Collégiale Saint Hippolyte – Poligny

Proposée par : Ch.Gaillard - Bertane Poitou
Poligny
1 rue Pidoux de la Maduère - 39800
Accès handicapés
Site Clunisien
Monument Historique
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Michelin (/3)
XVe / XVIIe siècle - gothique. La collégiale Saint-Hippolyte est considérée comme l'un des plus beaux bâtiments religieux de Franche-Comté. Sa construction débuta en 1415, et ne dura que cinquante ans. De style gothique, la collégiale impressionne par ses lignes sobres.Elle recelle à l'intérieur un véritable trésor : une collection exceptionnelle de statues de l'école de Bourgogne, du XV° siècle. Plusieurs sont parties au XXe siècle au Metropolitan Museum de New York... elles ne sont jamais revenues, mais, prenez votre temps, entrez vous ne serez pas déçus. L'église est classée depuis 1910.TripAdvisor : A ne manquer sous aucun prétexte lorsque l'on visite Poligny. En rénovation lors de la visite mais nous avons pu voir la poutre de gloire et les nombreuses statues

Le Curé vous accueille

Bienvenue à vous dans notre collégiale Saint-Hippolyte.

Que votre passage dans ce haut-lieu de l’art sacré du XVème siècle vous procure paix et joie.

Puissiez-vous goûter, plus particulièrement, la beauté et la force des statues bourguignonnes.

Qu’elles vous fassent alors entrer dans un compagnonnage avec Jésus à l’image de celui qu’ont vécu les saintes et les saints qu’elles représentent.

Belle et bonne visite à toutes et tous.

Père Maurice-Marie Quéré Curé de la paroisse.

Collégiale Saint Hippolyte – Poligny - Vous êtes les bienvenus

Le Maire vous souhaite la bienvenue

en attente

XVe siècle

Sa construction commence en 1415. A la même époque Sainte Colette de Corbie fonde, au chevet de l'église le couvent des "pauvres Clarisses". Depuis cette date le Monastère et la Collégiale écrivent une belle histoire commune.

Collégiale Saint Hippolyte – Poligny - L'histoire

La première Dédicace de l'église a été célébré moins de vingt ans plus tard en 1431. Cette même année le Pape Eugène IV l'érigeait en Collégiale.

La rapidité de sa construction en moins d’un demi-siècle lui confère une unité architecturale exceptionnelle.

Peu d'églises de cette importance ont été, à cette époque, construites dans un si court délai.

De généreux mécènes veillaient sur le projet...

"La Ville en ce temps là était riche et puissante...Plusieurs de ses nobles et de ses bourgeois occupaient des places distinguées dans la Maison du Souverain". (à l'époque le Duc de Bourgogne).

L'un d'eux, Jean Chousat (illustration), entré au service du duc de Bourgogne (il finira comme Gouverneur général de toutes ses finances) consacra ses biens à l'édification de la collégiale.

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Quelques années plus tard (1455) un autre bienfaiteur illustre poursuivra l'œuvre : Jean Chevrot, chancelier du duc (puis Evêque de Tournai).

Il dota la collégiale d'une chapelle dédiée à la Vierge et à saint Antoine au sud ouest de l'édifice. C'est probablement sur ses deniers qu'on été payés les artistes bourguignons qui réalisèrent l'étonnante collection de statues que l'on peut encore - pour l'essentiel - admirer. C'est aujourd'hui encore le plus bel ensemnble de statues bourguignonne réunies dans une même église.

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1638

L'année noire.

Dole est tombée aux mains des français. Le 18 juin la bataille de Poligny fait rage. Sur les falaises de Poligny, les Comtois, appuyés par les Lorrains et les Espagnols résistent aux assauts des troupes de Louis XIII. Celles-ci battent en retraite mais reviendront. Le 25 juin ils prennent le contrôle de Poligny, leur vengeance sera terrible, ils livrent la ville aux flammes.

La flèche du clocher s'effondre, comme toute la ville, la façade brûle, tous les vitraux d'origine de Saint-Hippolyte sont brisés...

Sur cette gravure on devine le chateau de Grimont qui dominait la ville et les deux fléches de Saint Hippolyte (à gauche) et de la vieille église de Moutiers Vieillard (à droite).... avant les dégâts de 1638

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XVIIe siècle

Les polinois se remettent au travail, un dôme remplace la flèche effondrée, un proche de style classique prend place devant la façade et le portail meurtri.

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XIXe siècle

A l'issue de la Révolution, le Maire de Poligny estime l'édifice à 10.000F, il suggère de vendre d'autres chapelles (Vaux sur Poligny) pour financer d'importants travaux destinées à remettre la collégiale hors d'eau.

XXe siècle

Un siècle qui commence bien.. Les travaux conduits au cours du XIXe siècle permettent dès 1910, le classement Monument Historique de la Collégiale.

Viendront des temps plus troublés... avec le départ, dans des conditions douteuses, à la fin de la seconde guerre mondiale, d'une partie des statues bourguignonnes vers New York.

En 1968 une poutre de gloire est rétablie dans l'église. Elle porte le Christ crucifié, la Vierge Marie et Saint Jean. Un splendide calvaire qui autrefois ornait le portail extérieur.

Celui-ci qui a conservé le bas relief du martyr de Saint Hippolyte, supporte, depuis cette date, une belle vierge polychrome du XVe siècle attribuée à Jean de la Huerta.

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Abbé Gabriel Sage

Au cours de ce siècle un homme s'est consacré à la sauvegarde et à la mise en valeur de cet exceptionnel patrimoine dont Poligny bénéficie.

Il s'appelait Gabriel Sage.

Gabriel Sage fut à la fois prêtre, enseignant, organiste, chef de chœur, mécène et restaurateur du patrimoine religieux de Poligny.

En 1948, nommé professeur de français - latin et maître de chapelle au Petit séminaire de Vaux, il y enseigne pendant 30 ans, dirige la chorale de l’établissement, donne des leçons d’orgue et de piano. Enfin, et cela bien avant sa retraite, il s’investit dans la restauration des églises de Mouthier-Vieillard et Saint Hippolyte de Poligny, une œuvre immense qui l’occupera quasiment jusqu’à son décès.

L’abbé SAGE a enregistré des commentaires à partir du livre « mon vieux Poligny » traitant de l’architecture urbaine, écrit en 1932 par André Pidoux de la Maduère qui était Archiviste paléographe.

Son travail nous a beaucoup aidé pour présenter Saint Hippolyte. Il nous aidera encore demain pour présenter une autre merveille de Poligny Mouthiers Vieillard. Nous voulions ici lui rendre hommage.

(photo de la collection de Bernard Cabiron qui a consacré un livre à l'œuvre de Gabriel Sage).

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"Elle domine de sa masse imposante les vieux toits de la ville et, à peine détachée des rochers qui la surplombent, cette église forme un ensemble d'une rare majesté" (Abbé Gabriel Sage - plaquette Collégiale Saint Hippolyte)

Collégiale Saint Hippolyte – Poligny - L'extérieur

La façade

Le Père Gabriel Sage (voir plus bas) en souligne, à juste titre l'aspect primitif et son manque d'homogénéité qui traduit les différentes phases de construction et de reconstruction de l'église.

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Le portail sud

Un élégant portail aux rampants flamboyants, orné d'une admirable Pieta de la fin du XVe siècle

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Le porche et...

Le porche de facture classique XVIIe siècle est couvert par une voûte d’ogives dont les arcs retombent sur des colonnes doriques.

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... son portail

Sous le porche, un vigoureux portail central, en arc brisé aux moulures en tore ou en amandes.

Depuis le milieu du XXe siècle il abrite une Vierge polychrome du XVe siècle qui a pris la place du calvaire qui se trouve désormais à l'intérieur sur une poutre de gloire.

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Le bas relief : le martyre de Saint Hippolyte

Au sommet de la porte un bas relief représente le martyre de Saint Hippolyte, saint patron de cette église. Il fut écartelé par quatre chevaux...

Saint Hippolyte était un tribun romain du IIIe siècle qui fut chargé de la surveillance en prison du diacre saint Laurent. Édifié par la conduite de ce dernier, il se convertit au christianisme et fut baptisé par Laurent avec les dix-neuf personnes de sa maison. Il fut martyrisé à cause de sa foi vers 258, à Rome.

_La tradition rapporte qu'après le martyre de Laurent, Hippolyte alla l'enterrer secrètement dans la propriété de la veuve Kyriaquie, en compagnie du prêtre Justin. Il fut dénoncé et bientôt arrêté, mais un ange vint le délivrer et le transporta dans sa maison, où il fit de touchants adieux à ses parents et à ses serviteurs, et leur offrit un festin. Ils se trouvaient tous attablés quand les soldats surgirent et s'emparèrent à nouveau de lui pour le conduire devant l'empereur Valérien. Espérant vaincre sa résolution, l'empereur le fit revêtir de ses ornements militaires et lui promit de plus grands honneurs encore. Mais Hippolyte resta inflexible et déclara qu'il ne souhaitait plus qu'un seul honneur : celui de servir dans la milice du Christ.

Flagellé avec des chaînes portant à leurs extrémités des crochets, il fut ensuite attaché à des chevaux sauvages qui le traînèrent sur une longue distance. Il ne survécut pas à ce traitement, et mourut, précédé de peu par sa nourrice, Concordia, et les gens de sa maison qu'il avait convertis. On raconte que, sept jours après son martyre, saint Hippolyte apparut à Valérien et à son fils qui se rendaient à l'amphithéâtre et qu'il les châtia avec des chaînes de feu invisibles._

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Le clocher

La tour carrée du clocher (du xve siècle), décentrée, s’élève sur la gauche de la façade, la première travée nord. Cette tour se terminait par une flèche en pierre détruite au XVIIe siècle, par les français, et remplacée par un dôme, une fois la paix retrouvée.

Il abrite, entre autre un exceptionnel carillon qui rivalise avec celui de la petite ville voisine d'Arbois.

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Entrez dans l'église par la porte latérale gauche de la façade qui donne sur un sas, sous le clocher avant de rejoindre un des deux collatéraux.

En entrant, voutes trouverez à droite un interrupteur qui commande l'éclairage de l'église.

Avancez sous la tribune de l'orgue, à votre droite.

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Le plan

La nef de cinq travées se continue par un chœur de deux travées, puis une abside à trois pans.

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La nef

L'ample nef donne une impression de force et de noblesse : ligne sobre, chapiteaux sans ornements, voutes latérales surbaissées...

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Les collatéraux

Les collatéraux bordant la nef se terminant par chevet plat (adossé pour le collatéral sud à la sacristie).

Les piles

Les robustes piles sont ornées de modestes chapiteaux, ornées de moulures uniformes. Elles supportent un faisceau de trois colonnettes sur lesquelles viennent s'appuyer les nervures de la voute.

Le maître autel

Le maître autel en marbre est du XVIIIe siècle, il provient du majestueux retable de l'ancien couvent polinois des Jacobins.

Le chœur

Le chœur est vaste et très profond. Les stalles remarquables datent du XVIIe siècle. On y remarque des 'ré-emplois' comme des têtes de lions certainement plus anciennes.

Les boiseries, plus récentes sont du XIXe siècle.

La poutre de gloire

Mais ce qui donne au chœur de l'église son caractère unique ce sont ses statues.

L'entrée est dominée par le calvaire en bois polychrome du XVe siècle sur sa "poutre de gloire".

Elle a retrouvé sa place dans l'église en 1963.

La Vierge, à gauche dans la tristesse, l'humilité et le recueillement. Saint Jean, à droite, pétrifié semble écouter le Christ qui s'adresse à sa mère :

« Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. » (Jn 19, 25-27)

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Les statues du chœur

Quatre statues en pierre polychromies de l'école Bourguignonne du XV° siècle, ornent le fond du chœur.

Elles représentent, de droite à gauche :

Saint André, patron de la Bourgogne, reconnaissable à l'instrument de son martyre : une voix en X

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Saint Jean

Saint Jean l'Evangéliste, reconnaissable à l'évangile qu'il tient dans ses mains

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La Vierge Marie

Une Vierge à l'Enfant portant dans sa main une Sainte Face. Une représentation très rare.

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Jean Chouzat

Probablement, saint Bavon représenté sous les traits de Jean Chousat, le bienfaiteur - mécène à l'origine de la Collégiale,

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Faites demi tour...

maintenant et admirez l'orgue (voir plus loin)

Les chapelles latérales .

Dans chacun des collatéraux des chapelles voutées d'ogive, en face des trois premières travées - collatéral sud (a droite en regardant l'autel)- et des quatre premières - collatéral nord (à gauche en regardant l'autel)

Le collatéral sud

En remontant ce collatéral, vous allez découvrir quatre chapelles successives, qui chacune comporte de véritables trésors du XVe siècle. Prenez votre temps, arrêtez vous...

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la première chapelle

La chapelle de 'Tournay'. Jean Chevrot, autre bienfaiteur de l'église, était avant son départ comme évêque de Tournay..

La statue occupant le centre est celle de Philippe Courault, polinois devenu Abbé de Saint-Pierre de Gand en Belgique.

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la deuxième chapelle

Elle est dédiée à Saint-François-Xavier. En son centre la remarquable statue de Pierre Vercey, polinois, evêque d'Amiens et neveu de Jacques Coyctier, polinois lui aussi; et médecin de Louis XI.

Le vitrail représente l'arrivée des reliques de Sainte Colette, dans le monastère qu'elle a créé, juste au chevet de l'église. Œuvre de Bégule, maître verrier du XIXe siècle

Les clarisses sont toujours là et seront heureux de votre visite.

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La troisième chapelle

Celle du Saint Rosaire.

En son centre Thomas de Plaine, un autre notable polinois qui fut au XVe siècle Président du Parlement de Bourgogne. Il s'agit ici d'une copie, la statue originale se trouve au Musée du Louvre à paris.

Le vitrail nous montre la résurrection d'une religieuse clarisse par sainte Colette.

A droite du vitrail, une statue en pierre polychrome de sainte Barbe (XVe).

Au centre du retable "Notre Dame du Rosaire" de Joseph Marcellin Combette (XVIIe siècle qui vent d'être restauré.

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La dernière chapelle du collatéral sud

Adossée à la sacristie, à l'extrémité du collatéral sud : La Chapelle du Fondateur. Il s'agit bien sûr de Jean Chouzat. Il est enterré au pied de cet autel.

Le retable encadre un grand tableau de l'Assomption, attribué à Jordaëns (XVIIe siècle).

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La Vierge du fondateur

La Vierge du fondateur par Claus De Werve, 1429 dans la chapelle du fondateur. On ne peut être qu'en admiration devant le travail des plissés du manteau.

Traversez maintenant la nef, sur votre gauche et rejoignez le haut du collatéral nord...

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Le collatéral Nord (à gauche de la nef )

Tout en haut de ce collatéral, sur votre droite, la chapelle de Bayeux. "édifiée par Jean Langret, polonais devenu Conseiller du Duc de Bourgogne puis Evêque de Bayeux).

Son retable de style Louis XVI est encadré à droite, par un autre chef d'œuvre de l'Ecole Bourguignonne saint Léonard (XVe siècle), patron des prisonniers (reconnaissable aux fers accrochés à son bras gauche).

A gauche un saint Nicolas plus récent (XVIIe siècle) reconnaissable au saloir d'où sortent trois petits enfants.

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L'Enfant Jésus au raisin

Sur le mur opposé, une élégante statue en bois de la Vierge, elle date de 1724.

Particularité : l'Enfant Jésus tient une grappe de raisin. Signe annonciateur de l'Eucharistie, probablement. Evocation de la tradition viticole millénaire du Jura et de Poligny...

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Les deux statues en albâtre, sous les vitraux représentent une Vierge à l'Enfant et une Sainte Anne (mère de la Vierge Marie, qu'ici elle enseigne).

Ces deux statues de grande qualité sont du XVIe siècle et appartiennent à l'école de Brou.

illustrations en attente, merci pour vos envois

Chapelle Notre Dame Lourdes

Dans cette. chapelle un tableau mérite une attention particulière.

Il est l'œuvre, au XIXe siècle d'un prêtre peintre et jurassien : Jules Moirod, proche de Puvis de Chavannes.

Regardes bien la composition et le densité de situations dans ce tableau est exceptionnelle. Une femme écrasée par la douleur, Une femme exaucée dans la joie et la louange, Une fillette allongée soutenue par une religieuse comme une piéta Un enfant miraculé, libéré de ses béquilles, Des jeunes laissant leurs bouquets de fleurs en offrande en Marie... Le tout accompagné par un Evêque jurassien et le chanoine de la Cathédrale de Saint Claude...

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Redescendez le collatéral...

...pour découvrir, dans la chapelle suivante deux nouveaux chefs d'œuvre de la statuaire du XVe siècle : un Saint Jacques (illustration) et un Saint Jean-Baptiste (ci dessous); deux statues attribuées au grand maître Jean de la Huerta (XVe siècle).

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Il ne s'agit ici malheureusement que de copies. Les statues originales sont aujourd'hui au Metropolitan Museum à New York (voir Saint Hippolyte hors les murs)

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La chapelle Sainte Séraphie

Dans cette chapelle, dans une chasse en bois doré du XVIIIe siècle sont conservées les reliques de sainte Séraphie, martyre des catacombes romaines dont le corps fut rapporté à Poligny en 1702.

Sur le mur d'en face un saint Bon, en albâtre du XVe siècle.

En attente d'une image code meilleure qualité... merci pour vos envois !

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La chapelle Saint Vernier

Saint Vernier, fait partie des nombreux saints patrons des vignerons... Il est représenté sur le tableau de l'autel et par une naïve petite statue artisanale...

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Mais le chef d'œuvre de cette chapelle c'est la très belle statue de saint Paul, (XVe siècle) attribuée à Claus de Werve.

Il ne s'agit malheureusement que d'une copie... l'originale trône au Metropolitan Museum de New York (The Cloisters) avec quelques autres statues polinoises représentant toutes les sommets de l'Ecole de Bourgogne. (voir plus bas Saint Hippolyte hors les Murs).

Pour que vous puissiez vous faire tout de suite une idée, la photo, juste au-dessus est celle de l'originale à New York.

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La dernière chapelle

Cette dernière chapelle possède un étonnant retable dit "Retable de la Passion". En bois finement travaillé et polychrome il date du XVe siècle.

Chaque tableau mérite une attention particulière... regardez de près, par exemple, les visages du "Jugement devant Caïphe".(en bas à droite)

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La Vierge éducatrice

Considérée comme la pièce maîtresse de Claus de Wevre, sculpteur du Duc de Bourgogne, elle fut offerte par Jean sans Peur à Sainte Colette lors de la fondation du monastère des Clarisses à Poligny.

La statue que vous voyez est une copie très récente de l'originale qui se trouve elle aussi au Metropolitan Museum à New york.

L'illustration ici représente l'originale à New York.

Observez les regards croisées de l'Enfant Jésus et de sa Mère, qui enseigne l'autre ? Claus de Wevre semble lui même s'interroger.

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Si la copie est exécutée par un robot 3D , elle a été affinée par le sculpteur Cédric Courtois et mise en couleurs par la restauratrice d'art Juliette Rollier.

Merci à Elisabeth Evelyne Clerc pour ce document.

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Entrée du collatéral

De part et d'autre de la porte d'entrée, trois autres chefs d'œuvre du XVe siécle.

A droite une sainte Anne

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à gauche une pieta et un Saint Etienne en albâtre du XVe siècle.

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Revenez dans la nef principale...

Au pied de l'orgue, sur le mur, à votre votre droite, deux belles statues du XVe siècle, en albâtre : Sainte Catherine et Saint Blaise encadrent une petite châsse qui contient des reliques de Saint Benigne.

Trois martyrs des premiers temps de l'église catholique.

Saint Bénigne aurait été originaire de Smyrne et connaissait saint Polycarpe, lui-même disciple de l'apôtre et évangéliste saint Jean qui l'envoya évangéliser la Gaule. Il aurait ainsi évangélisé Marseille, Autun et Langres et c'est à Dijon qu'il aurait consommé son martyre (178).

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Saint Blaise.

Saint Blaise.

Il naquit, vécut et mourut, dit-on, en Arménie. Il était médecin quand il fut choisit comme évêque de Sébaste. Il fit d'une caverne du mont Argée sa résidence épiscopale et y guérissait aussi bien les hommes que les bêtes sauvages.Ce pourquoi il fut remarqué par le gouverneur de la Cappadoce qui avait besoin d'animaux sauvages qu'il devait livrer pour les jeux du cirque. Il fit arrêter saint Blaise et voulut le noyer dans un étang. Ce qui ne fut pas possible. Blaise marchait sur les eaux. Revenu sur la berge, il fut décapité.

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Sainte Catherine d'Alexandrie

Sainte Catherine d'Alexandrie

L'une des plus célèbres martyres des premiers siècles. La plus jolie et la plus savante des jeunes filles de tout l'Empire. Elle était mystiquement fiancée à la Sagesse éternelle.

Son inspiration lui fit écarter avec succès les objections contre la Foi des philosophes chargés de la convaincre de la stupidité du Christianisme. Sa légende a masqué son existence historique, recouverte de broderies fabuleuses. Ainsi peut-être le récit de son martyre qui la fait mourir déchiquetée par quatre roues armées de pointes.

Très populaire au Moyen Age, elle fut l'une des 'voix' de sainte Jeanne d'Arc.

Son culte reste très vivant au monastère situé au pied du Mont-Sinaï où des anges l'auraient portée

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L'orgue

Relevez la tête, le grand orgue Cavaillé-Coll date de 1859. Disposant de 26 jeux, c'est un des témoins de la grande époque de ce célèbre facteur d'orgue.

Il a été monté dans un buffet en bois (cadre) de 1687.

Caractéristique étonnante, il n'est pas le seul orgue Cavaillé)Coll de l'église, l'orgue de chœur qui lui répond est du même facteur.

Lors d'une récente restauration, des fresques sont apparues sur le mur situé à droite de l'orgue représentant un saint Christophe.

Elles datent probablement de l'origine de l'église. Celle-ci était-elle couverte de fresques ? Les archéologies et historiens de l'art auront peut-être un jour la réponse.

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Pour ressortir...

revenez sur vos pas vers le collatéral nord. La jolie porte du collatéral sud est fermée.

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Les grandes heures vigneronnes

La tradition dans le Jura est d'organiser, à l'ancienne une grande fête pour la mise en perce des foudres de Vin jaune, au mois de février.

C'est l'occasion de renouer ave les grandes fêtes religieuses assoyant confréries et grand public, comme ici à Saint Hippolyte en 2019.

Collégiale Saint Hippolyte – Poligny - L'intérieur
Collégiale Saint Hippolyte – Poligny - L'intérieur

Un trésor très tentant

La collégiale Saint Hippolyte, comme tous les autres édifices religieux de la ville (Mouthiers Vieillard Couvent des Jacobins, des Clarisses...) abritaient depuis le XVe siècle une des plus importantes collection de statues de l'Ecole Bourguignonne.

Au début du XXe siècle plusieurs des chefs d'œuvre polinois ont pris le chemin de l'exil lointain... pour la plupart qui sont désormais exposés aux Cloisters du Metropolitan Museum dans Central Park à New York.

Les voici tels qu'ils sont présentés par le Met..

New York : Vierge à l'Enfant

Vierge à l'Enfant v. 1415–1417 Claus de Werve, Français, actif 1396–1439 C’est probablement Jean sans Peur, duc de Bourgogne (mort en 1419), ou Marguerite de Bavière, sa femme (morte en 1424), qui fit exécuter ce chef-d’œuvre pour le couvent de l’ordre des Pauvres Dames, qu’ils avaient fondé à Poligny. L’Enfant-Jésus aux cheveux bouclés regarde sa mère, qui tient aussi un livre. Cette scène d’une grande tendresse illustre en outre un thème théologique complexe, que rappelle l’inscription latine peinte sur le banc et tirée du livre de l’Ecclésiastique, qui exalte la sagesse : « Avant les siècles, dès le commencement, il m’a créée, éternellement je subsisterai. » (24,14 ). Au XIIIe siècle, l’Église catholique a vu dans ce verset une référence à Marie.

origine : From the Franciscan convent of the Poor Clares, Poligny, Burgundy; François Vuillermet, Poligny (in 1920); [ Georges J. Demotte, Paris and New York (1920)]; [ Jacques Seligmann, Paris and New York (1920-193

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New York : Saint Jacques

Saint James the Greater ca. 1450–75 French Saint James the Greater is shown in his traditional medieval guise of a pilgrim, wearing a soft brim hat emblazoned with a cockleshell emblem and holding a book and a staff (now lost). His shrine at Santiago de Compostela in Spain was the third most popular pilgrimage site after Jerusalem and Rome.

The statue was discovered together with the statue of Saint John the Baptist (exhibited nearby) in a garden-wall niche outside the church of Mouthier-Viellard in Poligny (southeast of Dijon). These sculptures bear the marked influence of an earlier generation of sculptors, principally, Claus Sluter (active 1379–d.1406) and Claux de Werve (active 1396–d.1439), both of whom worked for Duke Philip the Bold. On view at The Met Fifth Avenue in Gallery 305

origin : François Vuillermet, Poligny (until 1918) ; [ Georges J. Demotte 1877–1923, Paris and New York (1918– sold 1933)] ; [ Brummer Gallery, Paris and New York (1933–sold 1947)]

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New York : Saint Paul

Saint Paul ca. 1420–30 Circle of Claus de Werve According to medieval artistic conventions, Saint Paul is traditionally identified by his bald head and long beard, a sword, the instrument of his martyrdom, and a book, representing his writings. While working within a specified tradition, this Burgundian sculptor invested his carved Saint Paul with exceptional vitality and intelligence. Paul’s left knee pushes against the fabric of his robe, suggesting a relaxed, but attentive posture. His inclined head and furrowed brow project a sense of resolute determination and quiet solemnity. These qualities were especially important for a statue that presided over a private chapel, where the saint served as a heavenly advocate for the de Plaine family. On view at The Met Fifth Avenue in Gallery 305

origin : From the de Plaine family chapel in the monastic Church of the Jacobins (Dominicans), Poligny, Jura; Claude Antoine Dubois and heirs, Poligny; François Vuillermet, Poligny (until 1918-19); [ Georges J. Demotte, Paris and New York (1918-1922)]

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New York : Saint Jean Baptiste

Saint John the Baptist ca. 1450–75 Claus Sluter Netherlandish Saint John the Baptist, who presents a lamb on an open book, refers to the fulfillment of prophecies of Christ, hailed by John as the Lamb of God. This sculpture, with the statue of Saint James the Greater exhibited nearby, was found near the church of Mouthier-Viellard in Poligny. The monumental dignity and voluminous drapery style derive from the work of Claus Sluter (active 1379–d.1406) and Claus de Werve (active 1396–d.1439), both of whom worked for Duke Philip the Bold at the Chartreuse de Champmol near Dijon in Burgundy. On view at The Met Fifth Avenue in Gallery 305

origin : François Vuillermet, Poligny (until 1918); [ Georges J. Demotte, Paris and New York (1918-1931)]; [ Brummer Gallery, Paris and New York (about 1931-1934)]

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Anvers : Le retable des Sept sacrements

Le triptyque a été peint peu avant 1445 pour la collégiale Saint-Hippolyte à Poligny1. Il se trouvait dans la chapelle de Jean Chevrot (collatéral sud), évêque de Tournai.

Il aurait été 'pillé' par les troupes françaises en 1638? lors de la guerre contyrte les Comtois.

Il est aujourd'hui'hui au Musée Royal des Beaux Arts d'Anvers.

Le retable des Sept Sacrements représente les sept sacrements de l'Église catholique romaine.

Collégiale Saint Hippolyte – Poligny - Poligny hors les murs

Le panneau de gauche

Sur le panneau de gauche sont représentés le baptême, la confirmation et la pénitence.

Les panneaux latéraux représentent également les commanditaires du retable.

Collégiale Saint Hippolyte – Poligny - Poligny hors les murs

Le panneau de droite

Sur le panneau de droite, l'ordination d'un prêtre, le mariage et l’extrême-onction.

Collégiale Saint Hippolyte – Poligny - Poligny hors les murs

Le panneau central

Le panneau central, qui est probablement le seul de la main de Rogier van der Weyden, est dominé par une crucifixion au premier plan, et le sacrement de l'Eucharistie à l'arrière-plan.

Des anges survolent chaque sacrement, portant des vêtements de la couleur assortie aux sacrements, du blanc pour le baptême au noir pour les derniers sacrements.

Collégiale Saint Hippolyte – Poligny - Poligny hors les murs

Visite

Visites libres, l'église est ouverte tous les jours.

Contact

Paroisse Presbytère 10 Rue du Collège 39800 Poligny 03-84-37-10-70 secteurpoligny@eglisejura.com
Mairie de Poligny
L’association de sauvegarde du patrimoine polinois La mémoire du patrimoine local, grâce à une excellente revue (cliquer pour la ci-ommander)Association de Sauvegarde du Patrimoine Polinois. BP 50154 39802 - POLIGNY Cedex 2 France
Office de Tourisme Office de tourisme Coeur du Jura, bureau de Poligny Espagnol, Anglais, Allemand Ouverture Ouvert du 1er octobre au 31 mars : du lundi au samedi de 14h00 à 17h00 Du 1er avril au 30 juin : Du lundi au samedi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h30 Juillet/Août/Septembre : tous les jours de 9h30 à 13h30 et de 14h30 à 17h30 +33 (0)3 84 37 24 2120 place des Déportés 39800 POLIGNY
Association des amis de l'Orgue Cavaillé-Coll L'Association a pour objet la mise en valeur des deux orgues Cavaillé-Coll de la collégiale Saint-Hippolyte de Poligny; mieux faire connaitre l’orgue et son répertoire par tous les moyens (organisation de concerts, visites d’instrument, expositions et toute manifestation se rapportant au même objet)AAOCCP 10, rue du Collège 39800 POLIGNYsur facebook : https://www.facebook.com/orguepoligny/
Sources : Collégiale Saint Hippolyte - Gabriel Sage Eglises Jurassiennes -Pierre Lacroix Wikipedia Patrimoine-histoire.fr
Crédits : wiki Comons : Christophe Finit, Paul Hermans, Reinhardhauke, GFreihalter, Facebook : Pauline Bernard, Christian Gaillard, G Laurent, P Lindenbaum Patrimoine-Histoire.fr Metropolitan Museum New York RacinesComtoises.net Bernard Cabiron Koninklijk Museum voor Schone Kunsten Antwerpen Bertane Poitou