Collégiale Notre Dame – Mantes la Jolie

Proposée par : Aline Warie
Mantes la Jolie
Place de l'étape - 78200
Trip Advisor
Aux portes du Vexin français, située entre le Centre-ville commerçant et les bords de Seine aménagées, la Collégiale Notre-Dame est l’une des trois premières églises d’Île-de-France par sa taille et son ancienneté.Elle est considérée par sa ressemblance et sa proximité avec la Seine comme la petite soeur de Notre-Dame de Paris, même si sa construction est sans doute plus ancienne.Elle est inscrite depuis 1840 au classement des Monuments historiques comme l'un des fleurons de l’architecture gothique du XIIe siècle.Construction :XII° siècle - XIII° siècle

Erigée à la place d’une ancienne église attestée avant le Xe siècle, la collégiale était comprise dans l’enceinte du château royal de Mantes qui fut détruite au XVIIIe siècle.

Siège de la puissante confrérie des marchands dite « de l’Assomption » au sein de laquelle était traditionnellement choisis les échevins, la collégiale possédait également le titre d’église royale. Les rois de France eux-mêmes ou leurs plus proches parents, jusqu’à Philippe Auguste, furent régulièrement nommés abbés séculiers du lieu.

C’est certainement sous l’impulsion conjointe des marchands et bourgeois de Mantes et du roi de France que la reconstruction fut décidée et menée à partir de 1140 [A. Prache, 2000]

Elle s'achèvera vers 1350 après plusieurs campagnes de travaux.

Les travaux commencèrent par l'implantation d'une plate-forme au nord et les murs extérieurs avec les trois portails. La tour sud fut construite vers 1250 et la tour nord vers 1510.

Pendant la Révolution française, la collégiale est gravement endommagée, de nombreuses statues de la façade ont été mutilées en 1794. Seules quatre têtes furent retrouvées en 1857.

Le tympan posé en 1180, fortement mutilé, lui aussi, à la Révolution, représente dans un style et une iconographie très proches de ceux de Senlis le Couronnement de la Vierge entouré, dans les voussures, par l’arbre de Jessé.

La révolution la convertira en « temple de la Raison », puis la transformera successivement en fabrique de salpêtre et en arsenal.

Après la signature du Concordat en 1801, quelques travaux de restauration d'urgence ont été réalisés.

Une campagne de restauration importante est menée ensuite durant le XIXe siècle.

La restauration de la tour nord est réalisée de 1851 à 1855 sous la direction d'Alphonse Durand, architecte de Mantes-la-Jolie, élève de Viollet-le-Duc.

Il décida de la reconstruire à l'identique de la tour sud, outrepassant quelque peu le principe d'une restauration.

Le 30 mai 1944, un important bombardement aérien allié, visant le pont de Mantes, détruit une grande partie du vieux centre de Mantes-la-Jolie. La collégiale est légèrement touchée.

La toiture a été entièrement refaite en 2001 et 2002. Ces travaux ont nécessité la pose de 44 650 tuiles vernissées. La rosace a été restaurée en 2003. Depuis 2011, la façade nord est en cours de restauration.

Le 27 septembre 2012, à l'occasion du lancement d'un timbre à l’effigie de la collégiale, Michel Vialay, maire de Mantes-la-Jolie, annonce son intention de demander l'inscription du bâtiment au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

A l'extérieur, la façade est impressionnante. Elle est couronnée de deux tours, dont l'une d'elle fut copiée sur la seconde lors des restaurations du XIXe siècle.

Quelques têtes drôles et des gargouilles garnissent le monument.

Le portail de la Résurrection

Ses trois portails sont admirables, le plus ancien se situant à gauche :

Le portail de la Résurrection

L’œuvre la plus ancienne de l'édifice. Il aurait été réalisé vers 1175 en pierre blanche de Vernon ou blonde d'Île-de-France par les ateliers qui travaillèrent à Saint-Denis et Notre-Dame de Paris. Ce portail est dédié à la Résurrection du Christ. Sculpté dans un style plus archaïque, il démontre une moins grande maîtrise technique de l'artiste. On peut néanmoins apprécier la simplicité qui s'en dégage et qui est en lien sans aucun doute avec sa vocation pédagogique.

Le portail de la Vierge

L'entrée principale de la Collégiale vouée à Marie et à son assomption. Le portail de la Vierge est considéré comme un chef-d'œuvre de la sculpture occidentale. Il se compose de deux ensembles conçus à dix ou quinze ans d'intervalle. La partie basse, sous le niveau de la base du linteau, a dû être exécutée très peu de temps après le portail de la Résurrection. Toute la partie supérieure (voussure et tympan), est sensiblement postérieure.

Le portail des Échevins

Situé à droite de la façade, ce portail très richement décoré a été construit en 1300 à la demande des échevins de la ville. Il ressemble par sa composition et son style au portail sud la Calende de la cathédrale de Rouen. Il fut gravement endommagé lors de la Révolution. Il a perdu notamment les statues des ébrasements en partie basse et une partie de la décoration du tympan où les têtes des statues ont disparu.

La collégiale de Mantes-la-Jolie a des dimensions proches de celles de la cathédrale de Senlis. Longueur totale : 67,70 m ; longueur de la nef et du chœur : 57,70 m ; largeur de la nef : 11,75 m ; hauteur sous voûtes : 29,90 m ; hauteur totale des tours : 61 m ; largeur de la façade : 29,70 m ; largeur des bas-côtés : 6,10 m ; hauteur jusqu'à l'étage des galeries : 31,25 m.

Visite

Visite libre, tous les jours de 8h à 20h

Contact

Paroisse Centre paroissial de la Collégiale Notre-Dame 13, rue Stéphane Bonneau 78200 Mantes-la-Jolie Tel : 01.34.77.04.64Permanences d'accueilCentre paroissial de la Collégiale du lundi au samedi de 9h à 12hHoraires des offices en cliquant sur ce lien
Mairie de mantes la Jolie
Sources : Wikipedia Site de la Ville de Mantes la Jolie
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