Eglise Sainte Marie-Madeleine de Péronne (71)

Proposée par : Martine Petrini-Poli & PRTL71
Péronne
rue de l’église - 71260
Sauvegarde de l'art français
Fondation du Patrimoine
Monument Historique
L’église romane Sainte-Marie-Madeleine, datée du XIIe siècle, est située à Péronne, dans le département de Saône-et-Loire, en Bourgogne-Franche-Comté, à 17 km au nord-ouest de Mâcon. La commune est nichée sur de verdoyantes collines plantées des vignes de Mâcon-Péronne et Crémants de Bourgogne. Au XIIe siècle, Péronne est une obedientia, lieu attaché à l'obédience de l'abbé de Cluny, au centre du système religieux, institutionnel et seigneurial clunisien, qu’il est intéressant de découvrir. Aujourd’hui l’église dépend de la Paroisse Notre-Dame-des-Côteaux en Mâconnais, qui a son siège à Lugny et compte 19 clochers.

Xe siècle

L’église paroissiale romane de Péronne est mentionnée pour la première fois au début du Xe siècle dans une charte de Cluny, évoquant le synode de Chalon (938). Seule la façade ouest pourrait appartenir à ce premier édifice.

Le doyenné clunisien

C'est aux moines clunisiens que l'on doit la construction, ou plutôt la reconstruction de l'église (nef, clocher, abside) à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle (1080-1120).

Au XIIe siècle, l’église dépend d’un doyenné clunisien installé à Péronne, la decania (doyenné), qui désigne un réseau de biens (terres, moulins), une exploitation agricole, une paroisse, organisés autour d'un centre, chef-lieu du doyenné.

Le bâtiment du doyenné a été détruit à la Révolution et reconstruit, à cet emplacement, au XVIIe siècle, au droit du chœur de l'église ; il a servi de presbytère, avant de devenir propriété privée. C’est un corps de logis, haut d’un étage, flanqué de deux massifs barlongs, en légère saillie, plus élevés que le logis central, à toiture basse, et d’une tour carrée à l’angle nord-ouest.

La cour du prieuré est fermée d'une muraille au nord et à l'ouest.

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La carte des doyennés clunisiens au XIIe siècle

Un document exceptionnel témoigne des efforts de Pierre le Vénérable, 9e abbé de Cluny de 1122 à 1156, pour réorganiser l'acheminement des ressources du temporel vers le monastère bénédictin de Cluny.

Ce texte rassemble les décisions prises par l'abbé vers 1147-1148 pour répartir sur les doyennés et les officiers claustraux l'approvisionnement quotidien de l’abbaye de Cluny et l'entretien des pauvres nourris dans le cloître. Seize établissements, qualifiés de decania, sont ainsi concernés, dont Péronne, auxquels il faut ajouter le burgus et la villa de Cluny.

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La borne armoriée de l’abbaye de Cluny

Sur la place de l’église, la borne armoriée aux armes de l’abbaye de Cluny, consacrée à Saint Pierre (clés) et Saint Paul (épée de son martyre), témoigne de ce passé.

Cette armoirie se présente « en deux clés croisées sur une épée en pal » et se lit : « De gueules à deux clefs d’argent (alias d’or) posées en sautoir, traversées d’une épée de même en pal, la garde d’or, en bas ».

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XVIIIe siècle - L’église et son presbytère dans la révolution

Étienne Moiroux, né en 1754 à Mâcon, était curé de Péronne en 1784.

En 1786, il crée la sacristie et fait restaurer la charpente. Le 27 juillet 1789, il est assailli dans sa cure.

En 1791, le curé Moiroux prête serment à la Constitution civile du clergé. Dispensé de service militaire par un congé du mois de juin 1794, l’Abbé Moiroux se retira à Mâcon.

Au lendemain de la Révolution, le bien de la cure et le presbytère furent cédés pour 6.880 francs en 1796, à Pierre Teste, de Péronne, et l’église fut vendue pour 900 francs comme bien national le 2 prairial an VII (21 mai 1799), au sieur Émilian Teste.

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XIXe siècle

Deux curés se succédèrent à Péronne, de 1804 à 1807, l’Abbé Maisonneuve, qui devint curé de Céron, et l’Abbé Charles Ourlet, né en 1736, nommé le 14 août 1805, reconnu par le Préfet le 14 décembre suivant. Le curé Ourlet a établi les registres paroissiaux de 1803 à 1850 en y incluant les baptêmes effectués clandestinement pendant les années précédentes. Claude Michel, curé de Clessé, nommé curé de Péronne le 1er octobre 1807, mourut dans cette paroisse en 1825. L’église est rachetée par 45 familles du bourg en 1824 et vendue en 1825 à la mairie, afin de la rendre communale. En 1847 et 1876, l’église est l’objet de rénovations importantes, dont l’édification de l’étage supérieur du clocher en 1872.

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XXe siècle L’inscription Monument Historique

De l’inscription partielle à l’inscription totale de l’église aux MH (2018) Le site de l’église avec ses abords est inscrit aux Monuments Historiques en 1945, l’abside en 1946, la sculpture romane dès 1927. L'église est inscrite en totalité, y compris son porche occidental et sa sacristie, située section B du cadastre sur les parcelles n°621 et 886 : inscription par arrêté du 21 juin 2018, après la restauration extérieure complète de l’édifice en 2012-2013.

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Façade ouest à opus spicatum

Façade ouest à opus spicatum

La façade ouest est nue ; on distingue l’opus spicatum, motif du 1er âge roman en forme d’épi de blé, qui pourrait appartenir au premier édifice du Xe siècle (938).

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Schéma d’opus spicatum

L'opus spicatum – dit aussi « appareil en épi » (du latin spica, épi) ou en chevron— est réalisé avec des briques ou des pierres plates posées inclinées sur la tranche et disposées alternativement en épi : le joint entre les lits successifs n'est pas horizontal et rectiligne comme dans l'appareil en arête-de-poisson.

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Porche ouest

La façade ouest présente un petit porche ouvert, Ce caquetoire, auvent qui protège l’entrée principale et permettait de « caqueter » à l’abri, a été édifié par l’architecte Roch fils en 1826. Le couvert à trois pans de tuiles plates est soutenu à l’avant par deux piles carrées, à bases et impostes moulurées. Le porche a été restauré en 1847, et en 2013.

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Portail ouest

Portail ouest Sous le porche, la porte principale est encadrée par une moulure en plein cintre de type gothique flamboyant datée de la fin du XVe siècle ou du XVIe. Les bases qui cantonnent les pieds droits à la retombée des moulures, et les moulures elles-mêmes en témoignent.

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Clocher de l’église à trois étages

Le clocher, carré et massif, comporte deux étages d’époque romane : l’étage inférieur présente sur chaque face trois arcatures doublées, en plein cintre ; l’étage intermédiaire est à mur plein, sauf l’arcature de la face ouest qui est ajourée d’une fenêtre. En 1876, une horloge du mécanicien horloger mâconnais Riverat aîné est installée. L’étage supérieur, percé de fenêtres, est édifié en 1877 par Etienne Tête, sur les plans de l’architecte Adrien Pinchard. Deux contreforts soutiennent le clocher de chaque côté. Le clocher reçoit la foudre en 1880 ; il est réparé.

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Echafaudage

Le chantier de rénovation du clocher et de la couverture de la nef de l'église a été inauguré en mai 2013. Le dégarnissage a révélé les ravages du temps : paratonnerre à remplacer, tuiles du clocher irrécupérables, démontage des abat-sons pour être sablés, traités contre la corrosion et repeints. Les murs du clocher ont été recouverts d'un lait de chaux permettant d'homogénéiser sa teinte ocrée, de protéger la pierre et d'éviter les effets de ruissellement.

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Clocher avec son nouveau toit de tuiles vernissées (2013)

Pour la consolidation du clocher, une ceinture de béton a été coulée à l'intérieur du clocher pour contrer sa propension à s'évaser et à pencher sous l'effet des vents dominants. La charpente a été rénovée afin d'accueillir la nouvelle couverture de tuiles vernissées.

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La Croix du clocher

La croix sommitale en fer forgé a été repeinte.

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La cloche

Le clocher abrite une cloche, prénommée Marie Suzanne, fondue le 16 novembre 1810, qui a eu pour parrain, François Louis de Lamartine et pour marraine Marie Suzanne de Lamartine.

Elle est refondue en 1847 par un fondeur de Mâcon, M. Baudouin, pour lui donner puissance et poids, avec de nouveaux parrains, M. Loustaunau, maire de la commune et son épouse, grâce à un impôt extraordinaire des 32 plus importants contribuables de la commune.

Enfin, une dernière refonte a lieu en 1872 ; elle fut bénite par l'abbé Pelot, curé de Péronne, assisté de l'abbé Jacques Brun, curé-archiprêtre de Lugny.

Sur sa robe figure l'inscription suivante : « Sit nomen Domini benedictum (Que le nom du Seigneur soit béni !). Je pèse 1035 kilogrammes. J'ai été bénite par Mr Brun, curé de canton à Lugny, assisté de Mr Pelot, curé de Péronne. J'ai eu pour parrain Mr Louis du Bessey de Contenson, ancien officier de marine, pour marraine Mme Anne Alexandrine Neyrand, sous administration de Mr Louis Cazard, maire de commune de Péronne. Burdin Aîné, fondeur à Lyon, 1872. ».

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La toiture

En 1931, réfection de la toiture de la nef couverte de laves, qui sont remplacées par des tuiles.

En 2013, le chantier de rénovation du clocher s’est poursuivi par celui de la toiture de la nef. D'un montant prévisionnel de 300 000 € HT, ce projet, à l’initiative de la mairie, propriétaire, est placé sous la maîtrise d’œuvre de Fabien Palisse et Gil Fraisse et réalisé par l'entreprise Dufraigne, spécialisée dans le patrimoine.

Les partenaires financiers du projet sont l'État, la Région Bourgogne, le Département de Saône-et-Loire, le Ministère de l'Intérieur (fonds parlementaires de l'Assemblée Nationale), la Sauvegarde de l'Art Français, la Fondation du Patrimoine et Péronne Patrimoine.

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Façade sud

La corniche est à modillons nus. On aperçoit la trace des anciennes fenêtres. La nef est épaulée par quatre contreforts très plats, de chaque côté.

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Linteau à l’ostensoir

A l’extrémité orientale du mur sud, a été bâti un édicule, dont la porte est sculptée d’un ostensoir en faible relief et gravée de l’inscription : SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM (que soit béni le nom du Seigneur) LOE (loué) SOI (soit) LE TRES S.S. (le très Saint-Sacrement)

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Portail sud

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Linteau au coq

Le linteau du portail sud, entre le 2e et 3e contrefort, est orné d’un coq sculpté en relief. Il pourrait s’agir du coq de saint Pierre, chef de l’ordre clunisien. L’abbaye de Cluny est placée sous son vocable et le doyenné de Péronne en relevait.

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La Croix de Pierre

Contre le mur sud de la nef, croix de pierre datée de 1768, de l'ancien cimetière, qui jouxtait jadis l'église et qui fut transféré hors du bourg au XIXe siècle.

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Le portail muré

Le mur sud était percé, dès l’origine, par un portail en plein cintre, surmonté d’un cordon horizontal. Ce devait être l’entrée principale de l’ancienne église du doyenné. La voussure en plein cintre était reçue par deux colonnes d’angle, aujourd’hui disparues, dont les chapiteaux du XIIe siècle, ont été conservés, mais mutilés. En 1786, sur les plans de l’architecte de Mâcon, Antoine Zolla l’aîné, une sacristie, édicule de plan carré couvert d’un appentis, fut aménagée à l’intérieur de ce portail primitif et ouvrait ainsi sur l’église. La démolition de la sacristie au XIXe a conduit à murer ce portail. C’est pourquoi, on aperçoit toutes ces reprises d’appareil.

Le mur sud était percé, dès l’origine, par un portail en plein cintre, surmonté d’un cordon horizontal. Ce devait être l’entrée principale de l’ancienne église du doyenné. La voussure en plein cintre était reçue par deux colonnes d’angle, aujourd’hui disparues, dont les chapiteaux du XIIe siècle, ont été conservés, mais mutilés. En 1786, sur les plans de l’architecte de Mâcon, Antoine Zolla l’aîné, une sacristie, édicule de plan carré couvert d’un appentis, fut aménagée à l’intérieur de ce portail primitif et ouvrait ainsi sur l’église. La démolition de la sacristie au XIXe a conduit à murer ce portail. C’est pourquoi, on aperçoit toutes ces reprises d’appareil.

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Le linteau aux lions affrontés

Un linteau roman en remploi est visible au-dessus de ce portail sud muré et figure deux lions affrontés autour de l’Arbre de Vie. Il pourrait dater du Xe siècle, il est inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1927. Il est d’inspiration orientale ; on trouve ces motifs dans l’art arménien.

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Le chevet

L’abside a deux contreforts ; elle est éclairée par trois fenêtres, d’environ 0,20 m de largeur au vitrage qui affleure presque à l’extérieur, sans ébrasement. Deux contreforts soutiennent le clocher de chaque côté, au nord et au midi.

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Le transept et côté nord

Sur l’élévation latérale, des contreforts plats divisent à l’extérieur la nef en cinq travées, plus décoratifs qu’utiles puisque la nef n’a jamais été voutée.

On aperçoit encore dans la maçonnerie la forme de quelques anciennes fenêtres. La corniche du toit est soutenue par des modillons fort simples.

Les baies de la nef et du chœur auraient été élargies au XVIIIe siècle, probablement au moment d’une restauration globale. On voit encore à l’extérieur la trace des anciennes fenêtres.

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L'environnement

Péronne est situé au centre du Mâconnais, sur une petite colline. Le bourg s’étage sur le flanc sud-ouest de la montagne de Burgy et son point culminant se situe aux environs de 440 mètres. La principale activité est la vigne dont les 140 hectares produisent un vin blanc sec appellation Mâcon-Péronne. La plus grande partie de la récolte est vinifiée à la cave coopérative de Saint-Gengoux-de-Scissé, tandis qu’une vingtaine de vignerons font eux-mêmes leur vin. Péronne se trouve au carrefour des routes des vins du haut Mâconnais qui conduisent à Azé d’une part, à Viré d’autre part, ou encore à Lugny par Burgy où l’on profitera, par la route du Belvédère, de la vue panoramique sur le Val-de-Saône, le Jura et les Alpes.

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La nef

La nef est plafonnée; elle est éclairée de chaque côté par deux grandes fenêtres modernes en plein cintre.

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Le plan

L'église Sainte-Marie-Madeleine suit un plan typiquement roman, composé d’une nef unique rectangulaire, d’une travée sous clocher, voûtée d’une coupole sur trompes, et d’une abside en hémicycle formant le chœur.

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Travée sous clocher

On passe de la nef dans la travée sous clocher par une grande arcade doublée en cintre brisé : deux colonnes engagées supportent la retombée intérieure.

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La voûte

Le chœur roman, bien conservé, possède une travée sous coupole octogonale sur trompes en cul-de-four et une abside ronde à baies ébrasées. De grands arcs en cintre brisé sont appliqués latéralement contre le mur, et soutiennent la coupole. On aperçoit sur les murs, derrière une couche uniforme de badigeon, la trace des fenêtres qui éclairaient cette travée.

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Le chœur

On passe dans l’abside semi-circulaire qui forme le chœur sous une grande arcade doublée en plein cintre ; c’est l’arc triomphal, dont les retombées intérieures sont des colonnes engagées. L’ancienne grille de communion en fer forgé du XVIIIe siècle, qui ferme le chœur, est panneautée et décorée d’élégants motifs de volutes et de spires symétriques, à l’époque où l’on s’agenouillait côte à côte pour recevoir la communion, avant Vatican II.

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Le pourtour absidal

Le pourtour absidal semi-circulaire est agrémenté d’une galerie de sept arcatures en plein cintre, inégales : une grande arcature encadre chacune des trois étroites fenêtres ébrasées en plein cintre, et deux petites de part et d’autre.

L’ensemble retombe sur cinq colonnettes à chapiteaux sculptés et sur trois pilastres cannelés, souligné par un cordon mouluré qui enveloppe également les supports de l’arcade d’entrée. Ce système d’arcatures plaquées au fond du chœur date du XIe siècle.

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la table d’autel

Dans le chœur, la table d’autel en pierre est une belle dalle monolithique datant de l’époque gothique et reposant sur deux pieds modernes sculptés par le tailleur de pierre clunysois Pierre Griot.

La croix de fer forgé est l’œuvre du ferronnier Rastel.

Ces deux noms nous sont fournis par Michel Bouillot, artiste clunysois, qui a été chargé de mettre en place le mobilier liturgique après Vatican II.

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Les chapiteaux

L’édifice abrite plusieurs chapiteaux sculptés romans. Les quatre colonnes engagées du chœur sont surmontées de chapiteaux au décor animal ou végétal.

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Vitrail décoratif

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Un vitrail représente Sainte Marie-Madeleine

Un vitrail représente Sainte Marie-Madeleine, à qui l’église est dédiée, et sainte Élisabeth de Hongrie. Marie-Madeleine est représentée en pénitente. Le crâne, sur lequel elle médite, symbolise le renoncement au monde par un Memento mori (« souviens-toi que tu vas mourir ») et le Golgotha (lieu du « crâne ») évoquant la Passion et la Résurrection du Christ. L’église du doyenné clunisien avait d’abord été consacrée au nom de la Bienheureuse Marie, mère de Dieu. On ignore à quelle date a eu lieu le changement de vocable.

Elisabeth de Hongrie (Presbourg, 7 juillet 1207 - Marbourg, 17 novembre 1231) est une souveraine de Thuringe, membre du Tiers-Ordre franciscain et reconnue sainte par l'Église catholique. Sa fête est fixée au 17 novembre. L'ordre Teutonique fait construire une église gothique pour ses reliques, à Marbourg, qui devient un centre de pèlerinage de l'Occident chrétien. Le tablier rempli de roses rappelle que, portant secrètement du pain aux pauvres d'Eisenach, elle croisa son mari qui lui demanda ce qu'elle cachait ainsi sous son manteau et qui y trouva des roses.

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Autel secondaire consacré à la Vierge

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Statue de la Vierge

Une statue en bois doré du XIXe siècle de Marie accueillant la salutation angélique, avec la main gauche ouverte, la main droite posée sur la poitrine. Elle porte de longs cheveux ondulés, elle est revêtue d’une cape sur une longue tunique à plis, le corps est hanché, la tête inclinée vers la gauche.

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Les boiseries /Les stalles

Dans le chœur, les stalles, de style Louis XV, en bois peint en gris, sont disposées de chaque côté. Chacune des stalles, sud et nord, est prolongée par une chaise curiale (réservée au curé). Aujourd’hui, le mobilier liturgique se compose de l’autel, de l’ambon et du siège de présidence.

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Les boiseries / Le confessionnal

Placé au fond de la nef, côté nord, le confessionnal, de style Louis XV, en bois peint en gris, est composé d’un corps central, plus élevé, et de deux compartiments latéraux : la partie médiane plus élevée, réservée au prêtre, est surmonté d’un fronton mouluré et décoré d’un motif central à volutes feuillues, surmonté d’une croix. La partie supérieure de la porte est à croisillons de bois. Les comportements latéraux pour les fidèles sont panneautés ; la façade est ouverte en cintre mouluré et ornementé.

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Les boiseries / La chaire à prêcher

Appliquée au mur nord de la nef, la chaire à prêcher, de style Louis XVI, en bois peint en gris, date de la fin du XVIIIe siècle. Elle est constituée d’un ambon panneauté, auquel donne accès un haut escalier de bois dont la rampe est soutenue par des pilastres verticaux ondés à la base et renflés vers le haut. Le dais polygonal, au-dessus du dorsal, est coiffé d’un réseau de contre-courbes surmonté par le globe terrestre et la croix.

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La statue de l’Enfant-Jésus de Prague

La statue de l’Enfant-Jésus de Prague, offerte en 1930 par la famille Delorme, de Péronne, est la copie de celle, d’origine espagnole, donnée au couvent des Carmes de Prague par la princesse Polyxène de Lobkowicz. L'Enfant-Jésus est habillé d''un manteau orné et coiffé d’une couronne décorée. Il lève trois doigts de la main droite en signe de bénédiction et les deux autres, réunis par une bague, signifient l'union de l'Ancien et du Nouveau Testament ou l'union des deux natures humaine et divine dans la deuxième Personne de la sainte Trinité. Dans la main gauche est placé un globe qui représente la terre, parce que le Christ est le Roi de l'univers, maître du monde, par la croix qui orne sa robe.

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Le Chemin de croix

Le chemin de croix de 14 stations ponctue les murs de la nef.

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Le château de la Tour-Penet

Le château de la Tour-Penet, propriété privée, bâti au XVIIe siècle. En 1842, il devient propriété du poète Alphonse de Lamartine. Le poète le vend en 1850. Le corps de logis rectangulaire est flanqué de tours carrées à trois de ses angles. De la route, accès à la cour par une belle porte charretière en plein cintre accostée d’une porte piétonne de même type.

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Le château de Vaux-sous-Targe

Le château de Vaux-sous-Targe, propriété privée, en fond de vallée. Classé au titre des monuments historiques depuis juillet 2000. A l’emplacement d’une forteresse du XVe siècle, construction du château actuel, début du XIXe siècle (1830). Belle galerie de sept arcades en plein cintre qui supporte une terrasse bordée d’une balustrade. Les douves de la forteresse initiale qui avaient été conservées lors de la seconde construction, ont été ultérieurement asséchées et transformées en jardins. A noter les papiers peints datant du XIXe siècle et des peintures réalisées par des peintres italiens.

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Visite

S’adresser à la Paroisse Notre-Dame de Côteaux en Mâconnais (03.85.33.24.34) ou à la Mairie de Péronne (03.85.36.93.91)

Contact

Paroisse Notre-Dame-des-Côteaux en Mâconnais Permanences du Lundi au Jeudi de 14h.30 à 18h.Paroisse Notre Dame des Coteaux en Mâconnais 66 rue du Pont (face à la pharmacie) cidex 1164 71260 Lugny Tél. : 03 85 33 24 34 Mail : ndcoteaux.maconnais@orange.fr
Mairie de Péronne 6 place de la Mairie 71260 PERONNE Tél. +33 (0)3.85.36.93.91
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Association Péronne Patrimoine Association Péronne Patrimoine à la Mairie de Péronne 6 place de la Mairie 71260 PERONNE Tél. 03.85.23.09.75
Sources : Annie Bleton-Ruget, Regards croisés sur l'oeuvre de Georges Duby : femmes et féodalité, PUF Lyon, 2000.Pierre Garrigou Grandchamp, Alain Guerreau, Jean-Denis Salvèque, Doyennés et granges de l'abbaye de Cluny. Exploitations domaniales et résidences seigneuriales monastiques en Clunisois du XIe au XIVe siècles, article du Bulletin Monumental, Année 1999, pp. 71-113.Raymond Oursel, Archives71, Péronne.Jean Virey, Les églises romanes de l'ancien diocèse de Mâcon, Imprimerie Protat, Mâcon, 1935.Pierre Dumoulin, Péronne Histoires, traditions et légendes d’un village mâconnais, 1986.
Crédits : JSL François Mouron Martine Petrini-Poli