Ste Raffine de Gaujac

Frégimont
Gaujac - près du Peyrot de l'Homme - 47360
Très émouvante , cette petite église romane , surement une des plus anciennes de la région , près de Prayssas , à l 'ouest du Pays de Serres , les spécialistes la trouvent parfois archaique! le portail d 'abord avec ses traces de peinture ocre et jaune,et puis la cuve baptismale à l 'entrée ,dont les etranges figurines aux longs bras nous interrogent et puis cette exceptionnelle chaire à prêcher en pierre ,très massive, rarissime à l'epoque romane ...Une découverte !Eglises romane XIIIe sièclePour participer à sa restauration vous pouvez faire un don via la Fondation du Patrimoine !

Beaucoup d'inconnues....

Tous les historiens ne sont d'accords sur l'origine et l'histoire de cette étonnante église.... Alors, fions nous à [L'Association des Amis de sainte Raffine](https://www.sainteraffine.org) qui fait le point:Georges Tholin, pour qui "tout est rudimentaire dans le style, tout accuse l'enfance de l'art roman", a attribué cet édifice au 10e siècle. ` `Selon Pierre Dubourg-Noves, le style est "simplement mauvais", jugement qui l'amène à dater l'église du 13e ou du 14e siècle.
Ste Raffine de Gaujac - L'Histoire
`Quoiqu'il en soit, le choeur à abside, autrefois voûté en cul-de-four, constitue la partie la plus ancienne de l'édifice, probablement du 12e siècle. Des traces de reprises indiquent que l'édification de la nef correspond à une seconde campagne de travaux, probablement du 13e siècle, une réparation postérieure ayant peut-être maladroitement englobé l'ancien portail en anse de panier.
Ste Raffine de Gaujac - L'Histoire
Le clocher quadrangulaire terminant l'église à l'ouest semble contemporain de cette campagne, au moins pour la partie basse.
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Monument Historique

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1947
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A proximité

A voir : le portail d'accès à l'enclos du cimetière construit au 18e siècle. et la Croix de cimetière en fonte de la 2e moitié du 19e siècle sur colonne monolithe et socle peut-être plus anciens.
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En Italique, extraits de "l'Etude sur l'architecture religieuse de l'Agençais" de G. Tholin (XIXe siècle)
_Le sanctuaire est très-développé , relativement aux dimensions de la nef. De chaque côté du choeur,sont établies deux arcades sur pilastres._
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La porte Sud

_La porte, ouverte au midi , est d'une composition fort simple. Un tore, étagé par deux demi-colonnes et surmonté d'un bandeau de billettes, décore ses archivoltes dont le cintre est légèrement surbaissé.Les colonnettes des pieds-droits, sans bases, n'ont pour couronnement que des bourrelets de tores rompus, qui leur tiennent lieu de chapiteaux._
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Le clocher

_Le clocher-arcades , flanqué de deux murs, n'est pas aussi ancien que le corps de l'église._Il doit dater lui aussi du XIIIe siècle.
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La nef

La nef est plus récente, peut-être du XIIIe siècle. Cette construction semble avoir été reprise d'une manière maladroite.
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_Nulle trace d'ornementation dans la nef. Toute l'église est actuellement recouverte par une charpente. Le sanctuaire a dû être voûté. Les contre-forts irréguliers dont il est pourvu n'ont pas de liaison avec les assises. C'est une addition postérieure qu'on ne peut s'expliquer que par la nécessité de contre-bouter les murs que les voûtes poussaient à l'écartement._
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Le chœur

On pense aujourd'hui que la partie la plus ancienne serait le chœur.Il daterait au moins du XIIe siècle. Il était autrefois voûté en cul-de-four avec un arc triomphal, il n'en reste que deux colonnes surmontées de chapiteaux rudimentaires décorés de palmettes et de feuilles en volutes.
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La clôture de choeur, en bois, daterait de la 1ère moitié du 19ème._Les pilastres des arcades du choeur n'ont pour bases et pour impostes que des bandeaux talutés ou chanfreinés. La sculpture des chapiteaux qui portaient l'arc triomphal détruit est grossière. Ces corbeilles ne sont que des blocs presque carrés débordant sur les fûts. Elles sont plaquées de palmettes et de feuilles d'un faible relief et de volutes à peine dégrossies. Les tailloirs, peu saillants, sont composés de quelques rangs de billettes. Tout est rudimentaire dans le style, tout accuse l'enfance de l'art roman._
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La tribune

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Les chapiteaux

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En Italique, extraits de "l'Etude sur l'architecture religieuse de l'Agençais" de G. Tholin (XIXe siècle)

La chaire à prêcher

La chaire à prêcher a été classée à titre d'objet dès 1906.Elle est datée dans la base Palissy du XVe ou XVIe siècle.D'autres auteurs la font remonter à la construction du chœur, soit du XIe siècle d'après Georges Tholin, ou du XIIe au XIIIe siècle, selon Pierre Dubourg-Noves.Georges Tholin : _ Je citerai d'abord une chaire à prêcher qui estplacée dans le choeur.Appuyée sur les dosserets de l'arc triomphal, elle les dépasse néanmoins, de façon à ce que le lecteur ou le prédicateur pût se tourner vers les fidèles assemblés dans la nef.Cette chaire, en pierre, est d'une forme à peu près carrée et n'a pour appui ou pour bordure supérieure qu'un bandeau chanfreiné. Elle repose sur un socle également quadrangulaire à peine moins large qu'elle. Au point de continuité de ces deux pièces l’angle saillant a été rabattu par une échine.On monte à cette chaire par un escalier de quatre marches que borde une balustrade massive en pierre.Tel est ce petit monument, qui , malgré sa simplicité, peut paraître curieux aux yeux des archéologues.On ne cite guère, en France, de chaires remontant à l'époque romane *. Celle-ci a bien la même date que l'église, car elle fait corps avec elle et ses moulures sont de même style que celles qui décorent les pilastres.Il y a d'autres preuves de sa contemporanéité. Une chaire élevée dans les derniers siècles du moyen âge ou à l'époque moderne, n'aurait pas été placée dans le choeur, qui est au contraire la place traditionnelle des ambons auxquels succèdent les chaires.De plus, il existe dans le mur, derrière la chaire, une grande niche, ou plutôt une sorte de placard rectangulaire surmonté par un plein cintre. Une rainure et des trous de crampons indiquent que cette niche était munie de panneaux et fermée.C'est là sans doute que, l'on renfermait les livres saints à l'usage et sous la main des prédicateurs._(voir "Les mystères de Sainte Raffine")
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Le maître-autel

Le maître-autel était peut-être contemporain du chœur.En 1958, à la suite de l'éboulement du mur du chœur, il a été écrasé et remplacé par l'autel d'une autre église ruinée, Saint-Barthélemy.
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Les deux autres autels

Les deux autels placés probablement au xiie siècle contre le mur est de la nef ont été classés à titre d'obejrt en 1910.images en attente. Merci d'avance
_Deux autels ont attiré mon attention. Ils sont adossés aux murs de refend qui, de chaque côté font face à la nef. Dans les églises romanes de l'Agenais dépourvues de latéraux et dont le sanctuaire est plus étroit que la nef, on a souvent placé des autels secondaires dans les angles que déterminent les dosserets avancés de l'arc triomphal.Seulement, ces autels sont modernes, et je doutais, avant d'avoir étudié l'église de Sainte-Rafine, qu'il y eut des exemples anciens de cette disposition. Ce sont, pour ce cas particulier , des cippes en maçonnerie surmontés d'une table ou plateau qui les déborde et dont les bords ont un bandeau taluté, c'està- dire la moulure d'un caractère archaïque qui se retrouve partout. Je n'oserais pas prétendre que ces autels dont la hauteur ne dépasse pas 0m 80, fussent consacrés. Ils pouvaient du moins servir ou pour l'exposition des reliques, ou comme supports des statues, ou pour le dépôt des offrandes telles que celles du pain bénit.Je ne doute pas que les détails du choeur de l'église de Gaujac ne reproduisent des dispositions fréquemment usitées dans les oratoires de l'époque carolingienne. J'ai cru devoir donner un plan et une coupe du sanctuaire à une grande échelle. _
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Le bénitier

Le bénitier se trouvant dans l'axe de la nef est daté de 1704 grâce à l'inscription gravée dessus.
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Les fonts baptismaux

Les fonts baptismaux se trouvant dans la nef semblent dater du XVème.Le corps d'un homme et d'une femme sont représentés en bas-relief sur les chanfreins de la cuve.
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détail

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Les pierres tombales

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Mais qui était Sainte Raffine ?

La patronne principale de l'église est Notre Dame de septembre, c'est-à-dire de la Nativité de la Vierge.La patrone secondaire est sainte Raffine (ou Rafine). D'après le chanoine Durengues, sainte Raffine avait sa fête le 17 juillet.Aucun texte ne permet de savoir qui était vraiment sainte Rafine. Il se peut que sainte Rafine soit une déformation de sainte Rufine qui a subi le martyre sous Dioclétien à Séville, avec sa sœur, sainte Juste.Près de l'église Sainte-Raffine de Gaujac existait la source Sainte-Raffine qui était l'objet d'un très ancien pèlerinage.Illustration Sainte Ruffine et la palme du martyr. (Velasquez)A propos de la sainte ... [la Dépêche] :(https://www.ladepeche.fr/article/2014/08/08/1931422-fregimont-l-enigme-monte-en-chaire-a-sainte-raffine.html), le grand quotidien régional se pose une autre question :_Il est une autre partie de l'église qui suscite des interrogations, «une niche placée très haut dans le mur du fond». Une niche qui domine la nef de Sainte-Raffine et dont la forme, très particulière, ressemblerait pour beaucoup à… un crâne humain ! Forcément, on pense de suite à la possibilité que cette niche ait pu contenir, un temps, une relique de la sainte. Rien n'est moins sûr. l_
Ste Raffine de Gaujac - Les mystères de Sainte Raffine

L'hypothèse Sainte Ruffine

Nées à Séville, d'une famille modeste possédant de fortes convictions chrétiennes, Juste et Rufine devinrent potières.Elles vécurent sous la domination de l'Empire romain. En cette époque païenne, les deux sœurs dédièrent leur temps à apporter à leur prochain la connaissance de l'Évangile1.Chaque année avait lieu une fête en l'honneur de Vénus, pendant laquelle était commémorée la mort d'Adonis. À cette occasion, les païens parcouraient les rues pour demander l'aumône afin de financer la cérémonie. Les deux sœurs refusèrent de leur donner l'argent demandé, estimant que le but de leur quête était contraire à leur foi. En outre, elles décidèrent de réduire en miettes une représentation de la déesse, provoquant la colère de ses fidèles qui se jetèrent sur elles.Le préfet de Séville, Diogeniano (es), ordonna qu'elles soient emprisonnées, les encourageant à abandonner leurs croyances chrétiennes si elles ne voulaient pas subir le martyre.Juste et Rufine refusèrent, malgré les menaces.Elles furent donc écartelées sur un chevalet avant d'être torturées avec des crochets de fer. Diogeniano espérait que ce traitement serait suffisant pour les faire renier leur foi chrétienne, mais elles supportèrent la torture. Voyant que le châtiment était sans effet, le préfet les enferma sans eau ni nourriture dans un cachot.Elles durent ensuite marcher à pieds nus jusqu'à la Sierra Morena, une chaîne montagneuse du sud de l'Espagne.À nouveau, Juste et Rufine survécurent à l'épreuve. Elles furent donc à nouveau enfermées et la première des deux sœurs à mourir, de faim et de soif, fut Juste. Son corps fut jeté dans un puits avant d'être repêché par l'évêque Sabino.Une fois Juste morte, Diogeniano crut que Rufine abandonnerait plus facilement sa foi, mais ce ne fut pas le cas. Il décida donc de la jeter dans les arènes pour la faire dévorer par un lion. Selon la légende, le lion s'approcha de Rufine et lui lécha les vêtements. Le préfet la fit alors égorger et fit brûler son corps. Comme pour Juste avant elle, l'évêque Sabino récupéra ses restes et les enterra près de ceux de sa sœur. C'était en l'an 287.Vu leur extraordinaire ferveur chrétienne, elles furent canonisées. Elles devinrent patronnes de Séville et des corporations des potiers et des faïenciers.
Ste Raffine de Gaujac - Les mystères de Sainte Raffine

La chaire à prêcher

_Le plus surprenant dans cette église de Gaujac, qui interpelle toujours les historiens et autres spécialistes, c'est la «chaire monolithe». Une «chaire à prêcher qui se trouve dans le chœur à droite, c'est-à-dire du côté de l'épître. Un seul bloc de pierre la compose. Elle a sûrement été mise en place lors de la construction de l'église». Et mine de rien, la petite église de Frégimont règle un point d'histoire. «On a, en effet, soutenu que les églises romanes n'avaient pas de chaire et que celles-ci n'apparurent en France et en Italie qu'au XVIe siècle. La chaire de Gaujac donne un démenti formel à cette théorie»_.source La Dépêche [(LADEPECHE.fr)](https://www.ladepeche.fr/article/2014/08/08/1931422-fregimont-l-enigme-monte-en-chaire-a-sainte-raffine.html) Merci

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Amis de Sainte Raffine Les amis de Sainte-Raffine Le Bourg 47360 Frégimontinfo@sainteraffine.org
Mairie de Frégimont Le Bourg 47360 FREGIMONT horaires d'ouverture : Lundi : 15h00 - 18h30 Jeudi : 14h00 - 17h30Contact : 05 53 67 40 13 mairie.fregimont@wanadoo.fr
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Crédits : Wiki Commons : Jacques Mossot Facebook : Jacqueline Marvier, Jean Etienne Soulié,