Cathédrale Saint-Jean-Saint-Étienne de Besançon

Besançon
10 Ter Rue de la Convention - 25000
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La cathédrale Saint-Jean de Besançon est riche d'une longue histoire , et cela se voit !De ses origine carolingiennes, elle conserve un plan à deux absides opposées. L'édifice actuel, consacré le 5 mai 1148, comprend un premier niveau roman, mais se sont des voûtes gothiques qui lui donnent sa hauteur.Au XVIIIe siècle, un effondrement du clocher endommage l'est de l'édifice. Lors de sa reconstruction, la décoration inaugure la présence du style baroque en Franche Comté.Les chapelles latérales se succèdent, mais ne se ressemblent pas, occasions de multiples dépaysements en un seul lieu.Des chapiteaux romans du XIe siècle au mobilier liturgique du XXIe, en passant par de très nombreuses toiles de maîtres la cathédrale est le témoin de plus de dix siècles d'art sacré.A ne pas manquer non plus, l'horloge astronomique considérée comme un chef-d'œuvre du genre, ainsi que « la Rose de Saint-Jean » : un autel circulaire datant du XIe siècle.

La Prédication de saint Ferréol et de saint Ferjeux de Charles-Joseph Natoire, exécutée en 1754

Vers la fin du IIe siècle, l'évêque saint Irénée de Lyon envoie deux évangélisateurs, le prêtre Saint-Ferjeux et le diacre Saint-Ferréol, son frère, fonder l'église de Vesontio (Besançon en latin) et évangéliser la Séquanie gallo-romaine.Décapités le 10 juin 212 sur ordre du gouverneur romain Claude, qui voit dans leur action chrétienne une source de trouble public, ils ont cependant atteint leur objectif : la Franche-Comté s'évangélise peu à peu et l'on érige l'église de Saint-Ferjeux en leur honneur.
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La fondation de l'église mère

C'est au milieu du IIIe siècle que remonterait le premier évêque de Besançon, Linus. La cité disposait d'une église où siégeaient les évêques, mais peu de renseignements nous sont parvenus de cette époque.Seul le témoignage de l'empereur romain Julien en 360 atteste de l'existence de lieux de culte : « la cité est belle et grande, ornée de temples magnifiques ».
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La cathédrale carolingienne

Au début du IXe siècle, l'édifice est totalement remanié et orienté différemment, de façon à gagner plus de terrain.Le nouvel édifice, de style carolingien est l’œuvre de l'archevêque Bernoin qui la consacra un 21 avril, entre 811 et 838. C'est à cette époque que remonte le plan si particulier de la cathédrale : sans transept mais avec deux absides opposées. Ces deux absides opposées rapprochent le bâtiment des cathédrales construites à l'époque en Germanie.C'est une réforme de Charlemagne imposant au clergé de célébrer l'office face à l'est tout en restant face aux fidèles qui est à l'origine de la construction d'un chœur à l'ouest. La réforme ne s'imposa guère. Cependant les villes de Besançon, Verdun et Nevers conservent toujours des cathédrales à deux chœurs.

L'apôtre St Jean, détail d'une mosaïque de Cimabue

C'est à cette époque que le patronage de Saint Jean apparaît officiellement. On pense que ce choix est le fait de l'archevêque Bernoin, qui aurait consacré le nouveau bâtiment en référence aux origines de l'église de la ville, fondée par Saint Ferjeux et son frère Saint Ferréol, disciples d'Irénée de Lyon, lui-même disciple de Polycarpe de Smyrne, disciple de Saint Jean.
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La cathédrale au XIe siècle

Hugues de Salins (1031-1066) réalisa d'importants travaux au sein de la cathédrale : nouveau plan suivant un nouveau modèle et nouvel axe changeant de huit degrés la position initiale du monument ce qui a permis l'allongement des nefs vers l'est sans que la route de la Citadelle de Besançon ne soit gênée. La Cathédrale fut donc consacrée de nouveau le 23 septembre 1061.Il ne reste actuellement rien de la cathédrale telle que l'a remaniée Hugues de Salins, si ce n'est quatre hauts-reliefs représentant les symboles des quatre évangélistes, mais dont l'origine est encore sujette à controverses. Ces sculptures sont intégrées dans des fûts de colonnes antiques.
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La querelle des chapitres

La légitimité de siège diocésain de la cathédrale Saint-Jean fut maintes fois remise en cause, notamment par le proche chapitre de Saint-Étienne. Mais le pape franc-comtois Calixte II (1050-1124), acquis à la cause de la cathédrale Saint-Jean, rétablit ce droit à cette église, considérée comme la « maison-mère ».Sur le sceau du chapitre de Saint-Étienne datant de 1156, on reconnaît le bras de St Étienne. Sur celui du chapitre de Saint-Jean datant de 1128 à 1177, on reconnaît l'aigle qui symbolise souvent cet apôtre. À leurs côtés est dessiné leur monnaie estevenante (dessins de 1880).
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Plaque commémorative - parvis de l’archevêché et de la cathédrale Saint-Jean de Besançon.

Au siècle suivant (XIIIe siècle), l'archevêque Guillaume de la Tour mit fin à toute possibilité de querelle par la fusion des deux chapitres, ratifiée officiellement par le pape Innocent IV. Un chronogramme indique cette date de 1253 : MATER eCCLesIa bIsvntIna
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La reconstruction du XIIe siècle

Un nouveau bâtiment fût reconstruit, par l'archevêque Anséri. Les travaux débutèrent probablement vers 1120. Dédicacé en mai 1148 par le pape Eugène III, il nous est parvenu en grande partie : conservant l'héritage carolingien de son plan à deux absides (anachronique au XIIe siècle), l'édifice a été dévié vers le sud afin de permettre une extension d'environ dix mètres sur le côté oriental.Pourtant, le gros-œuvre roman subsiste toujours sous le nouvel habillage gothique. Le bâtiment ne comportait pas de façade particulière, mais un chevet oriental encadré de deux imposantes tours de clocher dominait la ville, affirmant la présence du siège diocésain de la ville.(photo : Chaire en pierre du XVe siècle)
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Les transformations du XIIIe siècle

En 1212, la charpente de style roman de la cathédrale fut entièrement détruite par un incendie, où seuls les murs furent épargnés.Le sinistre allait être le point de départ d'une campagne de rénovation et dès 1212, Amédée de Drameley organise les travaux et tente de réunir les fonds nécessaires en organisant des quêtes.(Dessin de 1610 - Au 1er plan, l'hôtel de Montmarin - Au 2e plan, la cathédrale Saint-Jean - Au 3e plan, la cathédrale Saint-Étienne, détruite au XVIIe siècle afin de permettre la construction de la citadelle de Besançon.)
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Ces travaux étaient une occasion de se conformer aux modes nouvelles comme le prouvent les voûtes d'ogives. Mais aussi de prévenir tout nouvel incendie. Quant aux murs romans qui ont résisté aux ravages des flammes, ils furent conservés et doublés d'une véritable armure intérieure.L'architecte gothique, dans un souci de respect de l'œuvre de ses prédécesseurs, a habilement replacé les chapiteaux romans au-dessus des piles qu'il venait de reconstruire.
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La cathédrale du XVIe au XVIIIe siècle

Les deux tours de l'édifice, à l'est, se sont effondrées en 1724, certainement à cause du terrain inadéquat. Le contre-chœur en fût fortement endommagé. Cependant, le souvenir du plan de la nouvelle cathédrale d'Anséri fut conservé.Les proportions et les dimensions du chevet datant du XVIIIe siècle ne sont pas les mêmes que celles du chevet roman et un seul clocher sera rebâti sur le flanc sud du nouvel édifice.(Sur ce vitrail de la cathédrale, la tour du clocher est encore au nord-est)
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La nef et l'abside du XVIIIe siècle dédiée au Saint-Suaire

Le chœur oriental fut reconstruit, tout comme le clocher et deux travées, selon les normes du temps. C'est actuellement le magnifique chœur du Saint-Suaire, œuvre de l'architecte Germain Boffrand l'a décoré de façon grandiose, s'appuyant sur les principes baroques et l'enrichissant de toiles de maître. (À Besançon, ce fut une révolution esthétique. Jusque-là, on ne voyait dans la région que des retables de menuiserie adossés à la paroi).Le nouveau clocher fut quant à lui reconstruit un peu plus tard et achevé en 1734 de l'autre côté de la nef, à son emplacement actuel.
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Dessin de l'abside orientale et du clocher nord de la cathédrale en 1699 - Isaac de Robelin

L'architecte Chalgrin construit en 1771 la grande sacristie, contenant des boiseries remarquables ajoutées par la suite et dessinées par le franc-comtois Claude Joseph Alexandre Bertrand, en 1778.En 1790, l'édifice est fermé au culte avant d'être rouvert le 1er mai 1790 par le curé constitutionnel. Cependant, la dévotion populaire liée à l'ostension du Saint-Suaire (détails dans "l'intérieur") fut telle qu'elle se poursuivit pendant la fermeture de la cathédrale jusqu'en juin 1791. Le bâtiment fut finalement rendu au culte seulement en 1798.
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L'édifice au XIXe siècle

En 1829 le cardinal de Rohan-Chabot (dont la statue se trouve à l'entrée de la chapelle du Saint Suaire) aménage le sanctuaire et pose un nouveau dallage en 1830.La deuxième statue de la chapelle du Saint Suaire est celle de Mgr Césaire Mathieu archevêque de 1834 à 1875. Prélat très actif et remarquable administrateur, son épiscopat est surtout marqué par un activisme bâtisseur – 320 églises construites, reconstruites ou restaurées dans le diocèse. En 1854, il fait établir une couverture indépendante de la nef est établie sur les bas-côtés afin de redonner de la lumière naturelle par les fenêtres hautes. En 1857, on creuse une crypte sous la chapelle du Sacré-Cœur où reposeront les sépultures des comtes de Bourgogne.
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1869

Le pavement de l'abside du Saint-Suaire a été dessiné par l'architecte Gaëtan Guérinot en 1869. Au centre, il symbolise la Jérusalem idéale, tandis que les quatre médaillons, dans les coins, représentent les palais de David, de Salomon, d'Hérode et de Pilate.On pose les vitraux de cette abside l'année suivante.
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Vitrail du triforium - Atelier Champigneulle - XIXe siècle.

Entre 1873 et 1875, le triforium (passage étroit aménagé dans l'épaisseur des murs au niveau des combles sur les bas-côtés de la nef) est remanié ainsi que les verrières des fenêtres hautes et certains vitraux à figures.En 1875, la cathédrale est classée au monument historique.
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Entre 1935 et 1951 les vitraux de la première, seconde et quatrième chapelle du bas-côté sud ainsi que ceux de l'abside occidentale et des tribunes furent refaits grâce à l'initiative de l'archevêque Maurice-Louis Dubourg.
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Aujourd'hui

Les aménagement récents du chœur liturgique (chœur roman-gothique situé à l'est) ont été réalisés en continuité historique avec le riche passé de la cathédrale, grâce à l'architecte Jean-Marie Duthilleul au début des années 2010.L'autel, actuellement au centre du motif rayonnant du chœur occidental, était auparavant celui de la chapelle de semaine.Et si l'ambon et la cathèdre sont deux créations contemporaines, leur nuance rouge, accordée à l'autel, au sol du chœur et à l'ancien autel du fond de l'abside, redit le désir d'harmonie qui a toujours animé les architectes successifs de la cathédrale.
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La cathédrale Saint-Jean, église-mère de l'archidiocèse de Besançon, n'est pas une paroisse, mais elle fait partie de la paroisse Saint-Etienne.La messe est célébrée tous les dimanches soir à 18h15 et à toutes les fêtes : Pâques, L'Ascension du Christ, L'Assomption de la Vierge Marie, Toussaint et Noël.
La cathédrale Saint-Jean-Saint-Étienne est située au pied du Mont Saint-Étienne, dans un quartier nommé quartier capitulaire Saint-Jean.
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Derrière la Porte Noire gallo-romaine et face à l'ancien palais épiscopal de l'archevêché de Besançon, elle est sur la route qui monte à la citadelle de Besançon, dans un terrain à très forte déclivité.
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C'est donc en montant depuis la ville historique, au nord, qu'on parvient à la cathédrale Saint-Jean, elle-même construite sur une pente.
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Chœur oriental

Elle offre la particularité, rare en France, d'avoir 2 absides de part et d'autre de la nef. Le chœur oriental est d'architecture romane.
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Partie supérieure de la cathédrale

En montant pour contourner le chœur oriental, on parvient à la tour du clocher, qui est est l'un des plus beaux clocher à dôme à impériale de la ville (également connu sous le nom de clocher comtois).
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Il abrite un ensemble remarquable de dix cloches comtoises, offrant une des plus importantes sonneries de cloches de France.
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Parmi ces cloches, un énorme bourdon, qui ne sonne que très rarement.
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Vue du sud-ouest

Toits des chapelles latérales et contreforts légers.
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A l'occident

Le chœur ouest, roman dans sa partie inférieur et gothique dans sa partie supérieure.Les chapiteaux romans seraient du début du XIIe siècle.
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Il s’agit de dix chapiteaux ornant les colonnettes de part et d’autre des fenêtres du premier niveau. De petite taille, organisés par paires symétriques autour de chaque ouverture, ils offrent un décor assez archaïque inspiré des expériences du XIe siècle.Les motifs corinthiens – feuilles, rosettes, volutes – s’expriment ici dans leur forme la plus simple.
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A l'arrière de l'abside occidentale :

Cet arc et cette colonne (à droite de l'abside occidentale) pourraient dater du XIe siècle. Ce sont les derniers vestiges du cloître de l’archevêque.
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Portail occidental

A gauche de l'abside occidentaleEn haut : armes du cardinal Césaire Mathieu, archevêque de Besançon. A gauche, blason de l'archidiocèse de Besançon portant le bras de Saint Etienne et l'aigle de Saint Jean. A droite, blason de la ville de Besançon.
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Médaillon du fronton de la façade

Il représente Saint Jean l'évangéliste, et son aigle. Œuvre du sculpteur Just Becquet, 1892.
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Entrée principale, au nord

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Roman, gothique, baroque...

La nef et le chœur occidental, vus depuis le chœur oriental

La cathédrale Saint-Jean offre l’originalité d'être construite sur un plan roman-rhénan c'est à dire qu'elle présente deux chœurs opposés dans deux absides opposées. Ceux-ci sont reliés par une nef bordée de deux collatéraux sur lesquels s'ouvrent plusieurs chapelles latérales.Par contre, en raison de la topographie, il n'y a ni transept ni déambulatoires (qui permettraient de faire le tour des chœurs).
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Architecture générale

Ce plan était celui de la cathédrale carolingienne, à laquelle elle s'est substituée. L'abside principale, à l'ouest, montre, tout comme la nef, des parties romanes remaniées à l'époque gothique, tandis que l'abside orientale est un bel exemple de style baroque.A la base, des baies romanes. Au-dessus, les supports et les hautes fenêtres gothiques élèvent l'ensemble à la hauteur général de l'édifice. Les fenêtres romanes en plein cintre s'ouvrent au fond d'un jeu savant de colonnettes et de voussures qui semble n'avoir pas de modèle connu.
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Dans la nef, les arcades en plein cintre, romanes, sont surmontées d'une forte corniche courant le long de l'arcature. Le choix d'un retour à l'antique paléochrétien se manifeste par des murs parfaitement lisses et de (petites) fenêtres ébrasées vers l'intérieur et l'extérieur.Pour l'ornementation intérieure et le décor sculpté, le raffinement fut par contre de mise, notamment dans les deux absides.
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Pour l'éclairage, on abandonna les normes romanes (qui n'apportaient qu'une pénombre intense) au profit d'une innovation (comme à la grande abbatiale de Cluny III) : une suite de fenêtres groupées par trois, celle du centre étant plus grande que les deux autres, ouvertes au second niveau de l'élévation.Ce schéma de fausses tribunes surmontées de trois fenêtres était assez fréquent dans l'art roman tardif et le premier âge gothique.
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POUR SE REPÉRER...

1 - Chapelle Saint-Étienne 2 - Abside du Saint-Suaire, à l'est 3 - Chapelle Saint-Ferjeux-Saint-Féréol 4 - Clocher et horloge astronomique 5 - Baptistère 6 - Chapelle de la rose Saint Jean 7 - Chapelle Boitouset ou Notre-Dame des Jacobins 8 - Chapelle de l'Immaculée conception 9 - Chapelle des comtes de Bourgogne 10 - Chapelle Bonvalot 11 - Chœur liturgique 12 - Abside ouest 13 - Galerie néogothique - XIXe siècle (Accès handicapés) 14 - Vestiaire des chanoines 15 - Sacristie
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A L'EST, PARTIE LA PLUS RÉCENTE

Le chœur oriental, baroque.

Suite à l'effondrement du clocher et de deux travées de la nef, en 1729, l'abside orientale a été reconstruite dans les années suivantes, ainsi que les deux chapelles, nord et sud, qui la bordent.
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Le décor grandiose appuyé sur les principes baroques et enrichi de toiles de maître fut une innovation à Besançon (jusque-là, on ne voyait dans la région que des retables de menuiserie adossés à la paroi). Il est l’œuvre de l'architecte parisien Germain Boffrand (1667-1754).A l'entrée : deux statue, celle du cardinal Louis-François de Rohan-Chabot (archevêque de Besançon de 1829 à 1833) qui fit aménager le sanctuaire et poser un nouveau dallage en 1830 ; et celle du Cardinal Mathieu (archevêque de Besançon de 1834 à 1875) qui contribua aussi beaucoup à la rénovation de la cathédrale.
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Coffre qui aurait abrité le Saint-Suaire de Besançon

Pour abriter le Suaire de Besançon, Germain Boffrand opta pour un autel à la romaine, c'est-à-dire détaché du mur. Il y logea un coffre où fut déposée la relique. Le Suaire fut détruit pendant la Terreur.Le Saint-Suaire de Besançon présentait l'empreinte d'un homme nu, supplicié, de face. Copie qui fût vite regardée comme une relique authentique de la Passion du Christ, elle est mentionnée pour la première fois en 1523. Objet d'un culte important au XVIIe siècle, comme le montre le fait que lors de la capitulation de la ville devant les armées françaises en 1674, la seule condition posée fut de conserver cette relique.À la Révolution, le Saint-Suaire de Besançon est envoyé, le 27 floréal an II, à Paris où les révolutionnaires de la Terreur le jettent au feu.
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La chapelle Saint-Étienne et son étrange gisant-transi - XVIe siècle.

Au nord, sur la gauche de l'abside du Saint-Sacrement, la chapelle Saint-Étienne fût rebâtie à la fin du XVIIIe siècle. Elle abrite le tombeau de Ferri Carondelet (†1528), archidiacre au chapitre de Saint-Jean. Le gisant, en haut, est accompagné, en bas, de son transi (représentation du cadavre).Au-dessus, tableau représentant "La Mort de Saphire et d'Ananie" (présumé de Franken Ambrosius, au début du XVIIe siècle)Au dessus de l'autel, tableau de 1750 : «Le Martyre de saint Étienne» (par Jean-François de Troy)
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La chapelle Saint-Ferréol-et-Saint-Ferjeux

De l'autre côté de l'abside du Saint-Sacrement, la chapelle Saint-Ferréol-et-Saint-Ferjeux après laquelle on peut accéder au clocher et à l'horloge astronomique (voir Insolite).L'autel fût consacré en 1756. Au-dessus, «La Prédication de saint Ferréol et de saint Ferjeux» de Charles-Joseph Natoire, 1754.Sur la droite, tableau représentant Saint Jean à Patmos, de Guillaume-Francis Colson, 2e quart du XIXe siècle.
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LE CHŒUR LITURGIQUE A L'OUEST

Chœur et abside ouest

Placée à l'ouest, l'abside est composée d'une élévation à deux niveaux, correspondant à deux phases de construction de l'édifice. Le premier est constitué de sept fenêtres romanes du XIIe siècle. Le second niveau est composé de sept baies gothiques du XIIe siècle.
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Le chœur liturgique est surélevé de 5 marches par rapport à la nef. Le sol est composé par une marquèterie de marbres formant comme une grande étoile. L'autel, signifiant le don universel du Christ répandu sur toute l'humanité à chaque célébration eucharistique, a naturellement sa place au centre de ce motif rayonnant.
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L'ambon et la cathèdre (le siège de l'évêque) sont deux créations contemporaines, signifiant par leur présence l'actualité de la Parole de Dieu adressée au monde d'aujourd'hui. Leur nuance rouge, accordée à l'autel, au sol du chœur et à l'ancien autel du fond de l'abside, témoigne du souci de se situer en continuité historique avec le riche passé de la cathédrale.
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LES CHAPELLES DU COLLATÉRAL SUD

La chapelle des Fonts baptismaux - Première chapelle au sud

Cette chapelle fut bâtie sous le patronage de saint Antoine et conserve son architecture gothique. Au XVIIIe siècle, elle fut amputée de sa seconde travée. La fenêtre date du même siècle. De petites baies gothiques à lancette l'éclairaient de chaque côté.
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Au centre,le baptistère, vaste cuve en pierre destinée aux baptêmes. Ce baptistère est le bénitier placé, jadis, à l'entrée de l'ancienne église des Jacobins de la rue Rivotte, à Besançon et dont il ne reste actuellement que le portail. Taillé en 1691, le décor reprend les insignes de l'Ordre des Jacobins: le chien de saint Dominique portant le flambeau allumé, l'étoile, le chapelet qui forme des guirlandes de perles répétées à plusieurs endroits.
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bas-relief représentant la Cène

Sur le mur de droite, on remarque un bas-relief en marbre, représentant la Cène, que l'archevêque de Besançon, Mgr Césaire Mathieu a fait fixer en 1845. C'est Claude Arnoux dit Lulier qui le sculpta.Sur la partie droite de l'entrée, on trouve une Vierge à l'Enfant qui est une statue de bois du début du XVIe siècle, due sans doute aux imagiers flamand de Brou.
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La chapelle de la Rose de Saint-Jean - Deuxième chapelle du sud

Cette chapelle fut reconstruite en 1328 par Jean de Cicon en l'honneur de saint Pierre. Au XVIIIe siècle, elle fut habillée selon les goûts du temps, et revêtue d'ornements de style Pompadour, mais retrouva son aspect ancien dans le courant des années 1960. C'est dans cette chapelle qu'est actuellement installée la Rose de Saint-Jean .
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La Rose de Saint-Jean

Il s'agit d'un marbre blanc circulaire de 1,07 m de diamètre, creusé au centre.Table d'autel qui porte en son centre un chrisme, inséré dans un cercle et encadré par les lettres grecques Α (alpha) et ω (oméga), première et dernière lettre de l'alphabet grec. Le chrisme encerclé est également traversé par une croix latine, surmontée d'une colombe (ou d'un aigle) et présentant à sa base un agneau debout, la tête tournée vers le spectateur.
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Huit lobes régulièrement distribués sur la périphérie de l'autel circulaire et dans lesquels on disposait les hosties à consacrer, encadrent la partie centrale. Dans leurs tympans, on peut lire cette inscription latine : « Hoc signum præstat populis cælestia regna.», c'est-à-dire : « ce signe manifeste, pour les peuples, le royaume des cieux. ».D'après une ancienne inscription, la rose de St-Jean est un ancien marbre sacré. Posé en 1050 par le pape Léon IX sur l'autel de l'ancienne cathédrale Saint-Étienne (détruite par Vauban). Placé en 1711 sur le grand autel de la cathédrale [Saint-Jean]. Incrusté en 1790 dans le mur de l'abside. Déposé le 6 janvier 1898 dans la chapelle du baptistère.Certain n'hésite pas à y reconnaître l'autel primitif de la cathédrale Saint-Étienne. Ce serait « l'un des morceaux que l'on sait avoir été fournis par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, pour la construction de cette église. » (Auguste Castan)
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La chapelle de Notre-Dame des Jacobins ou chapelle Boitouset - Troisième chapelle du sud

La chapelle, fondée en 1300, complètement transformée au XVIIe siècle au frais de Gérard Boitouset, elle sert principalement d'écrin à la Vierge de Passignano, connue longtemps, à Besançon, sous le nom de Notre-Dame des Jacobins. Tableau peint au XVIIe siècle par l'artiste florentin Domenico Cresti.
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La décoration de la chapelle, pour ce qui est de l'arc-de-triomphe polychrome, à l'entrée, et de la voûte intérieure, se rattache à la seconde Renaissance comtoise et est l'œuvre du sculpteur dolais Hugues de Rupt qui décora également la Sainte-Chapelle de Dole (1609-161225).L'autel de marbre date de 1736. Avant 1791, le tableau inséré dans le retable de l'autel était une Descente de Croix.L'actuelle décoration de la chapelle est due à la générosité de l'archevêque de Besançon, Mgr Louis François Auguste de Rohan-Chabot (1829-1833) qui voulut ainsi témoigner de son attachement à la Vierge Marie. Les anciennes boiseries qui décoraient les murs furent remplacées en 1832, par les douze apôtres, œuvre du sculpteur Georges-Philippe Clésinger (1788-185243), dit Clésinger pèrePlus tard, l'archevêque de Besançon, Mgr Césaire Mathieu, fit exécuter les deux vitraux de la petite chapelle. Chaque jour, le prélat venait s'agenouiller devant l'image vénérable de la Vierge, lui envoyait fréquemment des cierges et voulait en avoir de fidèles copies.
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La chapelle de l'Immaculée-Conception - Quatrième chapelle du sud

Cette chapelle remonte à la seconde moitié du XIIIe siècle. Mais son architecture ressort des embellissements entrepris au XVIIe siècle et qui témoignent de la persistance gothique médiévale en Franche-Comté.
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Surmontant l'autel, une Pieta de 1532, en marbre blanc, représentant la Vierge Marie qui, avec l'aide d'un ange, porte le cadavre de son Fils. Ce dernier n'est pas couché sur les genoux de sa mère, comme il en était au Moyen Âge mais, à la manière des images flamandes du Dieu de Pitié, il est assis à ses pieds, dans une attitude annonçant déjà sa résurrection. Conrad Meit sculpta cette Pieta sur la demande de l'abbé Antoine de Montécut, aumônier de Marguerite d'Autriche.
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La chapelle du Sacré-Cœur - Cinquième chapelle du sud

Cette chapelle fut fondée sous le patronage des saint Jacques et saint Christophe par le chanoine Pierre de Cicon. Elle fut maintes fois remaniée. La voûte en berceau, recoupée par trois doubleaux sur pilastres, fut établie en 1784. Autrefois consacrée au Saint Esprit, elle est désormais consacrée au culte du Sacré Cœur, comme le montre la statue du Christ installée à l'arrière de l'autel actuel.
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Guillaume Ier, dit le Grand (1020-1087), père du pape Calixte II

Cette chapelle est affectée à la sépulture des comtes souverains de la Franche-Comté de Bourgogne. En 1865, elle fut complètement réparée par les soins de l'archevêque de Besançon, Mgr Césaire Mathieu qui fit également creuser et décorer la crypte de style roman où reposent les corps des huit personnages représentés, en pied et sur toile, sur les murs de la chapelle. On accède à cette crypte par un escalier pratiqué derrière l'autel.Les portraits des comtes que l'on peut admirer dans la chapelle du Sacré-Cœur sont des copies du XIXe siècle réalisées par le peintre bisontin Édouard Baille.
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La chapelle de la Semaine - Sixième chapelle du sud

L'actuelle chapelle de la Semaine fut élevée, entre 1561 et 1563, sur l'emplacement d'une chapelle primitive dédiée à saint Oyend, puis à saint Denis au XVIIe siècle. L'orientation de la chapelle primitive est à l'origine du fait que cette chapelle n'est pas perpendiculaire à l'axe de la nef.Les deux clefs de la voûte reprennent le blason des Bonvalot de Champagney, « d'argent à trois jumelles de gueule », qui firent construire cette chapelle.
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Les fonts baptismaux étaient primitivement placés dans cette chapelle qui constituait le seul lieu, avant la Révolution française, où l'on baptisait, à Besançon, pendant les octaves de Pâques et de Pentecôte.En 1905, l'archevêque de Besançon, Mgr Fulbert Petit conçut le projet de transporter le Saint Sacrement dans la chapelle Saint-Denis. Fut alors déposé l'ancien retable pour y établir une iconographie appropriée : en rapport avec l'Eucharistie. L'auteur de l'ensemble de ces œuvres, toutes de 1905, est le peintre Henri Rapin.
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LES ORGUES

L'orgue de la nef

L'orgue de la nef, dans le collatéral nord, à droite en entrant face au chœur liturgique, est l'orgue principal. Construit par les facteurs Danion-Gonzalez en 1987, dans un buffet conçu par l'architecte Jouve, il comprend 64 jeux répartis sur quatre claviers manuels et pédalier (à traction mécanique).

L'orgue de chœur

En 1558, un jubé construit au milieu de la nef permettait d'accéder, par un escalier interne, à un premier orgue placé en nid d'hirondelle. En 1764 cet orgue est reconstruit par le facteur Karl Joseph Riepp (1710-1775), de Dijon.En 1792, à la Révolution, le jubé est démoli, mais l'orgue, qui conserve sa disposition en nid d'hirondelle, est placé sur le mur Sud avec un escalier provisoire pour y donner accès. Cependant, une partie de la tuyauterie est vendue.En 1823, Joseph Callinet, arrière-petit-neveu de Karl Joseph Riepp, reconstruit l'instrument en y ajoutant quelques jeux. En 183, l'escalier provisoire qui gênait considérablement le passage est détruit. Cette démolition condamne la disposition en nid d'hirondelle et l'instrument est alors déplacé vers un appendice construit au-dessus du passage conduisant à l'ancien archevêché.L'instrument est ensuite agrandi par Charles (1859) et Nicolas (1866) Verschneider, par Charles Anneessens (1898) puis par Curt Schwenkedel (1940). En 1982, il est reconstruit par la firme Alfred Kern & Fils, qui conserve, en partie, le matériel instrumental d'origine. La tuyauterie de Riepp et de Callinet est classée « objet culturel » le 19 octobre 1976.
Du XIIe siècle, ils ont été intégrés dans l'édifice gothique

L'Assomption de la Vierge

Ce chapiteau se situe dans la nef, il représente l'entrée de la Vierge Marie, dans toute l'intégrité de son être, dans la Vie de Dieu.
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Les chapiteaux romans datent du XIIe siècle on peut les observer aujourd'hui encore, malgré les reconstructions successives de l'édifice carolingien, grâce au soucis des architectes de les réutiliser.Une première série, la plus ancienne, se situe à l’extérieur de l’abside occidentale. Les trois autres séries sont situées depuis l’intérieur du chœur, jusqu’au triforium roman en passant par les grandes arcades de la nef.
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Chapiteau extérieur

La première série est constituée de dix chapiteaux ornant les colonnettes de part et d’autre des fenêtres du premier niveau. De petite taille, organisés par paires symétriques autour de chaque ouverture, ils offrent un décor assez archaïque inspiré des expériences du XIe siècle.Les motifs corinthiens – feuilles, rosettes, volutes – s’expriment ici dans leur forme la plus simple.
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Chapiteaux du chœur

A l'intérieur de la cathédrale, la majorité des chapiteaux historiés se trouve dans le chœur. Au niveau de la fenêtre d’axe sont représentés les douze apôtres, tandis que les chapiteaux de la fenêtre voisine montrent les « Mages devant Hérode » et « l’adoration des Mages ».
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Adoration des Mages, à l'intérieur de l'abside occidentale

Sur le reste du chœur se déploie tout un répertoire ornemental figurant des thèmes symboliques ou fantastiques pour signifier l’antagonisme entre le bien et le mal, dans une végétation luxuriante, traitée avec beaucoup de maitrise. Dans la nef romane du XIIe siècle, ne subsistent que onze chapiteaux. Le répertoire ornemental s’inspire largement de celui de l’intérieur de l’abside.
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Masque animalier (dans la nef)

Les chapiteaux du triforium (passage étroit aménagé dans l'épaisseur des murs au niveau des combles sur les bas-côtés de la nef) roman sont ceux qui ont le plus souffert des travaux de réaménagement de la cathédrale, mais on en conserve la trace bien que leur emplacement ait changé.Cet ensemble étant le dernier et le plus important réalisé par les sculpteurs romans, on constate un appauvrissement du répertoire qui conduit à de nombreuses répétitions des motifs ornementaux. Toujours dans la même veine stylistique, une sorte de jeu décoratif s’exprime ici. Beaucoup de chapiteaux représentent des diableries. Pour les autres à motifs feuillagés, on retrouve également les mêmes inspirations mais réalisées plus grossièrement.
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Pour avoir plus de détails sur les chapiteaux (qui sont souvent difficilement visibles à l’œil nu), vous pouvez consulter l'exposition en ligne sur le site de la cathédrale : [http://www.cathedrale-besancon.fr/cathedrale.html](http://www.cathedrale-besancon.fr/cathedrale.html)

L'horloge astronomique

L'horloge astronomique de la cathédrale Saint-Jean est considérée comme un chef-d'œuvre du genre. Elle remplace une première horloge astronomique conçue par Bernardin et construite entre 1850 et 1855. Il l'avait exposée à l'exposition universelle de Paris en 1855. Mais jugée compliquée et défectueuse, elle a disparu vers 1860.
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d'Auguste-Lucien Vérité

En 1857, l'archevêque Mathieu demande à Auguste-Lucien Vérité, célèbre maître horloger de Beauvais en Picardie de concevoir une nouvelle horloge astronomique.Vérité qui exposait aussi à l'Exposition Universelle de 1855 y avait certainement vu l'horloge de Bernardin... qu'il remplacera avec beaucoup de talent.(il concevra aussi l'horloge astronomique de la cathédrale de Beauvais entre 1865 et 1868).
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Deux ans de travail puis trois ans d'améliorations ont été nécessaires à son édification.
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Auguste-Lucien Vérité semble n'avoir repris aucun élément mécanique de l'horloge de Bernardin. Par contre, la comparaison avec la description de l'horloge de Bernardin montre qu'une très grande partie des idées de l'horloge ne sont pas de Vérité, même s'il a su leur donner une meilleure assise.
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Par exemple, c'est Bernardin qui a introduit cette multiplicité de cadrans et des affichages un peu inhabituels (pour Besançon) comme ceux des marées.
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L'horloge de Vérité est composée de 30 000 pièces mécaniques et présente 122 indications toutes interdépendantes dont :Heures, dates, saisons, durée du jour et de la nuit, heures à 20 endroits du monde, nombres d'éclipses lunaires et solaires, signes zodiacaux, date de Pâques (épacte), dates et heures des marées, heure solaire, solstice...
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Cette horloge astronomique est animée par de nombreux automates et chorégraphies mécaniques et animations du système solaire, inspirées par la Bible catholique et déclenchées en fonction du calendrier et de l'horaire.
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L'horloge est dans une pièce prévue à cet effet, dans la tour de la cathédrale (35 marches en plus de celles pour accéder à la cathédrale).Elle peut être visitée tous les jours, en visite guidée exclusivement, aux heures où _les animations mécaniques sont les plus spectaculaires : à 9h50, 10h50, 14h50, 15h50, 16h50 du 1er avril au 30 septembre : tous les jours sauf le mardi du 1er octobre au 31 mars : tous les jours sauf le mardi et le mercredi._[http://www.horloge-astronomique-besancon.fr](http://www.horloge-astronomique-besancon.fr)
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Restauration de l'horloge

L'horloge a cessé de fonctionner au début des années 1960, à la suite du décès de la personne qui en assurait l'entretien. Elle a ensuite été restaurée par l'entreprise Ungerer de Strasbourg en 1966. Par la suite, l'entreprise Voegelé a été chargée d'une restauration, et plus récemment l'entreprise Prêtre de Mamirolle.L'horloge a été classée monument historique au titre objet en 1991.
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Visite

La cathédrale est ouverte tous les jours de l'année : de 9h à 18 h 15 de la Toussaint à Pâques (excepté les dimanches soir et célébrations occasionnelles en semaine) de 9h à 19h le reste de l'année.Visites commentées de la Cathédrale par des guides-conférenciers agréés par la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites, toute l'année pour groupes constitués, sur demande à l'Office du Tourisme de Besançon, service "visites" : 03 81 80 92 55Visites guidées centrées autour de l'horloge astronomique, animation des automates à chaque visite toutes les heures entre 9h50 et 17h50 sauf entre 12H50 et 14h50 Du 1er Avril au 30 Septembre : tous les jours sauf le mardi Du 1er octobre au 31 Mars : tous les jours sauf le mardi et le mercredi fermé le 1er Mai, les 1er et 11 Novembre, le 25 Décembre (sous réserve : A vérifier auprès du responsable de l'horloge en téléphonant au 03 81 81 12 76).Merci d'être discrets lors des offices, des concerts d'orgue ou des fréquents concerts de chorales.

Contact

La Cathédrale St Jean à l'Evêché La Cathédrale Saint-Jean est l’église mère du diocèse. A ce titre, elle dépend de l'Evêché du diocèse de Besançon.Pour contacter la Cathédrale à l'Evêché : Archevêché 3, rue de la Convention 25041 BESANCON CEDEX 03 81 83 34 62 (répondeur dans la semaine) cathedrale@diocese-besancon.frLe 10 octobre 2013, le Pape François a nommé Monseigneur Jean-Luc Bouilleret 122ème archevêque de Besançon.
Paroisse Saint Etienne de Besançon La Cathédrale St Jean fait partie de la paroisse St Étienne.Messe dominicale à la Cathédrale : dimanche soir à 18h15 et à toutes les fêtes : Pâques, L'Ascension du Christ, L'Assomption de la Vierge Marie, Toussaint et Noël.En septembre 2015, l’archevêque a nommé le Père Michel BRUARD, recteur de la cathédrale. C’est lui qui a la responsabilité pastorale de la cathédrale par délégation de l’évêque et c’est lui qui assure le lien avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC).Vous pouvez joindre le Père Michel BRUARD cathedralesaintjean@hotmail.fr Cure de Saint Pierre 10 place du 8 septembre 25000 Besançon 03 81 82 02 45
Besançon Tourisme et Congrès 2 place de la 1ère Armée française 25000 Besançon E-mail : info@besancon-tourisme.com03 81 80 92 55Horaires d’accueilHaute saison : Juillet et août. Du lundi au dimanche de 10h à 18h Basse saison : De 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h du lundi au samedi et le dimanche de 10h à 13h en période de vacances scolaires. Fermeture des bureaux : tous les jours fériés, sauf en haute saison
Les Amis de la Cathédrale Saint-Jean de Besançon L'association a pour objet de promouvoir les qualités architecturales et artistiques de la Cathédrale Saint-Jean de Besançon et de contribuer à son rayonnement culturel en apportant à cet effet son concours tant au Recteur de la Cathédrale qu’à la commune de Besançon, et à l’Etat propriétaire de cet édifice classé et de son mobilier inventorié.Depuis janvier 2017, l'association a repris la gestion du mécénat pour la restauration des œuvres d'art. Beaucoup d'œuvres attendent d'être sauvées ...Amis de la Cathédrale Saint-Jean de Besançon et de son Trésor Association loi de 1901 3 rue de la Convention – 25041 Besançon cedex -Email : amiscathedralesaintjean@hotmail.com 08 92 97 61 11
Source d'Informations : anonyme - cathedrale-besancon.fr photos-eglises.fr Espace et Liturgie, De J.-M. Duthilleul, Mame-Desclée, Paris 2015. Wikipédia patrimoine-histoire.fr horloge-astronomique-besancon.fr musiqueorguequebec.ca
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