Saint Joseph des Carmes – Paris

Proposée par :
Paris
70 rue de Vaugirard - 75006
Accès handicapés
Monument Historique
Sur les pas de Saint Joseph
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Depuis 1620 au cœur du VIe arrondissement de Paris, cette église mi classique mi-baroque cache bien son jeu... discrète, presqu’invisible derrière son porche, rue de Vaugirard.Franchissez le proche, traversez le petit cloître vous allez pénétrer dans une des plus extraordinaires église de Paris, essentiellement par la richesse de son ornementation.

XVIIe siècle

La construction de la chapelle Saint-Joseph-des-Carmes remonte à la Contre-Réforme.

En 1610, le pape Paul V demanda par un bref au roi de France d'accueillir des religieux de l'ordre des Carmes déchaussés à Paris.

Deux frères carmes s'installèrent provisoirement en attendant les lettres patentes du roi et leur enregistrement par le Parlement de Paris. Installés provisoirement grâce aux libéralités de Nicolas Vivien dès 1611, les carmes firent ériger une église sur un large terrain situé en bordure de la rue de Vaugirard.

Le 20 juillet 1613, la première pierre fut posée le jour de la fête du saint prophète Elie par la reine régente Marie de Médicis.

La construction fut terminée en 1620 et l'église fut consacrée en 16252. Elle fut alors la première église dédiée à saint Joseph à Paris.

Saint Joseph des Carmes – Paris - L’histoire

XVIIIe siècle

À la Révolution, le couvent est transformé en prison.

Le 2 septembre 1792 dans le jardin, s'y déroule l'une des pages les plus sombres de cette période : cent quinze religieux sont massacrés par les révolutionnaires. Un certain nombre avait en effet refusé de prêter serment à la Constitution.

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Ce massacre fut le prélude à de nombreux massacres, que l’histoire a retenu comme « Les massacres de Septembre"

Après ce massacre les derniers religieux furent chassés du couvent qui fut vendu comme bien national.

Peu de temps après, sous la Terreur, le couvent servit de prison.

Une cellule du couvent qui peut se visiter conserve entre autres de souvenir de cette période entre 1793 et 1794 : la "salle des épées ».

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Joséphine, alors veuve Beauharnais y fut incarcérée. On y trouve l'inscription à la mine de crayon sur le mur : « Liberté, quand cesseras-tu d’être un vain mot ? Voilà dix-sept jours que nous sommes enfermés. On nous dit que nous sortirons demain, mais n’est-ce pas là un vain espoir ? »

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Le couvent fut racheté en 1797 par Camille de Soyécourt, carmélite, dont le père avait été emprisonné aux Carmes en 1794 avant d’être décapité. Elle y installa une communauté de Carmélites.

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XIXe siècle

En 1841, l’évêché y installa une école ecclésiastique. Ces lieux font partie de l’Institut catholique depuis 1875.

De 1849 à 1867, un couvent de frères dominicains y est installé par le père Lacordaire (illustration par Théodore Chassériaux, Musée du Louvre).

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Lors des travaux de percement de la rue de Rennes et du boulevard Raspail au milieu du XIXe siècle, l’ancien jardin des Carmes fut exproprié et la chapelle qu’il contenait détruite.

Lors du terrassement des futures rues, on mit au jour des fosses communes dans lesquels on a retrouvé les restes de plusieurs des prêtres victimes du massacre de septembre 1792 (voir plus bas : la crypte).

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XXe siècle

Depuis le XXe siècle, la chapelle est à la fois la chapelle de l'Institut catholique de Paris, celle du séminaire des Carmes et une chapelle de quartier dépendant de la paroisse Saint-Sulpice, desservie par un recteur.

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70 rue de Vaugirard

Saint Joseph des Carmes – Paris - L’extérieur et le plan
Saint Joseph des Carmes – Paris - L’extérieur et le plan

On accède à l’église par la rue de Vaugirard. Elle est en partie cachée par un long mur et son portail qui protègent une jolie cour sur laquelle donne la façade de l’église.

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Le plan

La chapelle est construite sur un plan simple, rectangulaire terminé par une abside semi-circulaire donnant au nord sur le jardin.

Vu du ciel, comme àl'intérieur de l'église on peut voir qu'il s'agit d'un plan en croix latine inscrite dans le plan rectangulaire.

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La façade

La façade à deux étages traduit une influence italienne. Les deux larges volutes qui encadrent son centre et quelques pilastres à chapiteaux corinthiens lui confèrent toute son élégance.

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les statues

Cette façade refaite à l'identique au milieu du XIXe siècle, abrite dans quatre niches : une Vierge à l’Enfant (dans le fronton de la façade) les statues de Sainte Thérèse et d’un saint évêque _(à compléter...) et , juste au-dessus du porche saint Joseph(illustration).

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Le dôme

En 1647 est construit la coupole du dôme.

C’est le premier dôme* à l’italienne construit à Paris, il est peint à fresque en trompe l’oeil. Plusieurs grandes familles liées à l'ordre des Carmes contribuent au financement de la décoration intérieure.

Il est surmonté d’un lanternon plus tardif puisque datâtes de la fin du XVIIIe siècle.

Entièrement couverte d’ardoises, y compris le tambour percé de huit fenêtres (Dôme à tambour : dôme reposant sur un étage cylindrique, le tambour, qui sert généralement à éclairer l’intérieur).

  • sujet contesté...d’autres pensent quel le premier serait celui de la chapelle du couvent des Petits-Augustin.
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La nef

Typique des églises romaines, la nef de deuxtravées, voutée en berceau est flanquée de quatre chapelles.

Elle est bordée de piliers, peints en faux marbres, aux pilastres doriques.

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La croisée du transept - La coupole

A la croisée du transept la coupole de bois et de plâtre est décorée, en trompe l’œil, dans l’esprit baroque d’une peinture représentant le prophète Elie enlevé au ciel sur son char de feu et l’envol de son manteau qu’il vient de léguer à Elisée.

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Le monde terrestre est figuré autour de la balustrade alors que le monde céleste ‘habite’ le sommet de la calotte.

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Le chœur - La maître autel

Encadré de deux superbes portes en bois sculpté : un maître autel monumental.Datant du début du XVIIe siècle, il a par la suite beaucoup été modifié, seules ne subsistent du maître autel d’origine quatre colonnes de marbre noir.

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Au centre, un cadeau d’Anne d’Autriche au couvent : « La présentation de Jésus au temple » dû à Quentin Varin qui le peignit en 1634.

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La Cène

Dans la pierre d’autel un bas-relief en marbre représente la Cène. Un bas relief d’Evrard d’Orléans (XIVe siècle).

La Cène ou le dernier repas du ©christ, avec ses apôtres, au cours duquel Il instaura l’Eucharistie.

Les visages, très fins, sont particulièrement expressifs. On remarque surtout Judas dont le sourire masque sa toute prochaine trahison...

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Le Chœur des religieux

La particularité la plus notable reste l'emplacement du chœur des religieux qui se trouve derrière le maître-autel, ce dernier étant placé dans la première travée du chœur, juste après la croisée qui est dominée par la coupole.

Une disposition qui favorise la visibilité optimale des fidèles en direction du maître-autel et préservant le recueillement des religieux qui pouvaient entendre la messe.

La Chapelle du chœur (absidiole droite)

La chapelle Sainte-Anne se trouve à droite du chœur, on y accède par une petite porte dissimulée dans le transept..

Aussi exiguë que magnifique, elle est couverte de boiseries et de peintures murales.

La chapelle serait l'œuvre de Georges Lallemant et d'un groupe de peintres plus ou moins maniéristes du XVIIe siècle.

On y voit une Annonciation (très maniériste (illustration)) et, sur la voûte, les quatre évangélistes ...

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...dont un superbe saint Luc pensif.

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Le croisillon droit et La Chapelle Sainte Thérèse d’Avila

A droite du chœur, dans le bras du transept : la Chapelle Sainte Thérèse d'Avila.

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Au centre du retable :

«L'Apparition du Christ à sainte Thérèse d'Avila et à saint Jean de la Croix» Tableau de Jean-Baptiste Corneille (1649-1695)

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Et de part et d’autre du tableau, deux superbes statues de Jacques Sarazin (1592-1660) : saint Pierre et sainte Marie-Madeleine.

Saint Pierre et sainte Marie-Madeleine sont deux pénitents parmi les plus célèbres du Nouveau Testament, et les plus représentés aussi.

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Saint Pierre

Le sculpteur créé ici un apôtre Pierre dont la contrition est toute intérieure. Elle se voit à son visage tendu et à ses mains dont les doigts sont croisés, des mains que l'on devine crispées par le remords. Le coq du reniement l’accompagne.

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Marie-Madeleine

Marie-Madeleine affiche une attitude opposée. La contrition de la sainte s'habille d'un profond chagrin qui ne peut s'épancher que dans un tissu. Elle pleure sur ses péchés et sur le Christ qu'elle a perdu. Marie-Madeleine tient dans la main la traditionnelle boîte à parfums.

(source : www.Patrimoine-histoire.fr)

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Le croisillon gauche et La Chapelle de la Vierge

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Dans cette chapelle l’autel et le retable et la statue de la Vierge auraient été dessinés par Le Bernin.

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La Vierge à l’Enfant

Arrêtez vous un moment devant cette Vierge à l’enfant. Sculptée dans le marbre blanc par Antonio Raggi... Il a su, par son talent donner de la présence par le drapé de la robe et surtout exprimer, dans le visage de la Vierge une extème douceur et une immense tendresse.

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Les chapelles latérales

Elles sont toutes très différentes... Prenez votre temps pour les parcourir...

Redescendez la nef en découvrant l’orgue construit par le facteur lorrain Henri Didier en 1902. Il possède 25 jeux sur deux claviers et pédalier.

Puis en faisant face à l’autel, remontez par la gauche.

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La première chapelle à gauche

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Saint Joseph vous y accueille.

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Dans cette chapelle, sur la gauche le cénotaphe (monument mortuaire) de l'abbé Liautard par Antoine-Auguste Préault (1809-1879) Le buste en bronze du prélat est inséré dans un bas-relief en chêne. L'abbé Liautard est le fondateur du collège Stanislas.

Le tableau du retable (Antoine Sublet) et le vitrail évoquent la mort de saint Camille de Léllis (1856).

_Camille de Lellis, né le 25 mai 1550, à Bucchianico dans les Abruzzes (Italie) et décédé à Rome, le 14 juillet 1614, est un prêtre religieux catholique italien, fondateur de l'Ordre des Camilliens. Canonisé en 1746 il est liturgiquement commémoré le 14 juillet..

Après un incurable ulcère à la jambe qui lui fit rencontrer la foi, il fut infirmier à Rome. Il est le fondateur de l'ordre des Camilliens (clercs réguliers des Infirmes) et, à ce titre, est pour les catholiques le protecteur — avec Jean de Dieu — des hôpitaux et des malades._

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Entre les deux chapelles... Le confessional

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La deuxième chapelle à gauche : chapelle Saint Jacques

La deuxième chapelle à gauche (en entrant) appartenait à la famille d’Etampes de Valençay.

C’est probablement, avec la chapelle sainte Anne du chœur, la plus baroque des chapelles de l'église.

Dans des cadres en stuc doré on y découvre les peintures du Pierre Van Mol, artiste flamand du XVIIe siècle.

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Ils recouvrent toute la voute et les registres(côtés) droite et gauche.

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Sa voûte baroque a été conçue et peinte par Abraham Van Diepenbeeck (1596-1675) Dans la mandorle (médaillons en forme d’amande) centrale : La Transfiguration

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La Chapelle des martyrs

Traversez maintenant la nef pour rejoindre, en face, la chapelle des martyrs.

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Saint Pierre

Redescendez vers l’entrée en passant devant un imposant saint Pierre, tenant dans sa main les clefs du Paradis.

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La Chapelle Sainte-Thérèse

Continuez vers l’entrée vous arrivez à la chapelle Sainte-Thérèse de Lisieux.

On y découvre la vie de sainte Thérèse de Lisieux sur sept toiles marouflées du XXe siècle.

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Revenons en arrière...

Nous sommes en 1926 et sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897) a été canonisée l'année précédente. Le futur cardinal Verdier, qui est alors supérieur du Séminaire de l'Institut catholique, fait installer une statue de la sainte dans cette petite chapelle de Saint-Joseph-des-Carmes. À cette époque, la piété envers sainte Thérèse de Lisieux se répand parmi les fidèles. Sa vie inspire les artistes.

Saint Joseph des Carmes – Paris - L’intérieur

Vous avez fait le tour de l’église...

Avant de sortir et d’aller voir la crypte - si elle est ouverte - nous vous invitons à revenir sur vos pas vers les deux chapelles baroques...

Deux exemples exceptionnels de ce style qui a profondément marqué l’architecture religieuse au XVIIe siècle en France.

La chapelle sainte Anne (à droite du chœur) et La Chapelle saint Jacques (la deuxièmeème à gauche en remontant vers l’autel).

Leur richesse exceptionnelle mérite votre attention...

Saint Joseph des Carmes – Paris - L’intérieur
Saint Joseph des Carmes – Paris - L’intérieur
Elle n’est pas systématiquement ouverte, renseignez vous à l’accueil.

L'accès

On y accède par le petit couloir qui longe l’église par la droite et qui conduit à ce qui reste de l’ancien jardin des Carmes.

Saint Joseph des Carmes – Paris - La crypte

Frédéric Ozanam

Frédéric Ozanam naissait à Milan le 23 Avril 1813.

Revenu à Lyon tout enfant, avec sa famille, il fait des études à Paris et fonde avec des amis les Conférences Saint Vincent de Paul en 1833.

Devenu professeur à la Sorbonne, il logera avec Amélie son épouse et Marie leur fille rue de Grenelle, rue Garancière, rue de Fleurus et viendra prier régulièrement à l’église Saint Joseph des Carmes, alors tenue par les Dominicains.

Décédé à Marseille le 8 Septembre 1853, ses obsèques eurent lieu à Saint Sulpice le 24 Septembre, et le 28 Septembre son corps était déposé dans la première crypte de Saint Joseph des Carmes.

La présence dans cette église de Frédéric Ozanam, béatifié en 1997 par Jean-Paul II, est à la fois physique et spirituelle. Son témoignage de chrétien social au milieu du 19ème siècle, à l’époque de la révolution industrielle en Europe, reste un appel pour tous aujourd’hui, au moment de la mondialisation de l’économie et d’une forte diversification des formes de pauvreté.

Les Conférences Saint Vincent de Paul vont se multiplier très vite. En 1853, à la mort d’Ozanam, il en existe dans 17 pays en Europe, mais aussi en Amérique ou en Asie. En 2011, il y avait plus de 45 000 conférences dans 145 pays, dont 1000 conférences en France.

L’église Saint Joseph des Carmes est un lieu de prière pour les Conférences Saint Vincent de Paul Jeunes, pour les membres des conférences Saint Vincent de Paul de Paris, de France et du monde entier.

La présence de Frédéric Ozanam dans cette église située au cœur de l’Institut Catholique de Paris est également un défi pour l’Institut Catholique. Comment le service des plus démunis peut-il être une des motivations premières de l’enseignement et de la recherche dans les différentes entités qui forment l’ICP ?

Le bicentenaire de la naissance de Frédéric Ozanam a été l’occasion de diverses manifestations organisées du 18 au 23 Avril 2013 par la Société de Saint Vincent de Paul ou par l’Institut Catholique de Paris.

Saint Joseph des Carmes – Paris - La crypte

La première crypte - La tombe de Frédéric Ozanam

Au XIXe siècle, le Père Lacordaire, qui avait réimplanté l'ordre dominicain en cette église, s’était lié d’amitié avec un jeune professeur de littérature « étrangère à La Sorbonne : Frédéric Ozanam.

Frédéric Ozanam, précurseur du "catholicisme social », fondateur des "Conférences Saint Vincent de Paul", consacra sa vie aux plus pauvres. Il meurt à 40 ans; il est enterré dans cette crypte.

pour découvrir Frédéric Ozanam : cliquez ici

Saint Joseph des Carmes – Paris - La crypte

Rénovation de la crypte Ozanam

Pour les célébrations du 2ème centenaire de la naissance de Frédéric OZANAM, en avril 2013, la crypte Ozanam a été rénovée avec la participation de la ville de Paris et de la Société Saint Vincent de Paul. Elle a été inaugurée le Dimanche 17 mars 2013, à l’occasion de la Fête anticipée de la Saint Joseph.

Saint Joseph des Carmes – Paris - La crypte

La seconde crypte: La Crypte des martyrs

Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris.

De nombreux suspects sont arrêtés : laïcs, prêtes séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n’est pas le cas de tous.

Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié étrangers à la capitale. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d’hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l’exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l’abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.

Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l’abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers.

La tuerie qui a commencé dans le jardin s’achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d’abord reflué et se sont mutuellement donné l’absolution, et le jardin.

« Je n’ai entendu se plaindre aucun de ceux que j’ai vu massacrés » écrira l’abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.

Parmi les 3 000 victimes de septembre 1792, 191 personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926. Parmi eux, saint Salomon Leclercq, frère des Écoles chrétiennes, a été canonisé en 2016.

86 prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l’Église de Paris.

On peut vénérer ces béatifiés dans cette crypte ossuaire érigée au XIXe siècle sous l’église Saint-Joseph des Carmes. (source Paris.Catholique.fr - merci)

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Saint Joseph des Carmes – Paris - La crypte
Saint Joseph des Carmes – Paris - La crypte
source : pietondeparis.canalblog.com Merci

L’eau de Mélisse des Carmes

C'est dans l'apothicairerie de ce monastère que la composition de l'eau de mélisse , plus connue sous le nom d'Eau de mélisse des carmes , fut mise au point par les Carmes . Elle était en partie composée d'herbes médicinales cultivées dans leurs différents jardins .

Saint Joseph des Carmes – Paris - Insolite

En voici la petite histoire...

En 1611, un médecin concocte une recette originale de boisson tonique réconfortante à base de mélisse , dont il donne la formule à un religieux carme de Paris, le Père Damie .

On l'appela alors Eau de citronnelle, autre nom de la mélisse puis Aqua Carmélitarum, eau des Carmes .

Louis XIV octroya aux Carmes des lettres patentes qui les reconnaissaient seuls et uniques propriétaires du secret de la composition de l'eau des Carmes, et leur donnaient le droit exclusif de la fabriquer et de la vendre .

Par contre ils trouvèrent une certaine résistance de la part des pharmaciens, et la difficulté ne fut aplanie qu'au moyen d'une transaction par laquelle les Carmes-Déchaussés s'engageaient à payer au Collège de Pharmacie une somme annuelle de mille livres .

La recette originale de l'eau de mélisse comprenait quatorze plantes et neuf épices. L'hysope en est l'un des constituants . En 1775 et 1781 l'eau de mélisse rapporte une rente de 20 000 livres par an aux Frères carmes de Paris , d'autres textes disent quelle rapportait plus de 3 000 livres par mois donc plus de 36.000 livres par an .

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Le blanc des Carmes

Les murs extérieurs de bâtiments du couvent seront enduits d'une peinture blanche et brillante. Cette couleur portera le nom de blanc des Carmes.

wikipedia : Blanc des Carmes : C'est un enduit qui imite le marbre et habilla les murs de l'église Saint-Joseph-des-Carmes. En termes de peinture, c'est un beau blanc fait avec la plus belle chaux mélangée avec un peu de tourne-sol ou d'indigo, ou de la térébenthine et de l'alun bien détrempés dans la colle3.

En cette année 2021 dédiée par le pape François à saint Joseph, un pèlerinage est proposé aux catholiques entre les paroisses de Paris qui lui sont consacrées.

Pour tous c’est aussi l’occasion de découvrir et de visiter quatre églises méconnues de Paris.

Saint Joseph des Carmes – Paris - Sur les pas de saint-Joseph

Les trois autres eglises

Saint Joseph des nations - 75011

Construite il y a 150 ans à l’époque de Haussman c’est l’église des quartiers populaire.

Saint-Joseph-des-Nations : 161 rue Saint-Maur dans le 11e arrondissement de Paris (France).

ouverte de 8h à 19h30 (sauf le lundi)

en savoir plus.

Le père Maes vous accueille : ici

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Saint Joseph artisan - 75010

Cette église fut édifiée au milieu du XIXe siècle afin de subvenir aux besoins spirituels des travailleurs - en grande partie étrangers -, dockers et ouvriers des manufacture qui s’installaient dans les faubourgs parisiens.

Saint Joseph Artisan : 214, rue Lafayette - 75010 ouverte de 8h30 à 20h (sauf le lundi)

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Saint Joseph des épinettes - 75017

Cette église est la première bâtie à Paris après la loi de séparation de l’Eglise et de l’État (1905). Elle a été construite en briques et béton armé par l’architecte Placide Thomas (un habitant de la cité des Fleurs) et elle a la forme classique d’une croix, d’inspiration byzantine.

"L'église Saint-Joseph-des-Epinettes est faite en béton et dispose d'une façade dotée d'un parement en brique. Le dépouillement de son intérieur est notable, bien qu'une série de vitraux apporte de belles touches de couleurs. Ces vitraux figurent de nombreux saints. A voir encore : un orgue de Aristide Cavaillé-Coll. Notez que l'arrière de l'édifice donne dans la charmante cite des Fleurs. » (Petit-Futé, merci)

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Visite

Accès handicapés (sauf pour la crypte)L’église est ouverte : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h30 à 13h30 mercredi de 9h30 à 12h45 samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h15Visites guidées : tous les samedis à 15h (sauf en Août) Visites guidées pour groupes, visites en anglais : sur réservation : accueil@sjdc.frCe qu’en dit TripAdvisor :"Dans la cour à l'entrée, une dame très sympathique se trouve au bureau d'accueil et vous fournira tous les renseignements nécessaires à votre visite. Une visite à ne pas manquer".

Contact

Saint Joseph des Carmes Eglise Saint Joseph des Carmes 70, rue de Vaugirard 75006 Paris01 45 44 89 77accueil@sjdc.fr
Visites organisées Visites gratuites de l’église St Joseph et des cryptes chaque samedi à 15h. Une équipe de bénévoles de l’association « Art, culture et foi » vous fait partager sa connaissance de ces lieux chargés d’histoire.Le point de rendez-vous est le 70 rue de Vaugirard.Pour toute demande de visite exceptionnelle, merci de contacter Mme Nicole de MONTS
Sources : Patrimoine - histoire (www.Patrimoine-histoire.fr) Site de la paroisse Wikipedia
Crédits : FLICKr : Guilhem Vellut, Peter O’Sullivan, GFReihalter, Wiki : Hadonos, Léo Taxil, Gallica LBR