Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne

Proposée par :
Bayonne
Place Monseigneur Vansteenberghe - 64100
Chemin de St Jacques
Patrimoine mondial Unesco
Monument Historique
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Dans le vieux quartier de Bayonne vieux au milieu des ruelles et ces antiquaires, la Cathédrale de Bayonne dresse depuis le XVe siècle ses deux tours gothiquesLa cathédrale s’inspire de Reims pour ses plans et son chœur et de Soissons pour son déambulatoires et ses chapelles.Elle et depuis toujours une étape importante pour les pèlerins de Saint-Jacques.Elle a su garder, un fil des siècles un patrimoine religieux d’une grande diversité, encore aujourd’hui accessible.Sus son côté un des plus grands cloîtres de France abrite une extraordinaire collection de vitraux de la Renaissance, retraçant des scènes bibliques.C’est pour toute cette richesse qu’elle fut une des premières cathédrales classée Monument Historique des 1862.Elle mérite beaucoup plus d’un détour… comme les pèlerins vers Saint-Jacques, faites en une halte majeur de votre séjour au Pays Basque.

Un emplacement religieux depuis l'Antiquité

De longue date, se trouve sur cet emplacement un temple dédié au Dieu Mars.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Histoire

Au IVe siècle

À la fin du IVe siècle, à la suite d'un miracle réalisé dans le temple de Mars occupant le centre de la ville, une partie de la population se convertit et le temple est rasé pour édifier une cathédrale qui semble dédiée à la Vierge Marie. Bayonne devient le siège d'un évêché.

Au Xe siècle

Lorsque saint Léon arrive vers l'an 900 pour rechristianiser la région qui a subi les assauts répétés et les pillages des Normands, il ne reste ni clergé ni église.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Histoire

Au XIIe siècle

Au XIIe siècle, l'évêque Raymond de Martres projette de construire une cathédrale romane dédiée à Notre-Dame. Il commence à lever des fonds mais la pose de la première pierre est probablement réalisée par son successeur, Arnaud Loup de Bessabat, en 1140 ou 1141 sur l'emplacement de la cathédrale actuelle. Elle possède déjà un cloître dont le mur extérieur ouest est probablement le plus ancien vestige de l'ensemble architectural (le mur sud de la cathédrale a été détruit au XIXe siècle).

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Histoire

Au XIII siècle

Les Bayonnais décident de reconstruire le monument et font intervenir un architecte connaisseur des nouvelles techniques de construction dites gothiques. On l'appelle le « maître champenois ». Il construit le chevet puis certainement une partie du transept et du cloître gothique en s'appuyant sur les murs romans. Il érige également un clocher au niveau des deux chapelles sud du chevet (au niveau de l'entrée actuelle du cloître) car l'incendie avait également touché le clocher situé dans la tour sud.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Histoire

Au XIVe siècle

En 1310, la foudre détruit par le feu ce qui restait de la cathédrale romane mais sans toucher l'œuvre gothique commencée au XIIe siècle. Au cours des XIVe et XVe siècles, la construction se prolonge vers l'ouest grâce aux dons du cardinal Guillaume-Pierre Godin originaire de Bayonne (illustration). La dernière travée de la nef est terminée en 1404, les bas-côtés sont ensuite élevés. La cathédrale est quasiment achevée quand les Français reprennent la ville aux Anglais en 1451.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Histoire

Du XVe au XVIIe siècle

Fin XVe siècle, début du XVIe siècle, les travaux de la tour Sud sont commencés par les trésoriers laïcs Bernardon Lehet et son fils Auger. Celle-ci est coiffée en 1615 d'un dôme en ardoise à huit pans en forme de bulbe et surmonté de deux croix.

Cette inscription apprend donc que les deux piliers ou arc-boutants ne furent commencés qu’en 1515 par Auger de Lahet pour soutenir le clocher dont son père, Bernadon de Lahet, également trésorier et fabricien laïc de la Cathédrale, avait entrepris la construction vers 1502. Les deux piliers et la basse voûte précédant le portail Ouest de la Cathédrale s’avéraient indispensables pour soutenir la façade principale, sous la rosace, et les deux tours.

Au XVIIIe siècle : la Révolution

Pendant la Révolution, l'édifice est saccagé. Le tympan de l'entrée ainsi que les statues des portails Ouest et Nord sont détruits. Elle est utilisée comme grenier à foin et subit les intempéries. Elle sera rendue au culte en 1802.

Au XIXe siècle : une restauration d'ampleur débute

Au XIXe siècle, Monseigneur Lacroix souhaite entreprendre d'importants travaux de restauration et de remaniement grâce à notamment au legs Lormand de 40 000 francs or. Il fait appel à Émile Boeswillwald, architecte des bâtiments de France, un disciple d'Eugène Viollet-le-Duc. L'édifice est doté de deux flèches de 85 mètres et de tours qui lui donnent l'allure élancée actuelle. La galerie Nord du cloître disparaît. Les travaux qui modifient substantiellement l'édifice se poursuivent jusqu'en 1930.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Histoire

Au XXe siècle : des restaurations importantes

Des travaux de ravalement et de nombreuses restaurations intérieures comme extérieures sont entrepris au XXe siècle.

Plan de la cathédrale

Plan de la cathédrale et du cloître attenant côté Sud.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur

Le porche Ouest

Construite en pierres de Mousserolles (pierre ocre) puis en pierres de Bidache (pierre blanche), la cathédrale Sainte-Marie est située en plein cœur de la ville de Bayonne dans le quartier historique. Elle est située sur une butte qui domine l’Adour et la Nive. Elle appartient au style gothique rayonnant avec une influence champenoise surtout dans l’abside et le déambulatoire. La face ouest, qui se trouve face à la bibliothèque municipale, anciennement le palais épiscopal, est constituée d’un grand portail et de deux flèches entourant cette entrée. C’est la façade la plus récente de la cathédrale.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur

Statue de la Vierge

Au premier niveau de la Tour Sud se trouve une statue de la Vierge à l'Enfant, réalisée entre 1895 et 1899 par le sculpteur bordelais, Jean Mora.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur

La façade Nord

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur

Les gargouilles

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur
Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur
Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur

La façade Est

La face est, qui se trouve du côté de la Nive, constitue le chevet de la cathédrale.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur

Au Sud, le cloître

Le cloître attenant à la cathédrale occupe tout le côté Sud de la cathédrale.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur

Statues

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur

Portail Sud

Très belle représentation du Jugement Dernier

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Extérieur

La nef

A l’instar de sa façade, la nef de la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne est comme aspirée vers les cieux. Haute de plus de 26m, mais étroite, elle invite le visiteur à lever les yeux pour contempler ses voûtes peintes qui racontent l’histoire de la ville. Les sept travées sont à croisée d’ogives. Sous les voûtes, les vitraux de la Renaissance, restaurés à la fin du XIXe siècle, conservent quelques belles couleurs. Les sujets sont empruntés à la Genèse avec Adam et Eve et à l'Evangile avec des scènes de l'enfance de Jésus et de la Passion.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Les clés de voûte

Lorsqu’on visite la cathédrale de Bayonne, il est intéressant de regarder le détail des clefs de voûtes armoriées. Elles sont particulièrement belles et leur décor reprend le plus souvent un thème en liaison avec la ville de Bayonne, et sa période Anglaise. Une clé de voûte représente un château à trois donjons, entouré de deux léopards, signe de la domination Anglaise pendant la construction de l'édifice.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Clé anglaise

La clef de voûte de la première travée de la nef ainsi que celle de l'une des tours, rappelle que la cathédrale gothique a été construite sous domination anglaise.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Une clé de voûte remarquable

Dans le transept sud se trouve l'une des plus belles clefs de voûte de la cathédrale : la nef bayonnaise, symbolisant la puissance navale de la ville médiévale. Elle représente un navire avec un gouvernail d'étambot appelé aussi « timon à la bayonnaise », invention permettant une grande maniabilité des navires. On suppose qu’il a été inventé à Bayonne. Les Basques l’ont répandu en Europe au début du XIIe siècle. Huit marins sont à bord. Tout autour apparaissent les symboles et les noms des quatre évangélistes : Jean (et l'aigle) à la poupe, Luc (et le bœuf) à la pointe du mât, Matthieu à la proue, Marc (et le lion) sous la coque. C’est donc la nef de l’Église qui est ici représentée. Clé de voute du transept de la cathédrale Sainte-Marie, à Bayonne. Pour les navigateurs d’autrefois, qui affrontaient les mers les plus lointaines sans GPS ni pilote automatique, bien diriger le bateau était crucial. Le gouvernail d’étambot, qui fut un excellent substitut à la rame de gouverne, est probablement apparu en Extrême-Orient peu après l’an mille puis, deux siècles plus tard, dans les pays scandinaves. Par le jeu mystérieux des assonances et associations d’idées, il en vint plus tard à prendre le nom de « gouvernail à la bayonnaise ». Si les gens de Bayonne, marins chevronnés, n’en sont pas vraiment les inventeurs, ils sont parmi les premiers à l’avoir utilisé systématiquement, sur leurs « naus » au long cours, et à l’avoir représenté, dès le XIVe siècle : levez la tête vers la clé de voûte de la cathédrale Sainte-Marie et vous le verrez !

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Clé symbolisant l'Alliance

La clé de voûte représente les fleurs de lys symbolisant le pouvoir Français qui côtoient les trois léopards symbolisant le pouvoir Anglo-Gascon.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Les vitraux

La cathédrale possède une magnifique collection de vitraux qui datent de la Renaissance au début du XXe siècle. On y retrouve diverses représentations de parties de la Bible comme la création d'"Adam et Ève" ou des scènes de la vie du Christ ou encore des scènes de la vie des Saints.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Les vitraux du choeur

Les vitraux du choeur qui datent du XXe siècle sont signés de Paul Louzier et Edmond Socard. La qualité des dessins et des lumières est absolument remarquable, notamment en ce qui concerne les quatre prophètes, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et Daniel.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Les sept chapelles du bas-côté Nord

En entrant dans le bas-côté Nord à gauche se trouvent sept chapelles.

Chapelle des fonds baptismaux

Dans la chapelle se trouvent des fresques qui datent du XVe siècle.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Chapelle saint Michel

(photo à venir)

Chapelle Sainte-Thérèse

(photo à venir)

Saint Léon

Né à Carentan à une date peu vérifiée par l’état civil de l’époque, il partit avec ses parents rejoindre la cour du Roi louis II de Germanie (IXe siècle) le long du Rhin en Bavière. Il rejoignit ensuite Paris pour des études dans une école fondée par Charlemagne. Nommé en 888 archevêque de Rouen, il est envoyé au pays du Labourd afin d’évangéliser les Basques, Vascons du temps jadis. Dure épreuve, car les dits Basques (ou leurs envahisseurs) adorent le dieu Mars parmi le panthéon généreux des divinités de l’époque. La citadelle mal protégée est envahie par les Vikings qui ratissent la ville et coupent la tête de Léon et de deux de ses frères oubliés, Philippe et Gervais, qui connurent le même sort. Frères de sang, frères d’armes, les deux à la fois sans doute, car à l’époque, le bras armé de ces hommes conduit leur itinéraire de missionnaire. Léon fut célébré et le demeure encore en début mars de chaque année dans la cathédrale et le diocèse dont il est le patron. La tradition lui est attachée par des cantiques et des chants populaires, des confréries disparues, un lien avec la proximité de la Nive où selon la mémoire passée, il fut décapité. En revanche, du roi Léon, baudruche exhibée lors des fêtes estivales, chacun se rappelle d’un souvenir encore récent le bayonnais épicurien et singulier qui inspira le personnage du balcon de la ville. Un quidam gourmand et pittoresque, amuseur et saltimbanque, que l’on célèbre dans le dédale de l’été, lors des fêtes de Bayonne. Quoi de commun entre les deux personnages de l’histoire ? Une tradition double, Bayonne aimant les célébrer à la fois dans leur différence et leur originalité ! L’âme bayonnaise, dans son sens gascon du bien rire, du bon vivant et du savoir-faire légendaire, constitue le cachet d’une cité marquée par l’empreinte du passé et la "vista” pour ceux qui la découvrent au détour d’un voyage dans un pays autre et tout autre selon leur imaginaire !

Chapelle du Crucifix ou Chapelle de la Passion

Chapelle Saint Jérôme

Dans La Chapelle Saint-Jérôme se trouve un des plus vitraux de la cathédrale, dit «de la Cananéenne ». Il représente le Christ chassant le démon du corps de la fille de la Cananéenne. Il est de belle facture mais aussi très intéressant d'un point de vue historique car on y a vu ressemblance entre la délivrance de la fille de la Cananéenne et la délivrance des deux fils de François 1er à l'occasion de négociations lors des guerres d'Italie. Il a en effet été réalisé en 1531, année de la mort de Louise de Savoie, mère de François 1er, qui avait signé en 1529 la paix des Dames avec Marguerite d'Autriche, la tante de Charles Quint. Ce traité avait permis de libérer les fils de François 1er, retenus en Espagne. Vitrail très significatif de la Renaissance à plus d'un titre et qui porte la salamandre, emblème du roi. Il a été restauré en 2012.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Chapelle Saint-Jean Baptiste

L'ancien maître-autel

Dans l'abside, en hauteur, se trouve l'ancien maître autel en marbre de Carrare surmonté d'un "Haut Ciborium". Le pavement de marbre polychrome a été dessiné par Louis Steinheil et fut exécuté par l'atelier Géruset de Bagnères de Bigorre. C'est un "damier de lions et d'aigles couronnés regardant vers l'autel". Ces motifs reprennent ceux de la chasuble rapportée par Bernard de Lacarre de la troisième croisade et retrouvée dans un tombeau dans la chapelle Ste Anne en 1853. Une citation du 1er livre des Rois relie les colonnes de cette partie absidiale : "Que tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette maison, sur ce lieu dont tu as dit : "Mon Nom sera là", écoute la prière que ton serviteur fera en ce lieu.". Le ciborium Néo Gothique, réplique miniature de la Sainte Chapelle, forme un immense dais carré au dessus de l'autel. Il est surmonté par quatre anges aux angles montrant les instruments de la Passion du Christ.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Le nouveau maître-autel

Dans la partie située à la croisée du transept, se situe le nouveau mobilier liturgique : "autel, ambon, cathèdre, fauteuils, bancs". Ils ont été réalisés en bois de hêtre par le le sculpteur Dominique Kaeppelin en 2003. Un Christ ressuscité situé sur le pilier droit du transept à l'entrée du choeur vient compléter l'ensemble. Sur le nouveau maître autel sont représentés la Résurrection et la traversée de la Mer Rouge, soit les deux Pâques : "la Pâque juive et la Pâque chrétienne". Sur les côtés sont représentés des animaux de la Création. Sur l'ambon est représenté un chêne, arbre d'Abraham à Mambré et emblème basque dans les feuillages duquel viennent nicher des oiseaux symbolisant la vie spirituelle. Sur le dossier de la Cathèdre "siège de l'Evêque" le symbole du chêne est repris à travers les feuilles de chêne.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

La chaire à prêcher

La chaire à prêcher est adossée au quatrième pilier gauche de la nef. Datant de 1760, de style rocaille propre au XVIIIe siècle, elle est octogonale, en bois d'acajou des Canaries. Elle a été offerte par le chanoine Clérisse "surnommé le Canarien" à la suite de son séjour dans l'archipel. Sur ses panneaux bombés sont représentées les allégories de trois vertus théologales et d'une vertu cardinale :

  • l'Espérance, s'appuyant sur une ancre,
  • la Charité, tenant un coeur enflammé dans la main droite,
  • la Foi, portant un voile rabattu sur le front, tenant une croix dans la main droite et un calice dans la main gauche,
  • la Justice, tenant un glaive dans la main droite et une balance dans la main gauche, une des quatre vertus cardinales. On accède à la chaire par un escalier outillé d'une rampe en fer forgé de la même époque, ornée des lettres entrelacées (A) et (M) pour Ave Maria". L'abat-son et le dossier, dont les originaux ont disparu pendant la Révolution Française, ont été remplacés et ne présentent pas d'intérêt particulier.
Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Les sept chapelles du déambulatoire

Les sept chapelles situées de part et d'autre du déambulatoire ont fait l'objet de restaurations qui se sont achevées en 2018.

Chapelle Saint Martin

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Chapelle de Saint Pierre

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Chapelle de Saint Joseph

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Chapelle de la Vierge

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Chapelle de Saint Jacques

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Chapelle du Sacré-Coeur

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Chapelle Sainte Anne

"L'éducation de la Vierge" - Tableau de Jean Bardin (1732-1809)

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Sacristie

Enfin sous la tour Sud se trouve une ancienne chapelle dédiée à la Vierge puis la sacristie des Prébendiers maintenant remise. Elle fut construite au XVIe siècle en style flamboyant s'exprimant notamment au travers de la voute avec liernes et tiercerons. Monseigneur Terrier y fit installer à la fin de la Seconde Guerre Mondiale un vitrail armorial représentant 12 blasons d'évêques Bayonnais comme les 12 Apôtres, ainsi que le sien et celui de Pie XII d'où le nom de sacristie des évêques. « La présentation de la Vierge » - Tableau de Jacques-Philippe Caresme (1734-1796).

Chapelle Saint-Léon

Grande chapelle dédiée à St Léon également appelée chapelle du Saint Sacrement ou chapelle Paroissiale. Grand tableau : la Fuite en Egypte par Nicolas Brenet (1728)-(1792).

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Le vitrail dit de la Cananéenne

Dans La Chapelle Saint-Jérôme se trouve un des plus vitraux de la cathédrale, dit «de la Cananéenne ». Représentant le Christ chassant le démon du corps de la fille de la Cananéenne, il est de belle facture mais aussi très intéressant d'un point de vue historique car on y a vu ressemblance entre la délivrance de la fille de la Cananéenne et la délivrance des deux fils de François 1er à l'occasion de négociations lors des guerres d'Italie. Il a en effet été réalisé en 1531, année de la mort de Louise de Savoie, mère de François 1er, qui avait signé en 1529 la paix des Dames avec Marguerite d'Autriche, la tante de Charles Quint. Ce traité avait permis de libérer les fils de François 1er, retenus en Espagne. Vitrail très significatif de la Renaissance à plus d'un titre et qui porte la salamandre, emblème du roi. Il a été restauré en 2012.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Les cloches

La cathédrale compte cinq cloches dont un bourdon. Elles sont installées dans le beffroi de bois de la tour Nord. Elles accompagnent la vie des Bayonnais en sonnant les heures, les quarts d'heure et l'angélus trois fois par jour. Elles annoncent les offices et sonnent les moments importants de la vie de la cité. Les cinq cloches sont :

  • Sainte Marie, fondue en 1819, pesant 2.100 kg et sonnant toutes les heures avec la note (en do)
  • Saint Léon, intégrée en 1955, pesant 900 kg et sonnant l’Angélus (en mi)
  • Christ Roi, intégrée en 1955, pesant 500 kg et sonnant les 1/4 d’heures et l’Angélus (en sol)
  • Sainte Jeanne d’Arc, dite « cloche des Jeunes », intégrée en 1955, pesant 350 kg et sonnant les quart d’heures (en la)
  • Saint Jacques (bourdon), intégrée en 2003, pesant 3.640 kg et sonnant pour les grandes occasions (en la). Le bourdon a été fondu le 11 Juillet 2003 à Villedieu les Poêles (Manche). Après son baptême par l'évêque de Bayonne, Mgr Molères, il a été installé le 1er Octobre dans le beffroi. Il a été offert par la municipalité de Bayonne et l'Etat. Par le passé, les cloches étaient généralement fondues sur place, des vestiges archéologiques, découverts lors de la construction de la bibliothèque municipale voisine, en attestent. Au Moyen Age, le clocher se trouvait au niveau du chevet, près de l'actuelle entrée du cloître. Le sonneur de cloches disposait d'un double cadran solaire, un vertical et un équinoxial, se trouvant près de son habitation située dans le clocher. Ce cadran est encore visible aujourd'hui. Cependant, dès 1595, la ville a fait installer une horloge dans le clocher de la cathédrale.
Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

L'orgue

Le premier orgue fut installé au dessus des deux portes de la sacristie en 1488 par Dominique Castelbon. Il fut réparé par Amadis vers 1580-1590. En 1705 Monseigneur de Beauvau fit construire une arche au dessus de la porte Ouest pour recevoir un nouveau buffet dans lequel sera intégrée une partie de l'instrument précédent. En 1725, François Lépine restaure l'orgue et le dote du positif de Dos actuel. Mauroumec, un disciple de Dom Bédos de Celles, facteur d'orgue très réputé, y travaille en 1774. En 1793, la cathédrale de Bayonne devient magasin à fourrage et l’orgue se délabre peu à peu. En 1803, le facteur Bordis de Pau entreprend la restauration de l'orgue qui est très abîmé. En 1865, la manufacture Merklin Schültze reconstruit entièrement l'instrument "au goût du jour". De classique, il devient romantique et peut enfin convenablement remplir son office. La même maison relève l'instrument en 1891. En 1936, avec le retour aux maîtres anciens qui nécessite la réintégration dans la palette sonore des jeux propres et indispensables à l’exécution de leurs oeuvres, André Marchal et Norbert Dufourcq élaborent un plan de refonte du grand orgue. Cette restauration sera effectuée en 1935-1937 par Victor Gonzalez dans l'esprit néoclassique. En 1979, la maison Danion-Gonzalez relève et augmente le nombre de jeux.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Le cloître

Bâti entre le XIIIe et XIVe siècle, le cloître a été remanié à la fin du XIXe siècle. C'est l'un des plus grands cloîtres gothiques en France. Dès l'origine, il s'ouvrait sur la cité. Il servait de lieu de réunion pour le conseil de la ville ainsi que de forum pour les marchands.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur

Un ancien cimetière

Le cloître a été un ancien cimetière. C'est pourquoi on y retrouve sur les murs des galeries des enfeus et des dalles funéraires.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Intérieur
Sortons de la cathédrale et passons dans le cloître, accolé à son côté sud. Édifié aux XIIIe et XIVe siècles sur un cloître roman, c'est l'un des plus grands de France. Il est ouvert sur la ville. Lieu de prière et de procession pour les chanoines, il servit aussi de cimetière et de place publique. On y accédait directement depuis la rue ou le portail sud de la cathédrale. Ce dernier, aujourd’hui caché dans la sacristie, présente les seules sculptures à avoir échappé aux destructions de la Révolution : un Christ en gloire entouré de six apôtres. On a redécouvert ce porche par hasard quand on a aménagé la sacristie.

Histoire

Un cloître est attesté en 1059. Le cloître actuel a remplacé au XIVe siècle un cloître Roman. Ce fut un cimetière de ses débuts à la Révolution, prolongeant ici le sol sacré de la cathédrale. Quoi qu’on en dise, il n’y eût pas d’étage. Après la reconquête française de 1451, il servit à de nombreuses assemblées de corporations. De la première destination, il subsiste des débris d’inscriptions funéraires très simples, la plus ancienne, galerie Est vers la Nef, étant celle des Péan datant de 1613 avec celle, très proche, de Glatigny de 1612.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Le cloître

Un cimetière

Le cloître est l'un des plus grands de France. Avec ses belles arcades éclairées de doubles baies géminées et de trois rosaces très simples, il présente une série de tombeaux qui rappellent sa vocation de cimetière. Il est de style Gothique rayonnant. Les galeries du cloître ont conservé des enfeus (tombeaux) et des dalles funéraires datant du XIVe siècle au XVIIIe siècle.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Le cloître

Un portail disparu

Sa galerie Nord, le long de la cathédrale a disparu lors de la restauration de la cathédrale au XIXe siècle par Emile Boeswillwald afin de créer la chapelle paroissiale, également appelée chapelle St Léon et la sacristie. Cette modification a eu pour effet de cacher le seul portail non détruit lors de la Révolution Française et dont parle Victor Hugo.

Aujourd'hui

Le cloître reste toujours un lieu de manifestations culturelles, artisanales ou de concerts. Il a été entièrement restauré ces dernières années.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Le cloître

Galerie Ouest

Sont regroupés dans cette galerie :

  • une croix en fer forgé avec coq (1817), mise alors au Clocher Sud,
  • une herse de fer permettant l’interruption d’un passage,
  • quelques restes de sculptures,
  • un fragment de voussure,
  • un masque à feuillages,
  • quelques chapiteaux,
  • un aigle plein d’allure venu du Clocher Sud,
  • quelques arcatures, un motif animal.

Galerie Est

À signaler dans cette galerie :

  • le gisant de l’évêque Dominique de Manx, mort en 1303. Cette dalle, avant 1789, était contre un pilier du choeur de la cathédrale. À côté, l’inscription en Gascon dit qu’Auger de Lahet fit élever l’un des trois gros piliers devant supporter le clocher de Ste Marie, un tombeau classique, attribué à la deuxième moitié du XVIe siècle et de titulaire inconnu.
Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Le cloître
Louis-Édouard Cestac, ordonné prêtre le 17 décembre 1825 est nommé vicaire de Sainte-Marie de Bayonne en 1831.

Son histoire

Louis-Édouard Cestac est né à Bayonne le 6 janvier 1801. Dès l’enfance, il voue à la Vierge Marie une dévotion particulière. Nommé vicaire de Sainte-Marie de Bayonne en 1831, il est touché par la vie de jeunes filles pauvres, abandonnées ou livrées à la prostitution dans cette cité portuaire.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Bienheureux Louis-Edouard Cestac, une figure de la Cathédrale

Notre-Dame du Refuge

En 1836, il fonde à Bayonne un foyer pour orphelines appelé le Grand Paradis, puis en 1838, il achète à Anglet, près de Bayonne, un domaine pour permettre à des jeunes femmes de quitter la prostitution : Notre-Dame du Refuge. Dans ce cadre protecteur, elles sont accompagnées par de jeunes éducatrices dont Élise, la sœur de Louis-Édouard. En 1842, ces premières collaboratrices fondent la congrégation des Servantes de Marie, puis en 1851, elles donnent naissance à une branche contemplative les Bernardines. À partir de 1852, le père Cestac envoie les Servantes de Marie dans les campagnes afin d’ouvrir des écoles. Pour nourrir les jeunes qu’il accueille, il fait également de Notre-Dame du Refuge un lieu d’expérimentations et d’innovations agricoles qui vont également servir les intérêts de la région.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Bienheureux Louis-Edouard Cestac, une figure de la Cathédrale

Un citoyen remarquable

Élu président du comice agricole de Bayonne en 1857, il est décoré en 1865 de la Légion d’honneur par Napoléon III, pour son action. Il meurt le 27 mars 1868 à Notre-Dame du Refuge où il est inhumé

La reconnaissance de l'Eglise catholique

Louis-Édouard Cestac a été béatifié en la cathédrale de Bayonne le 31 mai 2015. Sa tombe se trouve à Notre -Dame du Refuge.

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne - Bienheureux Louis-Edouard Cestac, une figure de la Cathédrale

Visite

Ouverte du lundi au samedi de 8h00 à 18h30 et le dimanche de 8h00 à 20h00 Visites organisées par l'Office de Tourisme Tél : 05 59 46 09 00

Contact

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne Du lundi au samedi de 8h00 à 18h30 Dimanche de 8h00 à 20h00
Mairie de Bayonne 1, avenue du Maréchal Leclerc 64100 Bayonne dimanche Fermé lundi 09:00–12:00, 13:30–17:00 mardi 09:00–12:00, 13:30–17:00 mercredi 09:00–12:00, 13:30–17:00 jeudi 09:00–12:00, 13:30–17:00 vendredi 09:00–12:00, 13:30–17:00 samedi Fermé
Association des amis du chemin de St Jacques Dans la Cathédrale de Bayonne : Accueil des pèlerins par des bénévoles de l’association d’avril à septembre. Du lundi au samedi : de 9h à 12h et de 15h à 18h (sauf jours fériés) Informations - carnet de pèlerin -tampon…etc En cas d’absence, ou en dehors de cette période, s’adresser au Sacristain.
Office du Tourisme Visites guidées de la Cathédrale toute l'année 05 59 46 09 00
Sources : Mairie de Bayonne, Wikipedia, Monumentshistoriques.free.fr
Crédits : Thierry Llansades, photos.piganl.net Wikimedia Commons - Daniel Villafruela - Peter Potrowl - G Freihalter, Thomon - Jean-Pol Grandmont