Cathédrale Saint Etienne – Bourges

Bourges
Place Etienne Dolet - 18000
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Petit futé
A la fin du XIIe siècle : une cathédrale d'avant-garde pour un monde nouveau...Figure de proue du domaine capétien face au midi de la France sous la coupe de l'Angleterre, la cathédrale Saint-Etienne de Bourges se devait d'être unique dans sa conception.Le parti architectural retenu par le Maître d'oeuvre repose sur un plan sans transept et des effets plastiques d'une grande modernité pour leur époque.Dans son rapport d'évaluation pour décider de l'éventuelle inscription du monument en tant que bien culturel sur la liste, la commission de l'UNESCO relève que :« la cathédrale de Bourges revêt une très grande importance dans le développement de l'architecture gothique et de par le fait qu'elle constitue un symbole de la puissance de la religion chrétienne dans la France du Moyen Âge. Cependant ses qualités fondamentales restent sa beauté frappante, résultant d'une gestion magistrale d'un espace aux proportions harmonieuses et d'une décoration de la plus haute qualité ».

Il y a 1800 ans...

Avant même que Bourges ne soit Bourges, il y avait Avaricum, la célèbre cité qui avait donné tant de fil à retordre à César lors de la Guerre des Gaules. C’est pendant la période romaine qu’un lieu de culte chrétien semble avoir existé en cet endroit, quelque part au IIIe siècle, lorsque l’évangélisateur saint Ursin, premier archevêque de Bourges y installa un premier sanctuaire.Selon la légende, Ursin demanda au gouverneur romain de l’Aquitaine, Léocade, l’autorisation d’établir un lieu de culte à Avaricum, ce qui fut autorisé. En 260, l’église fut consacrée, avec en son sein une relique de saint Etienne.(Tympan du portail de Saint Ursin- droite de la façade ouest : Photos-Eglises.fr)La légende raconte toujours que l’édifice fut reconstruit en 380 par l’évêque saint Palais. Cette nouvelle édification fut construite sur le mur d’enceinte de la ville désormais dénommée Biturigum, mur que l’on retrouve très partiellement encore aujourd’hui. Au fil du temps, ce lieu sacré sera amélioré ou reconstruit, par les différents archevêques qui se sont succédés à Bourges.
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détail du tympan du portail de Saint Ursin- droite de la façade ouest : L'évêque Ursin baptisant (photo patrimoine-histoire.fr)
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Le XIe siècle

Cette volonté de construire une grande cathédrale à Bourges faisant table rase du passé est, bien sûr, religieuse, mais la ferveur catholique n’explique pas tout.C’est une construction éminemment politique, voulue par le Chapitre de la cathédrale, avec l’approbation du roi Philippe Auguste.En effet, Bourges était le dernier territoire du domaine royal, juste avant l’Aquitaine, propriété de l’anglais Richard Cœur de Lion.En théorie, l’archevêque de Bourges était le « Primat d’Aquitaine », mais cette autorité ecclésiastique était bien sûr contestée du côté des aquitains.Une grande cathédrale pouvait ainsi asseoir l’autorité de Bourges sur le sud-est de ce qu’est aujourd’hui la France.L’église romane, débutée en l’an 1020, n’était toujours pas conclue en 1172, lorsque fut décidée l’agrandissement de sa façade. Cette décision nous prouve qu’il n’y avait pas encore, en cette année, le désir de créer un nouvel édifice, simplement celui d’améliorer l’existant. C’est sans doute un grand incendie qui ravagea l’église quelques années plus tard qui motiva la construction d’une nouvelle cathédrale.1195 marque le début des travaux, qui ne laisseront pratiquement rien de l’ancienne église, hormis quelques fragments de sa crypte, visibles depuis l’église basse. C’est dans cette crypte que devaient probablement être conservés les reliques de Saint Etienne…
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Bourges versus Paris

Henry de Sully, archevêque de Bourges, supervisera les débuts de la construction et en financera les travaux. Il était le frère aîné d’Odon de Sully (ou Eudes de Sully), évêque de Paris, qui lui supervisait les travaux de construction de Notre-Dame de Paris.Cette proximité entre les deux ecclésiastiques explique peut-être les nombreuses similitudes entre les cathédrales de Paris et de Bourges, avec de nombreux choix architecturaux similaires, comme le double déambulatoire.En 1424, la cathédrale reçoit son horloge astronomique, construite par André Cassart et conçue par Jean Fusoris.photo : Tres Riches heures du Duc de Berry- Jesus présenté au temple - un temple qui reprend le centre de la façade de Bourges)
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Le XIIIe siècle

Le successeur d'Henri de Sully, en 1199, l'archevêque Guillaume de Dangeon, ancien abbé cistercien, prend une part importante dans le développement du chantier et dans la définition du programme iconographique : la cathédrale dans sa totalité, son décor sculpté, ses vitraux, est une affirmation du dogme, contre les hérésies.Le décès de Guillaume, bientôt suivi de sa canonisation entraînent un afflux de dons de la part des fidèles et des pèlerins.La seconde campagne de construction, gros oeuvre de la nef et de la façade occidentale, est achevée vers 1230. Cinq portails sculptés compléteront la façade.Les architectes qui ont succédé au premier Maître de Bourges ont su préserver la cohérence et la simplicité apparente du programme, l'absence de transept contribuant à l'effet d'unité de l'espace.
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Les accidents

La Tour sud (dite "tour sourde" car elle n'a jamais reçu de cloches), menacée par des fissures dès le XIIIe siècle, est consolidée par un énorme pilier butant.La Tour nord s'écroule en 1506 et est reconstruite en harmonie avec la façade gothique,malgré la présence de certains éléments décoratifs de style Renaissance. Financée notamment par des dons, des emprunts et diverses recettes, elle a été appelée la « tour de beurre » parce que financée au moyen des sommes versées par les fidèles pour obtenir l'autorisation de manger du beurre pendant le carême.
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Les guerres de religion

Lors des guerres de religion, en 1562, Bourges ayant été prise par les protestants, les sculptures de la cathédrale furent gravement endommagées.
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Sous la Révolution

Après la Révolution Française, la cathédrale fut vidée de son mobilier. Dès la cessation du culte public, elle fut vouée au Culte de la Raison, c'est ainsi que sera inauguré le Temple de l'Unité le 10 décembre 1793.
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XIXe siècle - XXIe siècle

En 1881, l'architecte Antoine-Nicolas Bailly entreprend la restauration complète de la cathédrale.La cathédrale a été inscrite en décembre 1992 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. En 2008, après un an de travaux, la porte Nord est entièrement rénovée. Les portes Ouest, à l'avant de la cathédrale ont également été rénovées, puis la porte centrale en 2010-2011.En avril 2010, un faux toit est installé à l'avant de la cathédrale afin de protéger les ouvriers qui ont procédé à une première partie de la réfection de la toiture achevée au milieu de 2011, dont la réfection totale fut menée jusqu'en 2013.Des travaux se poursuivent en permanence pour protéger les statues et la pierre d'un nouvel ennemi : la pollution de l'air qui fait des ravages.
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Saint-Etienne de Bourges est unique en son genre, une catégorie de cathédrale à elle seule. Son architecte inconnu, le « Maître de Bourges », nous a livré ici une église sans transept, sur un plan basilical.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - Plan
Le plan de la cathédrale de Bourges reprend celui de la cathédrale de Paris, avec double déambulatoire, mais en supprimant le transept et les tribunes.La similitude des plans des deux cathédrales provient peut-être des liens familiaux existant entre l'archevêque de Bourges, Henri de Sully, et l'évêque de Paris, Odon de Sully, au moment de leur mise au point.
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La nef

Eugène Viollet le Duc — Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XIe siècle ... Examinons maintenant une travée de nef de l'un des plus grands monuments du commencement du XIIIe siècle, la cathédrale de Bourges. Ce vaisseau comprend une nef centrale et des doubles collatéraux dont les voûtes sont à des niveaux différents. Ainsi (fig. 7), les voûtes du premier collatéral sont bandées au niveau A, et celles du second collatéral au niveau B, d'où il résulte que la nef centrale est éclairée par les fenêtres C, percées au-dessus du comble qui couvre les voûtes du second collatéral. Dans la hauteur de ce comble règne une galerie de circulation D, de même qu'il en existe une seconde en E, au-dessus des voûtes du premier collatéral ...
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L'accès

Au bout de la rue Porte Jaune, bordée de maisons à pans de bois, la cathédrale. Si vous voulez avoir un peu plus de recul venez par la rue du Guichet
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La façade ouest

Saint-Etienne de Bourges est unique en son genre, une catégorie de cathédrale à elle seule. Son architecte inconnu, le « Maître de Bourges », nous a livré ici une église sans transept, sur un plan basilical. Les cinq portails de la façade correspondent aux cinq nefs de l’édifice. Il a fallu 35 ans pour que le gros œuvre soit terminé, et presque un siècle de plus pour qu’elle soit enfin consacrée, le 13 mai 1324.
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La tour sourde

La tour sourde, au sud de la façade...Tout commence à la fin du XIII ième siècle, lorsque les chanoines découvrent des désordres inquiétants qui se produisent sur la tour sud de la cathédrale Saint Etienne. Cette tour repose en fait sur des fondations peu solides comme tout le reste de la façade. Il semble bien que les voûtes situées à l'intérieur de la cathédrale commençaient à se fissurer et des pierres tombaient de temps à autre....On renonça à monter plus haut la tour sud, (ainsi que celle au nord) et la cathédrale était inachevée, il y eut aussi des infiltrations dues à des intempéries. Aussi dès 1313, le roi en personne va intervenir, Philippe le Bel va faire un don de 400 livres pour consolider l'édifice et éviter la chute des voûtes.Et c'est pour éviter une catastrophe que l'on va construire dans les dernières années du XIIIe siècle, à 7 ou 8 mètres du pied de la tour un puissant massif de maçonnerie comprenant 2 étages.Interdit de cloche pour ces raisons... la tour sud devint : la tour sourde !
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La Tour de Beurre

La « Tour de Beurre », terminée en 1480, elle s’écroula carrément le 31 décembre 1506, à la suite semble-t-il d’ajouts de maçonnerie trop lourds en 1493.Sa reconstruction ne sera terminée qu’en 1542, ce qui explique certains détails typiques de cette période, la Renaissance.C’est la plus grande des deux tours, celle que l’on visite et qui porte les cloches de la cathédrale. La plus grande de ses cloches, le Gros Guillaume, pèse pas moins de 6 tonnes. On peut l’entendre lors des grandes occasions.Le panorama vu du haut de cette tour se mérite, avec plusieurs centaines de marches à gravir avant d’atteindre le sommet.La légende nous dit que son nom de Beurre viendrait du droit à manger du beurre pendant le carême qu’avaient les personnes ayant fait des dons pour la construction de la tour.
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Les cinq portails

Les cinq portails sont consacrés, de gauche à droite : Saint Guillaume, Sainte Marie, le Jugement Dernier, Saint Etienne et finalement Saint Ursin.La présence ici de Saint Guillaume, archevêque de Bourges à partir de 1199 jusqu’à sa mort en 1209 peut sembler présomptueuse, quand on sait que la cathédrale en était au tout début de sa construction. Mais cet archevêque, canonisé très rapidement à sa mort grâce aux nombreuses guérisons qu’il semble avoir réalisées, était très important pour la ville, au point que l’on décida de lui consacrer un portail à sa canonisation.
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Le portail du Jugement Dernier - au centre

Le portail du Jugement Dernier. C’est le portail central et principal de la cathédrale. Sa statuaire fut gravement endommagée par les Guerres de Religion, et fut partiellement restaurée au XIXème siècle.Il est considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la sculpture gothique du XIIIe siècle.
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Détail du tympan du portail du Jugement Dernier.Sur le rang du bas, nous pouvons y voir la pesée des âmes, avec au centre l’archange Michel et sa balance. A droite, les damnés, conduits par des diablotins vers un grand chaudron. A gauche, conduits par des anges, ceux dont l’âme est sauvée.
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Le portail de Saint-Guillaume - à gauche de la façade

Au trumeau, on peut voir la statue mutilée de Saint-Guillaume, Saint Guillaume de Bourges, de son nom de naissance Guillaume de Corbeil, né en 1120, et mort le 10 janvier 1209, fut l'archevêque de Bourges de 1199 à 1209.Son action est racontée sur les trois registres du tympan qui lui est consacré. Il est le Saint Guillaume du calendrier.
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Le portail de Sainte-Marie

A gauche de la façade entre Saint Guillaume et le Jugement dernier.En bas : la dormition de la Vierge . Au centre: son Assomption En haut : Le couronnement de la Vierge.Tout autour : des statuettes du XVIe siècle représentant les bienheureuses du paradis assistant au triomphe de la Vierge. Elles sont encadrées de deux rangées d’anges musiciens agenouillés alternant avec deux rangées d’évêques et de confesseurs.
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Le portail de Saint-Etienne

Plus ancien que les autres portails il représentela vie de Saint_Etienne, premier martyre de la chrétienté.Son tympan , comme les autres comme ceux des portes voisines, est encadré par 4 rangées d’archivoltes.Le Saint patron de la Cathédrale est honoré dès l'entrée, on retrouvera à l'intérieur une statue et 6 vitraux.
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Le portail de Saint-Ursin

A l'extreme droite de la façade. Son tympan se lit de bas en haut et de droite à gauche :en bas : le Pape donne ses pouvoirs à Ursin et à Saint Juste qui partent évangéliser la Gaule, plus Saint Juste meurt et Ursin continue seul à annoncer la bonne nouvelle.au milieu : Ursin enseigne Leocade, gouverneur de la Région (à genou) et son filsen haut : Ursin baptise le Gouverneur de la région et son fils.
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Une frise de 62 bas-reliefs illustrant des épisodes de la genèse et de la vie du Christ orne le soubassement des cinq portails, entre les deux étages de niche qui les bordent de chaque côté.

Le Grand Housteau

Au dessus de la porte centrale, une grande verrière, nommée « Grand Housteau ». Sa rosace date du XIVe siècle a été restaurée au XVIe siècle. Le Saint Esprit sous la forme d'une colombe dispense tous ses dons. Dans les panneaux du XVe siècle sont représentés : - l'Anonciationn , - Saint Guillaume et Saint Jacques - Saint Etienne et Saint Ursin.
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Flanc nord

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Portail nord

Le porche du portail Nord, ou de Notre-Dame de Grâce, du nom d’une ancienne statue de la Vierge, disparue depuis. Contrairement à son jumeau du Sud, ce porche est surmonté d’un étage supplémentaire.
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Sous le porche du portail, on peut voir le tympan, représentant en son milieu Notre Dame de Grâce, présentant l’enfant Jésus. On distingue les rois mages à gauche.
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Flanc sud

Sur ce flanc, le porche de la porte s'ouvre par une baie en plein cintre, contenant deux arcades trilobées et un oculus à six lobes.
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Le tympan du portail présente le Christ en majesté, entouré des quatre évangélistes représentés par leur symbole.C'est habituellement par ce portail sud que l'on pénètre dans la cathédrale.
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Les arcs boutants.

La légèreté apparente du chœur a été rendue possible grâce aux arcs-boutants et à l'utilisation d'un chaînage en fer.
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Le Chevet

Il est à trois niveaux correspondant aux trois vaisseaux intérieurs. Des arcs-boutants à double volée prennent appui sur la nef centrale et le deuxième collatéral.L'arc est à deux niveaux entre les deux collatéraux. On peut noter la forme originale adoptée pour les chapelles rayonnantes. Celles ci occupent de petites tourelles à trois pans (semi hexagonal), avec toit en haute pyramide hexagonale.D'après G.Dehio & G von Bezold, Die Kirchliche Baukunst des abendlandes : historiches und systematisch dargestellt.
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La nef

124m de long, 41 m de large... vous entrez dans l'une des plus grandes cathédrales d'Europe. La plus large de toutes.
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La nef, couverte d'ogives sexpartites s'élève à 37,5 m couvrant chacune deux travées. De part et d'autre cinq vaisseaux de pierre s'étagent des collatéraux extérieurs aux fenêtres supérieures.Cette nef- comme la façade ouest - on été construites entre 1225 et 1255.
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Le plan

La nef centrale est bordée de doubles bas-côtés sur toute la longueur de l'édifice. Il n'y a pas de transept.
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La structure de la nef, le chœur et l'abside donnent un sentiment d'élévation exceptionnel divers artifices architecturaux y contribuent :
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- l'alternance de piliers de diamètre différents
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- la diminution progressive de l'écartement de ces piliers lorsque l'on se rapproche de l'abside
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Les voutes du premier bas-côté s'élèvent à 21,3m, celles du second bas coté sont moins élevées (9,3m). Ce second bas coté était à l'origine isolé du premier par un mur, percé à chaque travée, d'une haute fenêtre en lancettes.La plupart ont été supprimées lors de la construction des chapelles latérales au XVe et XVIe siècle.
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Le chœur

Le chevet, le chœur et l'abside sont antérieurs à 1214.Lors de la construction de la nouvelle cathédrale, l’ancien édifice coexistait, étant démoli au fur et à mesure que la nouvelle prenait forme. On raconte ainsi que l’archevêque Guillaume serait mort en 1209 parce qu’il avait pris froid : le nouveau chœur où il prêchait n’était pas bien raccordé à l’ancienne nef romane, laissant passer l’air froid extérieur.(Vicedi.com)
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Le déambulatoire

Les doubles collatéraux se poursuivent en double déambulatoire le long d'un chevet à cinq pans. Sur chacune des ces cinq travées une petite chapelle rayonnante a trouvé sa place.
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Les vitraux du chevet

En poursuivant la visite intérieure de la cathédrale, et en se dirigeant vers le chevet, c'est le début de l'émerveillement. Les vitraux du XIIIe siècle sont sans aucune contestation parmi les plus beaux chefs d'oeuvres de l'art religieux.Dans les fenêtres hautes, les maîtres-verriers ont conçu un programme composé des grands prophètes. En cherchant bien, et avec les souvenirs lointains de votre catéchisme, vous identifieraient Zacharie, Malachie, Jonas (sans sa baleine), Abdias (et pas Adidas), mais aussi des personnages plus célèbres comme Moïse, David ou Isaïe. Tous ces prophètes apparaissent très statiques.Il existait une seconde rangée de vitraux, avec cette fois, une représentation des évêques. Ils ont été ôtés au XVIII e siècle par le clergé local, afin de faire davantage entrer la lumière dans la cathédrale !Dans ces verrières du Choeur, du côté nord se trouvent les personnages de l'ancien Testament, alors que la partie sud, plus au chaud, est composée des figures de héros du nouveau testament comme les apôtres ou les évangélistes. (merci Roland Narboux )Pour en savoir plus sur les fabuleux vitraux de Bourges nous vous conseillons deux sites - celui de Roland Narboux - http://www.encyclopedie-bourges.com/vitraux.htm) celui de http://www.mirebalais.net/2015/05/bourges-le-fabuleux-voyage-dans-la-lumiere-2.html
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Le bon Samaritain

Les vitraux les plus importants du XIII e siècle sont sans contexte, ceux du choeur et des chapelles rayonnantes. Trois ateliers ont réalisé ce programme de vitraux. Le premier semble être très local, avec des verriers influencés par l'ouest. Les personnages sont petits, trapus, certains diraient berrichons... C'est le cas du vitrail du Bon Samaritain.
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Le Jugement dernier

Le second atelier, qui s'appellera "atelier 1200", est celui dit "du Jugement Dernier". C'est le style du début du siècle, c'est le retour du blanc, une certaine influence byzantine apparaît, et les personnages ont pris de l'ampleur et du volume.
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Les reliques de Saint-Etienne

Les verriers du troisième atelier ont réalisé "Le Mauvais Riche" et "Les reliques de Saint-Etienne". C'est le domaine des figures calmes, biens dessinées, avec une recherche de l'équilibre.
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La cathedrale et ses chapelles

Il n'est pas possible ici de toutes vous les présenter...Allez au gré de vos pas, votre chemin est pavé d'étonnantes richesses et belles rencontres. Grâce au formidable travail de notre ami José da Silva (Vicedi.com) nous allons découvrir quelques unes de ces merveilles....
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Les chapelles de la cathédrale de Bourges : chapelle 1 = des Copins 1518 (ou de la bonne Mort) chapelle 2 = Les Leroy 1467 (ou Notre Dme de Salle) chapelle 3 = du Sacré Coeur (de Robinet d'Estampes) chapelle 4 = des Tullier ou de Sainte Anne (vitrail de Jean Lécuyer 1530) chapelle 5 = Simon d'Aligret chapelle 6 =Guillaume Boisratier chapelle 7 = vie des saints Jean l'évangéliste, le Baptiste et Jacques le majeur chapelle 8 = vie des saints Vincent, Etienne et Laurent chapelle 9 = de la Vierge 1611 chapelle 10 = vie des saints Martin, Pierre et Paul, Denis chapelle 11 = vie de Ste Marie Madeleine, Nicolas et marie l'Egyptienne chapelle 12 = de Jacques Coeur 1451 (ou de Saint Ursin), chapelle 13 = Pierre Trousseau chapelle 14 = Jean du Breuil 1467 chapelle 15 = de Bar 1517 chapelle 16 = de Beaucaire 1452 chapelle 17 = des Fradets 1460 chapelle 18 = chapelle des Fonts batismaux (dite de Montigny) 1619. sources : Roland Narboux : http://www.encyclopedie-bourges.com/cathedrale.htm
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Chapelle des Fonts baptismaux - Première chapelle bas côté Nord

C’est la première chapelle coté nord, à proximité de la tour de Beurre. Détruite avec la tour en 1506, elle sera reconstruite très lentement. Ce n’est que plus d’un siècle plus tard que la veuve du maréchal de Montigny obtient la possibilité d’en faire la dernière demeure de son défunt mari.photo : Priant du maréchal de Montigny. Montigny était un militaire français, originaire du Berry, qui s’est illustré lors des guerres de Religion. (Vicedi.com)
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Chapelle Saint Loup (des Beaucaire)

Apres la chapelle Sainte Claire, en remontant le bas-côté Nord, vous arrivez dans la chapelle Saint Loup (ou de Beaucaire). où se trouve ce vitrail des docteurs de l’église.De gauche à droite : Ambroise, Jérôme, Augustin et Grégoire le Grand.
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Chapelle Saint Jean Baptiste (Dubreuil)

Franchissez le portail Nord, l'entrée de l'église Basse (voir crypte) et la chapelle Saint Denis. Vous arrivez à la chapelle Saint Jean Baptiste (ou Dubreuil). Arrêtez vous pour le vitrail.Dans le premier panneau, on peut voir Saint-Jean Baptiste, présentant les Dubreuil. Dans le deuxième panneau, le roi mage africain. Troisième panneau, un roi mage couronné et finalement, dans le dernier panneau, on voit l’enfant Jésus et la Vierge Marie, avec au fond Joseph, avec un mage leur faisant une offrande.
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Chapelle Saint Ursin ou Jacques Cœur

Cette chapelle, a été offerte par le grand argentier du roi Charles VII en 1445, en l’honneur de la nouvelle charge que son fils venait d’obtenir : archevêque de Bourges. On peut parler de véritable pistonnage, jamais Jean Cœur, de seulement 25 ans, n’aurait pu obtenir une telle charge s’il n’avait pas été « fils de ». Artistiquement, la chapelle se remarque par le vitrail de l’Annonciation, un des chefs d’œuvres du XVème siècle. On dit que Jacques Cœur y est représenté sous les traits de Gabriel.(Vicedi.com)
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Chapelle de Notre Dame de la Blanche. Jean, Duc de Berry

Avancez vers le fond de l'abside, de chaque côté de la chapelle de Notre Dame de la Blanche (dans l'axe de la nef) .... le très puissant et généreux mécène Jean Duc de Berry (celui des "Tres Riches Heures") est agenouillé en prière face à Jeanne de Boulogne, sa seconde épouse.Une très jeune épouse... elle avait 12 ans quand il l'épousa en secondes noces à 50 ans.
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et sa seconde épouse Jeanne II de Boulogne

Décapitées à la révolution, les deux statues ont été remarquablement restaurées, grâce aux dessins tres précis qu'en avait fait Holbein.Dans la crypte, vous pourrez découvrir le gisant du Duc Jean.
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Chapelle Sainte Solange

Sainte Solange, patronne du Berry, a une place spéciale dans le cœur des berrichons, et encore plus dans celui des habitants de… Sainte-Solange, où elle est née. Elle est l’objet d’un pèlerinage chaque année, le lundi de Pentecôte. Le pèlerinage, presque tombé dans l’oubli, a été ravivé par la communauté portugaise.Sainte Solange, patronne du Berry, à gauche représentée sur la peinture, en train de prier au milieu des moutons. Au milieu, détails dorés de la décoration. A droite, une peinture d’Emile Hirsch, inspirée de fragments d’une peinture murale préexistante. (Vicendi.com)
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La verrière de la chapelle Sainte Solange. A gauche, Saint Thibaut de Nevers, au centre, Sainte Solange et à droite, Saint Charles Borromée.
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Chapelle Sainte Anne (des Tullier)

Deux chapelles plus bas, juste avant le portail sud, la chapelle Sainte Anne (des Tullier).On y trouve ce vitrail représentant la famille du doyen du Chapitre, Pierre Tullier, agenouillée devant la Vierge. Ils sont accompagnés de saint Pierre, saint Jean et saint Jacques. C’est un vitrail datant de 1531, du peintre verrier Jean Lescuyer, de Bourges. (Vicendi.com)
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L'orgue

Dirigez vous maintenant vers le grand orgue pour découvrir l'horloge astronomique.En 1599 est installé le Grand Orgue, réalisé par le facteur Jean Jallon. Il faut dire que le précédent avait été rendu inopérant par l’effondrement de la Tour Nord, et des incendies au XVIème siècle n’arrangèrent pas les choses. Il se trouvait sur la même tribune qu’aujourd’hui, réalisée à l’époque par Jean Pinardeau. Le projet initial d’orgue était trop ambitieux : la tribune, encore aujourd’hui, n’est pas utilisée dans sa totalité, les deux supports latéraux que l’on voit vides auraient du accueillir de grands tuyaux de 32 pieds.
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Ce premier grand orgue sera remplacé entre 1663 et 1667, réalisé par le facteur Guy Joly, puis, à son décès, par Pierre Cauchois. Le buffet de l’orgue date également de cette période, réalisé par Jacques Perret. En 1821, l’orgue est remplacé encore une fois. Il fut réalisé par les facteurs Dallery, père et fils. Il sera par la suite restauré plusieurs fois au cours du XXème siècle. Celui que nous pouvons voir aujourd’hui est proche de la conception originale des facteurs Joly et Cauchois.
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L'horloge astronomique

L’horloge astronomique de Bourges, abritée par la cathédrale Saint-Étienne, a été conçue en novembre 1424 par Jean Fusoris. Elle est offerte par Charles VII, le « petit roi de Bourges », à ses habitants pour le baptême de son fils le dauphin (futur Louis XI) et est la plus ancienne horloge astronomique conservée de France
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Inscrite dans un buffet de bois figurant un beffroi, elle est la plus ancienne horloge astronomique conservée en France et l'une des plus anciennes horloges après celle de la cathédrale de Beauvais. Son cadran supérieur du xixe siècle, à deux aiguilles, donne les heures ; le cadran inférieur - astronomique -, plus complexe, offre les indications suivantes :le jour dans le zodiaque ; le mouvement mensuel de la lune ; les phases de la lune ; le mouvement annuel du soleil ; la position du soleil dans le ciel.Les clochettes placées au sommet du buffet sonnent chaque quart d'heure et sonnent le Salve Regina, chaque heure. D’une très grande précision, elle n’a qu'une seconde de décalage pour 150 ans
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L'horloge a connu plusieurs campagnes de restauration, en 1782, 1822, 1841, jusqu'à ce qu'en 1872 on dépose le vieux mécanisme pour le remplacer par un plus basique, dans la partie haute de l'horloge et ne donnant que les heures.Le calendrier zodiacal a été restauré en 1973. En 1986, un incendie cause de grave dommages à l'horloge, ce qui conduisit à un projet de restauration poussé, visant à remettre l'horloge dans son état initial.En 1994, l'horloge fut remise en place, après une restauration complète lors de laquelle on remplaça le mécanisme de 1424 par une copie exacte
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Drôle de méridienneC'est en se plaçant justement vers le milieu de la nef que tout curieux observant le sol voit une ligne continue allant de la chapelle du Sacré Cœur à celle dite de Montigny.Quelques guides, venus d'ailleurs (?) expliquent aux touristes qu'il s'agit de la célèbre méridienne de Paris, celle qui commence à Notre Dame et passe au milieu de la cathédrale de Bourges….. Un vrai exploit, digne des mystères d'un quelconque Da Vinci Code. (images Michel.lalos.free.fr)
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La méridienne
Seulement, c'est totalement faux. Il s'agit bien d'une méridienne, mais pas de celle de Paris, laquelle passe à quelques kilomètres de là, sur la commune de Bourges, vers le canal de Berry.Cette méridienne de la cathédrale de Bourges date de 1757, elle fut l'œuvre d'un chanoine mathématicien, de Notre Dame de Salle, dont on connaît le nom : Goumet.Elle est en cuivre et suit un axe Sud - Nord comme toute méridienne. Deux oeilletons ont été percés dans les verrières supérieures et à midi, les rayons du soleil, en les traversant, tombent sur cette méridienne.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La méridienne
Les flèches donnent les positions des œilletons dans la verrière sud de la 4ème travée du collatéral intérieur à respectivement 16,9m et 19,4m de hauteur
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La méridienne
A la recherche de l'insolite et du mystère, il faut descendre dans la crypte qui est la plus vaste de France, Elle date de la fin du XIIe siècle.Dans le couloir de la descente, des rails apparaissent, c'est effectivement là que passaient au XIX e siècle des wagons qui transportaient le charbon pour le calorifère afin de chauffer par le sol, une partie de l'édifice.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte
La crypte de la cathédrale de Bourges n’est pas enterrée (contrairement à l’étymologie !) et sert de soubassement au chœur de la cathédrale afin de pallier une dénivellation de six mètres. L'épais mur de 3,50 mètres de large et des six énormes piliers de 2,10 mètres de diamètre supportent tout le poids du chevet de la cathédrale
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte

L'atelier des tailleurs de pierre

Construit dès en 1195, ce lieu plein de lumière reprend le plan du chœur situé au-dessus. Il abritait les tailleurs de Pierre qui y taillaient préparaient les pierres les plus délicates (rosaces, houysteau,fenêtres hautes...) d'où les multiples plans tracés au sol.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte
Cette crypte est devenue un lieu de rassemblement d'objets assez hétéroclites. Cela permet aussi de voir de grandes sculptures, qui étaient autrefois sur la façade de la cathédrale…. Ce qui signifie simplement que celles que l'on photographie aujourd'hui à l'extérieur, sont de belles reproductions.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte

Le jubé

La « crypte » accueille depuis 1994 les fragments du jubé de la cathédrale. Érigé au XIIIe siècle, le jubé séparait initialement la nef (accessible aux fidèles) et le chœur (réservé au culte divin). Sa partie haute représentait un récit imagé de la Passion et de la Résurrection du Christ. Il fut supprimé en 1758 pour permettre une meilleure participation des fidèles au culte. (Centre des Monuments Nationaux)
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte

Le tombeau du duc Jean de Berry

Le tombeau du duc Jean de Berry (1340-1416) est visible au centre de la crypte. Œuvre de Jean de Cambrai, le gisant en marbre blanc repose sur une dalle de marbre noir. La partie basse du cénotaphe a été mutilée à la Révolution. Il était à l’origine installé dans la Sainte Chapelle de Bourges. Détruite en 1757, les vitraux de celle-ci ornent actuellement les baies de la crypte.(Centre des Monuments Nationaux)
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte

La mise au tombeau

Au centre, la rotonde abrite une mise au tombeau monumentale (XVIe) offerte par le chanoine Jacques Dubreuil.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte

détail

La mise au tombeau - détail-.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte

Coquins culs de lampe

Sous la crypte, en s'enfonçant encore, on pénètre dans une église romane, sous laquelle sont enterrés les archevêques de Bourges. Encore au-dessous quelques galeries souterraines assez impressionnantes…...Le retour à la lumière passe par l'intermédiaire d'un beau couloir avec des cul de lampe qui représentent des personnages ou détails plus ou moins grivois... qui rappellent qu'en cet endroit travaillaient et habitaient les tailleurs de pierre (toujours un peu facétieux...).
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La crypte
Faites un petit effort... vous ne serez pas déçu.

Une tour fragile.

Une tour fragile. Le tassement des fondations fragilise les voûtes voisines et la tour nord s'effondre en 1506. Trente ans de reconstruction sont nécessaires. La nouvelle tour, la tour de Beurre, doit son nom à la nature de son financement : des dispenses de jeûne étaient accordées contre versement d'argent.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La tour nord
Enfin, avec un peu de courage, montez en haut de la tour nord de la cathédrale, dite " tour de beurre " et admirez, la symbolique des sculptures en montant les 396 marches. A chaque pas dans l'escalier, levez la tête et attention aux diables, aux personnages louches et grotesques où aux chauves souris…. Du haut de la tour admirez la vue sur Bourges ...
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La tour nord
et sur les toitures de la cathédrale : la nef, les bas côtés sous les arcs boutants d'une grande finesse bien que supportant des charges considérables.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La tour nord

Le pélican

Arrivé en haut à 65 mètres de hauteur, vous découvrez aussi un inattendu pélican en bronze que chaque touriste prend en photo.Ce pélican est une reproduction, pour voir le vrai, il faut redescendre, il est juste à l'entrée de la tour…Bourges serait la seule cathédrale avec un pélican à la place d'un coq, comme sur toutes les églises ou presque de France.Le pélican est un symbole qui rappelle l'Eucharistie. (Encyclopédie-Bourges.com)Le Christ nous nourrit de son sang.
Cathédrale Saint Etienne – Bourges - La tour nord

Visite

La cathédrale est ouverte en visite libre tous les jours, visite gratuite, de 8h30 à 19h15 en été et de 9h à 17h45 en hiver.Messes du dimanche : 11h. Samedi soir : 18h30Tour et crypte de la Cathédrale : 8 € (6,5 € pour la Tour seule) La crypte est ouverte tous les jours sauf le dimanche matin, en visite guidée obligatoire. La tour ouverte tous les jours en visite libre sauf le dimanche matin. Renseignement au 02 48 23 02 60

Contact

Paroisse Saint Guillaume Horaires des messes - Cérémoinies religieuses9 rue Molière - 18000 BOURGES Tel : 02 48 24 07 93 - Fax : 02 48 24 89 10 - @ : st-guillaume.bourges@diocese-bourges.org
Association des Amis de la Cathédrale de Bourges L’association des amis de la Cathédrale de Bourges, affiliée à la FASAC, fédération des associations des amis des cathédrales, réunit toutes les associations soucieuses du rayonnement de ce monument inscrit au patrimoine Mondial de l’UNESCO, et s’est donnée pour mission de favoriser sa restauration, sa promotion et son rayonnement auprès du plus grand nombre.La Grange aux Dîmes 9, Rue Molière -18000 Bourges Tél: 02.48.65.41.28 amiscathedralebourges@neuf.fr
Bourges Berry Tourisme L'office de tourisme pour les visites guidées de la cathédrale et de son environnement :Rue Victor Hugo 18000 BOURGES 02 48 23 02 60 contact@bourgesberrytourisme.comL’équipe vous accueille aux jours et horaires suivants :Avril à Septembre : Du lundi au samedi de 9h à 19h. Le dimanche et jours fériés de 10h à 18hOctobre à Mars : Le lundi de 14h à 18h. Du mardi au samedi de 10h à 18h. Fermé le dimanche et jours fériés
Bourges-Cathédrales - Monuments Nationaux Pour visiter la Tour et la crypte (visites payantes) :À NOTER Dernier accès à la tour 45 min avant l'heure de fermeture. DU 2 JANVIER AU 31 MARS Lundi - Mardi - Mercredi - Jeudi - Vendredi - Samedi 9.30-11.30 / 14.00-16.45 Dimanche 14.00-16.45 DU 1ER AVRIL AU 30 AVRIL Lundi - Mardi - Mercredi - Jeudi - Vendredi - Samedi 10.00-11.45 / 14.00-17.30 Dimanche 14.00-17.30 DU 2 MAI AU 31 AOÛT Lundi - Mardi - Mercredi - Jeudi - Vendredi - Samedi 9.30-11.30 / 14.00-17.45 Dimanche 14.00-17.45 DU 1ER SEPTEMBRE AU 30 SEPTEMBRE Ouvert tous les jours 10.00-11.45 / 14.00-17.30 DU 1ER OCTOBRE AU 31 DÉCEMBRE Lundi - Mardi - Mercredi - Jeudi - Vendredi - Samedi 9.30-11.30 / 14.00-16.45 Dimanche 14.00-16.45 FERMETURES Fermé le dimanche matin. Fermé les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre. VISITE DE LA CRYPTE La visite de la crypte est uniquement commentée : se renseigner au 02 48 65 49 44. Dernier accès à la tour 45 min avant l'heure de fermeture.
Mairie de Bourges Hôtel de Ville 11, rue Jacques Rimbault CS 50003 18020 BOURGES CEDEX 02 48 57 80 00
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Crédits : Fabien Ratineaud (FB BellesEglises)José da Silva: https://vicedi.com/cathedrale-de-bourges/ www.Photos-églises.fr David Ulichnowski, Wiki commons : Wagner 51, Ji Elle, Fab5669, PMRMayeaert, Matant,Dchalitta, Hans Hagenaars, Mossot Flickr : MLL, Ranulf 1214, Michel.lalos.free.fr (Meridienne)