Saint Germain l’Auxerrois

Proposée par :
PARIS
2, place du Louvre - 75001
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Chef-d'oeuvre du gothique l’église Saint Germain l’Auxerrois, au cœur de Paris est une des plus belles de la capitale. Avec son clocher roman, son portail Renaissance, clocher roman ou son porche gothique flamboyant elle réunit tous les courants des grands siècles de l’architecture religieuse. Franchissez son portail, entrez et prenez votre temps, elle recèle de véritables trésors.Depuis l’incendie de la cathédrale, l’église Saint-Germain l’Auxerrois accueille pour quelques années les liturgies de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, avec de nouveaux horaires.Merci de ne pas les troubler et de respecter le silence et le recueillement des fidèles.

Haut Moyen Âge

Un petit oratoire aurait d'abord été construit au ve siècle, soit sur le lieu de la seconde rencontre de saint Germain, évêque d'Auxerre, avec sainte Geneviève pendant son second voyage en Bretagne pour y combattre le pélagianisme, vers 440, soit sur le lieu d'un miracle fait par saint Germain d'Auxerre.

La première église aurait été construite, à l'époque mérovingienne par le roi Chilpéric Ier (en 584, le roi meurt assassiné laissant l'église inachevée)et achevée par saint Landry, évêque de Paris, vers 650n (imi sera enterré). La rotonde, ainsi que le cloître et les fossés en cercle, ont pu être bâtis pendant l'épiscopat de Germain de Paris, évêque de Paris au VIe siècle. Les formes de ces éléments font parfois désigner l'église sous le nom de Saint-Germain-le-Rond. On retrouve la trace de ces fossés dans la rue des Fossés-Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui rue Perrault).

C'est l'une des quatre églises marquant les points cardinaux de Paris en 581 : Saint-Laurent vers l'est, Sainte-Geneviève au sud, Saint-Germain-des-Prés à l'ouest et Saint-Germain-l'Auxerrois au nord.

La première église fut détruite lors du siège de Paris par les Vikings en 885-886, puis fut rebâtie au XIe siècle sous Robert II le Pieux.

Il ne reste aucune trace visible de cette période : le portail principal tombant en ruine, l'église fut à nouveau reconstruite fin du xiiie siècle. C'est alors qu'apparaît la première appellation « Saint-Germain-l'Auxerrois ».

illustration : Vitrail illustrant la vie de sainte Geneviève à genoux devant saint Germain d'Auxerre et saint Loup de Troyes; vitrail du XVIe siècle de l'église de Saint-Julien-du-Sault (Yonne) France.

Saint Germain l’Auxerrois - L'histoire

Moyen Âge

Sa paroisse datant de la fin du XIe siècle est, avec celle de Saint-Gervais, l'une des plus anciennes de Paris et, à l'origine, la plus vaste s’étendantde la rue Saint-Denis jusqu’en bas des collines de Montmartre et de Chaillot. Limitée à l'intérieur de l'enceinte de Philippe-Auguste (illustration) au territoire compris, à l'ouest de la rue Saint-Denis, entre la rue Saint-Honoré et la Seine, la paroisse était encore XIIIe siècle, la plus peuplée de Paris avec une population évaluée à 33 000 habitants en 1300.

Saint-Germain-l'Auxerrois devient l'église attitrée de la famille royale au moment où les Valois s'installent à nouveau au Louvre, au xive siècle. ,

Du XIIe siècle, date la partie la plus ancienne de l'église, à savoir le clocher. Il était surmonté d'une flèche qui fut abattue vers 1754 et remplacée par la balustrade actuelle.

Au XIIIe siècle, vers 1220-1230, est réalisé le portail occidental, et la chapelle de la Vierge, vaste chapelle qui occupe le second collatéral sud de l'église actuelle et qui renfermait l'autel paroissial.

Au XIVe siècle, dans les années 1340-1358, le chœur est probablement totalement reconstruit.

Au XVe siècle, l'église est en grande partie reconstruite (nef et transept, ainsi que le porche occidental).

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XVIe - XVIIe siècle

L'église est associée au tragique épisode de la Saint-Barthélemy.

Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, son tocsin est réputé avoir sonné l'alarme dans la ville et déclenché le massacre des civils protestants.

Il est à noter que ce tocsin fut sonné du clocher de l'église (petite tour au sud de l'édifice) et non du beffroi construit seulement au XIXe siècle entre l'église et la mairie du 1er arrondissement. Une des cloches, nommée Marie, datant de 1527, existe toujours.

Molière s'y marie le 20 février 1662.

L'église vers 1550 (Plan de Truschet et Hoyau, détail).

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XVIIIe siècle

Au XVIIIe siècle, à l'occasion de la réunion du chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois à celui de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1745, le jubé, dessiné par Pierre Lescot et sculpté par Jean Goujon au XVIe siècle est détruit.

De nouveaux aménagements pour le chœur de l'église sont amorcés à partir de 1756, sur les plans de l'architecte Claude Bacarit. Les colonnes sont alors cannelées, et les chapiteaux portent des têtes d'anges sculptées.

C'est ici que se marie, le 25 février 1726, Jean-Philippe Rameau (illustration).

Danton, alors jeune avocat, y épouse Antoinette-Gabrielle Charpentier, la fille du patron du café du Parnasse tout proche, le 14 juin 1787.

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XVIIIe siècle

Au début de la Révolution, après le retour forcé de la famille royale de Versailles aux Tuileries, le futur Louis XVII y fait sa première communion.

Sous la Terreur, Saint-Germain est vidée de son contenu et convertie en magasin de fourrage, en imprimerie, en poste de police, en fabrique de salpêtre.

En 1795, le culte théophilanthropique y est célébré. L'église ne retrouve sa vocation catholique qu'en 1802.

XIXe siècle

Sous le Premier Empire, un vieux projet de destruction de l'église (déjà examiné sous le règne de Louis XIV par Colbert), afin de dégager la colonnade du Louvre par une vaste place au milieu de laquelle le pont Neuf aboutirait, est envisagé puis abandonné au début de la Restauration.

Le 13 février 1831, à l'occasion de la onzième commémoration de l'assassinat du duc de Berry, l'église est dévastée par des émeutiers favorables à la monarchie de Juillet, qui interprètent la cérémonie comme une provocation des partisans du régime précédent (illustration) .

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À la suite des importantes dégradations, l'édifice est fermé et sa destruction à nouveau envisagée. Pour le protéger, le maire de l'arrondissement fait inscrire sur la façade de l'église « Mairie du IVe arrondissement ».

Le monument ne sera rendu au culte catholique que six années plus tard, le 13 mai 1837.

Des restaurations dirigées par Lassus et Baltard sont ensuite entreprises pendant la monarchie de Juillet ; elles concernent aussi bien l’extérieur que l’intérieur de l'édifice où la décoration peinte et vitrée des chapelles est entièrement renouvelée (notamment la chapelle de la Vierge).

L'église en 1834, avant la destruction du tissu urbain ancien qui l'entourait (lithographie de Theodor Hoffbauer).

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Au Second Empire, le baron Haussmann refuse une nouvelle fois de la détruire alors que le ministre d'État et de la maison de l'Empereur, Achille Fould le lui suggère. En effet, après démolition des vieux immeubles délabrés qui l'entourent, un vaste espace se dégage face à la colonnade du Louvre et l'église se retrouve posée en décrochement sur un des côtés, donnant un air inesthétique à l'ensemble.

Cependant, en tant que protestant, le baron ne veut pas qu'on lui reproche d'avoir ordonné la démolition d'un bâtiment aussi symbolique, dans lequel avait été donné le signal du massacre de la Saint-Barthélémy.

L'église Saint-Germain-l'Auxerrois avant la construction du beffroi et de la mairie du 1er arrondissement - Édouard Baldus (1858).

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Il développe alors un projet pour équilibrer le tout : il demande à l'architecte Hittorff de construire un bâtiment s'inspirant de l'édifice religieux pour abriter la mairie du 1er arrondissement. Hittorff reproduit alors presque à l'identique la façade principale de l'église (un porche surmonté d'une rosace) qu'il flanque de constructions semblables aux immeubles de cette époque.

Entre les deux, Théodore Ballu, prix de Rome en 1840, fait construire un campanile (ou beffroi) de style néo-gothique relié de part et d'autre aux deux édifices par deux portes du même style donnant accès à un square séparant les deux monuments. Cet ensemble architectural est édifié entre 1858 et 1863.

L'ensemble réalisé fut parfois jugé trop symétrique, au point d'être comparé à « un huilier et ses deux burettes ». Vu de l'extérieur, s'il est difficile de différencier la mairie de l'église, seule l'allure générale plus haussmannienne du bâtiment civil le caractérise par rapport à l'édifice religieux.

_L'église Saint-Germain-l'Auxerrois vers 1863-1870, après la construction de la mairie du 1er arrondissement flanquée de son beffroi. Photographie d'Édouard Baldus. _

Saint Germain l’Auxerrois - L'histoire

L'église Saint-Germain-l'Auxerrois est, depuis la fin de l'Ancien Régime, époque où les artistes étaient logés au Louvre, la « paroisse des artistes ».

La Société de Saint-Jean pour le développement de l'art chrétien, fondée en 1839 par Lacordaire, y dit la messe et s'y réunit chaque troisième vendredi du mois; et la messe selon le vœu de Willette pour les artistes qui mourront dans l'année y est dite le Mercredi des Cendres.

Depuis le 1er janvier 1862, cette église fait l'objet d'une protection comme immeuble classé aux Monuments historiques.

Plaque rappelant le vœu de Willette.

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XXIe siècle

Depuis l’incendie de Notre Dame en 2019, l'église accueille notamment la Vierge au pilier, chef-d'œuvre du XIVe siècle miraculeusement épargnée par la chute de la voûte lors de ce terrible incendie. Elle est située à la croisée du transept.

Saint Germain l’Auxerrois - L'histoire

Par ailleurs, durant les travaux de reconstruction de la cathédrale, l'archevêque de Paris Michel Aupetit et Monseigneur Patrick Chauvet, recteur de Notre Dame, y assurent leurs offices.

Image KTO tv

Saint Germain l’Auxerrois - L'histoire

Une perspective trompeuse

Les ré-aménagements de la place du Louvre au milieu du XIXe siècle ont créé une perspective trompeuse en adjoignant sur la côté nord del’église et, pratiquement en alignement, un beffroi/campanille et un important bâtiment (Mairie du 1° arrondissement) tous deux de style néo-gothique.

L’idée étant d’équilibrer cette place en créant en vis à vis du Louvre un ensemble équilibré et harmonieux.

IL est depuis difficile, à première vue d’identifier précisément l’église et son clocher...

Sur cette photo (retravaillée) on distingue bien à gauche la Mairie, au centre le campanille et à l’église Saint Germain l’Auxerrois(qui masque son clocher).

Saint Germain l’Auxerrois - L'implantation

Le plan

Saint Germain l’Auxerrois - L'implantation

L'église est construite selon un plan longitudinal en forme de croix d’environ 80 m de long sur 40 m de large au transept.

Elle possède un tour-clocher romane à l'angle du bras du transept sud et du chœur, un porche à cinq arcades et des arcs-boutants. Sa rosace est surmontée d'un pignon.

Saint Germain l’Auxerrois - L'implantation

L'intérieur

À l'intérieur sa nef, haute de presque 20 mètres et constituée de quatre travées en gothique flamboyant, est flanquée de deux-bas côtés abritant des chapelles peu profondes.

Elle est organisée sur deux niveaux de grandes arcades et fenêtres hautes voûté d'ogives quadripartite.

Le transept est peu saillant.

Son chœur, à cinq travées, qui constitue la partie la plus ancienne bien que remanié au xviiie siècle se termine par un chevet semi-circulaire avec un déambulatoire parfois double ainsi que des chapelles rayonnantes.

L’église se termine au premier niveau par un chevet plat.

Cet édifice possède des vitraux, datant du XVIe pour les plus anciens et du XIXe siècle pour les autres, ainsi que de nombreuses œuvres d'art, tableaux, statues et mobilier.

Saint Germain l’Auxerrois - L'implantation

Les vitraux

Vous allez aussi bientôt découvrir ses vitraux, datant du XVIe siècle pour les plus anciens et du XIXe siècle pour les autres, ainsi que de nombreuses œuvres d'art, tableaux, statues et mobilier.

Vous pouvez cous approcher pour commencer la visite. nous avons choisi une dizaine d’étapes.

Saint Germain l’Auxerrois - L'implantation

La façade occidentale

Face à la cour carrée du Louvre, la façade ouest, surmontée d’une statue de l’archange saint Michel est éclairée au centre par une rosace.

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

Le porche et le portail

Au premier niveau, le porche est le seul exemple conservé pour une église parisienne médiévale.

Il a été construit au XVᵉ siècle pour être plaqué sur la façade datant du XIIIᵉ siècle. Selon l’ancienne tradition, le portail central était réservé à Dieu et au Roi.

Le tympan du portail central, qui représentait un Jugement dernier, a été détruit au XVIIIᵉ siècle.

Outre l’espace abrité qu’il dégage au sortir des offices, le porche permet d’accueillir deux pièces, destinées à l’origine à accueillir les archives de la paroisse et les réunions des marguilliers, c’est-à-dire les membres du bureau du conseil de fabrique. Aujourd’hui les souffleries de l’orgue en occupent la partie à gauche.

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

De ce porche gothique flamboyant, on peut admirer les voûtes avec les liernes et tiercerons (les clés de voûte représentent la Nativité et la Cène) ainsi que l'ornementation végétale et animale habituelle.

En revanche, les statues de saints, pour la plupart copiées des œuvres initiales, datent du xixe siècle.

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

Les voussures du portail central

Au centre : Judas dans le sein d’Abraham et sept anges ; trois âmes placées dans la chaudière infernale sont tourmentées par deux démons.

Seconde voussure : les Vierges Sages et les Vierges Folles

Troisième voussure : Douze Apôtres

voussure : Courbure d'une voûte ou d'une arcade, partie cintrée surmontant une porte ou une fenêtre

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

Les statues du portail central

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

A gauche : les fondateurs de l’église : le Roi Childebert, la Reine Ultrogothe et le diacre Vincent, d’autres historiens y voient : Salomon et la reine de Saba et saint Vincent (diacre et martyr, un livre à la main).

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A droite : saint Germain (crossé et mitré), sainte Geneviève tenant un cierge ... qu’un petit diable placé au-dessus d’elle s’efforce de souffler et enfin un ange souriant, un flambeau au poing, prêt à rallumer, s’il s’éteint, le cierge de la sainte. (lieuxsacrés)

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Au centre : Vierge à l'Enfant par Louis Desprez (1841), statue refaite d'après un original gothique.

Elle remplace la statue de saint Germain d’Auxerre, enlevée au XVIIIᵉ siècle et placée aujourd’hui dans La Chapelle de la Vierge.

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Les statues du porche

Elles ont été sculptées par Louis Desprez en 1841. Seule la statue de saint François d’Assise et celle de Marie l'Egyptienne datent du XVᵉ siècle.

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Sainte Bathilde

Bathilde (dite aussi autrefois Bathieult, Bateuch ou Baudour), née vers 630 et morte le 30 janvier 680 à Chelles, est une reine des Francs, épouse de Clovis II.

Elle est reconnue sainte par l'Église catholique et commémorée le 30 janvier selon le Martyrologe romain.

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Sainte Clotilde

Née autour de 475, elle est donnée toute jeune en mariage par son oncle, meurtrier de ses parents, au brillant roi païen des Francs, Clovis. Elle prie pour qu’il connaisse le vrai Dieu. À la mort du fils premier-né, Clovis lui reproche de ne pas l’avoir consacré aux puissants dieux païens : elle réplique que l’enfant est déjà ressuscité. Mais il faut la promesse d’une victoire militaire puis le témoignage du peuple chrétien au tombeau de Martin de Tours pour obtenir enfin la conversion de Clovis. Elle fait alors appel à Rémi, évêque de Reims, pour le préparer au baptême.

A la mort de son époux en 511, Clotilde se retira à Tours, à l’ombre de la basilique Saint-Martin.

Morte à Tours le 3 juin 548, son corps est ramené à Paris et enseveli aux côtés de celui de Clovis.

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Sainte Isabelle de France

Isabelle de France, née en mars 1225 et morte le 23 février 1270, dite « Bienheureuse Isabelle de France », est la fille du roi de France Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille.

Elle est morte sans alliance ni postérité, fondatrice du monastère des Sorores minores (Sœurs mineures) de l'abbaye royale de Longchamp près de Paris.

Elle est considérée comme bienheureuse par l'Église catholique commémorée le 22 février selon le Martyrologe romain.

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Sainte Jeanne de Valois

Elle avait la taille contrefaite et les traits du visage irréguliers. Un caractère plein de franchise et de bonté ne suffisait pas à son père pour lui pardonner sa difformité. Elle fut mariée à 12 ans avec Louis, duc d’Orléans son cousin germain qui ne l’appréciait guère. Celui-ci s’étant révolté contre le roi Charles VIII, Jeanne plaida sa cause et sauva sa tête.

Devenu roi sous le nom de Louis XII, le duc d’Orléans, chercha à éloigner Jeanne et à faire annuler son mariage afin d’épouser Anne de Bretagne. Ayant obtenu ce qu’il voulait, il offrit à Jeanne le duché de Berry et plusieurs villes, et une forte pension. Jeanne se retira à Bourges, et se consacra à la prière et aux œuvres de charité ; dans la simplicité, y recevant le surnom de « la Bonne Duchesse ».

Elle fonda à Bourges un institut de vierges consacrées sous le nom de l’Annonciation de la sainte Vierge, mère de Dieu, plus connu sous le nom d’Annonciade. Le franciscain Gabriel Maria en rédigea les Règles. Jeanne y prit l’habit à la Pentecôte 1504, et y mourut le 4 février 1505. Elle y reposa et y fut honorée jusqu’à ce que les Huguenots brûlent ses restes en 1562.

Bien que qualifiée de sainte par Rome dès le XVIIe siècle, Jeanne de Valois n’a été canonisée que le 28 mai 1950.

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Sainte Marie l’Egyptienne

Sainte Marie l’Egyptienne, enveloppée de ses cheveux qui ont conservé des traces d’or. Elle tient les trois pains qui doivent l’alimenter dans le désert et penche mélancoliquement une petite tête oisive dont les yeux sont clos. (lieuxsacrés)

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Sainte Radegonde

Radegonde de Poitiers, née vers 519 en Thuringe, morte le 13 août 587 à Poitiers, est une princesse thuringienne, devenue reine des Francs en épousant Clotaire Ier, fils de Clovis.

Connue pour son extrême humilité et dévotion, elle fuit la cour royale et s'installe à Poitiers où elle fonde l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers, dont elle devient simple religieuse.

Elle est vénérée comme sainte par les églises catholique et orthodoxe, et fêtée le 13 août. Elle est sainte patronne de Poitiers et anciennement patronne secondaire de la France.

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

La façade (partie supérieure)

Au deuxième niveau de la façade, en retrait par rapport au porche, la rose, encadrée par deux tourelles d'escalier, fut refaite lors des restaurations de la première moitié du XIXe siècle.

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

Le pignon, percé d'un oculus, est surmonté d’un ange reposant curieusement sur une tortue, ensemble commandé en 1840 au sculpteur Carlo Marochetti, mais restauré vers 1928.

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Le clocher

Attention à ne pas confondre le clocher de l’église situé à l’angle du transept sud de l’église avec le beffroi / carillon de la Mairie du 1° arrondissement construit au XIXe siècle en style néo-gothique çà gauche de la façade de l’église, pour l(harmonie générale de la place.

Ici le beffroi/carillon est au premier plan, on aperçoit le sommet du clocher au dernier plan derrière l’église.

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

Le clocher authentique situé à l’angle du bras sud du transept et du chœur, date du XIIe siècle.

La flèche qui le surmontait fut supprimée dans le courant du XVIIIe siècle et remplacée par une balustrade.

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

Les façades latérales

Vous pourrez en repartant longer les côtés de l’église et découvrir es façades du transept du XVe. Les contreforts et les gargouilles de la nef sont ornés de curieuses sculptures représentant divers animaux : hippopotame, singes, ours, etc.

Ici la façade sud, rue de l’arbre sec.

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

Insolite

L'église offre justement, à son chevet, sur la rue de l'Arbre-Sec une curiosité : les carpes de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.

Il s'agit d'une frise, sculptée autour de la chapelle centrale, représentant des tronçons de carpes (têtes, corps, queues) alternant avec des rosaces.

D'après l'historien de Paris, Jacques Hillairet, cette décoration correspondrait à une demande spécifique du riche drapier Tronson qui, en 1505, avait financé cette chapelle. On ne sait si le drapier Tronson avait des poissonniers dans sa famille, ou si ce sont simplement des tronçons de carpe évoquant son nom.

Saint Germain l’Auxerrois - L’extérieur

La nef

La nef de quatre travées élevée en gothique flamboyant est flanquée de de doubles collatéraux et de chapelles peu profondes.

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur

Cette nef ne comprend, comme nombre d’édifices en gothique tardif, que deux niveaux (absence de triforium) dont le supérieur possède de larges et hautes fenêtres à cinq lancettes en verre blanc depuis la destruction des vitraux et leur remplacement en 1728.

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur

Au-delà d’un transept non saillant : le chœur, la partie la plus ancienne remanié au XVIIIe siècle et son double déambulatoire, se terminent par une abside avec un mur plat.

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur

Les collatéraux leurs chapelles

Le long des collatéraux, à partir de l’entrée, de nombreuses chapelles sont logées entre les contreforts des murs, quatre à gauche et une à droite.

Commencez votre visite par la gauche en entrant / collatéraux nord.

gauche, se trouvent la chapelle des fonts baptismaux, dite de saint Michel, puis celles de saint Jean-Baptiste, de sainte Magdeleine, de Notre-Dame de Compassion, celle-ci touchant au transept nord.

Un monumental retable flamand en bois verni datant du début du xve siècle se trouve dans la chapelle Notre-Dame de Compassion. Il s'agit d'un don du comte de Montalivet, ministre de Louis-Philippe. Le premier registre est scindé en cinq scènes : on reconnaît de gauche à droite, le Mariage de la Vierge, la Nativité du Christ, le Songe de Jessé, l'Adoration des mages et la Présentation au temple. Le registre supérieur représente de façon plus classique la Montée au Calvaire, la Crucifixion et la Descente de Croix. Ces trois dernières scènes peuvent se comparer aux scènes correspondantes du retable de la Passion exposé au Louvre.

La Chapelle des fonts baptismaux

La Chapelle des fonts baptismaux ou Chapelle Saint-Michel-Archange.

Cette chapelle est située dès l’entrée de l’église car le lieu où se célèbre le baptême marque l’entrée du nouveau baptisé dans l’Église.

Les fonts baptismaux se trouvaient à l’origine dans une chapelle contre le mur extérieur de l’église, démolie au milieu du XIXᵉ siècle. La cuve baptismale, en pierre, date de 1840.

Le vitrail représente baptême du Christ, dans le Jourdain par saint Jean-Baptiste. Dans le médaillon du haut, représentation du Père. Juste en dessous, à moitié caché, le Saint Esprit figuré par une colombe.

“Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour.” (Matthieu 3)

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur

Chapelle Saint-Jean-Baptiste

La Chapelle suivante en avançant vers le chœur est la Chapelle Saint Jean Baptiste. Saint Jean-Baptiste, cousin de Jésus, est le dernier des prophètes de l’Ancien Testament. Il est le Précurseur, préparant les chemins du Seigneur, en appelant les juifs à se convertir.

C’est lui qui baptisa Jésus dans les eaux du Jourdain (voir plus haut)

Chapelle Sainte-Marie-Madeleine

La Chapelle suivante en avançant vers le chœur est la Chapelle Sainte-Marie-Madeleine

Autrefois chapelle Saint-Nicolas, siège de la Confrérie des Mariniers et Bateliers de la Seine, qui avait succédé à la Corporation des Marchands d'eau.

Marie-Madeleine (Marie de Magdala), avant sa conversion, était une pécheresse, sans doute une courtisane. Sur le vitrail elle est représentée avec une chevelure majestueuse, qui lui tient lieu de vêtement, allusion à cette femme qui s’invite à l’improviste dans un repas donné par un Pharisien, en l’honneur de Jésus : “Et se plaçant par derrière, à ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes ; et elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et les oignait de parfum.” (Luc 7,38)

Elle sera le premier témoin du Christ ressuscité : “Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, il apparut d’abord à Marie de Magdala, dont il avait chassé sept démons.” (Marc 16, 9) Elle courra annoncer cette rencontre aux apôtres : c’est pourquoi on dira d’elle qu’elle a été “l’apôtre des apôtres”.

Chapelle Notre-Dame de Compassion

La Chapelle suivante en avançant vers le chœur est la Chapelle Notre-Dame de Compassion

Ancienne Chapelle du Grand Conseil du Roi, une messe basse y était dite chaque jour à l’usage des membres du Conseil du Roi depuis le règne de Henri II jusqu’à celui de Louis XV.

On y découvre un extraordinaire retable de la Passion du Christ

Ce retable flamand en chêne, où sont représentées différentes scènes de la vie et de la Passion du Christ. Anvers XVᵉ – XVIᵉ siècle (don du Comte de Montalivet en 1839).

Asseyez-vous, prenez votre temps, regardez en détail cet extraordinaire traduction dans le bois de la vie du Christ.

Les cinq scènes du bas, de gauche à droite : – Mariage de la Vierge Marie, – Nativité du Christ et l’Adoration des bergers – Le songe de Jessé, – L’Adoration des Mages, – La Présentation de Jésus au Temple.

Les trois scènes du haut, de gauche à droite : – Jésus chargé de sa croix, – La pâmoison de la Vierge, entourée de Jean, de Madeleine, du juif errant, – La descente de Croix.

Au couronnement du retable : – Le crucifiement de Jésus entre les deux larrons.

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur

Le transept nord

Vous arrivez maintenant au transept (les bras de La Croix sur le plan).

Les bras nord et sud du transept avaient conservé jusqu’en 2009 la majeure partie des vitraux du XVIe siècle rescapés des péripéties de l’histoire.

Malheureusement, la plupart de ces verrières, ainsi que des pièces du XIXe siècle, ont été détruites en juillet 2009 lors de l’incendie de l’atelier où elles étaient restaurées.

Aujourd'hui, ces verrières détruites ont été remplacées par du verre blanc.

Dans le bras nord, subsiste la légende de saint Vincent (illustration) et la légende d'un saint pape, tandis qu'ont disparu des scènes de la Passion, de martyres et de la Vie publique du Christ , ainsi que la Cour céleste placée dans la rose.

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur

Les chapelles du déambulatoire

Restez à gauche, traversez le transept nord et le long du chœur, dans le déambulatoire, vous trouverez successivement la chapelle Sainte Clotilde, la chapelle de saint Louis (ou de Notre-Dame de la Bonne-Garde), où réside le Saint-Sacrement, celles de saint Vincent de Paul, de saint Charles Borromée et enfin celle commune à saint Denys, saint Rustique et saint Éleuthère.

Chapelle Sainte Clotilde

Ancienne chapelle Saint-Charlemagne en 1559, elle fut attribuée à la Communauté des Frères Tailleurs et des Frères Cordonniers. La Chapelle permet depuis 1912 l’accès à la sacristie.

Sainte Clotilde deviendra reine de France, épouse de Clovis en 492. Par sa persévérance et sa prière, elle a contribué à la conversion de son époux, réticent à se faire baptiser. Saint Remi, évêque de Reims, après avoir longuement catéchisé Clovis, le baptise dans la cathédrale de Reims, avec 3000 autres guerriers, vers 499.

Vitrail de 1845 par Quantin et Vigué. Sainte Clotilde est représentée donnant à des religieuses le plan du monastère qu’elle fonda sur la montagne Sainte-Geneviève.

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur

Chapelle Notre-Dame de la Bonne-Garde

Chapelle Notre-Dame de la Bonne-Garde, ancienne chapelle de l’Annonciation, elle fut concédée en 1647 au Marquis de Rostaing qui y fit placer le monument funéraire actuellement dans la chapelle des saints patrons. Depuis 1843, c’est La Chapelle de la Vierge, on y transporta alors les boiseries provenant de la Chapelle Paroissiale.

Vitrail représentant Saint Louis (Louis IX, 1214-1270) roi de France, rendant la justice sous le chêne de Vincennes.

Statue de la sainte Vierge (1812), appelée Notre-Dame de Bonne-Garde, miraculeusement été épargnée lors des émeutes de 1831. Les fidèles viennent y déposer depuis 1850 des intentions de prières, nombreux ex-voto (illustration).

Tableau : la Vierge et l’Enfant, copie d’un tableau de Murillo.

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur

Chapelle Saint-Vincent-de-Paul

A l’origine, chapelle Saint-Pierre et Saint-Etienne, fondée par Pomponne de Bellièvre, Conseiller au Parlement de Paris, premier président du Parlement, Garde des Sceaux en 1599. En 1839, La Chapelle reçut la décoration actuelle et le vocable de Saint Vincent de Paul (1581-1660), apôtre de la charité à Paris, fondateur de la congrégation de la Mission (Lazaristes) et des filles de la Charité.

Autel de bois, d’époque Louis XIII, entouré de quatre colonnes torses, entrelacées de feuilles de lierre.

Tableaux : ° Saint Vincent de Paul, par A. Truelle. 1841. ° Saint Vincent de Paul recueillant, dans la neige, les enfants abandonnés. Copie de 1837 d’un tableau de Mansiau.

Vitrail de Quantin, 1845 : saint Vincent de Paul en ornements sacerdotaux surmonté d’un écusson représentant le pélican nourrissant ses petits au nid.

Chapelle Saint-Charles-Borromée

Chapelle fondée en 1328 par Guillaume des Essarts, doyen du Chapitre de Saint-Germain-l’Auxerrois. A l’origine chapelle de la Sainte-Trinité, puis de Saint-Benoît. En 1839, elle devint La Chapelle Saint-Charles-Borromée à la demande de la duchesse de Dino, nièce du Prince de Talleyrand-Périgord, ancien évêque d’Autun, à la suite d’un voeu pour la conversion de son oncle.

Retable de l’époque Louis XIV

Tableaux : ° Saint Charles Borromée visitant les malades de la peste à Milan, par Lemonnier (élève de David – mort en 1824) : ° Assomption, par G. Rouget en 1825

Vitrail de Quantin, 1845 : Saint Charles Borromée en vêtements épiscopaux, avec sa devise ‘Ecce venir, Domine’ (Voici, je suis venu, Seigneur).

Chapelle Saint-Denis

Ancienne chapelle Saints Jacques et Robert, c’est La Chapelle la plus étroite de l’église et la seule à être voûtée en plein cintre. Aujourd’hui dédiée à saint Denis, premier évêque de Paris (Lutèce), martyr (IIIᵉ siècle, vers 250).

Retable en pierre de style Henri II, avec des statues de l’Ecole Française du XIXe siècle : saint Denis et de ses deux compagnons martyrisés avec lui, saint Rustique et saint Eleuthère.

Tableau représentant les disciples d’Emmaüs, par Auguste Gallimard. 1838.

Les chapelles rayonnantes

Viennent ensuite les chapelles rayonnantes autour du chœur au nombre de cinq ; elles sont placées sous le vocable de sainte Geneviève, des saints patrons du lieu : saint Vincent et saint Germain, du Tombeau, de la Bonne Mort et de saint Landry.

Chapelle Sainte-Geneviève

Ancienne chapelle Saint-Guillaume, Saint-Nicolas ou Saint-Charlemagne selon les prénoms de ses divers possesseurs. Depuis 1795, chapelle Sainte-Geneviève, du nom de la sainte que saint Germain d’Auxerre rencontra à Nanterre et qui est la protectrice de Paris.

Peintures murales de Jean-François Gigoux (1841), représentant des scènes de la vie de sainte Geneviève.

La chapelle des Saints-Patrons

La chapelle des Saints-Patrons posséda dans le passé de nombreuses sépultures, notamment un caveau pour les personnes qui, n'ayant pas de sépulture particulière, avaient obtenu le droit d'être inhumées dans l'église. Lors des travaux de réaménagement de la chapelle en 1841, de nombreux cercueils y furent retrouvés.

Elle recèle dans une niche un mausolée-cénotaphe de la famille des marquis de Rostaing. Ce cénotaphe, commandé en 1659, est l'œuvre de Philippe de Buyster. Il est orné de deux orants à genoux, respectivement de gauche à droite Charles et Tristan, qui regardent le visiteur.

À proximité de la rampe de communion, se dressent deux statuettes plus récentes de sainte Anne et de saint Antoine de Padoue.

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Chapelle du Tombeau

Autrefois chapelle de Notre-Dame-des-Mesches, Notre-Dame de Consolation, chapelle des Trois Maries, “chapelle des Tronson”, puis chapelle du Calvaire au XIXe s. Cette chapelle fut bâtie en 1505 sous Louis XII, et dédiée à la Sainte Vierge.

Fondée par Jehan Tronson, riche marchand-drapier, elle fut le siège de la confrérie des drapiers.

Peintures à la cire par Louis-Auguste Couder en 1844 : l’Adoration des bergers et l’Arrivée des mages.

Retable d’autel (1840) : le Christ en croix entre l’Église (à gauche) et la Synagogue (à droite).

Vitraux (Thévenet – 1840) inspirés de ceux de la Sainte-Chapelle à la demande de Jean-Baptiste Lassus. Différentes scènes de la vie du Christ : le lavement des pieds, la Cène, l’agonie à Gethsémani…

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Chapelle de la Bonne Mort

La (anciennement appelée du Saint Sacrement) est totalement refaite en 1841.

Mise au tombeau par Henri Triqueti (1841) à partir d’un dessin de J-B Lassus. Dans le soubassement la résurrection du Seigneur, avec l’inscription : “Je suis la Résurrection et la Vie. Et tout homme vivant qui croit en moi ne mourra pas pour toujours” (Jean 11,25-26).

Vitraux d’Etienne Thévenot (1847) ; au-dessus de l’autel, de gauche à droite : saint Joseph, la Vierge Marie, le Christ et l’archange saint Michel. A droite saint Pierre, avec les clefs.

Pietà : statue du Christ mort reposant sur les genoux de la Vierge Marie. Hippolyte Bonnardel, 1859. – Statue de sainte Philomène. Dominique Molchneht, 1841.

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Chapelle Saint-Landry

La chapelle Saint-Landry (anciennement Saint-Pierre-et-Saint-Paul) qui fait référence à l'ancien évêque de Paris, saint Landry, est bâtie entre 1521 et 1522.

Elle est cédée en 1624 à Étienne d'Aligre et devient la chapelle et le lieu de sépulture de sa famille.

La décoration actuelle date de 1843-1845 ; les fresques murales, peintes à l'huile, sont l'œuvre de Joseph Guichard (1806-1880) et racontent la vie de saint Landry. On trouve également un autel avec un retable néogothique du même artiste.

La chapelle contient deux statues funéraires du XVIIe siècle, celles d'Étienne d'Aligre père et fils, par Laurent Magnier (1618-1700), tous deux chanceliers de France.

Sur la droite du chœur, après les chapelles rayonnantes, figurent la sacristie, les petits oratoires dédiés aux saints Apôtres, à saint Pierre, aux Pères et aux Docteurs de l’Église et enfin le transept sud.

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Le retable du XVIe siècle

Entre le chœur et le déambulatoire (deuxième travée sud du chœur) se trouve un retable, triptyque marial, œuvre de l’École française du XVIe siècle datée entre 1510 et 1530.

Confisqué à la Révolution, il est dans un premier temps vendu, puis la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois l’achète en 1831 lors des travaux de restauration. Toutefois en l’état actuel, ce retable incomplet n’a pas retrouvé son état d’origine62.

Il s'agit d'un triptyque dont les volets sont peints, tandis que la caisse comporte un ensemble sculpté en bois polychrome.

Les peintures actuellement visibles – dont l’Annonciation et le paradis terrestre – se trouvaient, à l’origine, au revers du retable. Les parties en bois sculpté représentent différents miracles opérés par la Vierge Marie. On y voit également saint Luc l’évangéliste peignant la Vierge.

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Porte de l’ancienne sacristie

Au-dessus de la porte : au pied de saint Germain et de saint Vincent, patrons de l’église, représentation en bois doré de Saint-Germain l’Auxerrois, ex-voto de la restauration de l’église de 1836 à 1845.

La glorification et la charité de saint Martin de Tours (317-397)- illustration - partageant son manteau avec un pauvre aux portes d’Amiens, en illustration de la parole du Christ : “Date et dabitur vois” (Donnez et il vous sera donné).

Ces fresques sont de Victor Mottez, 1843.

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Chapelle des Saints-Apôtres

Bâtie en 1502, ancienne chapelle Notre-Dame-de-Pitié ou des Trois Rois, selon la coutume d’exposer pendant les fêtes de l’Epiphanie de petites statuettes de cire représentant les trois rois mages prosternés devant l’Enfant Jésus.

Vitrail à trois compartiments : Les Douze Apôtres en buste, surmontés d’un Christ bénissant. D’après un carton de Viollet-le-Duc et Lusson (1846),(illustration)

Tableau : les trois vertus théologales la Foi, l’Espérance et la Charité, par Jules Quantin (1857)

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Chapelle Saint-Pierre

Bâtie en 1506, ancienne chapelle de la Visitation, puis des Cerisay.

Au-dessus de l’autel : Tableau représentant Jésus entouré de ses disciples et remettant à saint Pierre, chef des apôtres, les clefs du royaume des cieux. Copie par mademoiselle Despré en 1840, d’après un original d’Alonso Cano (XVIIe siècle).

A droite : Tableau de saint Pierre mis en croix, par Charpentier en 1822.

Vitrail à trois compartiments de Viollet-le-Duc et Lusson, représentant saint Pierre avec l’inscription sur banderole “Tu es Petrus et super hanc Petra aedificabo Ecclesiam meam” (Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise).

Chapelle des Pères et docteurs de l’Eglise

Bâtie en 1504, ancienne chapelle de la Sainte Vierge, et de Saint-Martin.

Autel en bois, surmonté de trois tableaux : au centre, saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme, d’après Piero di Cosino Rosselli. A gauche, saint Chrysostome, d’après Moretto da Brescia. A droite, saint Basile, d’après Lorenzo da Credi. Tout cet ensemble est une copie faite par Auguste Truelle.

En face de l’autel : La Consécration de sainte Geneviève par Jacques-Augustin Pajou, 1818, offert par Louis XVIII.

Ancienne chambre du prédicateur

Vers 1730, l’ancienne chapelle Saint-Victor ou des Agonisants fut supprimée et devint une petite sacristie pour les chapelains.

Porte entourée d’une décoration de feuillages d’acanthe et de choux frisés. Dessin de Lassus, et sculpture de Plantard.

Au-dessus de la porte : statue polychrome de la Sainte Vierge, dite Vierge à l’oiseau, (Troyes, XVᵉ siècle). La Vierge, couronnée, porte l’Enfant Jésus sur son bras gauche. L’Enfant tend, de la main droite, à un oiseau perché sur le bras de sa Mère, un grain de raisin qu’il vient de prendre dans le petit panier qu’il porte.

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Transept sud

Dans ce bras sud, subsistent :

Trois vitraux : une Pentecôte (dans la rose de la façade), Vitrail réalisé par le maître verrier Jean Chastellain (illustration) l’Incrédulité de saint Thomas exécutées par Jean Chastellain sur des cartons de Noël Bellemare,(XVIe siècle) et une Assomption de la Vierge, réalisée vers 1534-1535,

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sur un pilier du clocher, horloge avec l’inscription : “Vigilate, qui nescitis diem neque horam” (Veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure, Matthieu 25,13),

un bénitier à trois faces surmonté d’un groupe de trois enfants, au pied de La Croix. Sculpté par F. Jouffroy en 1844 sur un dessin de madame de Lamartine, et deux tableaux: une Adoration des mages, de Joseph Guichard (à gauche) et une Descente de Croix, de Joseph Guichard aussi, 1845 (à droite.

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La Chapelle de la Sainte Vierge

Le deuxième collatéral sud est aménagé en une unique chapelle, la chapelle de la Sainte Vierge.(Les messes de semaine sont célébrées dans cette chapelle).

Cette chapelle occupe quatre travées.

La chapelle de la Sainte Vierge est, en fait, l’ancienne chapelle paroissiale (le grand chœur a été réservé aux chanoines jusqu’en 1744). Elle fut mise sous l’invocation de la Très Sainte Vierge à l’occasion du “vœu de Louis XIII” du 10 février 1638.

Elle est d’une exceptionnelle richesse, avec notamment:

Un retable en pierre sculptée peinte et dorée (Œuvre de Viollet-le-Duc, dans le goût du XVIe siècle).

Dans une niche couronnée d’un dais, une statue de la Vierge-Mère, en pierre peinte de l’Ecole Champenoise, du début du XIVe siècle.

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Un arbre de Jessé représentant le prophète Jessé endormi, et six rois de Juda : Salomon, Osias, Joachim, Asa, Ezechias et Jéchonias, avec plusieurs anges musiciens.

Et le tableau de "L’Assomption et le Couronnement de la Sainte Vierge entouré du chœur des anges" par Eugène Amaury-Duval, dans le goûts des Primitifs italiens et imitant Français Angelico.

Les vitraux sont de Maréchal de Metz, 1837 et représentent des personnages de l’Ancien Testament, de gauche à droite :

• Esther – Zorobabel, Jéchonias, Josias • Judith – Manassès, Ezéchias, Jonathan • Déborah – Joas, Josaphat, Roboam • Jahel – Salomon, David, Jessé

Le confessionnal esten bois et date du XVIIIe siècle

Sainte Marie l’Egyptienne, pénitente, sculpture en pierre polychrome fin XVᵉ siècle, qui se trouvait à l’origine sous le porche. (illustration)

C’est la patronne des drapiers dont la confrérie avait une chapelle (aujourd’hui détruite) dans le quartier. Marie l’Égyptienne est née en Égypte au Vᵉ siècle. Elle se convertit à Jérusalem et selon la légende, elle s’installera en Palestine où elle mourra après une longue vie de pénitence et d’ascèse. .

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, sSculpture en pierre de Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945).

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La nef et le chœur

Vous êtes revenus à l’entrée de m’église, avant vous s’ouvre la nef et le chœur que vous pouvez maintenant remonter.(s!il n’y a pas d’office comme sur cette photo de Britchi Mirella)

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Construite au cours du XVᵉ siècle, la nef est surmontée d’un voûte quadripartite sur ogives et d’une charpente en bois. L’élévation est composée de deux niveaux : grandes arcades (arcs brisés sur piles multiformes) et fenêtres hautes (vitraux translucides du XIXe siècle).

Les clefs des ogives accueillent des représentations de différents saints. Du fond de l’église vers le transept : saint Jacques le majeur, saint Germain d’Auxerre, saint Vincent et saint Denis.

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Le banc d'œuvre

Au nord, la quatrième travée est occupée par un banc d'honneur, ou banc d'œuvre, surmonté d'un dais, tous deux en bois.

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Destiné à Louis XIV et à la famille royale, ce banc est sculpté par Mercier en 1682-168446 d'après les dessins de Perrault et de Lebrun. Mutilé en 1831 pendant le saccage de l’église, ce banc est restauré sous Louis-Philippe en respectant la conception originelle.

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La chaire à prêcher

La chaire, sculptée en bois dans la première moitié du XVIIᵉ siècle, est attribuée à François Mercier (dessins de Lebrun ?).

La partie haute, ou abat-son, à l’origine en forme de couronne royale détruite à la Révolution, a été refaite au XIXᵉ siècle. La chaire servait au prédicateur, prêtre ou diacre, pour y prononcer le prône, c’est-à-dire le sermon et les annonces.

En face se trouve un grand crucifix attribué à Edme Bouchardon (1698-1762) provenant de l’église Saint-Sulpice.

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Le chœur

Le choeur

Originellement cette partie de l’église était réservée aux chanoines (prêtres ou clercs chargés de la récitation des offices, le plus souvent dans une cathédrale ou dans des églises de fondation importante et ancienne). Il était fermé par un jubé en pierre, réalisé par Pierre Lescot vers 1540, détruit au XVIIIᵉ siècle.

En 1744, le collège des chanoines a été rattaché à celui de la cathédrale. Le curé et les paroissiens, qui célébraient jusqu’alors dans une chapelle paroissiale latérale, ont pu célébrer les messes et les offices dans le chœur. À cette occasion, ils ont redécoré en grande partie l’espace au goût du jour. Les piliers sont cannelés et décorés dans les chapiteaux de guirlandes à la mode “antique” et le jubé remplacé par des grilles en fer, sous la direction de Claude Bacarit et Louis-Claude Vassé.

Le chœur - L’Autel, l’orgue, les stalles et la grille

Sur le Maître-autel ancien, les chandeliers et le crucifix (atelier Choiselat-Gallien) ont été offerts en 1826 par Charles X, alors paroissien, car habitant le Palais des Tuileries.

L’orgue de chœur a été construit en 1839 par le facteur J. Abbey, revu par Merklin en 1900, par Hermann en 1961 et enfin par Dargassies en 1995. Cet orgue compte 2 claviers et un pédalier, 12 jeux.

Le buffet, de style gothique, a été exécuté par Boileau en 1839. Au sommet se trouve un ange jouant de la trompette, motif emprunté à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Les stalles datent de 1847. Les grilles en fer forgé, avec les monogrammes de saint Vincent et saint Germain, entourés de fleurs de lys, sont l’oeuvre de Dumiez en 1744.

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Le chœur - Les vitraux et les clefs de voûte

Ils ont été réalisés dans l’ensemble par Etienne Thévennot en 1840, et les deux lancettes de gauche par Antoine Lusson en 1868.

De gauche à droite : prophètes, apôtres, arbre de Jessé (qui représente la généalogie de Jésus, à partir de Jessé, père du roi David).

De haut en bas : Jessé, David, la Vierge Marie, Jésus Christ et saints protecteurs de la France.

Clefs de voûte

Côté transept : blason moderne de la paroisse (fleur de lys royale, palme du martyre de saint Vincent et crosse d’évêque de saint Germain).

Côté sanctuaire : tête du Christ.

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L'orgue

Vous êtes devant l’autel, faites demi tour pour découvrir l’orgue...

L’instrument actuel, cadeau royal à la Sainte-Chapelle, était l’œuvre du plus grand facteur de l’époque, François-Henri Clicquot, construit en 1771 sur un dessin audacieux de Pierre-Noël Rousset (1752), dont le plan en hémicycle et le vocabulaire déjà presque néoclassique en font l’un des tout premiers exemples d’un style nouveau qu’on appellerait un jour ‘Louis XVI’.

Pour être installé à Saint-Germain l’Auxerrois, l’orgue de la Sainte-Chapelle fut augmenté d’éléments issus des orgues détruits de la collégiale Saint-Honoré et de la chapelle de l’École militaire.

Le buffet est classé monument historique dès 1862 et la partie instrumentale en 1981.

Muet entre 1995 et 2005, cet orgue célèbre a retrouvé en partie la jeunesse de ses timbres, grâce au travail de relevage défini par le technicien-conseil Éric Brottier et accompli en 2008 par l’équipe du facteur d’orgues Laurent Plet. Néanmoins, encore intacts depuis 1864, ses éléments mécaniques, sa soufflerie et ses sommiers restent fragiles : l’orgue de Saint-Germain l’Auxerrois attend toujours la restauration d’envergure qui lui demeure indispensable.

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur
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C’est ici que se termine notre visite... maiss nouss vous invitons à revenir sur vos pas, il y a tant d’autres merveilles à découvrir, d’autres messages à entendre.

Allez, venez, asseyez vous prenez votre temps en compagnie des paroissiens, des clercs qui font vivre cette merveilleuse église... sans oublier les merveilleux anges que vous allez croiser .

Saint Germain l’Auxerrois - L’intérieur

et en souvenir...

gardez vous cette si belle toile de Monet (1967)... A bientôt

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Pour faire connaître cette belle église, pour aider à sa découverte, pour accompagner les visiteurs... pour la partager, téléchargez ici cette affichette, diffusez la autour de vous et n’hésitez pas à l’afficher !

Nous vous en remercions.

Saint Germain l’Auxerrois - L’affichette

Visite

L’église est ouverte tous les jours de 9h00 à 19h00 Vous pouvez rencontrer un prêtre tous les jours à 17h00, à gauche au fond de l’église.Assurées par les guides CASA de la cathédrale ainsi que par des bénévoles formés de la paroisse, des visites sont programmées régulièrement, voir les horaires à : https://saintgermainlauxerrois.fr/arts-culture/

Contact

Paroisse Saint Germai. l’Auxerrois Au cœur de Paris, à proximité du Louvre et du Châtelet, dans un quartier touristique et commerçant, notre paroisse est ouverte à tous et promeut le message de l’Évangile, annonçant Jésus, Dieu au milieu des hommes.Saint-Germain l’Auxerrois est une des 110 paroisses catholiques de Paris, coordonnée par le recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, Monseigneur Patrick Chauvet, nommé administrateur de la paroisse.Notre paroisse est animée par les chapelains de la cathédrale, des laïcs salariés et des bénévoles. Sa mission est de manifester l’Amour de Dieu que Jésus est venu proposer à chacun.01 42 60 13 96 eglise@saintgermainlauxerrois.fr 2, place du Louvre 75001 Paris
Sources : Paroisse Saint Germain l’Auxerrois (https://saintgermainlauxerrois.fr) Wikipedia
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