Collégiale Saint Aignan

ORLEANS
Place du cloître Saint Aignan - 45000
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La très belle église de Saint Aignan, située à l'Est de la Cathédrale, a été construite, à l'origine, pour le culte de Saint Aignan, dont les reliques se trouvaient dans la crypte. Qui est donc ce saint Aignan ? Considéré comme l'un des premiers évêques d'Orléans, il tient un rôle particulier au Ve siècle, pour avoir défendu la ville contre l'invasion des terribles Huns. Au début du VIe siècle, on construit une basilique pour accueillir les reliques du saint évêque. L'église est à plusieurs reprises détruite, entre autre pendant la guerre de Cent Ans, puis reconstruite. L'édifice gothique actuel, commencé par Charles VII en 1439, s'achève avec Louis XII en 1509. A la Révolution, l'église est convertie en fabrique de tentes, puis finalement rendue en 1802 à sa fonction religieuse. L'église est classée au titre des Monuments historiques par arrêté du 26 septembre 1910

Antiquité

Selon la légende, les Huns sont stoppés sous les murs de l’église Saint-Pierre-aux-Bœufs, bâtie sur les ruines d’un temple romain, grâce aux prières du vieil évêque, Aignan, qui transforme miraculeusement une poignée de sable de Loire en un essaim de guêpes.Ensuite seulement, Aignan est relayé par les troupes du général romain Flavius Aetius - illustration - (arrivées très tardivement, du fait de la faiblesse et quasi absence du pouvoir impérial, à cette époque de délitement de l'Empire romain). On peut penser qu'à tout le moins, l'action de l'évêque d'Orléans permit d'éviter le massacre généralisé et d'attendre les secours, qu'il avait préalablement fait appeler. L'arrivée de l'armée romaine - alors que tout semblait perdu - put apparaître comme miraculeuse.Aignan meurt le 17 novembre 453 et est alors inhumé dans cette église. Il est plus tard canonisé et désigné comme saint patron de la ville et du diocèse.
Collégiale Saint Aignan - Histoire

Moyen Âge - La première abbaye et la collégiale

Jusqu’au VIIe siècle, Saint-Aignan, s’agrandit, devient un monastère puis une abbaye régie par les règles de Saint Benoît et de Saint Colomban.Au IXe siècle, les moines qui la composent prendront le statut de chanoines et ne seront plus soumis à la règle de saint Benoît (illustration). La vie autour de la collégiale se développe jusqu'à ce que celle-ci acquière une complète autonomie, en partie grâce à Théodulfe, évêque d’Orléans et conseiller de Charlemagne.Le chapitre de chanoines disparaît à la Révolution française, en novembre 1790.Pendant des siècles, il avait constitué, en importance, le second chapitre canonial de la ville, après celui de la cathédrale Sainte-Croix. Comme il était de règle, tous les membres de la communauté étaient tenus de participer aux assemblées plénières et avaient « voix au chapitre », y compris les enfants de chœur (à ne pas confondre avec les simples servants d'autel d'aujourd'hui, leur fonction principale étant de chanter dans le chœur professionnel de l'église).Après la disparition de l'Empire de Charlemagne, la collégiale subit les pillages des Normands, elle est notamment saccagée en l’an 865, et elle disparaît dans le grand incendie de 999 qui détruisit la ville. Il ne reste de l'édifice que la crypte actuelle qui servit à protéger les reliques de saint Aignan. La reconstructionUne basilique romane est reconstruite plus en hauteur par le roi Robert II de France dit Robert le Pieux, en 1029, après douze ans de travaux.
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La Guerre de Cent Ans

Durant la Guerre de Cent Ans, en 1359, Orléans est assiégé par les anglais. La population, par crainte que l’armée anglaise ne se serve des églises de la ville comme lieux de retranchement, détruit Saint-Pierre Ensentelée (actuellement Saint-Pierre du Martroi), Saint-Euverte et Saint-Aignan. Ils mettront huit jours à raser la bastide.L’église est de nouveau reconstruite en 1420. Cependant, huit ans plus tard, la ville étant à nouveau assiégée par les anglais, toutes les églises du faubourg sont détruites sur ordre du bailli Raoul de Gaucourt.À partir de 1439, l’église est réédifiée par Charles VII, puis Louis XI ordonne que la collégiale soit incluse dans la future enceinte, agrandie, de la ville.En 1509, en partie grâce au financement de Louis XI - illustration -, la nouvelle collégiale est consacrée par Martin de Dreux, doyen du chapitre.
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Époque moderne

En 1562, durant les guerres de religion la collégiale Saint-Aignan est pillée par les Huguenots, partisans du réformateur Jean Calvin, qui s'emparent d’une châsse en or pour en faire de la monnaie. Cinq ans plus tard, ils démantèlent une grande partie de la collégiale.En 1563, les reliques de saint Aignan sont jetées sur un bûcher par les huguenots alors maîtres de la ville, plus qu'à moitié acquise à leur cause ; l'édifice est incendié et brûle en partie. Quelques ossements du saint, calcinés, sont sauvés par un choriste du chapitre, Jehan Minereau, de Gien. (Sans reliques d'un saint protecteur, une église perdait une grande partie de sa force et de sa crédibilité, et le musicien se serait donc trouvé dans une situation professionnelle précarisée.)Une fois la paix rétablie en 1570, les chanoines érigent un mur à l'ouest des transepts, pour isoler la nef, trop endommagée et inutilisable. Puis, en 1619, Louis XIII finance la restauration du retable actuel.
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Époque contemporaine

Après la Révolution française, de 1792 à 1802, l’église Saint-Aignan, perd sa destination religieuse et sert successivement d’atelier de fabrication de tentes militaires, de local pour un groupe révolutionnaire puis en 1798, elle devient un « Temple de la Reconnaissance et de la Victoire ».Ce n’est qu’en 1802, après le Concordat entre Bonaparte et la papauté, qu'elle sera rendue au culte. Elle devient alors une simple paroisse.
Collégiale Saint Aignan - Histoire

L'église

L'église est classée au titre des Monuments historiques par arrêté du 26 septembre 1910
Collégiale Saint Aignan - Architecture - L'église
L'édifice comprenait autrefois une nef de trois travées, dont les ruines, restées à ciel ouvert depuis les Guerres de Religion jusqu'à la Révolution de 1789, furent détruites en 1804, par l'architecte Benoît Lebrun, acquéreur des bâtiments de la collégiale vendue comme bien national. Avant cette destruction, les collatéraux se prolongeaient jusqu'au fond de la nef.
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L'église qui a survécu

Actuellement, il ne reste de la collégiale que le chœur de quatre travées, le pan coupé de l'abside (avec son déambulatoire desservant cinq chapelles absidiales) et les transepts.
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Le chœur - Charles VII

Avec ses bas côtés il comprend quatre travées. Il se termine par une abside contournée par un déambulatoire ouvert sur Cinq chapelles rayonnantes.
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Les voutes d'ogive - Charles VII

Le chœur est couvert en voute d'ogives qui retombent sur des chapiteaux ornés de personnages, d'animaux, de feuillages...Les clefs de voutes représentent les personnages importants dans l'histoire de la collégiale.En allant vers l'ouest on identifie :- une statuette de Saint Aignan - les armes de Charles VII - les armes de la Reine(parti de France et d'Anjou) - les armes du Dauphin, futur Louis XI - les armes de Charles d'Orléans.
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Le transept

Sa façade nord est sans aucun doute la partie la plus intéressant de la collégiale.C'est dans cette façade que s'ouvre le portail principal de la collégiale.Un pur chef d'œuvre du gothique flamboyant, hélas tres mutilé. Les statues ont pratiquement toutes disparu, mais l'on voit encore les véritables dentelles de pierre des archivoltes dont les motifs continuent sur les contreforts de l'ensemble de la façade.
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La rose

La grande rose qui ornait la façade est malheureusement murée.
Récemment, d'importants travaux de rénovation, entrepris dans les dernières années du XXe siècle, ont été effectués sur la partie extérieure de l'édifice.
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Les fresques menacées

Conséquence des fuites qui avaient affecté la toiture, avant ces travaux, une belle fresque du XIXe siècle, dans la chapelle du chevet, continue à s'effriter un peu plus chaque jour (février 2011).
Collégiale Saint Aignan - Architecture - L'église
source : Orléans Métropole
Construite par le roi Robert le Pieux pour accueillir les reliques de saint Aignan, la crypte consacrée en 1029 se présente, par son plan, sous la forme d'une église souterraine.
Collégiale Saint Aignan - Architecture - La crypte
Construite par le roi Robert le Pieux pour accueillir les reliques de saint Aignan, la crypte consacrée en 1029 se présente, par son plan, sous la forme d'une église souterraine.
Collégiale Saint Aignan - Architecture - La crypte
Deux corridors permettaient d'y accéder depuis les bas-côtés de l'église supérieure disparue au XIVe siècle.Actuellement, la crypte s'organise comme un chœur d'église, avec abside semi-circulaire. À l'arrière, un déambulatoire desservait cinq chapelles absidiales dont une seule subsiste. À l'Ouest, le martyrium était l’endroit où l'on conservait les reliques de saint Aignan.
Collégiale Saint Aignan - Architecture - La crypte
Semi-enterrée, elle était éclairée par des fenêtres.Les chapiteaux des piliers de la grande salle, au décor figuratif et polychrome, annoncent l'art roman.Ces piliers, noyés dans une maçonnerie dès le XIe siècle probablement, lors de travaux de consolidation, ont été en partie mis au jour dans les années 1950.
Collégiale Saint Aignan - Architecture - La crypte
La crypte a été ornée de sculptures et peintures mais aussi de nombreuses colonnes, afin de la rendre plus majestueuse, et de la consolider en reprenant le poids de l’église située au-dessus.Elle est classée au titre des monuments historiques sur la liste des monuments historiques de 1840, classement confirmé par arrêté du 26 septembre 1910
Collégiale Saint Aignan - Architecture - La crypte
Collégiale Saint Aignan - Architecture - La crypte

Le chœur

Jusqu'à la Révolution française, le chapitre collégial entretint un chœur professionnel permanent, qu'on peut estimer à une douzaine de chanteurs hommes, approximativement. Sa destination était avant tout de chanter dans les offices, le plain-chant (ou chant grégorien), ainsi que des motets ou d'autres formes de musique polyphonique. La partie aiguë était assurée par six « enfants de chœur » (le mot est à prendre au sens propre : jeunes garçons chantant dans le chœur), formés sur le cloître situé à l'extérieur de l'église, dans la maison de la psallette, par le maître de musique. Leur éducation musicale était complète et durait en principe douze ans.Un orgue avec qui l'on dialoguait (dès 1446 ou avant), et quelques instruments graves de soutien de la voix « soulageaient » ces chanteurs (à partir de la fin du XVIe siècle, un basson, un serpent, et, à partir du XVIIe siècle, dans les deux grandes fêtes de la collégiale, une ou deux basses de viole, remplacées ensuite par le violoncelle). Les interprètes, tous issus de l'école musicale du chapitre ou des autres maîtrises créées partout dans le royaume, ont été à l'origine de la musique savante française et européenne.

Les orgues

Le premier orgue fut peut-être construit dans les années 1440, à l'époque de la reconstruction commencée sous Charles VII, vers la fin de la Guerre de Cent ans. Le plus connu des organistes de Saint-Aignan est Christophe Moyreau (1700-1774), en poste de 1719 à 1737. Il publia six livres de Pièces de clavecin (1753). Trois d'entre elles peuvent se jouer sur l'orgue.
source : Bibliothèque Diocésaine Orléans https://bibliothequecerc.wixsite.com/saintaignan

Les chanoines

Chanoine : Titre donné initialement à des religieux. Les chanoines réguliers vivent généralement selon la règle de Saint Augustin. Les chanoines séculiers sont des clercs diocésains, membres d’un chapitre cathédral ou collégial, ou de certaines basiliques dont la fonction essentielle est de réciter l’office divin. Chanoine honoraire est un titre honorifique donné à certains ecclésiastiques. (in Eglise Catholique de France)

Les chanoines à Orléans / Saint Aignan

Chanoines de Saint-Aignan – Vers le 9e siècle Saint-Aignan devient une abbatia secularis, c’est-à-dire une collégiale de chanoines séculiers ; c’est encore son statut au 14e siècle. Le roi de France est chanoine de Saint Aignan. C’est donc de lui que dépendent les chanoines de Saint-Aignan qui suivent une règle propre. Leur rôle se cantonne à la récitation de l’office divin. Le chapitre se compose de 8 dignitaires et de 31 chanoines.

Les chanoines à Orléans : Sainte Croix

Chanoines de Sainte-Croix (Cathédrale) La fondation de ce siège épiscopal ne peut pas remonter au-delà de la première moitié du 4e siècle. Il fut suffragant de la Province de Sens jusqu’en 1622, pour passer alors dans celle de Paris. Le chapitre fut réorganisé sous l’épiscopat de Monseigneur Bernier. Ce chapitre est placé sous l’autorité de l’évêque et à un rôle majeur dans l’administration du diocèse en plus des activités régulières dues aux chanoines. Le chapitre se composait de 12 dignitaires et de 46 chanoines capitulants.

Autres Chanoines à Orléans

Chanoines de Saint-Pierre-en-Pont. Situé dans la ville, le chapitre avait comme dignitaires un doyen, un chantre et un chefcier (dignitaire semblable à l’abbé), qui remplissait la fonction de curé Chanoines de Saint-Pierre-le-Puellier. Situé dans la ville, le chapitre avait le même nombr

Le plan initial

Collégiale Saint Aignan - Sur les traces du Cloître Saint Aignan

La rue de la Tour Neuve -

Cette rue limite le quartier ou la paroisse à l’ouest. Elle tire son nom de la Tour, appelée également Tour Neuve, élevée à l’angle sud-ouest du côté gauche de la rue, qui, par sa situation, était une des plus importantes de la première enceinte. La rue de la Tour-Neuve se serait appelée aussi rue de la Croix, parce que, dit l’histoire, elle fait une croix avec la grande rue Bourgogne depuis la porte Dunoise jusqu’à la nouvelle porte Bourgogne.

L’impasse du Crucifix

Cette impasse était autrefois appelée rue du Crucifix ou plutôt du Petit-Crucifix parce qu’elle passait derrière l’église de ce nom, pour aboutir à la rue de l’Egoût-Saint-Aignan. La partie est de cette rue a été aliénée vers 1830. ​

Le quai Fort-Alleaume

Le fort Alleaume, qui donne son nom au quai, faisait partie de l’enceinte de Louis XI et était situé près de la rue des Quatre-Fils-Aymon. ​

La rue Bourgogne

Cette rue qui va de la porte Bourgogne à la rue du Bourdon-Blanc est la plus longue du quartier. Elle a porté autrefois les noms de rue Notre-Dame-du-Chemin, de la Corne d’Or. ​

La rue Neuve-Saint-Aignan

Cette rue n’a pas toujours descendu comme aujourd’hui directement à la Loire. Elle contournait le chevet de l’église et obliquait ensuite de l’ouest à l’est, pour redescendre vers le fleuve entre les maisons 8 et 10 du quai Fort-Alleaume ; elle s’appelait alors rue de l’Arcade-Saint-Aignan, ou rue de l’Egoût-Saint-Aignan. ​

La rue de l’Oriflamme

C’était par cette rue que les évêques d’Orléans, qui étaient chanoines honoraires de Saint-Aignan, venaient, le jour de leur entrée, prendre possession de ce titre dans la basilique. Cette rue était fermée par une porte appelée dans les vieux titres, porte de l’auriflamme, probablement parce que le doyen et le Chapitre venaient recevoir l’évêque jusqu’à cette porte avec leur bannières et leurs oriflammes. ​

La rue Saint-Côme - ou rue Sainte-Barbe

Le nom de cette rue viendrait d’une chapelle dédiée à Saint Côme, et sur la fondation de laquelle aurait été édifiée plus tard l’église de Saint-Pierre-aux-Bœufs ; mais aucun document ne vient donner raison à cette assertion. ​

La rue Edouard Fournier

Anciennement Rue des Quatre-Degrés. C’est au début du 20e siècle que le nom de cette rue, qui n’avait plus sa raison d’être, a été changé. Edouard Fournier, l’un des hommes les plus érudits du 19e siècle, est un enfant du quartier né en 1819 au n°4 de la rue du Bourdon Blanc ​

La rue Coligny

La rue Coligny autrefois rue des Cinq-Marches - On donne à cette rue le nom de rue Coligny, parce que la maison n°7 du cloître, dont les dépendances s’étendaient jusqu’à la rue des Cinq-Marches fut longtemps la demeure de la famille Coligny. ​

La rue Coquille

M. Lepage fait remonter le nom de cette rue de ce que le mur de l’ancien cimetière existant en cet endroit, qui partait de la Tour de l’Etoile, faisait, en s’avançant dans la rue, non une ligne droite, mais une courbe assez accentuée, formant demi-lune ou coquille. Il laisse aussi supposer qu’elle pourrait bien venir de ce que Guy Coquille, célèbre jurisconsulte au 16e siècle, originaire de Nevers, aurait habité avec sa famille cette rue, pendant qu’il étudiait à l’université d’Orléans. Nous avons peine à ajouter confiance à ces deux interprétations. Ici, nous croyons que le nom de rue Coquille provient d’une enseigne. Cette rue a été aussi dénommée autrefois rue du Chaudron et rue de la Lanterne.
Bibliothèque diocésaine Orléans
Edifié par la vie de Saint Euverte, il vient assez vite le retrouver en Orléans depuis Vienne. Il est ordonné par saint Euverte à Saint-Laurent qui était alors un monastère et il en devient l’abbé. A la mort de saint Euverte, les orléanais élisent saint Aignan pour lui succéder, ce qu’il fera pendant 65 ans. ​ Il est bien difficile de démêler la vérité historique du merveilleux et du légendaire dans les récits du siège et de la victoire d’Aignan sur les Huns. Aignan serait parti pour Arles afin d’obtenir de l’aide des légions romaines ; il aurait demandé au patrice romain Aetius d’arriver au secours de la ville avant le 14 juin, puis fort de la promesse d’Aetius de se mettre en route rapidement, il s’en serait retourné à Orléans. Les Huns font alors le siège de la ville et s’attaquent aux murailles de la cité. Le 14 juin 451, conformément à la prophétie d’Aignan, la ville est envahie par les Huns qui rassemblent les habitants et leurs richesses pour se partager le butin. L’évêque serait alors apparu en songe à un officier d’Aetius, dont l’armée était enfin proche d’Orléans. A la vue des légions romaines, Attila se replie et la ville est libérée.
Aignan meurt peu de temps après, le 17 novembre 453. Sa confiance en Dieu et le courage dont il a fait preuve lui vaudront d’être choisi comme protecteur de la ville et du diocèse. Depuis ses reliques sont conservées dans l’église Saint-Aignan et particulièrement vénérées lors des fêtes de Saint-Aignan, le 17 novembre de chaque année. Reliquaire contenant le cœur de Saint Aignan"Hic est fratrum amator et populi. Hic est qui multum orat pro populo et universa civitate", "Celui-ci est aimé par ses frères et par le peuple. Celui-ci prie beaucoup pour le peuple et la ville toute entière" (2ème Livre des Macchabées, chapitre 15, verset 14)
Collégiale Saint Aignan - Saint Aignan
source : cdvorleans.free.fr

Charles Péguy

Charles Péguy (1873-1914), fils d’artisans orléanais, fut baptisé en l’église Saint-Aignan comme l’atteste la plaque visible dans la chapelle de Sainte Jeanne d’Arc. Mort au début de la première guerre mondiale, son nom figure sur la liste des paroissiens de Saint-Aignan morts pour la France.
Collégiale Saint Aignan - Insolite

... si vous avez de la fièvre

Parmi les doyens du chapitre de Saint-Aignan, on compte un Bienheureux, Réginald d'Orléans (1175-1220), qui est invoqué contre les fièvres.
Collégiale Saint Aignan - Insolite

Visite

Ouverture les vendredis et samedis de 14h à 16h Les visites de l'église et de la crypte sont possibles pour les groupes, uniquement sur demande auprès du rectorat de la cathédrale d'Orléans. Tel. 02 38 77 87 50 Adresse : 26 r St Etienne, 45000 ORLÉANS

Contact

Paroisse Cœur de ville el 02 38 42 13 00 21 rue St Etienne 45000 OrléansOffices : les dimanches à 11 h 30
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Source d'Informations : Bernadette Leziers - Wikipedia
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