Eglise Saint-Malo

Proposée par :
Dinan
12 rue de la Boulangerie - 22050
Monument Historique
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monnuage
Au coeur de la ville se trouve un havre de paix exceptionnel. ne pas manquer, l'église Saint-Malo.Dans une lumière baignée d'immenses vitraux magnifiques elle recèle de nombreux objets classés et un "trésor" (pièces religieuses d'orfèvrerie) digne d'une cathédrale.Sa construction a débuté au XVIe siècle et s'est poursuivie jusqu'au XIXe.Située au coeur du vieux Dinan elle est imposante et représentative du gothique flamboyant avec ses nombreuses gargouilles du XVIe siècle et un beau portail du XVIIe siècle.Les grands vitraux posés au XIXe et au XXe siècles évoquent des évènements religieux ainsi que la vie des habitants et des quartiers de la ville de Dinan.

Au XVe siècle

Durant la deuxième moitié du XVe siècle, plusieurs partis se disputent la couronne ducale de Bretagne.

Ce conflit est à l'origine de la guerre qui durera de 1465 à 1491.

En 1488, le duc François II, craignant la prise de Dinan, ordonne la destruction de la première église Saint-Malo qui se trouvait en dehors des limites de la ville pour qu’elle ne puisse pas servir de point d’appui à l’armée française pour attaquer la ville.

Il donne alors son accord pour financer une nouvelle église à condition qu'elle soit reconstruite intra-muros.

Fin juillet 1488 la ville assiégée capitule et en aout, Jean II de Rohan (illustration), premier baron de Bretagne mais allié de la France, prend le contrôle de la ville.

Il reprend à son compte le projet de reconstruction de l'église Saint-Malo à l'intérieur des remparts.

Désireux de récupérer la couronne ducale, il veut que cette église soit représentative de son pouvoir. Il décide alors de financer l’achat du terrain et les travaux.

Eglise Saint-Malo - Histoire

Un chantier rapide

Pour aller vite, une partie des matériaux est récupérée sur le site de l'ancienne église Saint-Malo (actuelle chapelle Saint-Joachim) et sous l’autorité du maître d’œuvre Guillaume Juhel, le chevet et le transept de l’église sont érigés d'un seul jet.

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Aux XVIe et XVIIe siècles

En 1505, Jehan Lemaître, successeur de Guillaume Juhel, se rend à Coutances afin d'examiner l'église Saint-Pierre de Coutances récemment terminée. Il s'inspirera de cette visite pour terminer la partie haute du chœur de l'église.

En 1508, le financement de l'église est repris par la Duchesse Anne, puis par le roi Louis XII.

Ces dons ajoutés à ceux des fidèles de la paroisse Saint-Malo permettent de terminer le chœur, les murs du transept et le vaisseau central de la nef.

Le clocher (sans sa flèche) est construit en 1517.

Les chapelles nord n'auraient été construites qu'au milieu du XVIe.

Le manque d'argent, les guerres de religion et l'occupation de Dinan par les Ligueurs suspendent les travaux.

En 1597, un magasin de poudre situé tour Saint-Julien explose et l'église est endommagée.

(illustration : Anne de Bretagne par Jean Bourdichon, détail d'une miniature des Grandes Heures d'Anne de Bretagne, vers 1503-1508)

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Au XVIIIe siècle

Durant la Révolution, l'église est désaffectée et se dégrade fortement.

Elle sert de halle aux blés, d'écurie, de salle de spectacle et de caserne.

La plupart des marques nobiliaires présentes dans l'église sont martelées conformément aux consignes de la Convention.

Tous les vitraux sont détruits.

Aux XIXe et XXe siècles

L'église est rendue au culte en 1803 mais les réparations à entreprendre sont trop lourdes et la municipalité propose alors la fermeture de l'église.

L'église n'est toutefois pas fermée et durant la première moitié du XIXe, diverses solutions sont proposées qui vont de la reconstruction des deux chapelles de la nef à la construction d'une nef complète.

C’est finalement cette dernière solution, même si c’est la plus onéreuse, qui est choisie grâce à l'aide de l'État, de la municipalité et des dons des paroissiens.

Les architectes néo-gothiques Alphonse Guépin, de Saint-Brieuc et Charles Aubry, de Dinan reprennent le chantier en respectant le plan originel.

Ils s'appuient sur les fondations du XVe siècle pour la reconstruction de la nef et du portail occidental.

La flèche du clocher ne sera, par contre, jamais construite.

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Façade Ouest

Visible de la grande esplanade dégagée, la façade ouest reconstruite au XIXe siècle comporte une double porte monumentale surmontée d'une grande rosace et flanquée de deux hautes baies vitrées.

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Façade Sud

Au centre de la façade sud, un très élégant portail Renaissance du XVIIe siècle avec deux portes jumelées est surmonté de deux hautes verrières.

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Façade Sud (suite)

En longeant la façade sud on peut découvrir des éléments fantastiques insérés dans la construction tels que cette gargouille et la croix de Saint-André au coin du transept et du chevet (illustration).

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Chevet

À l’Est, le chevet très travaillé, typique de l'architecture dite Beaumanoir, comporte des chapelles rayonnantes et une quantité impressionnante de pignons à crochets, de pinacles, de gargouilles et de sculptures fabuleuses.

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Le clocher

Le clocher est proportionnellement petit par rapport à la taille imposante de l'église.

Ce n'est en réalité qu'un toit à quatre pans ayant quelques petits abat-son.

À l'origine, l'église devait comporter une importante flèche en granit, dont on aperçoit bien les "bases" sous chaque angle du toit.

La légende veut que la bourse destinée à la construction du clocher ait finalement été donnée à la Ville de Saint-Malo.

Bien que petit par rapport à la taille de l'église, le clocher renferme tout de même quatre cloches, dont trois sont motorisées et servent régulièrement.

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Gros-Malo

Le Bourdon, affectueusement surnommé "Gros-Malo" donne un Sol# bas. Avec 1,775m de diamètre, son poids, selon les sources, varie de 2,980 kg, ce qui paraît faible à 3,319 kg, poids plus vraisemblable.

Il est "incrusté" dans le plancher de la chambre des cloches car trop grand pour tenir dans ce petit clocher.

Des planches ont été installées en dessous pour "réfléchir" le son.

Il a été coulé en 1869 à Villedieu-les-Poëles.

Mélanie-Clémentine

"Mélanie-Clémentine" donne un Ré haut et a été fondue en 1835, à Villedieu-les-Poëles par Viel-Tétrel et Viel-Ozenne frères. Elle a un diamètre de 1,230 mm et pèse environ 1,092 kg.

Marie-Henriette-Anne

La troisième cloche, "Marie-Henriette-Anne" donne un Fa haut et remplace depuis 1929 "Marie-Louise", une cloche qui avait été offerte par la sœur de François-René de Chateaubriand en 1846. Elle est due à la fonderie Cornille-Havard. Elle a un diamètre de 1,075 mm et pèse environ 720 kg.

Cloche d'alarme

La quatrième cloche, donne un La# "légèrement faux", selon les spécialistes.

Elle n'est pas motorisée et servait sans doute de cloche d'alarme.

Elle aussi a été fondue à Villedieu les Poëles.

Elle est accrochée près d'une des baies mais ne sonne jamais.

Entrée principale Porte Ouest

L'entrée principale se fait par une porte monumentale à deux vantaux qui porte une inscription en hébreu extraite du Lévitique (livre de l'Ancien Testament de la Bible).

"Vous déclarerez sainte, la cinquantième année et vous proclamerez dans le pays la libération pour tous ses habitants, ce sera pour vous un jubilé. Vous frapperez à la porte et le passage pourra être ouvert largement."

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Pourquoi une inscription en hébreu?

On ne connaît pas la date de gravure de cette inscription.

Une hypothèse est qu'elle daterait de l'époque de la Réforme (XVIe siècle) pendant laquelle des protestants ont saisi des églises pour en faire des temples luthériens ou calvinistes.

Le fait que la gravure soit en hébreu plaiderait pour un temple calviniste.

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Le plan

L'édifice, de dimensions importantes 76,50 m x 44,10 m, est caractéristique du gothique flamboyant ou tardif en Bretagne.

Son plan est classique : une nef centrale, deux collatéraux, un transept marqué et un chevet avec déambulatoire flanqué de neuf chapelles dont trois rayonnantes.

Il témoigne de la richesse de Dinan à l'époque de la construction.

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La nef

La nef spacieuse est éclairée par des vitraux et des verrières hautes. La voûte de granit culmine à 21 mètres.

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Bénitier

À gauche de l'entrée, un bénitier soutenu par un démon est l'œuvre de deux ouvriers de Dinan au XIXe siècle. (Louis Bouchet et Jean Delaune)

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Nef (suite)

Nous commencerons par emprunter l'allée centrale de la nef pour découvrir les différentes richesses autour du choeur.

Les magnifiques vitraux, traités dans un chapitre à part, méritent, quant à eux, un tour complet de l'église.

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Inscription en référence aux travaux de consolidation des arcades

Sur le mur sud de la nef une inscription "nobles gens Laurents, Jean Macé, sieur du Tertre, messire Jean Hingault trésoriers" rappelle la consolidation de la nef en 1730.

(emplacement à préciser)

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La chaire

La chaire du XVIIIe siècle est classée monument historique. Elle provient d'une église des Dominicains.

On peut remarquer l'ange soufflant dans sa trompette qui la surmonte.

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Le choeur

Les grandes arcades du chœur sont séparées des fenêtres hautes par un triforium équipé de garde-corps ajourés.

Chaque garde corps est composé de six éléments décorés d'arcs en accolades et de trèfles évoquant plutôt le gothique rayonnant.

En arrière, deux arcades jumelées les surplombent.

L'architecture des parties hautes du chœur aurait pu être inspirée par celle de Saint Pierre de Coutances.

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Chapelle saint Victor

À l'extrémité du bas-côté Sud, avant le transept, le retable de la chapelle Saint-Victor-de-Marseille date du XIXe siècle.

Il est classé aux monuments historiques.

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Transept sud - Inscription

Sur le pilier sud-est du transept, une inscription atteste de la fondation de l'église en 1490.

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Tansept Sud

Le bras sud du transept abrite le grand orgue avec ses 35 tuyaux polychromes qui a été conçu par l’anglais Alfred Oldknow en 1889.

Il a été restauré au XX° siècle.

Il est installé sur une tribune en châtaignier sculpté.

L'orgue et la tribune sont classés monuments historiques.

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Entrée Sud

Sous l'orgue, le sas d'entrée du portail Renaissance est recouvert de superbes boiseries surmontées de peintures murales.

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Déambulatoire

Le déambulatoire est flanqué de neuf chapelles dont trois rayonnantes.

À l'entrée de la première chapelle, une clé de voûte représente le Saint-Suaire présenté par Dieu et porté par des anges.

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Clé de voûte

À l'entrée de a deuxième chapelle, une clé de voûte représente les clous et la couronne d'épines.

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Les 7 péchés capitaux

À l'entrée de la chapelle rayonnante centrale, les 7 péchés capitaux harcèlent un pécheur. L'un des diables porte la couronne ducale

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Sacristie

Après ces deux chapelles, une petite maison forte contient la sacristie dont la porte en arc-brisé est ornée de chiens.

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La Fabrique

Suit une deuxième porte ornée de dragons qui mène à la Fabrique, une salle à l'étage qui dispose d'une ouverture donnant sur le chœur et aurait pu servir d'oratoire.

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Chapelles

Chaque chapelle du déambulatoire dispose d'un "sacraire" (niche contenant les objets du culte) et d'une "crédence (niche dans laquelle le célébrant lavait le calice et se lavait les mains).(illustration - crédence).

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Chapelle rayonnante Sud

À l'entrée de la chapelle rayonnante sud, la clé de voûte représente un personnage portant un blason.

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Chapelle du déambulatoire nord

Dans la chapelle du déambulatoire Nord, un autel de pierre et une inscription sculptée "En l'an 1459. Jehan : de la Haye Sr du Bouais // a cott cette chapelle:" (cott=construit)

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Bénitier

Dans une des chapelles du déambulatoire Nord se trouve un beau bénitier (ou baptistère ?) qui date du XVe siècle.

Il est classé aux monuments historiques.

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Des vitraux des XIXe et XXe siècles

Les vitraux de l’église ayant tous été détruits au cours des siècles, tous les vitraux actuels ont été posés au XIXe et au XXe siècles; période pendant laquelle l’art du vitrail a beaucoup évolué.

Les vitraux du XIXe siècle s’inspirant du Moyen-Âge ont en effet laissé la place au XXe siècle à de grandes représentations sous forme de « vitrail-tableau ».

Le tour de l’église permet de découvrir un ensemble remarquable de ces deux types de vitraux en commençant par la grande rosace du XIXe siècle, au-dessus de la porte principale, qui illustre la présentation de Jésus au temple.

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Bas-côté sud - XXe siècle

En poursuivant par le bas-côté sud (à droite de l’entrée principale) on découvre une suite de vitraux du XXe siècle :

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"Jésus et les enfants".

Jésus, entouré de ses apôtres bénit les enfants.

La scène est ornée de symboles gothiques sur un fond de végétation exotique.

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Après la 1re croisade, Geoffroy de Dinan se retire au prieuré Saint-Malo fondé par son père en 1066 et laisse à son fils Ollivier son fief de Dinan en 1108. (vitrail de 1923)

Ce vitrail a été exposé au salon des artistes de 1923.

Avant la pose de cette verrière, la façon dont a été représentée la prise de l'habit monastique par Geoffroy de Dinan a été contrôlée par le Directeur du Musée de Sculpture Comparée du Trocadéro (Mr Enlart)

L'église figurée en arrière-plan est une représentation de l'ancienne église Saint-Malo qui existait à cette époque à l'emplacement de l'actuelle chapelle Saint-Joachim.

Au tympan du vitrail, les armoiries de Dinan et de la Bretagne.

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Aux enfants de Dinan morts en 1914-1918 pour la France (vitrail de 1921)

Le style des personnages de la scène se rapproche du style Art Déco datant de la même époque.

Transcription religieuse du monument aux morts, les scènes de guerre sont illustrées de symboles chrétiens.

Les instruments de la passion (couronne d'épines, clous, colonne de la flagellation, lance...) figurés au tympan du vitrail associent la guerre au martyre du Christ.

Jésus est entouré de Saint Michel terrassant le dragon, de Jeanne d'Arc (canonisée en 1920) et de Saint-Malo.

En bas du vitrail, l'ancien curé de l'église console une veuve et une orpheline, ce sont les donatrices du vitrail.

M. Hambold, architecte en chef des Monuments Historiques à l'époque, souhaitait de cette dernière scène soit retirée du vitrail, mais manifestement, il n'eut pas gain de cause.

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Au château de la Garaye, en 1706, Grignion de Monfort rencontre le Comte et la Comtesse de la Garaye (vitrail de 1923)

Grignion de Monfort propage la dévotion à la vierge Marie en Bretagne au XVIIIe siècle.

La représentation de la vierge Marie protégeant les fidèles sous son manteau est inspirée des Vierges de miséricorde de la peinture italienne.

La reconstitution du château de la Garaye, maintenant en ruine, a été réalisée par l'architecte en chef des Beaux-Arts (Mr Voirin).

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La vierge Marie remet le rosaire à Saint Dominique (vitrail de 1901)

Le style de ce vitrail aux motifs floraux abondants rappelle le style Art nouveau du début du XXe siècle, lui aussi basé sur les arabesques végétales.

Une Vierge à l'enfant remet le Rosaire à Dominique de Guzman.

Le mot de "rosaire" rappelle une guirlande de roses dont on couronne la Vierge Marie.

Ces fleurs sont en réalité chacune des prières que le croyant récite pour méditer les mystères de la vie du Christ en unissant sa prière à celle de sa Mère.

Catherine de Sienne, religieuse dominicaine, l'accompagne. On la reconnait à sa couronne d'épines.

Conformément à sa représentation iconographique, Saint Dominique a le front paré d'une étoile, est accompagné d'un chien portant une torche et un lys est disposé à proximité.

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Chapelle Saint-Victor

Le thème de ce vitrail fait directement référence à la chapelle dans laquelle il se trouve.

L'inscription présentée par les anges : « Tu as bien combattu Victor, la couronne immortelle est préparée » évoque la phrase de Saint Bernard s'adressant à Saint Victor de Plancy, prêtre et ermite du VIe siècle.

Ce vitrail représenterait en réalité plutôt Saint Victor de Marseille, légionnaire, martyr sous l'Empire romain.

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Dans le déambulatoire sud

Chapelle Saint-Pierre

"Jésus remet les clés à Saint-Pierre". (vitrail de 1876)

La scène est inspirée de l'évangile de Matthieu (texte en latin en bas de la scène).

"et tibi dabo claves regni caelorum et quodcumque ligaveris super terram erit ligatum et in caelis et quodcumque solveris super terram erit solutum in caeli".

en français : "Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux".

Comme dans la célèbre fresque "La remise des clefs à Saint Pierre", de La Chapelle Sixtine par le Pérugin, Jésus remet ici deux clefs, l'une d'or pour le Paradis, et l'autre d'argent pour le salut des âmes.

Au tympan du vitrail les insignes pontificaux font référence à l'origine divine de l'autorité pontificale.

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Chapelle Saint-Michel

"Jésus et la Samaritaine" (vitrail de 1874)

La scène inspirée de l'évangile de Jean défend la valeur chrétienne de la foi.

À droite et à gauche, deux anges présentent des phylactères portant le texte en latin « Si Scires donum Dei et Quis est qui dicit tibi da mihi bibere tu forsitan petisses ab eo et dedisset tibi aquam vivam ».

en français « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ».

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Dans les chapelles rayonnantes du chevet les grandes verrières décoratives sont du XXe siècle.

Verrières d'Hugues de Sainte-Marie (vitrail de 1955)

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Dans le déambulatoire Nord,

Chapelle des Trépassés

"Les âmes du purgatoire" (date approximative du vitrail 1893)

Vitrail très différent du style des autres verrières du chœur.

Les personnages implorent la vierge de sauver les âmes du purgatoire.

Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, le thème du purgatoire se répand dans les églises.

L'église tente en effet alors de convaincre que grâce aux prières des fidèles pour les défunts, les âmes pouvaient quitter le purgatoire pour aller au paradis.

Le purgatoire était représenté soit comme un lieu de souffrance proche de l'image de l'enfer, soit comme un lieu de purification avant d'atteindre le paradis, manifestement l'artiste a choisi ici la première représentation.

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Chapelle Sainte-Anne

"L'éducation de Marie" (vitrail de 1875)

Sainte Anne regarde Marie lisant un texte en latin : "Ecce virgo concipiet et pariet filium et vocabitur nomen eius Emmanuel", Matthieu 1,23 en français : Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel.

L'éducation religieuse des enfants est le thème de ce vitrail. Le fuseau posé sur un banc symbolise le travail domestique féminin.

En bas du vitrail : une procession de communiantes renforce l'idée d'éducation religieuse.

Au centre du tympan : les armoiries de Mgr Auguste David, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier de 1862 à 1882.

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Chapelle Saint-Charles

"Saint Charles Borromée donnant le viatique aux pestiférés de Milan"

Sous la scène, un texte en latin : "Bonus pastor animam suam dat pro ovibus suis" Jean 10,11 en français : "Le bon berger donne sa vie pour ses brebis".

La scène se déroule lors de la Grande Peste de Milan en 1576.

Au tympan du vitrail, les armoiries sont celles du cardinal Ferdinand Ier de Médicis (1549-1609).

Ce vitrail conseille de pratiquer la charité.

Ce vitrail est une reproduction du tableau Saint Charles Borromée administrant la communion aux pestiférés de Milan en 1650, attribué à Pierre Mignard, tableau dont la maquette est conservée au musée André Malraux du Havre.

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Chapelle Saint-Jean-Baptiste

"Saint-Jean-Baptiste prêchant" (vitrail de 1881)

Sous la scène se déroule un texte en latin : "Post me venit vir qui ante me factus est quia prior me erat", Jean 1:30 en français : "Après moi vient un homme qui est au-dessus de moi, car il est plus ancien que moi".

Le Christ est représenté en arrière plan pour appuyer le propos.

Les armoiries papales présentées en haut de vitrail sont celles Léon XIII, pape de 1878 à 1903.

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Dans le transept nord

Grande verrière de 1875 symbolisant le couronnement de la Vierge.

La scène symbolise l'inhumation de la Vierge entourée des apôtres et de personnages des évangiles, son assomption et son couronnement par le Christ.

Thème fréquent dans la plupart des verrières du XIXe siècle, il témoigne de la piété mariale en cette fin de siècle.

Au tympan du vitrail, Dieu le père est coiffé de la tiare papale et est accompagné de la colombe du Saint Esprit.

À droite et à gauche du tympan, des prophètes dont David et sa lyre.

En bas à gauche, une Vierge à l'Enfant remet le rosaire à saint Dominique. Derrière elle, une religieuse munie d'une flèche qui symbolise généralement Sainte Ursule. La raison de cette présence n'est pas claire.

En bas à droite, la Vierge remet le scapulaire (vêtement religieux) au Bienheureux Simon stock.

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Chapelle Saint-Joseph

La Sainte-Famille est un thème fréquent à la fin du XIXe siècle.

Il donne l'exemple d'une famille chrétienne exemplaire dont les fidèles doivent s'inspirer.

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En poursuivant dans le bas-côté nord on peut voir successivement

Un vitrail de 1924 représentant la Translation des reliques du Bienheureux Saint-Malo, le 14 septembre 1670

On reconnaît la rue et la porte du Jerzual, les remparts de Dinan ainsi que la basilique Saint Sauveur.

Le tympan du vitrail semble figurer des épisodes de la vie de Saint-Malo.

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Un vitrail de 1926 représentant Anne de Bretagne, Reine de France, fondatrice de l'église Saint-Malo, faisant son entrée à Dinan par la porte de Brest en l'an 1505.

L'église Saint-Malo de Dinan se devine derrière la porte de Brest.

Celle-ci n'existait déjà plus lorsque fut réalisé ce vitrail puisqu'elle fut détruite en 1880.

Le tympan du vitrail présente les armoiries de France et de Bretagne.

Bien que Jean II de Rohan soit le fondateur historique de l'église Saint-Malo de Dinan, il est ici délaissé au profit d'Anne de Bretagne qui a également participé au financement de la construction, mais plus tardivement que Jean II de Rohan.

Son absence dans ce programme iconographique peut s'expliquer par le fait que la famille de Rohan avait choisi le culte protestant.

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Un vitrail représentant le grand prédicateur dominicain Saint Vincent Ferrier prêchant à Dinan sur la place du champ des chevaux en présence du Duc Jean V et de l'évêque de Saint-Malo, Robert de la Motte

Après avoir prêché dans une partie de l'Europe, Saint Vincent Ferrier, appelé par Jean V, parcourt la Bretagne de 1418 à 1419.

Dinan est l'une de ses étapes.

Son prêche évoque le martyre du Christ.

Le saint suaire et les instruments de la passion apparaissent au tympan du vitrail.

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Un vitrail représentant le Duc de Bretagne et ses féaux, Duguesclin et Beaumanoir, place des Cordeliers à Dinan, devant l’image de Notre-Dame des Vertus.

Notre-Dame des vertus était l'ancien nom du couvent des Cordeliers aujourd'hui remplacé par un bâtiment du XVe siècle.

Ils sont reçus par le révérend prieur du couvent.

Au-dessus du porche l’emblème de la communauté (custodie) franciscaine de Terre Sainte porté par deux anges. Les Franciscains sont également dénommés Cordeliers.

Au centre Duguesclin reconnaissable à ses armoiries (aigle bicéphale).

Le bas-relief de Notre-Dame des Vertus se trouve dans la basilique Saint-Sauveur de Dinan, une représentation symbolique est portée ici en procession.

Le tympan du vitrail reprend des thèmes relatifs à la Vierge Marie.

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À gauche de la porte principale

Saint Jean-Baptiste baptise le Christ, la colombe du Saint-Esprit le surplombe

Eglise Saint-Malo - Les Vitraux
La ville de Dinan avait de longue date un projet : réunir des pièces exceptionnelles d'orfèvrerie religieuse du XIXe siècle, propriété de la ville et dispersées dans plusieurs lieux et permettre au public de les admirer dans un lieu unique.C'est ainsi qu'en 2019 ont été disposées dans une vitrine hautement sécurisée dans une chapelle du choeur (localisation à préciser) 33 de ces pièces .Elles sont aujourd'hui connues sous le nom de "Trésor".

Une sélection

Après un inventaire complet des 80 objets environ que possède la ville de Dinan, une sélection a été faite et les pièces retenues qui le nécessitaient ont été restaurées.

(photo à venir)

Première partie de la vitrine

La première partie de la vitrine dévoile un énorme ostensoir en argent doré et une grande Vierge reliquaire en argent repoussé.

Ces deux pièces « exceptionnelles » dignes d’une cathédrale, ont été offertes à la paroisse par la comtesse de Marigny, soeur de François-René de Chateaubriand.

(photo à venir)

Deuxième partie de la vitrine

Au deuxième plan de l’exposition permanente, les pièces sont présentées par thématique et avec une approche chronologique.

On passe ainsi du style le plus épuré au néogothique le plus travaillé.

(photo à venir)

Troisième partie de la vitrine

La troisième partie de la vitrine se veut pédagogique et explique à quoi sert chaque objet dans le cadre des cérémonies religieuses.

(photo à venir)

Visite


Contact

Paroisse de Dinan 12 rue de la Boulangerie 22100 Dinan tel 02 96 39 06 67
Mairie de Dinan 21 Rue du Marchix 22100 Dinan tel 02 96 39 22 43
Les Amis des Orgues de Dinan Association à but non lucratif qui organise des rencontres et des concerts pour assurer la conservation de cet orgue magnifique.Siège social : Hôtel de Ville de Dinan Adresse postale : 10, Impasse du Viaduc - 22100
Sources :
Crédits : Wikicommons : Tango7174, XIIIfrom Tokyo, Jean-Christophe Orlianges, Emeltet, Edouard Hue, GO69, Luna04, Chisloup, Gzen92, Vigneron, Colsu, Pymouss Flickr : Patrick