Abbaye Sainte Marie d’Arles sur Tech

Arles sur Tech
Le Palau - 66150
Trip Advisor
Abbaye Bénédictine fondée en 778, l’abbaye Sainte-Marie peut s’enorgueillir d’être la plus ancienne abbaye carolingienne de Catalogne.A découvrir : l’église romane à trois nefs, le cloître gothique du XIIIe siècle, accolé à l’église.Sur le parvis de l’église, une sainte tombe, sarcophage du IVe siècle, sécrète de façon inexplicable de l’eau claire depuis qu’il abrita les reliques des Saints Abdon et Sennen.

Origines

En 739 les Sarrasins envahissent la Septimanie. Ils la conserveront jusqu'en 811. Cette année-là, Charlemagne parvient à les repousser de l'autre côté des Pyrénées. Le Roussillon est pacifié mais il faut le repeupler. En effet, l'avancée des Sarrasins avait fait fuir les Wisigoths, derniers habitants de la région. Toute la vallée du Tech est déserte. Il ne reste que les vieux bâtiments romains et quelques constructions wisigothiques, essentiellement à usage défensif.Pour faire venir des pionniers francs, Charlemagne fait venir des religieux. En construisant des abbayes, ceux-ci amènent la chrétienté dans la région, point de départ à l'époque de toute colonisation.C'est un certain Castellanus, moine venant d'Espagne qui s'installa temporairement aux bains d'Arles (actuellement Amélie-les-Bains) en tant qu'ermite. Ces thermes étaient des constructions antiques abandonnées. Il cherchait un terrain pour y implanter une abbaye. Il trouva le lieu parfait. Ce fut sur ces ruines que le moine édifia un monastère.Un document de 778, le premier indiquant l'existence de l'abbaye, nous apprend qu'elle a été détruite. En 820, une deuxième abbaye est fondée sur le site actuel, par l'abbé Sunifred, frère de Wilfred le Velu qui était le fondateur de la Maison de Catalogne. Elle est dédiée à sainte Marie. C’est celle qui est toujours visible aujourd'hui.Louis le Débonnaire accorde à Castellanus et à sa communauté, déjà importante, la protection royale par une charte du 17 septembre 821.Cette abbaye draine une importante population dans la vallée. En 832, le successeur de Castellanus, Babylas, vient à Elne pour faire reconnaître ce qui appartient à l'abbaye. Des arpenteurs sillonnent la vallée pour apposer des bornes, limitant ainsi le terrain foncier de l'abbaye.
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Le haut Moyen Âge : une période d’expansion

Durant le IXe siècle, les Normands débarquent sur la côte rocheuse et remontent la vallée du Tech. Ils pillent, en 858, l'abbaye d'Arles-sur-Tech. Parmi les dégâts occasionnés, le clocher est détruit. Les moines ne se réinstallent sur le site qu’à partir de 934.À la fin du Xe siècle, l'abbé se nomme Arnulfe. Il rapporte de Rome des reliques authentifiées de saint Abdon et saint Sennen qui vaudront à Arles-sur-Tech, le surnom de « ville des Corps Saints ».Ces deux saints sont toujours vénérés à Arles-sur-Tech.En 1078, l'abbaye passe sous l'obédience de celle de Cluny.Durant les XIe et XIIe siècles, l'abbaye prend vraiment son essor car elle est idéalement placée entre la haute vallée et la plaine.Un marché se crée sur la place aux pieds des murailles. Une ville se dessine peu à peu.Cependant, l'abbaye est rapidement spoliée de ses biens par divers laïcs. Une campagne de restauration et d'embellissement de l'abbaye est entreprise à la fin du XIIe siècle, date de la nouvelle consécration de l'abbatiale . En effet, les 12 et 13 octobre 1157, les six autels dédiés à Marie, Jean-Baptiste, Pierre, Michel, Tiburce et Gabriel sont consacrés.
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Le Moyen Âge

En 1235, le premier conflit d'importance a lieu entre les moines et les habitants de la ville. Ces derniers leur reprochent la lourdeur des servitudes, en particulier celles portant sur l'utilisation du four et du moulin. Pour manifester leurs désaccords, ils refusent de rendre hommage à l’abbé Arnald Ier. L'évêque d'Elne, Bernard de Berga et le roi de Majorque, Nuno Sanche qui gouvernait le Roussillon, doivent intervenir pour faire rétablir la paix.La période de prospérité, commencée au XIIe siècle, se prolonge au cours du XIIIe siècle : l'abbé Raymond II Desbach (1261-1303) entreprend la construction (ou la reconstruction) d'une grande partie des bâtiments abbatiaux, dont notamment le cloître gothique en marbre de Céret et le Palais abbatial, toujours debout aujourd'hui bien que restauré.
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Le déclin

La décadence s'amorce au XVe siècle.En 1592, le toit de l'église fuit par temps de pluie, signe d’un déclin et d’un manque de moyens financiers pour entretenir l’abbatiale.Tout se passe sans histoire jusqu'à la Révolte des Angelets, entre 1667 et 1671. (Les angelets, ou les angelets de la terre (en catalan, els Angelets de la Terra), sont les paysans soulevés de 1667 à 1675 contre les autorités françaises de la province du Roussillon. L’ensemble des troubles de la période est englobé sous le nom de révolte des Angelets. La cause en est l’instauration en 1661 de la gabelle — mesure contraire aux constitutions traditionnelles des Comtés (les comtés de Roussillon et Cerdagne, terres de la couronne de Majorque de 1276 à 1344).)Le monastère de Sainte-Marie d'Arles s'est officieusement placé du côté des révoltés, mais sa stratégie a toujours été de feindre la neutralité. Toujours est-il que lorsque les insurgés s'emparent de la ville d'Arles le 27 février 1670 ils ne causent aucun dégât à l'abbaye.Au XVIIIe siècle, la vie monacale s’éteint peu à peu à Arles.Le 24 mars 1770 l'évêque d'Elne qui avait le titre d'abbé d'Arles démissionne de cette charge. Un abbé commendataire est nommé, il procèdera à la liquidation.À la Révolution française de 1789, l'abbaye ne compte plus que six moines et fut menacée de vente en tant que bien national. Elle ne souffrit pas de destructions majeures, et l'abbatiale devint l'église paroissiale du village.Les dépendances sont, toutefois, vendues à des propriétaires privés.
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L'église abbatiale

L'église comporte une façade sculptée, ancienne. L'intérieur a été agrandi et surélevé au XIIe siècle, le cloître date du XIIIe siècle. Les autres bâtiments monastiques ont disparu.
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L'église abbatiale / La façade

Le décor de la façade, orientée à l'est, est un des tous premiers essais de sculpture monumentale datant du milieu du XIe siècle.La décoration est située aux endroits les plus visibles, c’est-à-dire, la porte d'entrée et la fenêtre qui la surmonte. Le portail est surmonté d'un ensemble de dix grandes baies cintrées dont deux seulement sont à claire-voie. Cet ensemble est, à son tour, surmonté par un pignon orné d'une galerie d'arcades aveugles qui sont caractéristique de l'architecture lombarde.
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Au tympan, une croix grecque a été sculptée avec, en son centre, un Christ en gloire, assis et bénissant dit Pantocrator.Sur les branches de la croix, dans des médaillons, figurent les symboles des quatre évangélistes : l’aigle pour Saint Jean, le lion pour Saint Marc, le taureau pour Saint Luc et l’ange pour Saint Matthieu.De part et d'autre du tympan que surmonte une archivolte, des lions dévorant leur proie, sculptés en haut relief, utilisent les retours de celle-ci comme socles. Les lions s'attaquent à des êtres humains. Ils incarnent, ainsi, le démon qui « comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer » (1er épitre de Pierre 5,8). La croix du tympan apparait comme le symbole glorieux de la victoire remportée par le Christ sur les forces démoniaques.
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Au-dessous du Christ, le linteau en granit est ornementé de l’Alpha et de l’Oméga. Il pourrait être le seul souvenir de l’édifice du IXe siècle.L'ensemble ressort en faible relief. La sculpture rappelle celle des linteaux des églises de Saint-Genis et de Saint-André. Elle renvoie à un travail d'orfèvrerie ou d'ivoire sculpté.La simplification thématique et formelle de la façade reflète une recherche de monumentalité. Toutefois, cette recherche ne devait pas avoir de suite immédiate et il faudra attendre l’extrême fin du XIe siècle pour que les sculpteurs s'intéressent de nouveau aux tympans et aux linteaux.
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L'église abbatiale / Le chevet

Il s’agit d’une église avec chevet orienté vers l’ouest, alors que la façade l’est vers l’est.Ceci est exceptionnel et rare à l'époque où toutes les églises et, donc à fortiori celles des abbayes, devaient être orientées vers le tombeau du Christ, soit vers Jérusalem, c’est-à-dire, pour la France, vers l'est. La raison de cette orientation est ignorée.Le chevet est flanqué de deux clochers tours carrées. Mais seul celui du côté nord est conservé, alors que celui du côté sud est tronqué à la base. Le clocher subsistant est une tour massive avec un couronnement de merlons et sept niveaux d’ouvertures en plein cintre, sur chaque face, dont le nombre varie selon les étages. Il est appareillé de petits carreaux liés au mortier de chaux, avec un chaînage d’angle en pierres de taille.Les tours ont été classées comme Monument historique par un arrêté du 18 septembre 1929.
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Le cloître

Adossé au flanc sud de l'église, le cloître est un exemple unique de l'art gothique languedocien en Catalogne. En effet, rien ne subsiste du cloître roman d'origine.Le cloître actuel, construit sur les anciennes fortifications de l'abbaye, est l'œuvre de l'abbé Ramon Desbac (1261-1303). C'est le premier cloître de style gothique qui a été bâti en Catalogne Nord. Les matériaux marient le marbre blanc de Céret et la pierre de Gérone pour les colonnes.
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Au centre du cloître se trouve la Creu del Gra (la Croix du Grain). Cette croix date du xvie siècle.
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À l'origine, cette croix serait celle d'un calvaire à l'entrée du village. Elle a été récemment déplacée dans le cloître pour la protéger. Son nom s'explique par la boule de fer prisonnière de sa base, chef-d’œuvre du savoir-faire des forgerons catalans. Elle a été classée comme Monument Historique par un arrêté du 21 janvier 1908.
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détail de la Creu del Gra
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La salle capitulaire s'ouvre sur le cloître par trois baies gothiques.
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La Sainte-Tombe

À côté de l'église, on trouve un gisant incrusté dans le mur. C'est celui de Guillaume de Gaucelme (ou Gausselme), seigneur du Teillet, qui légua sa fortune à l'abbaye en 1204 et fut enterré le 10 avril 1211. Cette sculpture est l'œuvre de Ramon de Bianya, sculpteur du début du xiiie siècle qui a signé aussi les deux gisants présentés dans le cloître d'Elne. Le personnage, presque grandeur nature, révèle que la sculpture du Roussillon a attendu ses manifestations les plus tardives pour se rattacher à la sculpture monumentale. La recherche de volume reste, pourtant, limitée: le choix du relief en méplat, tel qu'il apparut en Roussillon dès l'aube de la sculpture romane, demeure déterminant.Sous ce gisant se trouve un sarcophage paléochrétien daté du ive siècle appelé « Sainte Tombe ». Il a protégé il y a mille ans, à leur arrivée, les reliques des Saints Abdon et Sennen ramenées depuis Rome par Saint Arnulphe. Le sarcophage est fait de marbre bleu de Céret, taillé et sculpté d'un X entouré d'un cercle signifiant Iesous Chrestos (Jésus Christ). Il mesure 1,88 mètre à la base et s'évase jusqu'à 1,92 mètre sur 50 centimètres de large au plus mince à 65 centimètres au plus large. Il est posé sur deux cales de 40 centimètres de côté.Ce tombeau secrète de l'eau depuis qu'on y a déposé les reliques des Saints Abdon et Sennen, alors même que les reliques ont disparu à une date indéterminée. Le phénomène a longtemps été considéré comme inexpliqué, et n'a été élucidé qu'en 1961 par les hydrologues Pérard, Honoré et Leborgne4.Les travaux de 1961 ont été confirmés par les études de 1999 et 2000 et lient le remplissage de la tombe à la pluviométrie et à la porosité du couvercle. Le marbre utilisé pour le sarcophage a une origine différente et est étanche. L'eau de pluie s'infiltre dans le couvercle qui joue le rôle de réservoir et s'écoule dans le sarcophage.L'étude de remplissage du sarcophage montre qu'elle est liée à la pluviométrie, avec un décalage de 5 jours, temps nécessaire à l'eau pour s'infiltrer dans le marbre. Environ 30 % de l'eau de pluie qui atteint le couvercle est recueillie dans le sarcophage.
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L'étude du phénomène permet également de comprendre la bonne qualité et la pureté de l'eau recueillie.Les hypothèses de condensation et d'infiltration du sol ont été démontrées erronées. La première hypothèse ne permet pas d'expliquer les quantités recueillies, la seconde est invalide puisque la tombe est surélevée du sol. Enfin, le débordement constaté en 1942 est un lent goutte à goutte de l'ordre d'une goutte toutes les deux minutes, et non un filet d'eau. L'imagination déborde plus vite que le sarcophage.
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Le plan

L'église romane est principalement du XIe siècle avec quelques ajouts au XIIe.Le cloître, gothique, plus récent date de la fin du XIIe siècle, début XIVe siècle.
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La nef

Sa structure est de plan basilical à trois nefs avec une nef centrale plus haute que les latérales.Les trois nefs à l’origine charpentées ont dû recevoir le voûtement actuel en 1157, date de la nouvelle consécration de l’édifice.La nef centrale est couverte en berceau brisé tandis que les collatéraux sont couverts en plein cintre. Les piliers de support doublent le premier mur du XIe siècle. Comme dans toutes les églises de type basilical, des fenêtres hautes éclairent la nef centrale. Les différentes nefs sont séparées par une série d’arcs formerets reposant sur des piliers rectangulaires.
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La nef centrale est couverte en berceau brisé tandis que les collatéraux sont couverts en plein cintre. Les piliers de support doublent le premier mur du XIe siècle. Comme dans toutes les églises de type basilical, des fenêtres hautes éclairent la nef centrale. Les différentes nefs sont séparées par une série d’arcs formerets reposant sur des piliers rectangulaires.
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Le chœur

Le chœur de l’église est composé d’une abside et de deux absidioles.
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L'absidiole sud ouest

L'absidiole sud-ouest est, à l'origine, dédiée à Saint Pierre. Elle accueille aujourd'hui une partie du mobilier entretenu par la confrérie de la Sanch (du précieux sang du Christ). Elle abrite un Saint Sépulcre, une Vierge des douleurs, une Croix de la passion et un Christ aux outrages assis (Ecce Homo).
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L’absidiole nord-ouest

L’absidiole nord-ouest abrite le retable à baldaquin du Christ de la fin du XVIIIe siècle.L'art baroque qui est caractérisé par le mouvement et la surcharge décorative, s'assagit. Il fait place au vide entre les colonnes et met l'accent sur la gloire du couronnement.Le crucifix central est utilisé depuis le XVIIIe siècle pour la procession nocturne du Vendredi saint (Procession de la Sanch - voir Processions) .
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La contre-abside

L'abbatiale Sainte-Marie d'Arles-sur-Tech a la particularité d'être orientée à l'ouest.La contre–abside de l’église possède une chapelle haute située au-dessus du portail, où l’on accédait par un escalier à double volée. Cette chapelle est dédiée à saint Michel et aux archanges. Elle est décorée de fresques du XIIème siècle.Son élément principal est une chapelle haute située au-dessus du portail, où l'on accédait par un escalier à double volée. Cette chapelle est dédiée à Saint Michel et aux archanges.Son décor à fresques daterait du XIIe siècle.Il représente deux figures d'anges : des séraphins aux ailes décorées d'yeux.Au-dessus d'eux, le Christ est représenté en majesté entouré des quatre évangélistes.
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Les chapelles

L'ancienne chapelle du rosaire située au nord ouest le long de la collatéral nord abrite maintenant le retable de saint Pierre. Ce retable date du XVIIIe siècle. Il avait été conçu à l'origine pour l'absidiole sud-ouest. La chapelle accueille aussi, une cuve baptismale du xiie siècle. Les peintures murales sont du XIVe siècle.

La chapelle des saints Abdon et Sennen

La chapelle des saints Abdon et Sennen située au nord-est, le long du collatéral nord, abrite un retable pré-baroque daté de 1647. Il est l’œuvre de Lazare Trémullas, premier introducteur en Roussillon du grand retable à panneaux sculptés en bas-relief, dorés et polychromes couvrant entièrement le mur du fond de la chapelle. Les panneaux figurent sur le registre supérieur et la prédelle, la passion des deux martyrs originaires de la Perse. Sur le registre inférieur, la translation de leurs reliques à Arles-sur-Tech est présentée. Les titulaires occupent la niche centrale que surmonte un baldaquin avec galerie à balustres, tandis que les panneaux narratifs occupent la prédelle et les travées latérales. L'ascension de la Vierge et la crucifixion surmontent l'axe central.
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La chapelle Saint-Joseph

La chapelle Saint-Joseph située à sud-est de la collatéral nord abrite un retable du xviiie siècle. Dans la niche centrale, saint Joseph est entouré de saint Côme et saint Damien, deux saints guérisseurs souvent présents dans les églises du Roussillon. Saint Georges (sant Jordi) terrassant le dragon occupe la niche du couronnement. La dévotion à saint Georges est rare au xviiie siècle alors qu'à l'époque médiévale elle est plus fréquente, le saint guerrier étant le protecteur des chevaliers. En effet, à partir du XVIe siècle, le culte de saint Georges disparait peu à peu, au moment où les combats singuliers à la lance et à l'épée cèdent la place à l'artillerie. La permanence de son culte dans la vallée du Tech est surement due au fait qu’il est le Saint Patron de la Catalogne.(Merci d'avance pour vos envois de photos...)

La chapelle Saint-Benoit

La chapelle Saint-Benoit est située au sud-ouest du collatéral sud. L'abbaye se devait de vouer un culte au saint fondateur de l'ordre bénédictin. Une chapelle latérale lui est donc consacrée. Le retable date de 1644. Il présente la statue du saint dans une niche centrale. Saint Étienne et saint Isidore sont dans des niches latérales. Le retable est remarquable pour sa prédelle. En effet, celle-ci présente en continu, une prise d'habit sur toile peinte alors qu'habituellement, y figurent des moments de la vie du saint titulaire du retable. La lecture se fait de gauche à droite. Au premier plan, des prélats, probablement un évêque assis et trois abbés mitrés reçoivent et bénissent des fidèles de la ville venus à la cérémonie. Puis viennent les moments propres à une prise d'habit d'un tout jeune moine : au centre la lecture/récitation de la Règle de saint Benoit et à droite la prise d'habit elle-même. Au couronnement du retable, une Vierge est de facture récente. Aux ailerons du retable, deux toiles peintes figurent à droite sainte Quitterie et à gauche sainte Afra. Ce sont deux martyres du IVe siècle, originaires de Galice pour la première et de Gérone pour la seconde.(Merci d'avance pour vos envois de photos...)

La chapelle Saint-Antoine

La chapelle Saint-Antoine est située au centre du collatéral sud. Les armes de l'abbé Jacques 1er, constructeur des trois chapelles de ce collatéral, sont sculptées sur la clé de voute et aux culots de retombées des nervures. Du mobilier primitif, il ne reste que la table d'autel en granit. Le retable actuel date de 1743 et c'est un parfait exemple de l'art baroque en pays catalan avec niches et colonnes torses. La niche centrale est dédiée à saint Antoine, ermite. Les deux autres sont dédiées aux saints guérisseurs de la peste que l'on retrouve dans de nombreuses églises françaises : saint Sébastien et saint Roch. La prédelle à niches oblongues est intéressante, notamment pour celle du centre qui abrite une statue de sainte Madeleine couchée. Comme dans les chapelles contigües, un "escalier processionnel" qui est tout à la fois, un autel et un retable, témoigne d'une religiosité où les processions étaient l'expression achevée de la dévotion.(Merci d'avance pour vos envois de photos...)
Adossé au flanc sud de l'église, construit sur les anciennes fortifications, le cloître est un exemple unique de l'art gothique languedocien en Catalogne. En effet, rien ne subsiste du cloître roman d'origine. Le cloître actuel, construit sur les anciennes fortifications de l'abbaye, est l'œuvre de l'abbé Ramon Desbac (1261-1303). C'est le premier cloître de style gothique qui a été bâti en Catalogne Nord.
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Les matériaux marient le marbre blanc de Céret et la pierre de Gérone pour les colonnes.
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Au centre du cloître se trouve la Creu del Gra (la Croix du Grain). Cette croix date du xvie siècle. À l'origine, cette croix serait celle d'un calvaire à l'entrée du village. Elle a été récemment déplacée dans le cloître pour la protéger. Son nom s'explique par la boule de fer prisonnière de sa base, chef-d’œuvre du savoir-faire des forgerons catalans. Elle a été classée comme Monument Historique par un arrêté du 21 janvier 1908.
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La Croix du Grain - détail
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La salle capitulaire s'ouvre sur le cloître par trois baies gothiques.
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La Rodella

Tous les 30 juillet, a lieu la fête patronale, avec pour point d'orgue la procession de la Rodella. Cette tradition fut créée au XVe siècle et elle est toujours en vigueur aujourd'hui.La Rodella est une roue dans laquelle est entouré un long fil de cire d'abeilles. Il est offert chaque 30 juillet, jour de la Saint Abdon et Saint Sennen, depuis 1465, à l'abbaye Sainte-Marie d'Arles-sur-Tech par le village de Montbolo. Les Montboliens portent en procession la roue. Elle part le matin de Montbolo pour rejoindre à travers des sentiers de montagne l'abbaye d'Arles à une dizaine de kilomètres dans la vallée . La rodella sera offerte à l'église Sainte Marie d'Arles en remerciement de l'action de ses saints protecteurs lors d'une messe solennelle.Les paroissiens de Montbolo s'acquittent ainsi du vœu que fit un pâtre pour sauver son troupeau menacé par un violent orage. Les saints ayant exaucé la prière du berger, celui-ci jura avec les habitants du village de porter, chaque année, une offrande de cire à l'abbaye pour la fête des saints..Que fait-on de l'ancienne rodella? On la partage selon un répartition immuable : 3/4 pour Montbolo et 1/4 pour Arles. Ensuite on la débite en petite longueurs qui serviront aux famille à se protéger de l'orage à nouveau.Le 30 juillet de l'année suivante, une nouvelle rodella sera portée en processon et remise à Arles
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Abdon et Senen à la rencontre des habitants de Montbolo les accompagnent dans l'église abbatiale.
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Dans l'église abbatiale d'Arles sur Tech
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La Procession de la Sanch le vendredi saint.

La Procession de la Sanch le vendredi saint. A cette occasion, les pénitents noirs seront de sortie dans les rues du village d’Arles sur tech. Ils arpenteront les rues du village arborant leurs robes longues et leurs capuches et portant les « Mistéris », des représentations grandeur nature des scènes de la passion du Christ. Ici la procession se fait de nuit, ce qui donne une dimension encore plus forte au cérémonial. Là où certains ne voient qu’un simple défilé, d’autres y voient une façon d’éprouver leur foi. Et, quand on connaît le poids de chaque objet transporté lors de cette cérémonie, entre 30 et 50 kg, on mesure alors la ferveur de chaque participant.I com es diu en català : venir a veure la processó !
Abbaye Sainte Marie d’Arles sur Tech - Processions et fêtes religieuses
Le départ de la procession a à 20h30, à l’Abbaye Sainte-Marie.
Abbaye Sainte Marie d’Arles sur Tech - Processions et fêtes religieuses
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Visite

Ouvert toute l'année à la visite Lundi au samedi de 9h/12h - 14h/18h Dimanche : 14h/17h Juillet Août : Lundi au Samedi : 9h/19h Dimanche : 14h/17 hOffices le dimanche matin à 9h.Tarifs : Plein tarif : 4,00 € Tarif réduit et groupes : 3,00 €Messe dans l'église abbatiale tous les dimanches à 9h30. (entrée libre, bien sûr)

Contact

Paroisse Sainte Marie - Arles sur Tech Paroisse Sainte Marie BP 33 66150 Arles sur Tech Tel : 04 68 39 18 08 Email : paroissarles@hotmail.frMesse dans l'église abbatiale tous les dimanches à 9h30.Permanences à Arles sur Tech : de 10h à 12h les mardi, mercredi, vendredi et samedi Pour l’eau de la Sainte tombe, choisissez de préférence ces jours là pour venir. Merci.
Office du tourisme du Haut-Vallespir Madame CORBEL Christine - - Tel : +33 4 68 83 90 66 - Portable : Courriel : abbaye.arles.sur.tech@orange.fr
Mairie d'Arles sur Tech Villa des Indis 66150 Arles sur Tech Tel : 04 68 39 12 22 Courriel : mairie@arles-sur-tech.fr
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Source d'Informations : Michel Bergouignan - Wiki Office du tourisme Haut Vallespir Observatoire du Patrimoine religieux Patrimoine de france Lieux sacrés http://unebellejourneeicioula.over-blog.com/2016/05/montbolo-en-vallespir-abdon-sennen-et-la-rodella.html
Crédits : Le blog de Jielka.com (http://www.leblogdejielka.com/ Wiki Commons : Hawobo, Alberto-g-rovi, Fabricio Gardenas, PMRMaeyaert,Jordi Doménech, Baldiri,Mossot. Flick'r : Joseph Bravon, Roger Joseph, Marmotton 66 (marmotton66.e-monsite.com)