Prieurale Notre Dame de Cunault

Chenehutte-Treves-Cunault,
Place de L'Eglise, - 49350
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Notre-Dame de Cunault est une église priorale située sur l'ancienne commune de Cunault (actuellement Chênehutte-Trèves-Cunault) près de la Loire à une quinzaine de kilomètres de Saumur, en direction d'Angers. Elle est un chef-d'œuvre de l'architecture romane de l'Anjou du Moyen Âge. Construite par des moines Bénédictins du XIème au XIII siècle, la Prieurale s’élève comme un chef d’œuvre de l’art roman, impressionnante par ses dimensions, son équilibre et son caractère sacré. Grand vaisseau ancré au bord de la Loire, l’église dégage une forte impression de grandeur et de paix. Les 223 chapiteaux sculptés de cette église ainsi que quelques peintures murales en font un véritable trésor artistique.XIe et XIIIe siècle
Le monastère de Cunault, au bord de la Loire, en aval de Saumur, a été fondé au IVe siècle par Saint Maxenceul.Au début du IXe siècle, les moines sont chassés de Cunault par les invasions vikings venues par la Loire.Ils y reviennent en 858, ramenant avec eux les reliques de Saint Philibert.Sous la même menace, ils en repartent, toujours avec les reliques, quelques années plus tard, pour se réfugier à Tournus. Cunault devient alors un prieuré dépendant de Tournus, en Bourgogne, au Xe siècle. Le calme revenu, quelques moines retournent vivre à Cunault avec les reliques de Saint Maxenceul et une fiole réputée contenir du lait de la Vierge. photo : Reliquaire de Saint Maxcenceul - Photo :Adam Bishop - Wiki Commons)
Prieurale Notre Dame de Cunault - Histoire
Une nouvelle église est construite au XIe siècle. Le prieuré connaît ensuite une phase d'enrichissement, liée aux conflits entre Foulque IV le Rechin et Foulque Nerra. Cela permet l'édification d'une plus grande église au XIIe siècle. Les dernières travées de la nef sont construites dans le style gothique, vers 1170. L'ensemble est achevé au XIIIe siècle.En 1741, après avoir subi les affres des Guerres de religion, le prieuré est supprimé et le chœur est vendu quelques années plus tard à un particulier qui en fait une grange. La nef devient église paroissiale en 1754.En 1789, lors de la Révolution française, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux.photo : La nef de l'église prieurale Notre-Dame de Cunault - Jean Pierre Dalbera - Filckr
Prieurale Notre Dame de Cunault - Histoire
En 1838, Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments Historiques apporte son soutien à la restauration entamée par Joly-Leterme.Il écrit de Tours le 10 juillet 1840 à son prédécesseur Ludovic Vitet : "Vous savez que le chœur de Cunault appartient à un M. Dupuis Charlemagne, possesseur de 3 à 4 millions, très célèbre pour son avarice à Saumur (...). Le chœur est dans un état pitoyable. M. Dupuis y serre des fagots et des futailles, et pour la commodité de ses ouvriers (il) a fait percer deux portes ou plutôt deux brèches dans les murailles nord et sud. Les piliers sont tous écornés et les soubassements du chœur presque entièrement démoli". (La route de Mérimée - correspondance et patrimoine, les Editions du Huitième Jour, 2006, p. 142).
Prieurale Notre Dame de Cunault - Histoire
L'église Notre-Dame fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1846.Les cloches de la cathédrale de Constantine (Algérie) y ont été placées dans son clocher à la fin de la guerre d'Algérie.
 L'église est construite la pierre de tuffeau qui est une roche naturelle dans cette région du saumurois. (photo : Jean Pierre Dalbera - Flickr)
Prieurale Notre Dame de Cunault - L'extérieur

La façade

La façade de Notre Dame de Cunault paraît assez large si on la rapporte à son élévation. Le portail cintré est entouré de chaque côté par deux arcades aveugles. Au niveau supérieur, la baie centrale, à trois lancettes est encadrée par deux petites baies excentrées. Un pignon triangulaire, en retrait derrière des créneaux, surmonte l'ensemble. (photo Thérèse Gaigé - Wiki Commons)
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Le tympan

Sur le tympan (partie haute du portai) une sculpture date du début du XIIIème siècle. Elle montre la Sainte Vierge assise sur un riche fauteuil et tenant l'Enfant-Jésus (décapité). Elle est entourée par deux anges à moitié agenouillés qui l'encensent. Au pied de la Vierge les sculptures d'angelots sont en mauvais état.
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A l'origine cet ensemble était polychrome, il a été restauré au XVIIIe siècle. (traces de couleurs, ce portail était peint).
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Le clocher

Le clocher de la fin du XIe siècle, est le plus ancien d'Anjou.La Tour carrée est élevé sur un mur de l'ancienne église. Les contreforts ont été construits postérieurement.
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Des frises de modillons viennent s'intercaler entre les niveaux. Des motifs géométriques ornent les écoinçons.
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Chapiteaux de la porte d'entrée : l'Annonce faite à Marie

Le chapiteau représente l'Annonce faite à Marie Au centre, Marie est assise sur un siège curule (en forme de x). L'étoile derrière elle symbolise la présence divine. A droite, l'Archange Gabriel, ailes déployées, touche l'oreille de Marie ce qui signifie qu'elle va enfanter Jésus grâce à l'Esprit Saint. Au fond, une femme assiste à la scène, elle pourrait être l'Eve par qui est venue la chute alors que Marie est la "Nouvelle Eve". Cette sculpture date de la fin du XIè siècle. Ce chapiteau fait face à celui qui représente l'Eve tentatrice symbolisée par une sirène. "Par une femme la mort, par une femme la vie, par Eve la chute, par Marie le salut" Saint Augustin
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Chapiteaux de la porte d'entrée : l'Eve tentatrice

Ce chapiteau de la fin du XIè siècle représente l'Eve tentatrice sous la forme d'une sirène donnant des poissons à des pêcheurs La sirène du chapiteau a un buste de femme et une queue de poisson, ce qui la distingue des sirènes de l'Odyssée qui sont des oiseaux à tête de femme dont le chant mélodieux séduit les marins et les entrainent au fond de l'eau. Ulysse y résiste mais en se faisant attacher au mat de son bateau, les hommes d'équipage ayant les oreilles bouchées avec de la cire. "Par une femme la mort, par une femme la vie, par Eve la chute, par Marie le salut" Saint Augustin

Le Chevet

Le chevet a été endommagé par la destruction de la chapelle axiale. On ne peut en faire le tour.On peut néanmoins admirer l'élégance de la chapelle latérale nord. Elle présente une série d'arcatures aveugles reposant sur des colonettes et surmontées de modillons.C'est la partie la plus ancienne de l'église actuelle, probablement antérieure à 1140.La chapelle d'axe a été détruite à la fin du XVIIIe siècle.
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La Maison du Prieur.

Juste en face du porche se trouve l'ancien logis du Prieur qui a été construit en 1510 par Pierre Cottereau pour y loger les moines. Les autres bâtiments du monastère ont disparu, ils se situaient sans doute au Sud de l'église.(texte et photos de Daniel Jolivet -Flickr)
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L'église dévoile un intérieur de grandes dimensions. En pénétrant dans l'église, on est aussitôt saisi par ses dimensions monumentales. Elle fut en effet construite pour accueillir de nombreux fidèles lors de son pèlerinage. On accède à la nef en descendant quelques marches à partir du portail.
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La nef

La nef comporte huit travées flanquées de collatéraux, ils sont presque aussi élevés que la nef centrale.Il n'y a pas à proprement parler de transept. Mais les sixième et septième travées du vaisseau central sont bordées de collatéraux dédoublés qui ouvrent sur des absidioles voûtées en cul-de-four. Le deuxième collatéral sud est plus étroit que son équivalent au nord.plan : L'anjou Roman - Editions du Zodiaque.
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Les trois premières travées datent de 1170 et sont voûtées d'ogives octopartites, dans le style Plantagenêt (c'est-à-dire que la voûte est bombée, de sorte que la clef de voûte est plus élevée que la clef des arcs formerets).
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Les deux travées orientales sont romanes et voûtées en berceau brisé. Les collatéraux sont couverts de voûtes d'arêtes. Le vaisseau central est aveugle. La cinquième travée du collétéral sud soutient le clocher. Elle est voûtée par une coupole sur trompe.
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Le chœur

Le choeur, avec ses quatre travées droites et son rond-point à cinq pans, est ceint d'un déambulatoire qui ouvrait initialement sur trois chapelles rayonnantes. La chapelle axiale a été détruite au XIIIe siècle.
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Le déambulatoire t les capelles rayonnantes

Dans le déambulatoire, voûté d'arêtes, on trouve d'autres chapiteaux historiés.Au niveau de la chapelle rayonnante sud, on peut notamment observer des chapiteaux consacrés à la Flagellation et au Portement de Croix. En outre, il reste dans cette chapelle des traces de fresques polychromes.
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Les chapiteaux

Les chapiteaux sculptés : finement ouvragés, ils représentent des motifs végétaux, des thèmes religieux, historiques, mais également fantastiques, avec des monstres et des dragons (soyez attentifs : ils sont difficiles à observer raison de la hauteur des arcades.) .Tympan et blasons.
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En outre, il reste sur plusieurs des traces de polychromies.
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Les peintures murales

Elles datent du XIIe au XVIIIe siècle. Autrefois recouverts de peintures, les murs n'en conservent des vestiges qu'à des endroits disséminés dans l'église.
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Peintures dans la nef.

Un prophète avec le lion de Saint-Marc à gauche et l'aigle de Saint-Jean à droite. L'ensemble des peintures fut exécuté par un même atelier qui travailla à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, excepté le Saint Christophe exécuté au milieu du XVe siècle. (texte et photo de Daniel Jolivet - Flickr)

Nef - Saint Christophe

Sur un pilier du clocher, un grand Saint-Christophe du XVIe siècle, portant l'enfant Jésus sur ses épaules. Il a les pieds dans une rivière remplie de poissons. Saint-Christophe était toujours représenté près des portes, car au Moyen-Âge on prétendait que si on regardait le saint en sortant, on ne risquait pas de mourir le jour même. (texte et photo de Daniel Jolivet - Flickr)
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Nef - Saint Germain

Peinture représentant Saint Germain. On invoquait Saint-Germain contre les maux de ventre.
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Nef -Saint Sébastien

Sur un pilier, peinture du XIVe siècle (?) représentant Saint-Sébastien. Saint Sébastien était invoqué lors des épidémies de peste qui faisaient de grands ravages en Europe. Les flèches qui transpercent Saint-Sébastien représentent la mort foudroyante. Depuis l'Antiquité, le sang représente le souffle vital : le sang qui coule, c'est la vie qui s'échappe. (texte et photo de Daniel Jolivet - Flickr)
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Nef - Transfiguration

Au-dessus de la porte qui ouvrait sur l'ancien Prieuré, la Transfiguration (fragment): Jésus est entouré de Pierre, Jacques et Jean ainsi que de Moïse et d'Elie. Dieu le Père est dans un médaillon au-dessus de Moïse, de l'autre côté, le Saint Esprit représenté par une colombe est sur la tête d'Elie. La Jérusalem céleste est figurée sur la droite. Cette peinture du XVe siècle est l'ensemble le plus important dans l'église.(texte et photo de Daniel Jolivet - Flickr)
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La châsse de saint Maxenceul

La châsse, sculptée en forme de nef, dans un seul bloc de noyer, au XIIIe siècle, contiendrait les reliques de saint Maxenceul. En haut, le Christ en gloire soutenu par deux anges, en dessous, les apôtres (on reconnait saint Pierre avec sa clé). A l'origine, le bois était recouvert d'une fine feuille d'argent rehaussée de traits de peinture noire. Rien dans la décoration de cette châsse ne rappelant saint Maxenceul, on peut penser qu'elle contenait plutôt les reliques de la Vierge vénérée à Cunault : l'anneau du mariage de Marie et des fragments de paroi arrachés en souvenir dans la grotte de l'allaitement à Béthléem. En tout cas, dans le doute, on ne prendra pas le risque de l'exposition des reliques de saint Maxenceul.Saint Maxenceul, ou Maxenciolus était un disciple de Saint Martin. Il évangélisa l'Anjou au Ve siècle. C'est Charles le Chauve qui en 843 donna au comte d'Anjou Vivien le monastère de Cunault, où repose le corps de saint Maxenceul. Saint Maxenceul, patron de Cunault, est invoqué pour faire tomber la pluie. Lors du péril normand, en 862, les reliques furent transportées à Tournus, en Bourgogne, avec celles de saint Philibert. Saint Maxenceul fera l'objet d'un pélerinage, à Cunault, du IXe siècle au XVIIIe siècle.
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Piétà du XVe-XVIe siècle.

Cette Vierge de douleur porte son fils à la descente de croix alors qu'un ange lui couvre les pieds. Deux autres anges en tunique aident la Vierge à soutenir son fils. L'ensemble est en pierre polychrome, il est niché dans l'ancienne piscine. Au Moyen-Âge on nommait piscine la cuvette pratiquée à gauche de l'autel, dans laquelle les célébrants faisaient leurs ablutions. L'évêque Yves de Chartres (1090-1116) rapporte que "le prestre lavoit ses mains après la communion...". Il est parlé dans les anciens uz de citeaux, d'une piscine qui était proche de l'autel, et où le célébrant allait laver ses mains après la communion : " Sacerdos calicem ponens super altare eat ad piscinam abluere in ipas digitos aqua.Quibus tersis ad medium linteum ad hoc ipsi praeparatum, redeat ad altare sumere vinum quod dimisit in calice..." (Photo et texte Daniel Jolivet - Flickr)
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Statue de Sainte Catherine (XVe siècle).

La statue provient de l'ancienne chapelle Sainte-Catherine située dans les bois au sud de l'église. Catherine est représentée avec les instruments de son martyre, la roue et le glaive. Elle est vêtue comme une noble bretonne du XVe siècle: une fourrure d'hermine ourle le bas de son manteau. La tradition voulait, il n'y a pas si longtemps, que les filles qui cherchaient un mari piquent une épingle dans la tête de la statue, en faisant un voeu. Catherine d'Alexandrie aurait vécu aux IIIe et IVe siècles. Elle serait née et morte à Alexandrie. Elle mourut décapitée sur l'ordre de l'empereur Maxence* (v. 307). Selon sa légende, Jésus lui serait apparu le jour de son baptême et l'aurait choisie pour épouse (mariage mystique). Elle aurait participé à une réunion de philosophes au cours de laquelle elle aurait défendu le christianisme avec ardeur : Elle réussit à convertir les philosophes par son argumentation. L'empereur les fit aussitôt brûler. L'Empereur, séduit par sa jeunesse et sa beauté, lui propose une place de seconde épouse, après la reine. Elle refuse, disant qu'elle est déjà mariée à Jésus. L'Empereur la fait jeter en prison sans alimentation pendant 12 jours. Pendant son séjour en prison, elle convertit son entourage, dont la reine, et est nourrie par une colombe. L'Empereur renouvelle sa proposition qui est de nouveau rejetée. Le préfet conseille alors un supplice atroce : Quatre roues entourées de scies de fer et de clous doivent lui déchirer le corps. Mais, un ange brisa la roue qui au passage tua quatre mille païens. L'Empereur la fait alors décapiter. Du lait, au lieu de sang jaillit alors du cou de la Sainte. Les anges emporteront le corps jusqu'au mont Sinaï. Des ossements coule de l'huile qui guérit tous les malades. La roue et le glaive resteront les attributs de sainte Catherine. Selon la tradition, des anges auraient, au IXe siècle, transporté son corps surla cime de l'une des montagnes du Sinaï, baptisée depuis « Djebel Catherine. Des moines du monastère fortifié construit par Justinien en 527, découvrent le corps de la Sainte et le descendent au couvent. Le monastère qui prend le nom de Sainte-Catherine deviendra très important et recevra de nombreux pélerins. L'Église catholique a officiellement retiré Catherine d'Alexandrie de son calendrier en 1970, preuve du doute quant à son existence. (Photo et texte : Daniel Jolivet - Flickr)
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Le 21 juin de chaque année, jour du solstice d'été, et penda

Le 21 juin de chaque année, jour du solstice d'été, et pendant quelques jours autour de cette date,

Parfaitement orientée est-ouest, le soleil du soir du solstice d'été passe par une petite fenêtre au-dessus du porche d'entrée, éclaire la nef puis le son du chœur, juste au-dessus de l'autel et au-dessius de la grande croix murale (Cœurs et œufs de soleil de Bernard Baudras)
Prieurale Notre Dame de Cunault - La surprise du solstice...

Les explications de l'Association Astronomique d'Anjou

La tache lumineuse, au dessus de l'autel et au dessous de la croix est formée par le soleil qui se trouve dans l'axe de l'église à 20h55 TL (soit 18h55 TU). Les rayons lumineux pénètrent par une fenêtre située au dessus du porche d'entrée de l'église.L'azimut du Soleil est alors environ 115,3 degrés et sa hauteur 8,7 degrés. Ce phénomène dure quelques minutes, on voit ensuite la tache lumineuse se décaler vers la droite en montant légèrement.(l'azimut du Soleil augmente et sa hauteur diminue). Ensuite la tache disparait totalement car le soleil se couche derrière la colline avec une hauteur autour de 7 degrés. On peut donc dire que d'une part l'église est orientée de façon que le soleil couchant (derrière la colline) au solstice d'été est exactement dans l'axe du batiment (azimut 115,3 degrés) et d'autre part que les proportions du batiment (hauteur de la fenêtre et longueur de la nef) correspondent à la hauteur du soleil à ce moment (8,7 degrés). Etonnant!Il va de soi qu'une telle particularité ne peut pas être fortuite et que la construction de l'abbaye a été réalisée en fonction de ces considérations astronomiques. L'ensemble du phénomène est intéressant à observer bien avant l'instant 20h55 (TL). Il est bon d'être sur place déjà vers 20h car on commence par attendre la tache lumineuse, puis on suit son déplacement à l'intérieur de l'église jusqu'à la position juste au dessus de l'autel dans l'axe du batiment pour enfin la voir disparaître assez rapidement.source et photos : Association Astronomique d'Anjou
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Visite

Accès libre et gratuit. Durée de visite recommandée : 1 à 2 heures En été : de 8h à 20h. En hiver : de 9h à 17h. En dehors des offices religieux. Documents de visite : français, anglais, allemand. Animaux non acceptés.Visite guidée pour les groupes : * Forfait 60 € / groupe (sur demande auprès de l'association Tourisme et Culture). * Visite avec un guide-conférencier de l'Office de Tourisme du Saumurois -Aux mois de juillet et août, la prieurale de Cunault et l'église romane de Trèves-Cunault accueillent un festival de musique classique, les Heures Musicales de Cunault.

Contact

Office du tourisme de Saumur 8 bis, quai Carnot - CS 54032 F-49415 SAUMUR Tél. +33 (0)2 41 40 20 60
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Source d'Informations : Christophe Letelier Wiki Commons - Architecture religieuse en Occident Wikipedia Association Astronomique d'Anjou
Crédits : Christophe Letelier Wiki Commons : Jean-Pierre Dalbera , Thérèse Gaigé, Manfred Heide, Flickr : Jean-Pierre Dalbera,