Eglise Saint Pierre

Proposée par :
Saint Pée sur Nivelle
rue de l'Eglise - 64310
Chemin de St Jacques
Monument Historique
Trip Advisor
Construite à la fin du XVe siècle et remaniée au XVIIIe siècle, cette grande église domine le village avec ses dimensions imposantes (30 m de long, 15 m de large et 15 m de haut). Elle possède un imposant clocher-tour. Moyennant un euro, un minuteur situé à l'entrée de la nef, au dessus du bénitier à gauche en entrant, vous offre un superbe guidage du monument avec son, musique et lumière.

L’Église de Saint-Pée-Sur-Nivelle fut construite entre le XVe et le XVIe siècles. L’évolution du savoir faire Basque dans l’architecture navale a dû encourager l’évêque de Bayonne, en 1577, à décider de l’agrandir et d’y ajouter des galeries en bois. L’église fut brûlée et pillée au XVIe siècle par les Espagnols puis à nouveau pillée pendant la Révolution Française.

Eglise Saint Pierre - Histoire

Le cadran solaire

Eglise Saint Pierre - Extérieur

La porte des Cagots

Parias parmi les parias, les Cagots peuvent être comparés aux intouchables indiens. Ils furent présents dans toute l’Europe au moyen âge ; en Bretagne, dans le Bas-Poitou, en Guyenne, en Gascogne, au Pays Basque, en Navarre et en Béarn. Les montagnes des Pyrénées, pourtant terres de refuge, où les ségrégations eurent peu de prises, terre des Cathares, furent néanmoins le lieu où le phénomène des Cagots fût le plus appuyé.

Leur origine reste mystérieuse, plusieurs thèses sont évoquées, allant de wisigoths battus par Clovis à Poitiers, aux Sarazins, juifs, cathares, lépreux…Il est cependant probable qu’ils soient les descendants d’un peuple vaincu par les armes. Le nom même de "cagot" est d’origine incertaine. Race maudite à vie, leur condition était mentionnée dès la naissance dans l’acte de baptême, célébré à la nuit tombée, sans carillons. Ils ne portaient pas de nom mais un prénom suivi du terme Chrestiaa, Cagot, Gézitain. Une fois morts ils étaient inhumés à l’écart des "vrais chrétiens". Parmi la longue liste des interdits on peut citer : le mariage avec des non cagots, l’exercice de certains métiers en rapport avec l’eau, la terre, le feu, les aliments, porter une arme ou un objet tranchant. À l’origine des ces interdictions on retrouvait la peur de la lèpre dont les cagots étaient tous censés êtres infectés. Malgré ces interdictions draconiennes, ils peuvent occuper des postes de chirurgiens ou sages-femmes et on leur prête des vertus de guérisseurs. La plupart sont charpentiers, vanniers, tisserands, maçons, parfois réputés et appréciés pour leur travail, d’autant que, généralement, ils ne reçoivent pas de salaire et sont seulement exonérés d’impôt. Dans certains endroit ils devaient porter une patte de canard ou d’oie d’étoffe rouge cousue sur leurs vêtements. Ils sont parqués au fond de l’église lors de l’office, ils ont un bénitier distinct, parfois même ils ont une porte spéciale, plus petite, les obligeant à se courber pour entrer. Ils vivent dans des quartiers spéciaux, souvent en lieu et place d’anciennes léproseries, vont chercher l’eau à des fontaines spéciales. Malheur à celui qui oublierait sa condition et ses contraintes : en 1741, un cagot maître charpentier de Moumour eut les pieds percés au fer rouge pour avoir voulu cultiver la terre. Malgré cette disgrâce, ils dépendent directement de l’église.

Eglise Saint Pierre - Extérieur

La plaque du martyr

Théophile Bonnet est né le 28 août 1926 à St. Pée-sur-Nivelle. Il entre le 1er octobre l945 aux Missions Etrangères, où il sera ordonné prêtre le 23 décembre l950. Agrégé le 1er juin 1951, il reçoit sa destination pour Kontum le 17 juin et part le 25 septembre suivant pour le Vietnam. Il étudie d’abord le vietnamien à Ruông-Lao, puis à la plantation de Biën-hô, près de Pleiku. En 1953 il fait un court séjour à An-khé pour s’occuper des fidèles, puis revint à Kontum, mais en 1954, devant la menace des communistes, il se réfugie à Saigon pour quelque temps. Revenu dans son diocèse, il est envoyé en 1956 à Kon Boban pour y apprendre la langue bahnar, mais la solitude lui pesant un peu, il demande peu après à venir cohabiter avec le P. Rannou à Kon Jodreh. Il continue alors d’assurer le service du poste de Kon Boban, et prête main-forte en même temps à son confrère, en s’occupant notamment de la construction du presbytère, de l’église et de l’école du village. En 1960-61, il dirige pendant quelques mois l’école des catéchistes à Kontum, puis prend un congé en France. A son retour, il reçoit la lourde responsabilité du poste de Kon-Kola, où le P. Minh, prêtre vietnamien, a été tué à coups de gourdins par les Viêt-công. Il connaît le danger qu’il court, les communistes considérant comme gênante sa présence dans cette zone sensible, mais il accepte cette charge. Le 12 décembre 1961, il fait la visite des villages de Wang Kleng et de Kon Jrau, et arrive à la nuit tombante à Ro-Nge. Des chrétiens accourent alors à sa rencontre et le prient de rester hors du village, qui est occupé par des partisans communistes, mais il ne veut pas reculer, et vient passer la nuit dans la sacristie. Le lendemain matin, il reçoit les confessions et célèbre la messe, puis s’empresse de partir, mais à 500 mètres du village, alors qu’il traverse un gué, il est abattu d’une rafale de mitraillette. Son corps sera d’abord transporté à Kon-Kola par de jeunes Bahnar qui l’accompagnaient, puis à Kontum, où il sera inhumé. On donnera quelques années plus tard le nom de “Minh-Quy” au nouvel hôpital catholique de Kontum, en souvenir des deux prêtres martyrs de Ko-nge, les pères Minh et Quy (nom vietnamien du P. Théophile Bonnet).

Eglise Saint Pierre - Extérieur
Eglise Saint Pierre - Extérieur
Eglise Saint Pierre - Extérieur
Eglise Saint Pierre - Extérieur
Eglise Saint Pierre - Extérieur
Eglise Saint Pierre - Intérieur
Eglise Saint Pierre - Intérieur
Eglise Saint Pierre - Intérieur
Eglise Saint Pierre - Intérieur
Eglise Saint Pierre - Intérieur
Eglise Saint Pierre - Intérieur

Visite

Ouverte du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h30 à 18h.

Contact

Mairie de Saint-Pée-sur-Nivelle
Paroisse Saint Esprit de la Rhune
Sources :
Crédits : Wikimedia : Peter Potrowl, Thomon, Havang(nl), Daniel Villafruela, Harrieta171, HG64