources : Wikipedia © Abbaye de Sylvanès (attente accord)

Une abbaye cistercienne

Dès qu’ils construisent en pierre, les cisterciens adoptent un plan identique, une technique uniforme et une exécution homogène. Si le plan bénédictin issu de ceux de la villa et de la laure, se retrouve dans leurs abbayes, les particularités de leur architecture découlent de leur parti pris de simplification, appliqué surtout aux églises. Faite de pierres nues appareillées avec le plus grand soin, dépourvue de tout ornement, peinture, sculpture, tenture ou meubles superflus, entièrement voûtée en berceau brisé et ne se compliquant ni d’étages, ni de tribunes, ni d’arcades ou de corniches, l’abbatiale de Sylvanès s’inscrit pleinement dans cet art de bâtir cistercien.
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Le plan

Les bâtiments conventuels se répartissent autour du cloître selon un plan carré typiquement cistercien.Comme il est de coutume, l'église est orientée vers l'Est, ce qui permet aux premiers rayons de soleil de venir illuminer le sanctuaire, symbole du Christ ressuscité.L'absence de toute décoration, hormis la stylisation de motifs végétaux met le lieu monastique dans l'esprit typiquement cistercien.Le bras sud du transept se prolonge pour former l'aile est du cloître, la seule encore présente aujourd'hui (grâce à sa fonction agricole après la Révolution). Cette aile comprend la sacristie, la salle du chapitre et le scriptorium. À l'étage se trouvait le dortoir des moines. À l'opposé, l'aile ouest, aujourd'hui disparue, abritait le réfectoire et le dortoir des frères convers, ainsi que l'hôtellerie. L'aile Sud, également disparue était destinée au réfectoire des moines, au cellier et à la cuisine.
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Le cloître

Le cloître est une galerie couverte permettant de se déplacer entre l’église et les différents bâtiments conventuels tout en restant à l’abri des intempéries ou du soleil. C’est aussi un endroit où les moines peuvent se promener, lire, ou méditer en plein air.A Sylvanès, seule subsiste la galerie est du cloître, elle-même incomplète.Cependant, il est aisé d’imaginer le quadrilatère initial en observant la cicatrice de la galerie nord, visible sur le mur sud de l’église.Les galeries de bois élevées primitivement lors de la construction du transept furent bâties en dur autour de 1230 en abandonnant le pur style roman représenté par l’ornementation des ouvertures géminées de la salle capitulaire.
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Plus larges et plus hautes, les ouvertures du cloître adoptent une forme lancéolée qui répond à un souci d’ouverture et de lumière. Ainsi, cinq baies occupent chaque travée, rythmées par des colonnettes jumelées. D’une grande sobriété, la colonnade est réalisée en grès local. Tantôt cylindriques, tantôt octogonales, les colonnes sont jumelées et coiffées de chapiteaux épannelés.
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Un plafond de bois servant de plancher à une galerie supérieure desservant dortoir et infirmerie laisse place à la fin du xiiie siècle à des croisées d’ogives supportant un étage sur les galeries Est et Sud. L’ensemble est réalisé en petit appareil de moindre qualité : schiste, tuf et grès, plâtré et enduit en blanc.De même, la sacristie et la salle capitulaire ne furent voûtées que tardivement lors de la réfection du premier étage et de la pose d’un dallage remplaçant le plancher originel.
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La sacristie

La sacristie s’ouvre dans le bras du transept Sud de l’église et donne par sa porte principale dans la galerie Est du cloître.Voûtée tardivement en cintre surbaissé, le côté droit porte des peintures murales du XIVe siècle qui se dévoilent peu à peu sous l’enduit.Un petit tympan en faible relief, taillé en méplat et gravé, surmonte la porte principale. Sa composition linéaire, très épurée et stricte est consacrée à la gloire trinitaire de Dieu.
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détail du tympan de la porte de la sacristieTrois arcades centrales, formule fréquente de l’iconographie médiévale, encadraient certainement des motifs peints.À gauche, l’agneau mystique, « agnus Dei », porte une croix « haussée », dite de résurrection, et symbolise ainsi le Christ rédempteur et sauveur.À droite, une colombe, figuration immuable du Saint Esprit, posée sur une tige issue d’un pétale de fleur de lys et portant à son extrémité un autre lys à peine éclos évoque les versets bibliques « De la racine florifère de Jessé, il a poussé, le rejeton, sa tige avec sa fleur que baigne une rosée où se repose l’Esprit Saint » (Livre d’Isaïe, v. 1-3, chap. V).
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La salle capitulaire

La salle capitulaire est également appelée « salle du chapitre » en référence à l’activité qui s’y déroule. Tous les jours, les moines s’y réunissent sous l’autorité de l’abbé, pour y lire et commenter un chapitre de la Règle de Saint Benoît. On y gère les affaires de la communauté, on y reçoit les instructions de l’abbé. C’est la seule salle où les moines ont le droit de s’exprimer… mais les convers en sont exclus, n’ayant pas voix au chapitre.
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Achevée en 1164, voûtée au XIIIe siècle et fortement remaniée au XVIIIe siècle, la salle capitulaire est la pièce communautaire la plus importante de la vie monastique.Elle ouvre sur le cloître par une simple porte encadrée de deux puissantes fenêtres géminées sur doubles colonnes centrales ornées, taillées et sculptées dans un grès très fin. Ces ouvertures permettaient aux frères convers conviés au chapitre d’assister à celui-ci sans entrer dans la salle.Construite au 12ème siècle, elle est transformée en salon au 17ème siècle par les abbés commendataires.
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Un décor stuqué « en rocaille », plaqué sur les murs et les voûtes, évoque clairement ici un laxisme et une mondanité de la vie religieuse du XVIIIe siècle et tranche avec le rigorisme de la Règle cistercienne.
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Le sciptorium

Le scriptorium, salle de travail vouée à la lecture, l’écriture, la copie et l’enluminure, abritait également la bibliothèque communautaire.À Sylvanès, sa construction soignée témoigne de sa qualité de partie noble de l’édifice.Afin d’assurer un maximum de lumière les fenêtres agrandies y sont plus nombreuses qu’ailleurs.Les quatre piliers porteurs disposés en ligne sur l’axe central créent de part et d’autre deux allées parallèles. Les arcatures « quadrillantes » en arcs doubleaux sont constituées de bandes planes, anguleuses, regroupées en un renflement formant chapiteau, alors que les « diagonales » toriques, s’appuient au même point mais s’y intègrent par des fuseaux, particulièrement élégants sur le premier pilier, ils diffèrent et paraissent à peine esquissé sur les trois suivants.Bien que techniquement gothique, le voûtement est resté de forme cintrée, romane. Ce choix d’un surbaissement résulte de la nécessité de maintenir au niveau initial l’étage supérieur qui interdisait un trop grand écart de seuils entre les bâtiments et l’élévation de voûtes strictement gothiques.
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Les quatre piliers porteurs disposés en ligne sur l’axe central créent de part et d’autre deux allées parallèles. Les arcatures « quadrillantes » en arcs doubleaux sont constituées de bandes planes, anguleuses, regroupées en un renflement formant chapiteau, alors que les « diagonales » toriques, s’appuient au même point mais s’y intègrent par des fuseaux, particulièrement élégants sur le premier pilier, ils diffèrent et paraissent à peine esquissé sur les trois suivants.Bien que techniquement gothique, le voûtement est resté de forme cintrée, romane. Ce choix d’un surbaissement résulte de la nécessité de maintenir au niveau initial l’étage supérieur qui interdisait un trop grand écart de seuils entre les bâtiments et l’élévation de voûtes strictement gothiques.
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La construction de l'église abbatiale s'étend de 1151 à 1252, soit sur plus d'un siècle. On reconnait ainsi à l'abbaye de Sylvanès l'évolution de l'architecture romane qui tend peu à peu vers le gothique.Si l’édifice est dépouillé, les choix de construction relèvent d’une dimension hautement symbolique.
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La nef

Un vaisseau unique de 30 mètres de long pour 18 mètres de hauteur tout à fait novateur. Les églises romanes adoptant ce même type de plan sont à cette époque de taille modeste, ne dépassant pas 15 mètres de long pour 6 mètres de large.Le modèle adopté à Sylvanès se généralise à partir du XIIIe siècle dans tout le grand Sud-Ouest, notamment sous l’impulsion de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, dont la nef romane unique est érigée vingt ans après celle de Sylvanès.
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Une autre particularité majeure de l’église de Sylvanès est le traitement des murs extérieurs englobant les contreforts comme de simples cloisonnements, produisant une façade totalement plane, sans relief. Ces murs n’étant pas porteurs, ils sont dotés de larges ouvertures au Sud permettant d’éclairer la nef. Ce parti-pris de la nef unique aux chapelles installées entre les contreforts se retrouve dans le plan de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi, dont le chantier démarra en 1282, soit près de 30 ans après l’achèvement de l’abbaye de Sylvanès.Au fur et à mesure de l’avancement des travaux, sur les chapelles furent aménagées deux galeries longitudinales prises dans les murs parallèles de la nef.Le rôle d’un tel dispositif n’est pas véritablement établi, bien que, desservies par des portes d’accès situées à 3,5 mètres du sol, elles aient pu servir de refuges. Elles allègent en tout cas la maçonnerie en aérant l’édifice et jouent un rôle acoustique important en permettant une « rupture d’écho »
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Le transept

Le transept est avant tout dans une église abbatiale un dispositif fonctionnel, adapté à la liturgie cistercienne, permettant la desserte des chapelles qui s’y ouvrent et mettant en relation directe les bâtiments conventuels qui le prolongent, avec l’église.Depuis le dortoir ou l’infirmerie, les moines profès (qui avaient prononcé des vœux) accédaient ainsi à leurs stalles par l’escalier « des matines », qui occupe le bras Sud du transept, lors des offices de nuit.
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Le carré du transept est couvert d’un berceau brisé qui s’élève à plus de 18 mètre de hauteur. L’originalité de cette partie de l’église vient de grosses nervures toriques en saillie de la voûte et disposées en diagonales. Elles se terminent par des fuseaux coniques aboutissant à l’Ouest aux angles des murs de la nef et des croisillons, et à l’Est au-dessus de l’entrée des absidioles jouxtant le chœur. Ces nervures portées par la voûte n’ont qu’un rôle purement décoratif et bien qu’elles adoptent l’allure d’une croisée d’ogives, elles en diffèrent totalement par la fonction. Elles représentent vraisemblablement une tentative d’application de la croisée d’ogive par un architecte inexpérimenté en la matière, qui abandonne le procédé dès la cinquième travée de la nef sur laquelle se remarque cependant l’amorce des fuseaux.La preuve de la modification du plan originel apparaît dans le décollement orienté du fuseau de l’arc torique qui démarre dans la cinquième travée : il devait initialement s’ouvrir sur une diagonale limitant une travée une fois et demie plus grande que l’actuelle.
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Le chevet

Le chevet plat, constitué du chœur et des chapelles orientées qui le flanquent de part et d’autre, comporte ainsi trois fenêtres axiales qui marquent l’attachement de l’ordre de Cîteaux à la trinité. Au dessus, la rose sexalobée, inscrite dans un décor saillant de vingt-quatre lobes symbolisant les heures du jour, évoque la Vierge Marie, protectrice de l’ordre.Encadrée par deux ouvertures quadrilobées et cruciformes, elle est surmontée d’un oculus circulaire qui vient compléter l’ensemble.
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Le sanctuaire ainsi percé de sept baies évoque aussi bien l’universalité, la complétude et la transcendance qu’accorde l’imaginaire médiéval chrétien à ce chiffre, que les sept compagnons qui fondèrent la communauté religieuse de Sylvanès.
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Le grand orgue

Le grand orgue de Sylvanès a été dessiné et réalisé par le facteur d'orgues Daniel Birouste en 1997. L'instrument a nécessité 10 tonnes d'acier, 20 m3 de bois, 3 900 kg d'étain et de plomb. Il a fallu 30 000 heures de travail pour réaliser les 4 600 tuyaux différents donnant chacun une note et un son différent.
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Poursuivez vos découvertes....
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Une authentique église russe !

Le village de Sylvanès connaît une renommé internationale grâce à sa magnifique Abbaye cistercienne ou à son Festival International de Musiques Sacrées. Ce que l’on ne sait pas forcément, c’est qu’au-dessus du village, se niche une surprenante église en bois. De style orthodoxe russe, véritable cathédrale de bois digne de celles de Kiji.source : Office de Tourisme du Rougier de Camarès
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Y aller

L’église russe se situe au lieu dit Pessales entre Sylvanès et Fayet. L’église est ouverte de Pâques à Toussaint, tous les jours de 10h à 12h et de 15h à 18h.Le reste de l’année sur réservation. Tél. 05 65 49 52 32 Office de Tourisme du Rougier de Camarès
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Visite

PERIODES ET HORAIRES D'OUVERTURE 2018Du 8 janvier au 18 mars : Lundi à vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h Du 19 mars au 30 juin : Tous les Jours de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18hDu 1er juillet au 31 août : Tous les Jours de 9h30 à 13h et de 14h à 19hDu 1er septembre au 4 novembre : Tous les jours de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18hDu 5 novembre au 14 décembre : Lundi à vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18hFermé du 16 décembre 2017 au 8 janvier 2018Pas de visite les jours de concert et durant les offices.VISITES LIBRES Les visites s'effectuent librement avec un livret de visite disponible en plusieurs langues. Tarif 2018 : 3 € par adulte Gratuit pour les moins de 13 ans Livret-jeux enfants (dès 6 ans ) Cette découverte du patrimoine reprend les principes du parcours scolaire et permet aux enfants de visiter l’Abbaye en autonomie, aux côtés de leurs parents. Un voyage récréatif dans le Moyen Age !Visites guidées INDIVIDUELS Uniquement en juillet et août du lundi au samedi à 10h30 et 16h. Tarifs 2017 : 6 € par adulte, 5 € : de 13 ans à 18 ans, étudiants, chômeurs. Gratuit pour les moins de 13 ans

Contact

Paroisse Saint Meen des Routiers SAINT MEEN DES ROUGIERS 21 Grand Rue 12360 CAMARES Tél. 05 65 99 53 87 saintmeen@yahoo.fr
Abbaye se Sylvanes - Centre culturel de rencontre Centre Culturel de Rencontre, elle est la seule abbaye du Haut Languedoc, du Rouergue et de Midi Pyrénées capable d’offrir des activités culturelles très diverses et une hospitalité de qualité, dans un cadre exceptionnellement restauré.Elle est particulièrement réputée pour son activité culturelle, artistique, et éducative. Sylvanès est un lieu très rare “d’alchimie culturelle” où se rejoignent la richesse menacée d’un patrimoine et d’une mémoire, un milieu humain complice et solidaire, et une vaste mission spirituelle et culturelle. Cette aventure est un signe d’espérance et de démenti des fatalités, prouvant avec allégresse que la conviction et le courage créateur sont la racine et la force de toute vraie culture qui seule permet de vivre et d’aimer.ABBAYE DE SYLVANES - 12360 SYLVANES Tel. +33(0)5 65 98 20 20 Fax : +33 (0)5 65 98 20 25 abbaye@sylvanes.com
Mairie Adresse : Le Bourg, 12360 Sylvanès Téléphone : 05 65 49 58 09Horaires d'ouverture de la mairie Le mardi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 Le jeudi de 14h00 à 17h00Les habitants de Sylvanès ont pour maire Michel Wolkowicki (65 ans).
Aidez l'abbaye avec la Fondation du Patrimoine De nos jours, les vitraux de l'abbatiale nécessitent une réfection totale car ils sont disparates et certains menacent tout particulièrement ruine. En effet, de nombreuses baies de l'édifice présentent des verrières vétustes composées d'éléments hétéroclites n'assurant plus l'étanchéité. Ces interventions techniques visant à refaire l'ensemble des vitraux de l'abbaye sont minutieuses et très techniques.Vous pouvez participer avec la Fondation du Patrimoine. Fondation du patrimoine 23-25 rue Charles Fourier, 75013 PARIS Tel : 01 53 67 76 00 Fax : 01 40 70 11 70
Signalez un problème ou une dégradation
Source d'Informations : Myriam de Dreuzy - Wikipedia Abbaye de Sylvanes (http://www.sylvanes.com) livret de visite "Ancienne Abbaye Cistercienne de Sylvanès" ; éd. Centre International de Recontres Culturelles et Musicalles, Association des Amis de l'Abbaye de Sylvanès Hameau des Genêts : abbaye-sylvanes-gites.jpg
Crédits : Myriam de Dreuzy Wiki Commons : Faigarolles34,Abbaye de Sylvanes, Gardiolle, Castanet, Pons de Léras, Thérèse Gaigé Flickr : Kridstobalite ParolesMiniBlog, samsuffi CanalBlog,