Chapelle de la Médaille Miraculeuse

Proposée par :
PARIS
140 Rue du Bac - 75007
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La chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, ou chapelle de la rue du Bac, est une chapelle située dans le quartier Saint-Thomas-d'Aquin du 7e arrondissement de Paris, au 140, rue du Bac, desservant la Maison des Filles de la Charité.Lieu de l'apparition présumée de la Vierge Marie à Catherine Labouré en 1830, cette chapelle est devenue un lieu de pèlerinage très fréquenté avec deux millions de visiteurs par an environ.Il fait partie des dix lieux les plus visités à Paris

1813 /1815

En 1813, un décret impérial attribue aux Filles de la Charité la jouissance de l’Hôtel de Châtillon, pour y établir l’Etablissement principal de leur Ordre.C’est seulement le 28 juin 1815 que les Sœurs peuvent prendre possession de leur nouvelle Maison Mère. La Chapelle n’est pas complètement achevée.Le 6 août 1815, fête de la Transfiguration, Monsieur Hanon procède à la bénédiction solennelle de la Chapelle.Le 15 août, on y place, sous un autel latéral, le corps de Saint Vincent.Quant à celui de Sainte Louise, il est transféré le 3 novembre 1824, dans un caveau, préparé à cet effet, dans la nef, près des marches de l’autel.
Chapelle de la Médaille Miraculeuse - Histoire

1830

Sœur Pineau, première d’Office de la Sacristie, décrit ainsi la Chapelle, telle qu’elle était en 1830, année des apparitions (cf chapitre "Les Apparitions" ) :«Au temps de Sœur Labouré, la Chapelle n’avait pas de bas-côtés et le sanctuaire était beaucoup moins profond. Le maître-autel se trouvait beaucoup plus en avant. Le bas-côté actuel, du côté de l’épître, était alors un corridor, au-dessus duquel courait l’unique tribune qui existât.C’est par cette tribune que la Sainte Vierge arriva. (cf chapitre "Les Apparitions" ) Une plus petite tribune, dite “de la cloche”, était située au-dessus de la porte d’entrée. »« L’allée de la nef aboutissait à deux autels: du côté de l’Evangile, l’autel de la Vierge et, du côté de l’épître, celui de Saint Vincent. Cette allée partageait la Chapelle en deux parties.La plus rapprochée du sanctuaire était réservée aux Sœurs du Séminaire et l’autre était destinée aux Sœurs à l’habit.C’est dans le carré des Sœurs du Séminaire, du côté de la chaire, que se trouvait Sœur Labouré, le 27 novembre 1830, pendant l’apparition de la Vierge. Le tableau de Saint Joseph se trouvait à l’emplacement actuel de Notre-Dame au Globe. »Là où se trouve, actuellement, la statue de Saint Joseph, était placé le tableau de Sainte Anne.Le maître-autel en marbre, celui-là même qui se trouve maintenant dans la chapelle latérale dédiée à Saint Vincent, était placé au milieu du sanctuaire, à peu près sur la ligne de l’autel de la Vierge Puissante.De chaque côté du maître-autel, une petite statue d’ange adorateur.Le sanctuaire n’avait pas de coupole. Ce mur du fond était orné de trois tableaux: au milieu, le Cœur de Notre Seigneur, adoré par deux anges; à droite et à gauche, les tableaux de Saint Michel et de l’Ange Gardien.La Chapelle était dédiée au Sacré-Cœur de Jésus, dont la fête était considérée comme la fête de ce sanctuaire.
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1849 /1854

En 1849, le nombre des Sœurs du Séminaire étant passé, depuis 1815, de 80 à 500 environ, il devint nécessaire d’agrandir la Chapelle.A gauche, on empiéta sur la cour Sainte Marie pour ajouter un bas-côté, surmonté d’une tribune. Pour ce faire, on abattit les murs latéraux de la nef primitive, ne conservant que des piliers.Cela semblait une solution excellente et, cependant, combien de fois, par la suite, les seize lourds piliers qui soutenaient la voûte, vestiges des murs latéraux primitifs, feront-ils le désespoir des pèlerins et des Sœurs: « C’était beau, diront-ils, mais j’étais derrière un pilier et je n’ai rien vu ! »1854Le chœur subit d’importantes modifications. Tout en conservant l’espace primitif, on l’agrandit. Le maître-autel est surélevé de deux marches, tandis que les deux autels latéraux sont transportés dans le haut de la nef, sur les bas-côtés.Celui du côté de l’Évangile est dédié à Saint Joseph et celui du côté de l’Épître, à Saint Vincent. Chacun d’eux est surmonté de la statue de son titulaire.Pour répondre au désir de la Sainte Vierge, on songe à faire ciseler une Vierge laissant tomber de ses mains les rayons, symboles des grâces qu’elle veut déverser sur les hommes. Une statue provisoire en plâtre est placée au-dessus du maître-autel. Mais, le Gouvernement ayant fait don de deux magnifiques blocs de marbre blanc, en reconnaissance des soins donnés par les Sœurs aux victimes du choléra et à leurs orphelins, on en destine un au maître-autel et l’autre à la statue de marbre que nous admirons aujourd’hui. niement des tribunes. On rehausse la tribune latérale du Sacré-Cœur et on établit, au-dessus de la porte d’entrée principale, une deuxième tribune pour le nouvel orgue, qui doit remplacer celui situé derrière le maître-autel.
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1876

En 1876, Sœur Dufès fait réaliser, sur les indications de Sœur Catherine et de celles recueillies par Monsieur Aladel, la statue de la Vierge Puissante qui surmonte l’autel commémoratif des apparitions, érigé depuis. Elle est posée le 31 mai 1880. Enlevée pour diverses raisons, elle est définitivement mise en place le 22 janvier 1881.
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1914

En 1914, la Chapelle a été blanchie et repeinte, des dalles jusqu’à la coupole.Les tableaux ornant le Chœur ont été supprimés et remplacés par un revêtement de marbre blanc, destiné à devenir une surface d’ex-voto.Le maître-autel n’a pas été touché, mais les grands Anges porte-lumières, placés de chaque côté, avec les nuages qui supportaient la statue de la Sainte Vierge … se sont envolés … tandis que, sous les pieds de la reine du Ciel, deux Séraphins à six ailes sont venus placer d’autres nuages qu’ils supportent sur leurs épaules.
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1930: Centenaire des Apparitions

Ce devait être l’occasion, bien longtemps attendue, de restaurer cette maison de Marie, pour son honneur, pour sa gloire et, aussi, de l’aménager pratiquement, en fonction des besoins de la Communauté.L’aménagement permet d'augmenter la capacité d'accueil de la chapelle.La chaire en marbre et fer forgé remplace l’ancienne, en bois un peu vermoulu et un très beau Chemin de Croix, en marbre de Carrare, vient compléter l’ornementation.La Chapelle a donc gagné en élévation, en air, en lumière. Elle peut désormais accueillir facilement un millier de personnes.
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1959 /1980

A la fin de l’année 1959, il est décidé de repeindre le sanctuaire de notre Mère Immaculée.Très peu de changements, hormis les vitraux des tribunes: ils sont de teinte uniforme, de couleur ocrée.Le maître-autel est un peu déchargé, mais les deux anges porte-lumière continuent à monter la garde.L’autel en bois, placé face au peuple pour répondre aux exigences de la nouvelle liturgie conciliaire, a été remplacé par un bel autel en marbre blanc.Après tous ces travaux de restauration, la Chapelle sera solennellement inaugurée le 31 mai 1980 par Sa Sainteté le pape Jean Paul II.Près de la porte de la sacristie, une plaque rappelle l’événement:
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2009

Les derniers travaux remontent à 2009, la chapelle étant alors fermée au public pendant plusieurs mois.
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140 rue du Bac

On accède à ce complexe religieux par une entrée sise au numéro 140 de la rue du Bac.
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À l'intérieur de cet ensemble, une allée bordée de statues conduit à la chapelle, et au-delà de cette chapelle se trouve un cloître non accessible au public.
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Une église à trois nefs

La chapelle est organisée sous la forme d'une église simple à trois nefs avec un chœur très peu profond réduit à une simple niche.Après avoir été agrandie à plusieurs reprises, A. Richardière donne en 1930 à la chapelle sa forme actuelle.
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Les nefs latérales

La chapelle présente la particularité d'avoir des mezzanines dans chacune de ses nefs latérales.
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Quelques statues

Sa décoration, réduite, se limite à quelques statues mises en valeur par des décors très colorés et par une fresque entourant le chœur.
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La châsse

En 1933, la châsse de Catherine Labouré y est placée, au pied d'une statue de la Vierge réalisée par Maxime Real del Sarte
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Le Maître autel

Le 7 février 1850, le ministre de l’Intérieur dit avoir accordé divers blocs de marbre pour la construction de deux autels dans la Chapelle. Un des blocs de marbre a servi à édifier le grand maître autel actuel.Celui-ci est majestueux, rehaussé de sculptures dorées et incrusté de médaillons contenant des reliques.Le tabernacle, massif, vient également de la rue du Vieux Colombier, où il se trouvait dans la chapelle des Sœurs de la Miséricorde, bien avant la Révolution, ce qui permet de dater son origine du 17ème ou 18ème siècle. Il a un peu l’apparence d’un temple grec, avec son fronton orné d’un ange portant une croix. Sur la porte finement ciselée est représentée une nativité, surmontée d’une étoile brillante.Le pourtour de ce qui constitue le dôme est orné de vasques, tandis que des colonnettes de marbre entourent la porte.De chaque côté de l’autel, on aperçoit deux anges porte-lumière et, sur le tabernacle, un très beau crucifix d’ivoire, remarquablement travaillé.
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La Vierge aux rayons

Une statue provisoire en plâtre avait été placée sur le maître-autel.Aujourd’hui, c’est la statue de marbre qui domine toute la Chapelle, taillée dans le bloc de marbre offert à la Communauté par le Gouvernement.La pose de la statue se fit solennellement en 1856.En 1914, on plaça deux séraphins au-dessous, entourés d’une nuée qu’ils supportent de leurs épaules.
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La Vierge au globe

La Vierge tient le monde dans ses mains et l’offre à la Miséricorde Divine.Sœur Catherine, sur les demandes de la Vierge, insista vivement pour qu’on réalise une statue représentant la Vierge tenant dans ses mains un globe, et désigna l’endroit où elle devait être mise (Apparition au-dessus du tableau St Joseph). C’est seulement après la mort de Sœur Catherine, en 1880, que Monsieur Fiat, Supérieur Général fit exécuter une statue pour la placer dans la Chapelle, sur un autel établi à l’endroit où Catherine l’avait demandé… Cette statue resta dans la chapelle jusqu’en 1930. De taille trop petite, elle fut remplacée par une statue en marbre de Carrare exécutée par Real Del Sarte.
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La couronne

La couronne se compose de trois éléments:– Le bandeau exprime le règne humain et ses rapports avec la Sainte Vierge; les fleurs symbolisent les vertus mariales; neuf petits médaillons représentent les Apparitions à Sainte Catherine, la Médaille, Saint Vincent et Sainte Louise, la conversion d’Alphonse Ratisbonne, le sceau de la Compagnie.– Les étoiles figurent les neuf chœurs des anges.– Les lys au sommet de la couronne représente la Vierge. La vis fixant la couronne sur la tête de la Vierge représente les armes du Pape Léon XIII afin de montrer que c’est Jésus-Christ qui, lui-même, a voulu déposer ce diadème sur le front de sa Mère bien-aimée.
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Les autels latéraux

Autel et statue de Saint VincentL’autel venu en 1815 de la rue du Vieux Colombier a servi de Maître-Autel jusqu’en 1856 date à laquelle, lors des travaux d’agrandissement de la Chapelle, il parut trop petit.« Autel des Apparitions », il fut conservé et placé dans le bas-côté de la Chapelle à droite. Ce bas-côté fut dédié à St Vincent.Autel de Sainte CatherineEn 1880, à l’occasion du Cinquantenaire des Apparitions, un autel fut érigé et placé à l’endroit même où la Vierge était apparue, en reconnaissance pour ses innombrables bienfaits.La Semaine Religieuse de l’époque décrit la beauté de cet autel: le devant de l‘autel est en magnifique onyx coupé de petites colonnettes en lapis–lazuli, enchâssées dans du bronze doré. Dans le panneau du milieu, un cercle ovale rappelle le revers de la Médaille. Dans les panneaux de droite et de gauche, des lis en bronze doré.ste catherine châsseEn 1933 Sœur Catherine est de retour à la Maison. Comme tous les Saints, faute de place, elle ne peut reposer « sur » l’autel. Elle reposera donc « sous » cet autel, mais là encore, la place est exiguë et il fallut faire des aménagements…Des quatre pilastres, il en a été fait deux pour encadrer la châsse. La partie massive de marbre sur laquelle se détachait le revers de la Médaille a été reculée pour constituer le fond de la châsse. La table de l’autel trop courte a été remplacée. A l’aide d’une photo de la Servante de Dieu, l’artiste qui a modelé le masque de cire, a réussi à donner au visage une ressemblance aussi parfaite que possible.
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Le fauteuil

Lors de la mort de Sainte Catherine, le fauteuil occupé par le Directeur en 1830 n’était plus à la Chapelle depuis 25 ans. II en avait été retiré et mis à la sacristie pour faire place à des stalles.Ce n’est qu’en 1880, à l’occasion du 50ème anniversaire de l’Apparition que le fauteuil fut rapporté à la Chapelle.II semble certain que c’est sur ce fauteuil que la Sainte Vierge s’est assise. Par ailleurs, Sr Dufès écrivait au P. Fiat en 1876: « Vous me demandez ce que Sr Catherine m’a communiqué au sujet du siège occupé par la Sainte Vierge, lors de l’Apparition, à minuit, dans la Chapelle. Voici les paroles dont elle s’est servie, en me racontant la vision :“Je vis une grande Dame, qui descendait de la Tribune; elle vint se prosterner devant le tabernacle et s’asseoir dans le fauteuil du Père directeur.” »
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L'orgue

Un orgue de tribune figure à sa place habituelle, c'est-à-dire dans la nef centrale face au chœur.
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Le chemin de croix

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sources Wikipedia

Le témoignage de Catherine Labouré

Première apparition -Nuit du 18/19 juillet 1830 :_«Je me suis couchée avec la pensée que, cette même nuit, je verrai ma Bonne Mère. Il y avait si longtemps que je désirais la voir. Enfin je m’entendis appeler par mon nom: «Sœur Labouré, Sœur Labouré!» M’éveillant, j’ai regardé du côté où j’entendais la voix qui était du côté du passage. Je tire le rideau et je vois un enfant habillé de blanc, âgé à peu près de 4 à 5 ans, qui me dit: «Levez-vous vite et venez à la Chapelle, la Sainte Vierge vous attend! ”« J’étais bien plus surprise, lorsque je suis entrée à la Chapelle...la porte s’est ouverte, à peine l’enfant l’avait touchée du bout du doigt...»« L’enfant me conduisit dans le sanctuaire à côté du fauteuil de Mr le Directeur et là je me suis mise à genoux, et l’enfant est resté debout tout le temps. Comme je trouvais le temps long, je regardais si les veilleuses ne passaient pas par la tribune. Enfin l’heure est arrivée. L’enfant me prévient et me dit:«Voici la Sainte Vierge, la voici!» J’entends comme un frou-frou d’une robe de soie, qui venait du côté de la tribune se poser sur les marches de l’autel, du côté de l’Evangile, dans un fauteuil... »«Alors, regardant la Sainte Vierge, je n’ai fait qu’un saut auprès d’elle, à genoux sur les marches de l’autel, les mains appuyées sur ses genoux. Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j’ai éprouvé... La Sainte Vierge me montra, de la main gauche, le pied de l’autel’ et me recommanda d’y venir, d’y répandre mon cœur; là je recevrais toutes les consolations dont j’aurais besoin...»_
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Catherine Labouré - sainte catholique

Catherine Labouré, en religion sœur Catherine de la charité née le 2 mai 1806 à Fain-lès-Moutiers en France et décédée le 31 décembre 1876 à Paris.Membre de la congrégation des Filles de la charité, elle a fait part à son confesseur seulement des apparitions de la Vierge Marie qu'elle dit avoir eues en juillet et novembre 1830 durant son noviciat (appelé séminaire chez les Filles de la charité) en la chapelle de son couvent de la rue du Bac à Paris.Cet événement est à l'origine de la diffusion de la « Médaille miraculeuse », portée aujourd'hui par de nombreux catholiques.Canonisée en 1947 par Pie XII, Catherine Labouré est liturgiquement commémorée le 28 novembre
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Les Apparitions

Catherine Labouré raconta que la nuit du 19 juillet 1830, jour de la Saint-Vincent, elle fut réveillée par un petit enfant qui lui dit : « Ma sœur, tout le monde dort bien ; venez à la chapelle ; la Sainte Vierge vous attend. »Croyant rêver, Catherine se lève, s'habille et suit l'enfant « portant des rayons de clarté partout où il passait ».Arrivée à la chapelle, Catherine entend bientôt « comme le froufrou d'une robe de soie ».La Sainte Vierge est là, resplendissante, et lui parle pendant deux heures, lui confiant que Dieu a une difficile mission pour elle.Le 27 novembre 1830, Catherine rapporte que la sainte Vierge revint lors de la méditation du soir.La Vierge se tenait debout sur un globe, piétinant un serpent et portant des anneaux de différentes couleurs d'où jaillissaient des rayons de lumière sur le globe.Tout autour apparaissaient les mots « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », et la Vierge dit : « C'est l'image des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent », et pour expliquer les anneaux qui ne projetaient pas de rayons, elle ajouta : « C'est l'image des grâces que l'on oublie de me demander. »Puis le tableau parut se retourner. C'est le revers de la médaille : un grand M, initiale de Marie, surmonté de la Croix. Au-dessous, deux cœurs : celui de Jésus, couronné d'épines, et celui de Marie, percé par un glaive, douze étoiles entourant ce tableau.Catherine entendit alors Marie lui demander de porter ces images à son confesseur, en lui disant de les frapper sur des médailles car « tous ceux qui la porteront recevront ces grâces ».
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L'enquête

Après deux ans d'enquête et d'observation de la conduite de Catherine, le prêtre informa l'archevêque de Paris sans lui révéler l'identité de Catherine.La requête fut approuvée et les médailles furent frappées et devinrent extrêmement populaires.La doctrine de l'Immaculée Conception n'était pas encore officielle, mais la médaille avec les mots « conçue sans péché » influença le pape Pie IX qui proclama, le 8 décembre 1854, le dogme de l'Immaculée Conception.Catherine mourut quarante-six ans après les apparitions, sans jamais avoir révélé son secret à d'autres qu'à son directeur spirituel.Exhumé en 1933, son corps fut retrouvé parfaitement conservé, et il gît maintenant dans une châsse dans la chapelle de la Médaille miraculeuse au 140 de la rue du Bac, à Paris. Le corps de sainte Louise de Marillac repose aussi rue du Bac, non loin de celui de Catherine Labouré.
Chapelle de la Médaille Miraculeuse - Les Apparitions

Reconnaissance des apparitions par l’Église catholique

Les apparitions de la chapelle de la Médaille miraculeuse ont été reconnues par l'Église à la suite d'une enquête, faite par l'archevêque de Paris, Mgr de Quélen, sur l'origine et les effets de la médaille de la rue du Bac.À Rome, en 1846, le pape Grégoire XVI confirmait de son autorité les conclusions de l'archevêque de Paris.
Chapelle de la Médaille Miraculeuse - Les Apparitions
sources : Site de La Chapelle de la Médaille Miraculeuse

La Maison Mère

Nous sommes ici à la Maison Mère des Filles de la Charité.Avec elles, c’est à leur histoire, que nous sommes reliés.La Compagnie des Filles de la Charité fondée en 1633, fut le commun chef d’œuvre de saint Vincent et de sainte Louise.
Chapelle de la Médaille Miraculeuse - Les filles de la charité
Profondément touché par la souffrance et la pauvreté, Vincent de Paul sollicite l’aide de femmes riches et se rend vite compte que la charité doit être organisée.Une fille de la campagne, Marguerite Naseau, vient trouver Vincent pour être employée aux tâches les plus basses que ne pouvaient assurer les dames des confréries. Elle se fit, dans son amour tout évangélique, la servante des plus délaissés. Son exemple fut communicatif, c’est ainsi que naquit, imperceptiblement la Compagnie des Filles de la Charité.Dès 1630, Monsieur Vincent confia à Louise de Marillac (illustration)la formation des premières sœurs qui se dévouaient dans les diverses confréries.Le 29 novembre 1633, elles se regroupèrent autour de Louise de Marillac pour vivre, sous sa conduite, leur idéal en communauté fraternelle. Elles eurent d’abord le soin des pauvres malades chez eux, dans les villes et les campagnes, puis, au fur et à mesure des besoins, celui des malades dans les hôpitaux, des petites filles à instruire, des enfants trouvés, des galériens, des soldats blessés, des réfugiés, des personnes âgées, des malades mentaux, et autres…
Chapelle de la Médaille Miraculeuse - Les filles de la charité
La Compagnie s’est développée dans le monde entier, fidèle à sa vocation. Quand, un jour de 1830, est arrivée au noviciat de la rue du Bac une jeune bourguignonne de 24 ans…Les apparitions de la Vierge Marie à Catherine Labouré et la diffusion de la médaille miraculeuse furent suivies d’un extraordinaire renouveau des vocations, tant chez les Filles de la Charité que chez les Prêtres de la Mission. La ferveur y redevint des plus ardentes. Au long des années, la Compagnie a continué son service dans l’esprit des fondateurs : humilité, simplicité, charité.A ce jour, les Filles de la Charité sont présentes sur les cinq continents.
Chapelle de la Médaille Miraculeuse - Les filles de la charité
Les Filles de la Charité, toute données à Dieu, en communauté de vie fraternelle, consacrent leur vie à soigner, à accompagner, à remettre debout les personnes délaissées, à se faire proche de chacune.Par leur service, dynamisé par leur devise sceau « La Charité de Jésus crucifié nous presse », elles couvrent un vaste champ d’activités dans le domaine humanitaire et social, tout en travaillant également pour la justice, la paix et la solidarité.De même que les sociétés se transforment et croissent, ainsi en est-il des besoins de leurs populations. C’est pourquoi les services dans lesquels les Filles de la Charité s’engagent sont en perpétuelle transformation et adaptation.
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Une médaille... miraculeuse

Quelques mois après les apparitions, sœur Catherine est nommée à l’hospice d’Enghein (Paris 12e) pour soigner les vieillards. Elle se met au travail. Mais la voix intérieure insiste : il faut faire frapper la médaille. Catherine en reparle à son confesseur, le Père Aladel.En février 1832 éclate à Paris une terrible épidémie de choléra, qui va faire plus de 20.000 morts !Les Filles de la Charité commencent à distribuer, en juin, les 2.000 premières médailles frappées à la demande du Père Aladel.Les guérisons se multiplient, comme les protections et les conversions. C’est un raz-de-marée.Le peuple de Paris appelle la médaille « miraculeuse ».A l’automne 1834 il y a déjà plus de 500.000 médailles. En 1835 il y en a plus d’un million dans le monde entier. En 1839 la médaille est répandue à plus de dix millions d’exemplaires. A la mort de sœur Catherine, en 1876, on compte plus d’un milliard de médailles !
Chapelle de la Médaille Miraculeuse - La Médaille Miraculeuse

KTO

[La Chapelle de la Médaille Miraculeuse, vue par KTO](https://youtu.be/2Sqn3etEcNs)
Chapelle de la Médaille Miraculeuse - A la télévision

Visite

Ouverture au public : Jeudi, vendredi, samedi, dimanche et lundi : 7h45 à 13h00 et 14h30 à 19h00 Mardi et Mercredi : 7h45 à 19h00Messes : Lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche: 8h00, 10h30, 12h30 Mardi : 8h00,10h30 et célébrations mariales 12h30, 15h30 et 17h15.Accueil spirituel : En fonction des disponibilités, un prêtre peut recevoir les mardi de 9 h à 12h, les jeudi de 15h à 18h et samedi : de 9h à 12h /de 15h à 18h Une sœur reçoit les mardis de 15h à 18h mercredi de 9h à 12h un frère reçoit les mercredi de 15h à 18h et les jeudi de 9h à 12h

Contact

Chapelle de la médaille miraculeuse 140 Rue du Bac 75007 Paris +33 (0)1 49 54 78 88 chapelainrecteur@yahoo.fr
Bureau des pèlerinages Pour des accueils de groupe :140, rue du Bac – 75340 Paris Cedex 07 Tél : 01.49.54.78.84 (du lundi au vendredi : de 7h35 à 12h45 et de 13h45 à 15h35) Fax : 01.49.54.78.89 e-mail : medaille.miraculeuse@wanadoo.fr
Sources : wilikipedia Chapelle Medaille Miraculeuse
Crédits : Chapelle miraculieuse Wiki Comons: Jean Louis Zimmerman, MBZT, Khienne, Andre Leroux, Filles de la Charité