Église Notre-Dame d’Orry-la-Ville

Orry la ville
Place de l'Abbé Clin - 60560
Petite église du XIIe siècle, témoignage rare du passage de l'architecture romane à l'architecture gothique.Enrichie au XVIe siècle d'une importante chapelle latérale.L'église a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 21 mai 19701, puis restaurée. Elle fait aujourd'hui partie de la paroisse du Saint-Esprit du Serval, et accueille toujours une messe dominicale hebdomadaire, qui a alternativement lieu le samedi soir ou le dimanche.
source Wikipedia

L'origine - XIIe siècle

L'abside en hémicycle s'inscrit dans la tradition romane, et la forme arrondie s'explique par le voûtement en cul-de-four qui est introduit dans la région au dernier quart du xie siècle, l'un des exemples les plus anciens conservés étant le chœur de l'église de Rhuis.En dépit de l'apparition précoce du voûtement d'ogives dans la région, avec une généralisation successive pour les parties orientales à partir de 1120 environ, des absides sont parfois encore voûtées en cul-de-four au milieu du xiie siècle ou peu après, comme à Béthisy-Saint-Pierre et Néry. Du temps du premier voûtement d'ogives, l'on privilégie les chevets plats, mais après le milieu du XIIe siècle, les maîtres-maçons savent déjà appliquer les voûtes d'ogives sur des chevets en hémicycle, par le biais d'un plan à pans coupés appliqué à l'intérieur de l'abside seulement. Ce n'est donc qu'à l'extérieur que le chevet paraît arrondi. Le chevet de l'église Notre-Dame se rattache à ces premiers chœurs à pans coupés voûtés d'ogives.On peut ainsi résumer la genèse de l'église Notre-Dame : Entre 1160 et 1170, on édifie une abside et une travée droite du chœur, qui sont voûtées d'ogives dès le départ, et une nef un peu plus large de trois travées, qui n'est pas voûtée primitivement.
Église Notre-Dame d’Orry-la-Ville - L'histoire
Les grandes arcades de la nef ont probablement été percées après coup, celles du sud avant celles du nord.
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XVIe siècle

C'est au XVIe siècle que la nef est voûtée dans le style gothique flamboyant, et que la chapelle de la Vierge et la sacristie sont ajoutées au nord de la dernière travée de la nef et du chœur.Le profil prismatique des ogives de la chapelle et les clés de voûte sont encore gothiques, mais l'arc en plein cintre des deux fenêtres, et plus encore le remplage de la baie du chevet de la sacristie renvoient vers la Renaissance, ce qui parle en faveur d'une construction peu avant le milieu du siècle, quand la Renaissance s'impose successivement.
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XVIIIe siècle

Les dalles de la nef sont en pierre de liais de Coye-la-Forêt, et ont été posées par G. Pigoul en 1714.illustration en attente - merci pour vos envois.

XIXe siècle

Au début du XIXe siècle, un petit clocher de charpente sommée d'une fine flèche est édifiée au-dessus de la travée droite du chœur.Au même moment, la couverture de l'église est refaite en ardoise. Initialement elle était sans doute en tuiles plates du pays.
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1872 - La bénédiction de la cloche

La cloche ne date que de 1871, et a été fondue par Hildebrandt, fondeur de cloches à Paris. Elle porte l'inscription suivante : « Le 21 avril 1872 j’ai été bénite par M. l'abbé Mention, curé de la paroisse, M. Sévin, curé de Saint-Sauveur, M. l'abbé Clin, curé de La Chapelle-en-Serval, M. Pain, curé de Gouvieux, M. Lachapelle, curé de Coye, et M. Chrétien, curé de Pontarmé. J’ai été nommée Marie-Émilie par M. Canny, maire de la commune d'Orry-la-Ville, et Mme Eloïska Pieutkevitch-Loffing, mes parrain et marraine ; M. Riché, adjoint ; MM. Painchaux, Delaunay, Brûlé, Meunier Philippe, Merlant Loffing, Dubois, Petit, Meunier, Milleret, conseillers municipaux. Je suis due à la générosité des habitants et à MM. le duc d'Aumale et Millot ». Un Christ en croix est représenté sur la cloche en bas-relief, ainsi que la Vierge Marie et saint Nicolas.illustration en attente - Merci.

Le XXe siècle

L'église Notre-Dame a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 21 mai 1970.Une restauration des extérieurs de l'église a lieu à cette époque ; elle se poursuit par une seconde campagne vers 1980. Au mois de juillet 2011, l'élévation nord est restaurée avec le concours de l'association Concordia, qui organise un chantier de jeunes.La première période de trois semaines n'ayant pas suffi, deux autres chantiers de jeunes ont été organisés avec Concordia pendant les étés de 2012 et 2013.
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La paroisse aujourd'hui

Depuis le rétablissement du diocèse de Beauvais en 1822, la paroisse d'Orry-la-Ville en fait partie. Elle perd son indépendance avec la définition de quarante-cinq nouvelles paroisses en 1996.En réaction au manque de prêtres, ce sont souvent de très grandes paroisses avec, en moyenne, quinze à vingt clochers par prêtre. Orry-la-Ville est rattachée à la paroisse du Saint-Esprit du Serval, dont le curé réside au prieuré de Mortefontaine. La paroisse du Saint-Esprit regroupe six communes seulement, ce qui est rare pour un secteur qui ne comporte aucune commune atteignant les 4 000 habitants. L'église principale de la paroisse est l'église Saint-Martin de Plailly, où la messe dominicale de 11 h 00 est célébrée de septembre à juin.Avec Plailly, l'église Notre-Dame est la seule église de la paroisse qui bénéficie d'une messe dominicale chaque semaine. Elle se tient le dimanche à 9 h 30 les mois impairs, et le samedi à 18 h 30 les mois pairs, de sorte que les messes dans les quatre autres églises (La Chapelle-en-Serval, Mortefontaine, Pontarmé et Thiers-sur-Thève) ont lieu le samedi soir ou le dimanche matin en fonction des mois. Pendant les mois de juillet et août, la périodicité des messes est réduite.
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Le plan général

Orientée à peu près régulièrement, avec une dérivation de l'axe de l'édifice vers le nord-est du côté du chevet, l'église Notre-Dame répond à un plan dissymétrique et se présente d'une façon tout à fait différente au nord et au sud.Elle se compose :- d'une nef de trois travées - d'un chœur comportant une travée droite et une abside en hémicycle - d'un bas-côté sud accompagnant la nef et la première travée du chœur au sud - d'une chapelle de deux travées accompagnant la dernière travée de la nef et la travée droite du chœur au nord - d'unee la sacristie, dans l'angle entre la chapelle et l'abside. Elle est accessible depuis l'abside.La grande chapelle du nord est dédiée à la Vierge.L'extrémité orientale du bas-côté sud représente la chapelle Saint-Nicolas.Le clocher en charpente est assis à sur le toit du vaisseau central, au niveau de la première travée du chœur.À l'exception du bas-côté sud, qui est simplement plafonné et ne montre aucune subdivision, toute l'église est voûté d'ogives.La sacristie est quant à elle voûtée en berceau brisé dans le sens est-ouest.Le voûtement de la nef a été réalisé après coup.L'église possède trois accès, à savoir une petite porte à l'ouest de la chapelle nord, le portail occidental de la nef et le petit portail latéral du bas-côté sud, qui est habituellement utilisé.Dans l'angle sud-ouest du bas-côté, un escalier en colimaçon dessert les combles.Le plan est de Pierre Poschadel - Merci
Église Notre-Dame d’Orry-la-Ville - Le plan général
Église Notre-Dame d’Orry-la-Ville - Le plan général
source wikipedia

La façade (ouest)

La façade occidentale correspond à la nef et au bas-côté sud.Deux contreforts orthogonaux épaulent l'angle nord-ouest et indiquent la hauteur réelle de la nef. Ils sont plus saillants qu'à la période romane, et se retraitent une fois moyennant un glacis, puis s'achèvent également par un glacis.À l'angle sud-ouest, la disposition devait être identique, mais le contrefort côté sud a été absorbé par le mur du bas-côté. Celui-ci ne présente pas de contrefort regardant l'ouest, signe que son voûtement n'a pas été prévu. Les contreforts sont bâtis en pierres de moyen appareil, de même que les encadrements des ouvertures ; tout le reste est construit en moellons irréguliers noyés dans un mortier.Sur la partie haute de la façade, ils sont plus petits. Cette partie est placée en léger retrait afin d'alléger le mur. Celui-ci est ajouré d'une haute lancette unique en tiers-point, qui est surmonté d'un bandeau doublement chanfreiné comme seul ornement.
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Le portail

En bas de la façade, le portail occidental représente le seul élément à l'extérieur de l'église qui a été traité avec soin.Il est cantonné de deux fines colonnettes en délit, dont les tailloirs des chapiteaux de crochets supportent une double archivolte en tiers-point. Son tracé très surhaussé rappelle l'arc triomphal et le doubleau intermédiaire du chœur.L'archivolte inférieure est moulurée d'un tore dégagé, alors que l'archivolte supérieure est formée par un large bandeau doublement chanfreiné, ce qui est assez inhabituel.Comme autre particularité, le haut linteau apparemment monolithique se situe entre les colonnettes et chapiteaux, à un niveau plus bas que d'habitude, et semble être porté directement par les piédroits du portail. Eugène Müller parle d'une façade arasée et vise sans doute la sculpture bûchée du linteau et du tympan. Entre linteau et tympan, une moulure qui a mal résisté aux injures du temps reprend le profil des tailloirs. Le tympan est décoré, dans sa partie supérieure, d'une arcature polylobée en bas-relief.
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L'élévation septentrionale (nord)

L'élévation septentrionale de la nef présente deux lancettes simples hautes et étroites en arc brisé, qui ne sont pas analogues à la fenêtre occidentale, et dépourvues de toute ornementation.Un contrefort du même type que ceux de la façade apparaît immédiatement à gauche de la seconde lancette. Cette répartition aléatoire des contreforts et fenêtres est surprenante à la période gothique, et trahit en tout cas une nef conçue pour ne pas être voûtée. Une corniche de corbeaux termine le mur.illustration en attente - merci.

La chapelle de la Vierge

La chapelle de la Vierge est tout aussi sobre, et semble faire corps avec la sacristie. Les contreforts biais aux angles, en lieu et place de deux contreforts orthogonaux, indiquent l'approche de la Renaissance. Deux autres contreforts flanquent le mur septentrional de l'ensemble.Les quatre contreforts sont assez saillants, et se terminent par un long glacis, au pied duquel figure un bandeau mouluré. On note que les murs se retraitent légèrement par un fruit à mi-hauteur du soubassement des fenêtres, y compris les contreforts.illustration en attente - merci.

L'élévation méridionale (sud)

L'élévation méridionale (sud) est beaucoup plus homogène, et son mur gouttereau très bas évoque une église trapue. Comme au nord, le toit en appentis du bas-côté fait directement suite à la toiture de la nef, sans aucune rupture. Les contreforts sont assez proches de ceux de la chapelle de la Vierge. Le portail latéral est en anse de panier, et n'est pas décoré.
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Le chevet (est)

Au chevet, le contrefort primitif de la première travée du chœur est noyé dans le mur oriental du bas-côté sud (chapelle Saint-Nicolas), à l'instar de ce qui s'observe du côté de la façade occidentale.Un massif de maçonnerie au début de l'abside, côté sud, s'explique vraisemblablement par une consolidation à une époque indéterminée. Les deux contreforts de l'abside sont relativement plats et davantage romans que gothiques. Ils se retraitent une fois par un glacis formant larmier, et s'achèvent par des glacis fortement inclinés.L'abside est d'un aspect assez archaïque. La corniche de corbeaux rappelle le mur nord de la nef, alors que les bandeaux en forme de sourcil au-dessus des fenêtres sont du même type que celui de la baie occidentale.Cependant, les trois fenêtres de l'abside sont en plein cintre, et la partie inférieure de la baie d'axe a sans doute été bouchée lors de l'installation du retable du maître-autel.La pauvreté de l'architecture étonne, et n'est pas du tout caractéristique de la région.
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sources : wikipedia

La nef

La nef, tout comme la chapelle de la Vierge et la première travée du chœur, manque d'éclairage naturel et est assez sombre, bien qu'une fenêtre existe en haut du mur occidental, et deux autres au nord des deux premières travées.En effet, la fenêtre occidentale est pour moitié obturée par la voûte, et la tribune occidentale encombre la première travée et absorbe de la lumière.Les trois fenêtres de la nef sont d'origine et affichent un arc brisé, ce qui traduit sans doute une date de construction légèrement plus tardive que pour le chœur, où les fenêtres sont en plein cintre, comme à la période romane.Avant le percement des grandes arcades et l'adjonction des bas-côtés, la nef était donc plus lumineuse.
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Les arcades

Les arcades sont en arc brisé et ne sont pas moulurées, mais seulement chanfreinées, et les piliers sont dépourvus de chapiteaux, ce qui dans la région indique généralement des arcades aménagées après coup.Il est toutefois possible que les arcades ont été construites lors d'une reprise en sous-œuvre au lieu d'être simplement percées, car les piliers portent des tailloirs proéminents et moulurés assez simplement d'une gorge, d'un filet et d'une plate-bande.Les trois voûtes d'ogives sont dépourvues de formerets, ce qui est généralement le signe d'un voûtement secondaire, sauf à la période du premier voûtement d'ogives et parfois dans les bas-côtés.En même temps, le profil prismatique aigu des ogives et doubleaux indique le style gothique flamboyant de la fin du xve siècle et de la première moitié du xvie siècle. La première clé de voûte est sculptée d'une fleur à deux corolles ; les deux autres portent des écus effacés.Les arcs d'inscription des voûtes sont en tiers-point, et il n'y a pas encore de marques de l'influence du style Renaissance : probablement le voûtement est largement antérieur au milieu du XVIe siècle. Les nervures des voûtes retombent sur des culs-de-lampe seulement moulurés, au lieu d'être sculptés. En ce qui concerne le dallage du sol, il disparaît sous un plancher moderne. En résumé, hormis les fenêtres, aucun élément de la nef ne rappelle plus le style gothique primitif de sa période de construction.La nef de l'église Notre-Dame est une construction simple et fonctionnelle, sans aucune particularité architecturale qui la distinguerait du grand nombre d'autres petites églises rurales de la région.
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Le bas côté sud

À plus forte raison, on peut faire le même constat pour le bas-côté sud, dont le plafond plat coupe disgracieusement le sommet des grandes arcades. Il y a une fenêtre en plein cintre au sud de la première travée, et deux fenêtres en arc légèrement brisé au sud de la troisième travée, ainsi qu'au chevet de la quatrième travée, légèrement plus courte que les autres. La seconde travée comporte la porte. À la limite entre la troisième et la dernière travée, le pilier est épaulé par un contrefort en raison du voûtement d'ogives du chœur.
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La chapelle de la Vierge

La chapelle de la Vierge est très basse, et ses deux fenêtres, pourtant proches du sol, s'inscrivent presque entièrement dans la lunette des voûtes.Les baies sont entourées d'un gros boudin, ce qui est en quelque sorte l'envers de leur mouluration extérieure, où les baies sont entourées d'une gorge.Les deux voûtes sont en tiers-point. Elles sont séparées d'un doubleau qui affiche un profil prismatique aigu, tout comme les ogives.Les clés de voûte, qui sont assez similaires toutes les deux, présentent des fleurs à deux corolles, chacune avec deux pétales. Les pétales à l'arrière-plan se terminent par une pointe, et indiquent l'esthétique flamboyant. Seul l'arc en plein cintre des fenêtres ne concorde pas avec le style flamboyant.
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Le chœur

Les deux colonnettes précédant l'arc triomphal ouvrant dans le chœur sont placées légèrement en avant des murs de la nef, car le chœur est légèrement plus étroit.Il est cependant voûté à la même hauteur que la nef, ou plutôt, la hauteur des voûtes de la nef a été alignée sur celle du chœur. L'arc triomphal est en tiers-point et adopte un tracé surhaussé, c'est-à-dire, il comporte une courte section verticale près des tailloirs.La sculpture des chapiteaux met en scène des feuilles plates et des feuilles d'acanthe, motifs récurrents à l'époque, mais néanmoins traités avec soin et un coup de ciseau habile. On observe encore des volutes d'angle caractéristiques de la période romane.La clé de voûte est une petite fleur à quatre pétales, entourée d'une ligne brisée où des points figurent dans les intervalles.Le doubleau ouvrant dans l'abside paraît identique à l'arc triomphal en regardant depuis la travée droite du chœur, mais il est différent du côté de l'abside, car il y a à la fois un deuxième rouleau avec ses deux colonnettes, et les deux colonnettes correspondant aux ogives.La clé de voûte n'est pas décorée, ce qui est fréquent avant le dernier quart du XIIe siècle. Le chevet à trois pans donne une voûte de plan trapézoïdal à quatre voûtains, et la baie de l'axe de l'abside est flanquée de deux colonnettes à chapiteaux. Cette disposition, qui découle de la technique du voûtement, constitue le seul ornement architectural du chœur.Les fenêtres, toutes les trois en plein cintre, ne sont pas décorées.Dans son ensemble, le chœur paraît sobre et harmonieux, bien proportionné, avec comme seul défaut, le désaxement des fenêtres de l'abside par rapport au sommet de la voûte.
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Recherchz les restes d'une litre funéraire, qui a été restaurée près du doubleau intermédiaire. Elle représente les armes de la famille Oursin, et a été peinte pour les funérailles de dame Oursin, marquise de Hérouville, vers la fin du XVIIe siècle. Le blasonnement est : « Porte d'azur à un chevron d'or accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un croissant d'or surmonté d'une colombe d'or, le tout en chef d'argent ».
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Les vitraux

Des vitraux polychromes sont offerts à l'église par les fidèles à de différentes occasions ; ils sont tous dissemblables et datent des dernières années avant la Première Guerre mondiale, de 1936 et de la fin du xxe siècle.
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Le mobilier

Le retable du maître-autel est de style Renaissance, et sert d'écrin à une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle. Elle porte dans sa main droite une fleur de lys, signe de pureté, et tient l'enfant Jésus dans sa main gauche. Mère et enfant n'échangent pas de regard, et le jeune Jésus joue avec une boule ou sphère, qui traduit sa qualité de maître du monde, fils de Dieu.
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Le retable de la Passion du Christ

L'église possédait jadis un triptyque ou retable de la Passion du Christ. Un cadre en bois sombre avec trois compartiments, dont celui au centre plus haut que les deux autres qui le flanquent, comportait trois petits bas-reliefs en bois sculpté : la Flagellation du Christ, la Crucifixion et la Résurrection. Seul le cadre reste depuis un vol commis vers 1975. Ce cadre a été enlevé, mais les bas-reliefs représentant la Flagellation et la Résurrection sont bien présents dans l'église. Seule la Crucifixion manque.
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L'autel de la chapelle Saint-Nicolas

Plus que le retable du maître-autel, dont aucun auteur ne fournit la date, l'autel de la chapelle Saint-Nicolas (dernière travée du bas-côté) mérite l'attention. C'est une table de pierre scellée dans le mur à l'arrière, et prenant appui sur deux piliers à l'avant, qui sont octogonaux en bas et carrés en haut, cet autel daterait du XIIIe siècle. Il aurait donc été déplacé vers son emplacement actuel après l'adjonction du bas-côté sud, à moins que sa dernière travée fasse réellement partie du plan de l'église primitive.
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Les pierres tombales

Malgré l'interdiction d'enterrer dans les églises au milieu du xviiie siècle, au moins une personne est encore inhumée dans l'église au xixe siècle. Il s'agit de Marie Marguerite Mejasson, épouse Jouard, morte le 10 janvier 1840. Une autorisation spéciale a dû être exigé, comme on l'a accordée parfois aux bienfaiteurs des églises.
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Huit autres pierres tombales pavent le sol de la dernière travée du bas-côté sud, dont l'une date de 1663, et une autre de 1671.Les autres sont visibles dans la chapelle Saint-Nicolas. D'autres existeraient dans la chapelle de la Vierge, mais sont dissimulées par le plancher de bois qui y a été posé.Deux dalles funéraires sont de grandes dimensions et assez effacées ; toutes les autres sont postérieures au milieu du XIIIe siècle, assez petites, en partie incomplètes, et n'affichent pas d'effigies gravées. Deux seulement comportent des éléments de décor : celle de Charles Lavier, menuisier ordinaire des bâtiments du Roy, possède un encadrement de feuilles et arborait apparemment une coquille Saint-Jacques au tympan ; celle de Pierre Cavillon, mort le 11 juin 1671 à l'âge de quatre-vingt-huit ans, montre un Christ en croix en tympan. Les deux personnes priant devant lui doivent être le défunt et son épouse.
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Eglises de l'Oise de Dominique Vermand

Dominique VERMAND, Eglises de l’Oise. Cantons de Senlis et de Chantilly. Vallées de la Nonette et de la Thève, Comité Départemental du Tourisme de l’Oise et communes des cantons de Senlis et Chantilly, 2002, in-8° de 56 p., p. 27[http://www.eglisesdeloise.com/monument/orry-la-ville-eglise-notre-dame/](http://www.eglisesdeloise.com/monument/orry-la-ville-eglise-notre-dame/)
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Proposée par : Yves Mineraud - Wikipedia Yves Mineraud
Crédits : Wiki Commons : Pierre Poschadel